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 3. Ai shiteru

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Aoi
The GazettE - 2e Guitariste


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MessageSujet: 3. Ai shiteru   Mer 9 Déc - 22:41

    Aoi poussa un soupir dans son sommeil, mais ne semblait pas encore prêt à se réveiller. Cette nuit, il avait dormit comme dans un rêve. Peut-être en était-ce un ? Il n'avait pas été aussi bien depuis longtemps, très longtemps. Tout ce qu'il voulait, c'était prolonger ce pur délice, ce bonheur presque palpable tant il était intense. Et pourtant, sa journée s'était annoncée médiocre sur toute la ligne.

    Alors qu'il s'éveillait lentement, sortant des nuages cotonneux et confortable d'un sommeil sans rêve, Aoi se surprit à se demander où il était. Mais, il n'avait pas du tout envie d'ouvrir les yeux. Peut-être parce qu'il avait peur que le rêve s'efface ? Après tout, n'était-ce pas l'odeur de Ruki qu'il sentait, à présent ? N'était-ce pas ses doigts qui étaient encore entremêlés avec les siens alors qu'ils s'étaient endormis ainsi ? Oui... Il se souvenait très bien.

    Au milieu du film, ils n'en avaient plus été capables. Aoi n'avait osé protesté, mais depuis le début il sentait ses yeux fermés seuls et apparemment, c'était la même chose pour Ruki. Ce dernier avait finalement abandonné, fermant la télévision pour mieux s'endormir. Avant de sombrer dans l'inconscience, le guitariste avait sentit les doigts de son ami se mêler aux siens et c'est un sourire rêveur au visage qu'il s'était assoupi.

    Qui aurait pu croire qu'une simple présence aurait pu lui faire un si grand bien ? C'était pourtant le cas. Aoi se sentait calme et reposé. Après un court temps d'adaptation à la situation, ne voulant pas non plus réveiller le jeune homme, le guitariste ouvrit les yeux. Il dut battre des paupières à plusieurs reprises pour y voir clair. Finalement, son regard noir comme l'encre se posa sur une petite tête blonde qui reposait au creux de son épaule.

    Le jeune homme du faire un gros effort de conscience pour ne pas sursauter. Il essaya de bouger, mais un de ses bras était coincé sous le petit corps de Ruki et bien qu'il ne soit pas très lourds, il commençait à être engourdit. Mais, Aoi ne bougeait toujours pas, de peur de réveiller le petit ange blond qui dormait à poings fermés. Aussi bien le laisser se reposer... dans deux jours, ce serait chaotique avec les membres de Dir en Grey et la tournée. Bref, c'était l'une de ses dernière chance de se reposer.

    Le regard d'Aoi se perdit sur la peau claire du jeune homme et ses traits détendu par le sommeil dans lequel il était plongé. Le guitariste en avait le souffle coupé. Oh... ça faisait longtemps qu'il aurait du en parler à son ami. Mais, il n'en avait pas le courage. Il n'était pas comme Reita, qui affrontait chaque problème de pied ferme ou encore comme Uruha, qui se faisait tellement confiance qu'il aurait pu croire qu'un refus voulait seulement dire que la personne avait mauvais goût. Lui, il était plus posé, plus sérieux. Ce n'était pas toujours une bonne chose, comme pour ce genre de situation assez délicate.

    Le Japonais dégagea très doucement sa main encore aux prises avec celle de Ruki. Le blond remua quelques secondes alors qu'Aoi, pour sa part, avait arrêté de bouger, retenant presque son souffle. Ruki était toujours de mauvaise humeur au réveil... et Aoi n'était pas certain de vouloir affronter ça ce matin. Petit ? Certes, mais le matin, Ruki était un vrai bulldozer ! Il ne fallait pas faire attention à la grandeur !

    À cette pensée, Aoi eu un doux petit rire. Sa main libre monta jusqu'au doux visage de son ami. D'un doigt, il souligna avec délicatesse la mâchoire du petit blond, tremblant presque à l'idée de ce qu'il était en train de faire. Il n'aurait pas du... Mais il ne pouvait tout simplement pas s'en empêcher. On n'offrait pas une bouteille de vodka à un alcoolique en lui disant de ne pas y toucher. Eh bien, il ne fallait pas non plus lui faire la même offense avec Ruki.

    Pris d'un soudain éclat de courage, le jeune homme continua à caresser la joue de Ruki, mais cette fois, d'un mouvement plus affirmer, mais toujours aussi doux, histoire de le réveiller tout en douceur pour ne pas affronter cette petite tornade blonde.


    - Ruki...

    Un grognement, puis rien d'autre. Aoi laissa échapper un nouveau rire. Malgré sa mauvaise humeur, il se réveillerait à chaque jour avec Ruki à ses côtés. Et c'est peut-être à cet instant qu'il décida que c'était le bon moment ? Quoi qu'il en soit, le guitariste ne devait pas avoir toute sa tête, car en laissant glisser son pouce brièvement sur les lèvres du garçons, résistant à l'envie de les embrasser avec passion, il murmura doucement :

    - Ai shiteru, Ruki-chan.

    Ce petit surnom affectueux... mais ces mots si sérieux. Aoi retira rapidement sa main des lèvres du jeune homme alors qu'il bougeait, cette fois avec un peu plus d'énergie.
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Ruki
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MessageSujet: Re: 3. Ai shiteru   Mer 9 Déc - 23:12

    - Ruki...

    On l'appelait. Il avait entendu. Mais si d'habitude, quand un autre membre du groupe l'appelait, ça lui vrillait littéralement les tympans, cette fois ce n'était pas vraiment le cas. Cependant, comme on ne se refaisait pas comme on dit, le blond ne pu que grogner de façon inintelligible. Pas moyen qu'il ouvre les yeux maintenant. Il était bien là, au chaud, calé entre la couette et... Et... Ce qu'il identifia être d'après ses souvenirs comme étant Aoi.

    Ca devait être lui qui l'appelait. Y avait bien que le guitariste pour tenter de le faire sortir de ses songes pour s'en débarrasser et le faire se lever avec autant de douceur dans la voix. Désolé Aoi, mais toute câlin et agréable que puisse être ta voix à ce moment là, Morphée en avait une bien plus belle pour l'heure...

    Comme cependant il avait reprit conscience, il se contentait d'ignorer le monde qui continuait de tourner autours de lui. Pourquoi fallait il donc toujours commencer sa journée avec un réveil ? C'était vraiment une idiotie de bas étage, la vie était mal faite, l'homme était mal fait et les réveils matin, même humain, étaient des envoyés du diable...

    Une main glissa contre sa joue, lui arrachant un petit soupire tranquille. Fallait bien qu'il soit encore à moitié endormit pour ne pas protester le moins du monde face à cette délicate attention. Mais fallait admettre que la caresse avait été agréable.

    Il remua légèrement et les protestations de son dos meurtrit finirent presque tout à fait de le réveiller. Nom d'un chien, ça y était, il ne dormait plus du tout !

    Une rire franchit la barrière brumeuse de sa conscience en plein éveil et il ouvrit un oeil fatigué pour voir le brun dans la chambre duquel il se trouvait. Ouvrant à présent les deux, il fronça légèrement les sourcils, s'apprêtant à protester, au moins pour la forme, des fois qu'Aoi s'imagine qu'il était possible de le tirer de son sommeil sans en subir les conséquences.

    Cependant, la phrase qu'il semblait tout doucement dans sa tête mourut avant même qu'il n'ait pu envisager de la prononcer.

    - Ai shiteru, Ruki-chan.

    Se redressant aussi vivement que ses muscles douloureux le lui permettaient, Ruki essaya de balayer la main d'Aoi de son visage d'un revers de main. Mais plus rapide, le guitariste l'avait déjà retiré, ajoutant à son ton sérieux cette attitude tout aussi sérieuse.

    Pourtant les mots n'étaient pas très bien imprimé chez lui. Il avait entendu certes, mais pas comprit.

    Aoi plaisantait non ? Il se moquait de lui juste pour le secouer un peu et le faire sortir de son état comateux... C'est ça ?
    Pourtant le visage grave du brun n'annonçait rien de tel et fronçant d'avantage les sourcils, Ruki ouvrit plusieurs fois la bouche avant de la refermé, façon poisson hors de l'eau. Mais poisson d'assez méchante humeur pour le coup.

    - "Qu'est ce que tu racontes...? Faut arrêter de picoler au ptit dej' hein..."

    Néanmoins, bien qu'il y mettait tout son coeur pour se convaincre qu'effectivement, il subissait une mauvaise blague de la part du guitariste, l'info continuait, insidieuse, de lui marteler les tempes et de colorer le haut de ses pommettes.

    - "Tu racontes n'importe quoi !"

    Il n'avait pas crié mais son ton était tout ce qu'il y avait d'indigné. La plaisanterie était vraiment très mauvaise ! Le blond se redressa sur ses deux pieds, rajustant nerveusement le bouton de son pantalon et la boucle de sa ceinture.

    D'un revers de main, il alla frotter brièvement son oeil droit qui le démangeait, sans doute parce qu'il avait passer la nuit avec son maquillage et qu'à présent, ce dernier commençait à l'irriter.

    Sans se soucier de la poudre et du noir qui avait pu s'étaler sur son visage il lança un regard farouche à Aoi, hésitant toujours sur la manière de réagir. Finalement, avec un soupir rageur il avisa le reste de la chambre autours de lui.

    - "Il est quelle heure ? Tu n'as pas de réveil matin ici ou quoi ?!"

    Ruki avait une montre à son poignet mais le réveil pour cette plaisanterie douteuse qui, sans qu'il sache exactement pourquoi, lui avait retourné le coeur lui donnait la nausée. Il était comme le tic tac d'une bombe à retardement dont l'explosion arriverait sans doute plus tôt que tard.

    Enfin il eu un regard pour sa montre et poussa un énième soupire, excédé :

    - "Il est même pas neuf heures ! Je... Tu... Laisses tomber !"

    Se disant il alla s'asseoir à table, ronchonnant terriblement et se saisissant d'une cannette de jus de fruit encore intacte. Il en avala le contenu, tentant vainement de faire la part des choses dans sa tête et attendant désespérément qu'Aoi dise quelque chose. N'importe quoi juste pour désamorcer la bombe qu'il avait lui même placé entre eux.
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Aoi
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MessageSujet: Re: 3. Ai shiteru   Jeu 10 Déc - 2:00

    Ruki s'était réveillé de mauvaise humeur, encore une fois. Mais, ce matin, il avait peut-être bien une raison d'être dans cet état... Aoi observa ce qu'il avait fait avec stupeur. Comment avait-il pu dire une telle chose ? Certes, elle était des plus vraies. Mais lui annoncer comme ça, tout de go, au réveil... Quel idiot aurait fait une telle chose ? Eh bien... lui, apparemment ! Cet idiot là, avec ses longs cheveux noirs, ses yeux bridés de charbon et sa bien trop grande bouche aux lèvres charnues !

    Le chanteur avait tout d'abord tenté de chasser sa main un peu trop baladeuse en agitant la sienne devant lui, mais Aoi avait été plus rapide sur le coup et s'était éloigné légèrement. Certes, il était de mauvaise humeur et c'était pas peu dire... Mais pendant un bref instant, Aoi se vit espérer que son ami n'avait rien entendu de ce qu'il avait dit, se réveillant seulement parce qu'il croyait qu'il l'avait taquiné en lui caressant le visage.

    Cependant, cet espoir s'évanouit bien rapidement...


    - Qu'est ce que tu racontes...? Faut arrêter de picoler au ptit dej' hein...

    Ces paroles prouvaient non seulement que Ruki avait tout entendu, tout compris, mais aussi qu'il désapprouvait fortement l'information qui avait sûrement tracé un bon petit bout de chemin dans son cerveau.

    - Tu racontes n'importe quoi !

    Aoi aurait aimé se lever et lui plaquer un baiser sur les lèvres ou encore, seulement hocher négativement la tête... Mais il n'en était pas capable, le courage lui manquait maintenant. Cette voix aux intonations indignées qu'avait utilisée Ruki voulait tout dire et le guitariste n'avait pas l'intention d'en rajouter une couche.

    Le petit blond se leva d'un bond. Aoi ne le quitta pas des yeux alors qu'il réajustait ses vêtements. N'importe qui serait entré à ce moment dans la pièce et aurait pensé... n'importe quoi. Vraiment n'importe quoi, puisqu'il ne s'était rien passé et, apparemment, il ne se passerait jamais rien.

    Et c'est à cette pensée que Aoi comprit qu'il avait envoyé toutes ses chances en l'air... si chances il y avait déjà eu, ce dont il n'était plus trop certain à présent. Le guitariste sentit son coeur se comprimé dans sa poitrine. Automatiquement, comme si c'était réellement un symptôme physique, il remonta la main à sa poitrine. Ruki, quant à lui, continuait de s'époumoner à propos de tout et de rien... de l'heure, entre autre. Mais, Aoi était déjà à des kilomètres de cette scène. Chaque exclamation de colère qui parvenait à ses oreilles le blessait, mais il ne comprenait pas les mots qui sortaient de la bouche du petit blond.

    Ruki s'était arrêté à la table, où il avait pris place sur l'une des chaises. Aoi se redressa maladroitement et, sans même replacer ses vêtements qui étaient probablement dans tous les sens, il resta comme ça, debout, fixant Ruki pendant un moment.

    Aucun mot ne pouvait le pardonner. Il avait fait quelque chose d'horrible... Il était tombé amoureux d'un de ses meilleurs amis au risque de gâcher leur amitié. Ça, jamais il ne pourrait se le pardonner lui-même, alors comment Ruki le pourrait-il ?


    - Gomen nasai...

    Aussitôt ces mots d'excuse sortis de sa bouche, Aoi plaqua une main tremblante sur celle-ci pour retenir un sanglot. Ruki ne comprendrait-il pas ce que ça pouvait représenter pour lui ? Peut-être pas, non... Le guitariste se laissa tomber sur le lit. Assis sur le matelas dépourvu de draps, la mains retenant toujours ce damné sanglot qui ne semblait pas vouloir passer et les yeux embués, Aoi contemplait son meilleur ami comme si c'était la dernière fois. Et peut-être bien que ça l'était...

    S'il ne voulait plus le voir ? S'il était dégoûté ? Ce qu'il avait été con... Ne pouvait-il pas se racheter ?


    - Ruki...

    Les sons étaient à moitiés étouffés par la main qui se pressait toujours contre sa bouche, mais ils étaient tout de même intelligibles. Prenant tout son courage, il demanda finalement, la voix toujours entre-coupée de tremblements :

    - Dis...quelque chose...

    Parce que le silence était insoutenable... Il voulait entendre la voix grave et réconfortante de son ami. Il voulait l'entendre lui dire que ça ne changerait rien, que tout serait comme avant malgré tout...
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Ruki
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MessageSujet: Re: 3. Ai shiteru   Jeu 10 Déc - 7:42

Me suis permise de faire bouger Aoi jusqu'à la salle de bain, si c'est un problème tu dis, je modifie directe <3

    Dans son dos, Ruki entendu le bruit significatif d'Aoi se remettant sur ses deux jambes. Sans savoir pourquoi, il frissonnait. Il n'avait pourtant pas froid et on ne pouvait pas dire que ce frisson avait quelque chose de très agréable. D'ailleurs, ça s'apparentait plus à un tremblement nerveux qu'à un réel frisson finalement...

    Sans se retourner, Ruki fixait la petite canette de jus de fruit à moitié pleine -quel optimisme !- qu'il triturait entre ses doigts. Ses yeux parcouraient information écrite dessus sans vraiment les voir. Dans le silence oppressant, il cherchait à s'occuper l'esprit, assez vainement fallait bien le dire.

    - Gomen nasai...

    Le blond se retourna enfin, surprit, sur Aoi qui venait de plaquer une main sur sa bouche en sanglotant. Dire qu'il était troublé était au delà de la réalité. Voilà que el fière Aoi, le calme et silencieux guitariste, toujours souriant, retenait à grand peine ses larmes et ses sanglots.

    - Ruki...

    Il sursauta presque en entendant son prénom et pendant un instant, un bref instant, il avait amorcé un mouvement vers le brun, se levant de sa chaise. Pourtant il restait finalement debout à le regarder, devenant légèrement blême en réalisant que finalement, son compagnon n'avait pas dut chercher à le taquiner. Il avait pensé ses mots.

    L'information semblait circuler douloureusement dans ses veines et Ruki déglutit, ne lâchant toujours pas du regard Aoi sur son lit. Il hésitait entre plein de chose. Certes il s'était déjà fait plus ou moins draguer par un homme et il n'avait jamais repoussé ce genre d'attention. Mais il n'y avait jamais répondu non plus.

    Et voilà que là, ce matin, il devait affronter celui qu'il pensait être l'un de ses meilleurs amis qui sans préambule, lui avait dit qu'il l'aimait, au réveil, sans rien lui dire d'autre, le laissant entre ciel et terre.

    Le moins qu'on puisse dire c'est qu'il ne l'avait pas vu venir. Et c'était ça qui le mettait soudainement en colère. Aoi lui avait mentit en parlant d'amitié non ? Il lui avait mentit chaque fois qu'ils avaient partagé quelque chose parce qu'ils ne l'avaient forcément pas vécu de la même façon, mais le guitariste lui avait tout caché en bloc. Pire, Aoi sortait d'une relation de longue durée avec une femme non ? A quoi jouait il alors ?!

    - Dis...quelque chose...

    Second sursaut, parce que décidément, Ruki à du mal à se reconnecter à son ami. Qu'il dise quelque chose ? Mais qu'il dise quoi ? Il n'a pas arrêté de trembler, bien au contraire, et pour diminuer la chose il ferme les poings. Dans le droit, la canette de jus de fruit se tord, laissant un peu de liquide lui glisser le long des doigts pour aller se répondre sur la moquette.

    Plus il sert, moins il tremble alors il continu de la serrer avec force. Et il ne dit toujours rien, fixant les prunelles sombres voilé d'une pellicule de tristesse. Pourquoi est ce qu'il se sent coupable tout à coup ? C'est Aoi le problème ! C'est lui qui se moque de lui, lui qui sans signe précurseur vient lui dire qu'il l'aime !

    Un hoquet de douleur le surprend alors qu'il vient de s'entailler la main avec la canette. Il regarde cette dernière dans sa main. La coupure n'a rien de grave mais c'est une zone qui saigne pas mal la paume de la main. Et ce sang qui goutte le long de ses doigts lui fait littéralement voir rouge façon corrida.

    Avec rage, il jette la canette de jus de fruit sur Aoi.

    - "Menteur !" lui cri t-il sans amorcer le moindre autre geste.

    Sa poitrine se soulève rapidement, il a l'impression de manquer d'air.

    - "Menteur !" hurle t-il presque maintenant, comme rassurer par le propre son de sa voix lui criant ce mot.

    Lui n'a pas du tout envie de pleurer, il déborde soudain de colère, de rage... Et ce qu'à dit Aoi reste presque le cadet de ses soucis. Ce qui l'énerve tellement ? Pendant une seconde, il y a brièvement cru et il avait trouvé l'idée séduisante. lors qu'elle était ridicule.

    Il se passe sa main saine dans ses cheveux et fait deux ou trois pas en arrière, butant contre la table qu'il finit par contourner. Ruki se retourne enfin et cour se réfugier dans la salle de bain. La porte close et il pousse le verrou, rageur.

    - "Je te déteste !" lui cri t-il encore par delà la porte de la salle de bain.

    Et puis il se contente de rester debout à regarder cette fameuse porte, incrédule devant son propre coup de colère. La situation dérape complètement et il n'arrive pas à la retenir, aveuglé par... Tout et rien.

    Le blond ne pleure toujours pas mais cette fois, l'envie est présente. Quel con, il aurait dut sortir au lieu de se jeter dans la salle de bain ! Le sang qui continu de gouter sur le sol redemande son intention et il grimace devant le spectacle poisseux du sang entre ses doigts, beaucoup plus réaliste et douloureux que dans le photoshoot qu'ils avaient pu faire et qui y ressemblait.

    Faisant quelques pas vers le lavabo, se moquant bien d'en mettre partout sur le tuyauterie blanche tout à coup, il ouvre le robinet d'eau froide et passa sa main au dessous...

    Ce bref moment de calme lui fait tourner la tête et il sens ses jambes céder sous son poids. A genoux, les mains de l'évier, le coeur bien loin il étouffe à son tour un sanglot parce qu'il se sent trahit. Par Aoi et par lui même. Ruki ne veut plus le voir en dehors du spectacle. Et pas question de fanservice avec lui. Plus jamais !

    Se relevant, il va jusqu'à la porte qu'il ouvre à la volée après avoir retiré le verrou. Son regard croise celui d'Aoi et plaquant ses deux mains sur lui, laissant une vague trainé humide et sanglante sur lui il le repousse brutalement pour pouvoir passer.

    Il passe ensuite la porte d'entrée pour retourner dans sa chambre.

    Dans quelques minutes il sera plus calme et à ce moment là... Oui à ce moment là il appellerait un médecin.
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Aoi
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MessageSujet: Re: 3. Ai shiteru   Jeu 10 Déc - 13:40

    Aoi observait Ruki, qui venait de se relever, sans parler. Pourquoi ajouter quelque chose, de toute façon ? S'il le faisait, il allait éclater en sanglots, pour de bon. Et il risquait de s'attirer encore plus les foudres de Ruki, qui semblait être dans tous ses états. Le petit blond serrait fortement les poings, même si l'un d'entre eux tenait déjà la canette de jus de pomme qu'il avait tournés et retournée dans tous les sens.

    Et soudainement, Ruki se coupa avec la canette qu'il tenait fermement entre ses doigts. Aoi se leva d'un bond, prêt à l'aider. Mais, avant même qu'il ne puisse faire un pas en direction de son ami - ex ami ? - Ruki, fou de rage, lui lança violemment la canette de jus. Par réflexe, le Japonais leva une main et le projectile rebondit dessus avant de tomber mollement sur la moquette.


    - Menteur !

    Aoi sursauta. Menteur ? Dans ses rêves les plus fous, Aoi n'avait pas imaginée cette scène de cette façon, oh non. Mais, même dans ses cauchemars, ça n'avait pas été aussi pire que cela. Devait-il vraiment vivre ça ?

    - Menteur !

    La voix se répétait, mais faisait toujours plus mal. Aoi sentait les larmes couler doucement le long de ses joues, mais ne pouvait pas bouger. Aucun sanglot ne sortait de sa bouche, comme s'ils avaient plutôt été coincés dans sa gorge. Il avait du mal à respirer et ne voulait qu'une chose : que ce cauchemar cesse.

    Aoi fit un pas vers Ruki, probablement dans le but de l'aider avec cette plaie qui n'en avait pas fini de saigner. Même lui n'était pas vraiment certain de ce qu'il voulait faire en approchant le petit blond, en fait. Mais, celui-ci fit plutôt quelques pas vers l'arrière, jusqu'à ce qu'il fonce dans la table, qui émit un très faible grincement de protestation sur le linoléum sur lequel elle reposait.

    Comme si ce petit bruit désagréable l'avait électrisé de la tête aux pieds, Ruki sursauta pour ensuite courir vers la salle de bain. Impuissant, Aoi leva une main vers le jeune homme.


    - Je te déteste !

    Oh, il le comprenait très bien. Aoi aussi se détestait présentement. Le guitariste baissa lentement sa main, observant la porte de la salle de bain avec fatalité. C'était fini... Plus de Ruki. Plus d'ami blondinet pour venir l'enquiquiner quand ça n'allait pas. Fini...

    Aoi sursauta lorsqu'il entendit un bruit sourds venant de la salle de bain. Il se précipita vers la porte close rapidement, effrayé à l'idée que le jeune homme ait pu tomber ou pire... s'évanouir.


    - Ruki !

    Le son de sa propre voix lui semblait étranger, comme si un autre parlait alors que c'était lui qui avait manifesté le désir, le besoin de crier le nom de son ami. Et soudainement, alors que la porte s'ouvrait sur un Ruki dans tous ses états, Aoi tenta de s'approcher de lui. Deux petites mains avec plus de force que soupçonné le repoussèrent brutalement. Le guitariste tendit la main, mais n'eu le temps que de frôler le bras de son ami qu'il était déjà disparu.

    Traînant des pieds, ayant l'impression que la fin du monde était plus proche qu'il n'aurait voulu le croire, Aoi se dirigea à nouveau vers les couvertures. Se laissant tomber sur le sol, il s'enroula dans celles-ci. Sa tête reposait maintenant sur l'oreiller qu'avait utilisé Ruki... et son odeur semblait imprégnée dans le tissu. Cette fois, un sanglot sortit pour de bon de la bouche d'Aoi, puis un autre et encore un autre... Le Japonais serra l'oreiller de Ruki contre lui, en pleurs, songeant à tout ce qu'il avait perdu.

    Si quelqu'un venait le voir, il prétendrait être malade... avoir besoin d'un jour de congé seul, dans son lit. C'était un peu le cas. En fait, il était pire que malade. Il était brisé.
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