Cassis

 
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 2. Nokosareta boku yori mu ni natta kimi wa...

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Ruki
The GazettE - Chanteur


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MessageSujet: 2. Nokosareta boku yori mu ni natta kimi wa...   Mer 9 Déc - 10:41

... Dorehodo tsurai darô ka ?

Reila - The Gazette

(Entre moi qui reste et toi qui disparais... Qui souffre le plus ?)

    L'eau qui coulait, chaude, en pluie sur sa peau, lui faisait le plus grand bien. Chacun de ses muscles se dénouait petit à petit sous la caresse brûlante. Il se sentait un peu vidé. Ca lui faisait régulièrement cet effet là après une répétition. Vivement le concert parce qu'en général, quand il en sortait il se sentait, là, complètement surexcité.

    L'ambiance de la foule, la transpiration de s'être dépensé, la gorge brûlante d'avoir plus qu'à son tour "hurlée" dans son micro, le maquillage waterproof qui avait tout de même commencer à couler sous la pression des lumières artificielles et de ses activités incessantes... Voilà bien une exaltation toute particulière qui n'appartenait qu'au véritable concert et non pas à ces répétitions parfois fastidieuses.

    Peut être que c'était ce qui manquait à Aoi en ce moment. Le guitariste semblait plus ou moins inerte dernièrement, comme si la flamme des débuts diminuait à petit feu.

    Passant son visage sous le jet d'eau, Ruki ferma les yeux. Pas démaquillé, le maquillage autour de ses yeux commença à couler, puis les traces de fond de teint, le gloss sur ses lèvres et enfin les lignes noirs qu'il s'était soigneusement tracé dans le cou. Sans y toucher il pouvait sentir le noir coller ses cils et il laissa faire sans broncher. Il réfléchissait.

    Qu'est ce qui pourrait bien remonter le moral en berne d'un guitariste qui semblait voir des signes chaotiques partout en ce moment...? Ruki le revoyait, devant son miroir, traçant avec application des lignes de crayon noir qui de toute façon ne tiendrait pas le temps de sa douche à l'hôtel. Que faisait il ? Se donnait il de quoi les ignorer ? Ca y ressemblait et ça n'avait pas bon goût. C'était fade et sans saveur, Aoi l'avait habitué à mieux que ça.

    Sentant que les vapeurs chaudes allaient commencer à lui tourner la tête, la main pâle s'abattit sur l'arrivée d'eau, l'éteignant aussi sec. Le blond se donna encore quelques secondes pendant lesquelles il resta planté là, le visage toujours offert au pommeau de douche éteint.

    Un petit frisson eu raison de sa somnolence et ouvrant les yeux il finit par sortir de sa douche. Sans lentilles ils étaient dans la plus pure tradition nippone : marron. Encore qu'ils avaient presque une couleur rouille ce qui permettait à Ruki d'éviter de détester ces pupilles un peu trop "communes" comme il disait. Voilà pourquoi il collectionnait les lentilles de couleur...

    Nouant une serviette sur sa taille, il se saisit d'une lingette démaquillante et défit les yeux de panda qu'il s'était infligé et tout le reste. Est ce qu'il devait faire un effort particulier pour aller rejoindre Aoi dans sa chambre après ? Ho, il aimait certes prendre soin de lui alors il ferait au moins le minimum syndical mais devait il faire plus ?

    L'homme quitta la salle de bain direction placard. Pas croyable ce qu'il était fichu de traîner avec lui dans leurs tournées. Plus de fringues qu'il n'en fallait pour en changer tous les jours pendant un long, long, long moment...

    Sa main se posa sur un cintre qu'il jeta sur son lit. Une chemise noir à grosses fleurs blanches. Là comme ça, à l'arrachée sur son matelas, elle n'était pas vraiment à son avantage fallait le dire... Mais elle rendait bien !

    Et puis peut être qu'avoir finit la répétition sur Cassis l'avait mit dans l'ambiance de cette tenue parce qu'il ressortit du placard le reste de la tenue : pantalon sombre et veste souple...

    En quelques minutes, il était habillé. Sur sa tête était posée la serviette pour éviter que sa tignasse blonde ne dégouline sur ses vêtements et venant se poser devant le miroir de la salle de bain il se saisit d'une trousse de maquillage.

    Se fut vite fait, rien d'excessif comme quand il montait sur scène, juste de quoi se sentir "à l'aise". Sous la ligne de khôl, la dépassant légèrement, un dégradé coloré très pâle pour mettre en avant des iris chocolat qu'il ne transformerait pas pour l'occasion. Quitte à s'abîmer les yeux devant un post de télévision ou un page qui resterait probablement blanche, autant qu'il ne se les défonces pas plus à coup de lentilles inutiles. Pourtant il agrémenta sa tenue des quelques artifices vestimentaires habituels en dehors de ça même si la dose de bijoux était quand même moins importantes. Juste ses préférences.

    Dernière friction de la serviette sur ses cheveux encore à peine humide et il saisit sur une table de chevet la jaquette d'un film, Zatoichi dont il entendu le plus grand bien mais qu'il n'a encore pas vu malgré qu'il soit sortit il y à déjà un moment.

    Il ignore superbement un tas de feuille blanche et un stylo bille à moitié mâchonné pour se diriger vers la porte de la petite -grande- chambre qu'il occupe. Ces chambres étaient la seule raison qui le poussait à vouloir en finir avec les tournées. On était jamais aussi bien que chez soi... Enfin...

    L'étage était à eux donc en arrivant dans le couloir, aucune mauvaise surprise d'aucune sorte. Un garde du corps "patrouillait" et Ruki couru presque jusqu'à la porte d'Aoi. Ils commanderaient les sushi qu'avaient réclamé le brun de là.

    Sans attendre, il frappa à la porte, son regard portant sur son bracelet montre. Un dix neuf heure bien tassé qui leur promettait éventuellement de s'endormir avant la fin du film pour peu qu'ils mangent et bavarde avant. Bah, tant pis, au pire ils allaient plutôt zapper sur les différentes chaînes de télévision.

    Comme on ne répondait pas, il fronça les sourcils et frappa un peu plus fort cette fois. Le bruit des pas du guitariste se firent entendre derrière la porte avant que celle ci ne s'ouvre enfin sur un Aoi rafraîchit par sa propre douche. Son visage semblait un rien sévère et vieillit sans le maquillage habituel. Pourtant le guitariste ne manquait pas de ce charme naturel et enviable qu'avait les gens simples. Le blond l'aimait bien sans artifice, il se sentait légèrement privilégier de pouvoir le voir sans masque, aussi bien physique que moral.

    Montrant le DvD, Ruki s'invita dans la chambre :

    - "Room service !"

    Un peu comme s'il avait été chez lui, il déambula dans le court couloir pour arriver dans la pièce centrale, la chambre en elle même. Ruki jeta le dvd sur le lit avant d'aller s'effondrer dans un petit canapé pas trop éloigné de la télévision.

    - "Finit ce que tu faisais, fais comme chez toi, je vais commander les sushi."

    Il sourit et décrocha le téléphone de l'hôtel. En réalité il passa commande à un groom qui se chargerait du reste. Que de détours inutiles pour de simples sushi...

    Mais au moins il était bien là, dans la chambre du brun à attendre qu'il revienne de la salle de bain. Toute l'atmosphère lui appartenait. C'était à la fois différent et familier, juste de l'aider à se détendre.

    Sa commande passé il ferma les yeux un moment, tentant de se défaire de la fatigue accumulée.

    - "Je crois que si Reita et Uruha nous font rejouer 15 fois la même chanson pour tester leurs nouveaux accords à la prochaine répétition je vais faire grève."

    Se disant un sourire s'étira sur ses lèvres. Il n'en pensait pas un traitre mot mais bon. Puis se souvenant du fait qu'il était sensé ramener de quoi finir sa chanson il ajouta, toujours un ton au dessus pour être sûr que son ami l'entende :

    - "Laisse tomber pour la chanson. Pas ce soir, j'ai pas envie..."

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Aoi
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MessageSujet: Re: 2. Nokosareta boku yori mu ni natta kimi wa...   Mer 9 Déc - 12:49

    Froide. De grands frissons parcouraient la peau d'albâtre d'Aoi alors qu'il s'imposait, pour la peine, une douche de grands jets froids. L'eau avait engourdit en partie ses membres frigorifiés, mais il restait sous le jet, comme s'il aurait du faire pénitence pour un péché dont il n'était même pas certain. Il n'était certes pas suicidaire : lorsqu'il avait sauté dans la douche pour se laver, l'eau était chaude, juste ce qu'il fallait. Mais, alors que sa main s'étirait vers la poignée pour arrêter cette même eau de couler, il s'était ravisé, donnant un grand coup vers la droite pour que la température change dramatiquement de niveau.

    Seul sous les grands jets d'eau froide, Aoi avait eu l'impression, pendant les premières secondes, que son coeur allait cesser de battre. Une fois le choc du changement de température passé, tout ce qui en restait fut un sentiment de malaise qui, pourtant, n'aurait pas du être présent. Pour se réveiller, le Japonais utilisait souvent cette technique, à un moindre niveau. Mais cette fois, le froid qui se dégageait de l'eau, il avait l'impression de le ressentir jusque dans ses tripes, jusque dans son coeur.

    Il en eu rapidement marre, mais s'empêcha de bouger, espérant peut-être que finalement, le froid le réveillerait. Mais, loin de lui faire cet effet, à chaque minute supplémentaire qu'il passait sous le jet, il se sentait un peu plus engourdit. Finalement, il leva la main et l'abattit sur la poignée. Automatiquement, l'eau cessa de couler, le laissant planté là, frissonnant et frigorifié.

    Il bougea tout de même assez rapidement, las de ce froid mordant qui torturait son épiderme. Une serviette se noua rapidement autour de la taille mince, une fois son corps séché au grand complet. Aoi approcha une main légèrement tremblante du système de chauffage et le monta un bon coup. Finalement, ça n'aurait servit à rien, la douche froide. Il ne pouvait même pas résister à l'envie de se réchauffer d'un coup sec juste après.

    Étouffant un bâillement, le musicien ramassa une autre serviette avec laquelle il frictionna ses cheveux noirs. Ces derniers temps, bien que sa coupe de cheveux soit toujours aussi originale, il n'avait pas de teinture du tout dans les cheveux. Au naturel, cette couleur noire aux reflets bleutés faisaient ressortir ses yeux noirs. S'il avait parfois craqué pour des lentilles d'un gris beaucoup plus discret que celles de Ruki, il n'avait cependant pas pris la peine de les porter bien souvent, appréciant son regard de braise au naturel.

    Aoi n'était pas de ceux qui voulaient camoufler leurs appartenances nippones, loin de là. Il s'aimait bien comme ça... tant qu'on y ajoutait un peu de maquillage. Pas qu'il se détestait complètement sans maquillage, mais alors, il paraissait beaucoup plus vieux... de son âge, quoi. Se souvenant soudainement qu'il était le plus âgé du groupe, un autre soupir franchit ses lèvres. Une lingette démaquillante à la main, il commença le délicat travail qui était de retirer tout le maquillage qui avait coulé un peu partout sur ses joues. Il avait surabusé sur crayon noir pendant qu'il était dans les loges, il fallait l'avouer... et ça se voyait bien à la sortie de la douche.

    Une fois ce délicat travail fait, le jeune homme se dirigea tel un automate vers sa garde robe. La porte s'ouvrit sur une multitude de vêtements dont plusieurs n'auraient même pas pu imaginer la fonction. Mais, ce soir, il opterait pour quelque chose de bien plus confortable. Sur le lit, une paire de pantalons noirs était déjà posée. Rapidement, des sous-vêtements ainsi qu'un gilet mince que l'on pourrait qualifier de « décolleté » malgré ses appartenances à la mode masculine, rejoignirent le pantalons sur le lit.

    C'est lorsqu'il commença à s'habiller que l'on frappa à la porte. Fronçant les sourcils, l'asiatique s'empressa de finir ce qu'il avait commencé, soucieux de ne pas répondre à moitié habillé, même s'il savait très bien qui était à sa porte. C'est au deuxième coup qu'il réussi enfin à se précipiter vers la porte, tout habillé, mais pas encore maquillé, ni coiffé.

    Celle-ci s'ouvrit sur un Ruki souriant et apparemment enthousiasme.


    - Room service !

    Il n'eu pas le temps de voir la pochette de DVD que lui présentait Ruki, mais peu importait : ce qu'il en avait vu ne lui disait rien du tout. L'homme referma rapidement la porte, soucieux de ne pas se faire voir de tous sans son masque de tous les jours. À force de se maquiller, on s'y habituait un peu trop... Ruki s'était bien remaquillé après sa douche, non ? Effectivement, les yeux bridés étaient soulignés de khôl noir et tout autour, un dégradé de couleur fort appréciable était visible.

    Les pupilles du petit Japonais, quant à elles, étaient au naturel et ça, Aoi ne pouvait s'empêcher de le remarquer. Il adorait la couleur des yeux de Ruki, même si ce dernier semblait préférer les artifices à ce niveau.


    - Finit ce que tu faisais, fais comme chez toi, je vais commander les sushi.

    Le sourire de Ruki eu raison de l'humeur maussade d'Aoi et il y répondit brièvement avant de retourner dans la salle de bain, dont il laissa la porte préalablement ouverte. Pas besoin de s'y enfermer. Voir son blond compagnon passer commande au groom à côté de lui le réconfortait, allez savoir pourquoi.

    Jetant un dernier coup d'oeil à son ami, Aoi se pencha sur son reflet, dont il étudia les traits prononcés un bref instant avant de se lancer dans son maquillage. Soigneux en tout temps, Aoi commença par appliquer une mince couche de fond de teint sur sa peau. Puis, ses yeux furent rapidement maquillés dans des teintes foncées, comme toujours. Il fini par appliquer du gloss très pâle sur ses lèvres généreuses, cherchant à les amoindrir.

    Finalement, après quelques minutes de séchoir à cheveux et quelques autres de fer plat, il était fin prêt. Certes, on aurait pu juré qu'il se rendait à un rendez-vous. Mais, c'était Aoi, il ne fallait pas poser de questions... Alors que tous pensaient qu'Uruha était celui qui était le plus à cheval sur son apparence dans le groupe, on réalisait vite, en apprenant à les connaître, qu'Aoi était parfois bien pire que lui.


    - Je crois que si Reita et Uruha nous font rejouer 15 fois la même chanson pour tester leurs nouveaux accords à la prochaine répétition je vais faire grève.

    Distrait par quelques retouches maquillage, Aoi ne fit que marmonner un « Hmmm » peu convainquant en premier lieu.

    - Laisse tomber pour la chanson. Pas ce soir, j'ai pas envie...

    Relevant la tête, l'homme observa son ami qui l'avait rejoint dans la salle de bain. Un petit sourire d'excuse flotta sur ses lèvres pleines un instant. Puis, il se pencha à nouveau sur son maquillage, un petit air soucieux sur le visage.

    - C'est quoi le problème avec cette chanson ? Tu es pourtant assez productif, en général...

    Un reproche ? Sûrement pas ! Il s'informait, tout simplement.

    Reposant le crayon noir sur la vanité, Aoi se tourna vers Ruki, l'observant avec attention. Il avait remis les vêtements qu'il portait lors du tournage de Cassis... Ce vidéo avait été une bonne chose pour Aoi, qui avait enfin pu montrer ses talents de guitariste au grand jour. Les parties des solos avaient été placées en évidence pour cela et lui, il en avait un en plus de l'introduction.

    Et à ce tournage, il avait trouvé que son ami avait plus de classe qu'eux quatre réunis. Il fallait le faire... Mais c'était vrai que dans ces vêtements, Ruki avait du charme et de l'élégance à revendre.


    - Tu sais que si t'as besoin d'aide pour la terminer, je suis là.

    Il n'avait peut-être pas la fibre artistique très développée ces derniers temps, mais à deux, ils finiraient bien par faire quelque chose de sensé.

    Aoi passa une main dans ses cheveux bien raides, se tournant brièvement vers le miroir. Puis, il fit un petit signe à Ruki pour l'inviter à le suivre dans la pièce principale, la grande chambre qu'il occupait.
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Ruki
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MessageSujet: Re: 2. Nokosareta boku yori mu ni natta kimi wa...   Mer 9 Déc - 13:23

    Trouvant le temps un peu long, Ruki avait finit par se relever. Pas qu'il ait spécialement eu envie de se dégourdir les jambes puisque chacun de ses muscles semblaient lui rappeler avec force qu'ils avaient besoin de repos, mais il était venu voir Aoi pour tenter de lui remonter le moral alors c'était pas le temps de s'endormir sur son sofa comme un âne.

    Le guitariste était penché sur un miroir, crayon en main, redessinant le contour en amande de ses yeux et Ruki s'appuya sur le chambranle de la porte, se contentant de l'observer sans rien dire. Il y avait une application presque militaire dans tout ce que faisait Aoi, du moins de son avis. Sa façon de jouer était parfaite, celle de s'habiller, de se mouvoir, de se maquiller...

    Les tic presque féminin qu'il avait parfois ne lui enlevait pourtant rien à sa virilité. D'eux tous, à par Reita quand il se donnait la peine d'enlever son bandeau, Aoi était peut être bien celui dont le visage était le plus masculin. Pas étonnant qu'il ait tellement de succès finalement.

    Et c'était sans compter sur cette façon qu'il avait de rendre bien dans des vêtements tout à fait ordinaire. Bon, sans fausse modestie, Ruki savait qu'il était capable de rendre plutôt pas mal dans à peu près tout et n'importe quoi... Cependant si lui s'était habillé comme Aoi l'était présentement, il aurait eu l'air d'un gamin. Sur Aoi ça faisait... juste Aoi, et c'était bien comme ça.

    - C'est quoi le problème avec cette chanson ? Tu es pourtant assez productif, en général...

    Ruki haussa les épaules. Aucune idée d'où venait le problème. Il avait bien écrit une ou deux autres chanson depuis qu'il avait attaqué celle là pourtant celle ci précisément lui résistait. Le blond aurait pu l'abandonner mais non. Rien à faire, elle lui semblait importante pour une raison ou une autre et il n'était pas encore décidé à rendre les armes.

    Chaque chose en son temps non ? Le groupe était prêt à l'attendre pour le moment alors rien ne servait de précipiter les choses.

    - "Ca ne vient pas c'est tout. Mais je la garde sur moi au cas où."

    Se disant il tapota la poche sur sa poitrine dans laquelle les quelques premières paroles étaient griffonnées. Elles étaient là, comme ça, en cas de soudain crise d'inspiration aigüe, aucun problème, il avait tout sous la main.

    Aoi venait de finir de donner la dernière touche à son maquillage et les deux hommes se retrouvait à se regarder en chien de faïence. Dieu qu'il n'aimait pas qu'on le regarde de cette façon...! Bien sûr il aimait que les fans le fassent, mais les fan ne voyait que Ruki le chanteur. Et le blond savait qu'Aoi lui, voyait juste Ruki. Il n'aimait pas avoir l'air transparent devant des personnes pour qui il était incapable de se construire un personnage.

    Il aurait bien brisé le silence mais le guitariste fut le plus rapide, à son plus grand soulagement.

    - Tu sais que si t'as besoin d'aide pour la terminer, je suis là.

    Le brun détournait à nouveau les yeux, jetant un dernier regard à son propre reflet, imité par Ruki qui devait bien admettre qu'Aoi savait bien se vendre. Et en un temps record. Mais là, l'effort c'était juste pour lui non ? Le brun n'allait pas ressortir par la suite si ? De fait ça gonflait un peu son orgueil.

    Ruki - 1 / Fangirl - 0

    Et il n'avait pas l'intention de se faire distancer. En fait, il avait plein de point à s'auto-donner mais l'idée lui était seulement apparue maintenant alors...

    Quand il fut inviter à changer de pièce, le blond se décolla de l'encadrement de la porte pour revenir à la chambre. En d'autre circonstance il aurait peut être sauté sur le lit. L'envie le démangeait là, juste pour apprécier le moelleux du matelas. Mais... Ouais non, son corps n'était pas d'accord. Batterie trop faible, il fallait jouer sur l'économie s'il voulait éviter la veille prolongée.

    Avisant un bouquet de fleur encore emballé sur l'unique table de la pièce il saisit la carte accroché dessus entre ses doigts. Il avait reçu le même à peu de chose près de la part de l'hôtel. Ils ne manquaient pas de goût mais bon... Des fleurs ils en avait des camion entier. Les fan s'imaginaient ils vraiment être les seuls à avoir l'idée de leur faire livrer un bouquet ?

    On aurait pu ouvrir une succursale pour fleuriste avec tout ce qu'ils recevaient en période de tournée.

    - "Les sushi arrivent d'ici 30 à 45mns" lâcha t-il distraitement.

    Finalement il avait un peu chaud là. On avait monté le chauffage ? Retirant sa veste il la déposa sur le dossier d'une chaise.

    - "On étouffe ici, je te savais pas si frileux !"

    Venant s'assoir sur le bout du lit, il se laissa soudainement retomber en arrière, ses pieds ne touchant plus le sol que de leurs pointes.

    - "J'ai 27ans et ces répétitions m'épuisent. T'imagine à 40 ?"

    Il rit tout en revenant poser son regard brun sur Aoi. Et finalement il se lança, lui tendant une main pour que son ami le rejoigne et s'installe confortablement.

    - "Alors dis moi... Qu'est ce qui te rend si triste...?"
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Aoi
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MessageSujet: Re: 2. Nokosareta boku yori mu ni natta kimi wa...   Mer 9 Déc - 14:23

    - Ça ne vient pas c'est tout. Mais je la garde sur moi au cas où.

    Aoi s'était contenté d'un petit hochement de tête, comprenant très bien ce qu'il pouvait ressentir. Après tout, une chanson, ça ne s'écrivait pas sur demande. Pas si on voulait avoir quelque chose de pur qui sortait tout droit du coeur. Et c'était probablement ce que Ruki recherchait. Quelle que soit cette émotion qu'il lui manquait pour compléter ce texte, Aoi lui faisait confiance ; il allait la trouver.

    Le Japonais observa son ami s'approcher d'une table avec, trônant à son sommet, un bouquet de fleur. Il ne gardait jamais ces petites attentions. Certes, il était touché que les fans s'intéressent à lui de la sorte. Mais parfois, il aurait bien aimé avoir une journée loin de tout ce cirques ; une journée à lui. Ça, c'était cependant impossible. Et plutôt mourir que de se séparer de GazettE, même si présentement, l'envie y était moins. C'était quand même le rêve d'une vie... on ne rigolait pas avec ces trucs.

    S'approchant de sa table de chevet pendant que Ruki s'intéressait pour une raison X à la carte qui se trouvait avec les fleurs - et que lui-même n'avait même pas encore lue - Aoi prit quelques bijoux. Il glissa un anneau à son auriculaire droit ainsi que deux autres bagues un peu plus imposante à sa main gauche. Un collier vint souligner la peau nue de son cou, mais aucun bracelet ne s'ajouta au décor.


    - On étouffe ici, je te savais pas si frileux !

    Ah oui... le chauffage... Aoi lança un regard ennuyé au panneau de contrôle de la température, qui était à l'autre bout de la pièce, dans la salle de bain.

    - J'ai pris une douche froide... J'irai le baisser tantôt. Là, je ne bouge plus, sauf pour aller m'écraser sur le lit.

    Puis, Aoi se retourna vers Ruki, qui avait déjà pris ses aises, lui tendant une main pour qu'il vienne le rejoindre. S'approchant de lui, le guitariste prit sa main dans la sienne avant qu'il n'ait le temps de l'éloigner et prit place à ses côtés, soulagé d'être enfin assit sur quelque chose de confortable. Il lâcha la main de son ami, l'observant alors que celui-ci s'adressait à lui.

    Ruki avait fait un commentaire sur les répétitions à l'âge de 40 ans que Aoi essuya sans commenter. Il avait du mal à imaginer demain, présentement, alors de là à songer à ce qui se passerait dans 10 ans... Oui, car dans seulement dix petites années, il aurait 40 ans. Il y avait de quoi vous foutre la peur de votre vie, nah ?


    - Alors dis moi... Qu'est ce qui te rend si triste...?

    Se laissant à son tour tomber sur le lit, Aoi poussa un soupir de soulagement lorsque son dos meurtrie rencontra le matelas. La guitare à grandes doses, ça vous tuait un dos dans le temps de le dire... Mais c'était une bien maigre punition comparé à ce qu'ils pouvaient vivre.

    Il haussa les épaules, fixant le plafond pendant quelques secondes avant de s'intéresser plutôt au petit blond à ses côtés. Il observa les belles pupilles marron doré et, pensif, fit le commentaire qui lui trottait dans la tête depuis longtemps.


    - J'aime tes yeux au naturel... Pourquoi est-ce que tu mets toujours des lentilles de couleur ?

    N'attendant pas vraiment une réponse, il haussa à nouveau les épaules. Pourquoi était-il triste ? Pouvait-il parler de tristesse ? Oui, probablement. C'était pourtant un mot qu'il s'était refusé à utiliser jusqu'à aujourd'hui. Parce que être triste quand on était aussi choyé par la vie, c'était presque rire au nez des gens qui nous faisaient vivre et ça, Aoi avait du mal à le faire.

    Sa main glissa doucement sur le matelas alors qu'il récupérait celle de son ami. Ses doigts glissèrent sur la peau douce et chaude, comparé à la sienne qui était, certes en douceur aussi, mais froide. Dans ce simple geste, il tentait de trouver un peu de réconfort.


    - Je ne sais pas.

    Et ce fut tout. Parce qu'il ne savait vraiment pas. Enfin, peut-être un peu... Mais de là à en parler...

    - On ne devait pas regarder un film ?

    Il se tourna sur le côté, vers Ruki, un petit sourire aux lèvres. Soudainement, ce sourire disparu, mais pas pour laisser place à de la tristesse. Ce fut plutôt un air légèrement amusé qui pris place sur le visage d'Aoi.

    - Oh ! Mais tu vas finir par t'endormir, toi. T'es sûr que tu veux mettre ce DVD ? Je vais te perdre avant la fin, j'en ai bien peur...

    C'était évident : Ruki était exténué. Lui-même ne comptait pas rester debout encore des heures, il fallait bien l'avouer.
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Ruki
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MessageSujet: Re: 2. Nokosareta boku yori mu ni natta kimi wa...   Mer 9 Déc - 15:15

    Aoi avait prit une douche froide. Et si Ruki avait eu l'air de ne pas relever sur le moment, il en avait néanmoins prit bonne note. Peu importe ce qui secouait à ce point le guitariste, ce dernier en avait conscience et semblait essayer avec force de s'en dépêtrer tout seul. Sans beaucoup de résultat d'ailleurs vu la tête qu'il faisait après sa fameuse douche glacée.

    Le brun avait finit par le rejoindre une fois satisfait de tout son apprêtement et le matelas s'enfonça un bref instant avant que tout ne revienne à la normal. Ils étaient deux poids plume sur un matelas qui devait pouvoir supporter au moins deux fois leur poids réuni avant de commencer à montrer des signes de faiblesse. C'était drôle. Enfin drôle. Ruki n'aurait pas su dire pourquoi il trouvait ça amusant mais... C'était comme ça là, voilà tout.

    Après sa question, Aoi avait sembler fixé un point imaginaire sur le plafond que lui seul pouvait voir. Malgré toute la concentration qu'il y mettait, le blond ne voyait rien de spéciale dans ce plafond et pourtant, Aoi le fixait comme s'il avait pensé que la réponse à sa question s'y trouvait peut être.

    Le regard noir revint à lui et il changea légèrement. Avec trouble mais aussi soulagement, Ruki se rendit compte que son compagnon ne le regardait pas comme il avait regardé le plafond ou la loge plus tôt dans la soirée. Aoi ne le regardait pas sans le voir. Ruki ne se sentait pas transparent. D'ailleurs, il se sentait même un peu trop visible tout à coup devant ce regard qui semblait tout voir.

    - J'aime tes yeux au naturel... Pourquoi est-ce que tu mets toujours des lentilles de couleur ?

    Nouvelles rougeur alors que c'est à Ruki d'aller fixer le plafond cette fois. Il se passa une main sur le visage, tentant au moins d'éviter de faire glisser la poudre sur ses paupières.

    - "J'aime mettre un peu de couleur."

    Et c'était pas peu dire ente ses cheveux qui passaient par toutes les couleurs même si le platine semblait être le plus récurent, ses lentilles multicolores et ses costumes qui pouvait parfois être assez... Extravagant.

    Malgré les textes pas toujours joyeux qu'il pouvait chanter, Ruki était un homme qui aimait la vie, la couleur et tout ce qui se rapportait au bonheur. Il avait chaque jour conscience d'y goutter et c'était un peu sa façon à lui d'essayer de la communiquer. Après tout, bien du monde avait le regard braqué sur eux non ?

    Par la suite, Aoi sembla se reconcentrer un peu sur la question du blond et ce dernier laissa ses yeux se fermer, se laissant légèrement bercer par la voix du guitariste sans avoir cependant le moins du monde l'intention de s'endormir.

    Le brun ne savait pas ce qui n'allait pas. Pas évident de mettre un terme à cette apathie alors hein...? En même temps, Ruki était soulagé de savoir qu'Aoi tentait de trouver une solution de son côté même si de son point de vue, une douche froide n'était pas forcément indiqué.

    Il ignora donc avec désinvolture la question du guitariste à propos du film qu'ils étaient sensé regarder. Il allait même lui répondre lorsque la voix amusé d'Aoi l'obligea à ouvrir les yeux en souriant spontanément.

    - Oh ! Mais tu vas finir par t'endormir, toi. T'es sûr que tu veux mettre ce DVD ? Je vais te perdre avant la fin, j'en ai bien peur...

    Roulant à son tour sur le côté, Ruki passa un bras par dessus son ami pour le serrer contre lui.

    - "C'est pas d'une douche froide dont t'as besoin."

    Epuisé, il se contentait de le tenir dans ses bras sans bouger.

    - "C'est de chaleur humaine. Tu n'as qu'à demander au lieu d'essayer de t'en sortir tout seul. On est là. Je suis là."

    Le temps devait avoir passé plus vite qu'il ne lui avait semblé... Ou alors le room service avait été plus rapide. Peut être même qu'il s'était finalement endormit quelques brèves minutes parce qu'on frappa à la porte de la chambre et la voix d'un des gardes du corps du groupe perça l'opercule de silence qui s'était soudain posée sur eux.

    - "Repas."

    Sobre, rien en trop, c'est le moins que l'on puisse dire. Ruki se détacha d'Aoi pour se remettre sur ses deux pieds. Sans entrain il alla jusqu'à la porte qu'il ouvrit pour récupérer les différents paquets. L'odeur du riz vinaigré qu'il avait demandé en plus -il adorait ça- lui chatouilla les narines et son estomac sembla se rendre compte seulement maintenant qu'il avait faim.

    Remerciant le garde du corps, Ruki referma la porte sur lui pour revenir au salon. Il déposa ses paquets sur la table avant de s'asseoir sur une chaise, une jambe repliée sous ses fesses.

    Déballant le tout il prit ensuite un jeu de baguette qu'il détacha avant de se tourner vers Aoi :

    - "Monsieur est servit."

    Le brun s'était levé pour venir le rejoindre et alors qu'il s'asseyait, Ruki plongeait déjà sa baguette dans un des plats, récupérant un sushi à l'anguille. Devant lui d'autres s'étalaient : thon rouge, saumon, sèche... Quelques maki, des california... Il avait passé commande de brochettes aussi mais ne comptait pas y toucher. Ce soir, l'envie manquait pour ça.

    Les unagi étant tiède puisqu'ils se mangeaient légèrement caramélisé, Ruki récupéra le petit plat qui les contenait pour le rapprocher d'Aoi.

    - "On se sent toujours mieux le ventre plein tu vas voir."

    Puis avalant une gorgée de la canette de jus de pomme qu'il venait de décapsuler il ajouta :

    - "Ca ne vaut pas un bon plat de pâte mais bon !"

    Les pâtes, il adorait ça et ne se privait pas. Faut dire qu'un plat de pâte le midi avant un concert le soir, ça tenait au corps et ça aidait à garder la forme. Peut être l'habitude était il devenu un vrai plaisir finalement plutôt que le contraire.

    - "Demain on ne répète pas, tu as prévu quelque chose ?"

    Puis sans vraiment attendre la réponse puisqu'il avait déjà quelque chose en tête il poursuivit sur sa lancée :

    - "Il y a de supers sources chaudes un peu plus haut en remontant le col il paraît, on pourrait aller faire un tour pour se détendre ?"

    Hésitant un peu, il finit de formuler son idée :

    - "On est pas obligé de dire aux autres qu'on y va."

    Ca ne voulait pas dire qu'ils les mettaient de côté. De toute façon, à ce qu'il en savait, Kai avait déjà prévu d'aller visiter il ne savait plus trop quoi et Uruha avait de la famille dans le coin. Restait juste ce bourreau de travail de Reita qui ne devait même pas savoir ce que le mot "décompresser" pouvait bien vouloir dire.

    Disons que c'était juste l'occasion de passer du temps ensemble avant d'être enfermé dans des loges à 5 tous les soirs. 10 si on comptait les Dir en Grey.
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Aoi
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MessageSujet: Re: 2. Nokosareta boku yori mu ni natta kimi wa...   Mer 9 Déc - 16:24

    Aoi observa Ruki rouler sur le côté, face à lui, sans bouger. Le petit bout d'homme qu'il était passa un bras autour de lui, le serrant ainsi contre lui. Aoi eu un petit sourire. Le geste ne passait pas dans le beurre, ça c'était certain.

    - C'est pas d'une douche froide dont t'as besoin. C'est de chaleur humaine. Tu n'as qu'à demander au lieu d'essayer de t'en sortir tout seul. On est là. Je suis là.

    Aoi hocha positivement la tête, mais n'ajouta rien, soit parce qu'il était ému de l'attention que son ami lui portait, soit parce qu'il était tout simplement trop las pour lui répondre. Quoi qu'il en soit, ces gestes n'était pas vain. Il fallait seulement lui donner le temps de se ressaisir un peu et de comprendre ce qui se passait avec lui. Même à trente ans on ne pouvait pas tout savoir de soi-même. C'était souvent dur à avouer, parfois plus que l'on pourrait le penser.

    Ruki ferma les yeux et Aoi l'observa sans retenue. Sa respiration commençait à être un peu plus régulière. Était-il sur le point de s'assoupir ? Sans bouger, sans piper mot, Aoi suivit du regard la forme de ce visage aux courbes éternellement enfantines. Les traits le composants, par contre, étaient matures et virils. Cela n'enlevait rien à leur douceur et conférait seulement à Ruki un charme qu'il était le seul à posséder. Les lèvres rosées, en coeur, invitait aux baisers.

    À cette pensée, Aoi mordit sa propre lèvre inférieure, regrettant aussitôt de s'être laissé emporté par ces idées peu convenables. À ce même moment, les yeux de Ruki papillonnèrent et il s'éveilla tout naturellement, comme s'il ne s'était jamais assoupit. Il lui avait laissé ainsi l'opportunité de l'observer à loisir... et de se sentir coupable.


    - Repas.

    Aoi sursauta. Il poussa un petit soupir de dépit alors que Ruki se levait pour aller chercher leur nourriture. Prenant quelques instants pour lui sur le lit, il s'étira comme un félin pour ensuite se recroqueviller sur lui-même.

    - Monsieur est servit.

    À ces paroles, Aoi se leva en pressant ses tempes entre deux doigts. Dormir serait une vraie bénédiction. Il se dirigea lentement vers la table et y prit place, observant les plats sur la table. Il fallait avouer que les répétitions, ça creusait. Il n'avait pas aussi faim qu'il aurait du, mais son estomac était tout de même tenaillé par l'envie d'engloutir quelques bons sushi.

    - On se sent toujours mieux le ventre plein tu vas voir.

    Aoi acquiesça à ces paroles, se servant un unagi puisque Ruki les lui présentait, tout en le remerciant brièvement. Pas qu'il détestait, mais les sushi au saumon lui faisaient de l'oeil... Et il s'empressa d'en prendre deux de ceux-là, soudainement beaucoup plus affamé. Il piocha un peu partout et réalisa que finalement, il avait bien faim. Tant mieux... au moins, il n'aurait pas perdu l'appétit devant Ruki. Le jeune homme ne se poserait pas plus de questions qu'il ne le fallait.

    - Demain on ne répète pas, tu as prévu quelque chose ?

    Ruki avait quand même le chic pour poser ses questions au mauvais moment... Aoi venait tout juste d'enfourner un sushi au saumon au complet dans sa bouche. Alors qu'il se démenait avec la rondelle de poisson cru, son ami continua sur sa lancée. Il avait apparemment une idée toute faite de ce qu'ils pourraient faire de leur vie demain.

    - Il y a de supers sources chaudes un peu plus haut en remontant le col il paraît, on pourrait aller faire un tour pour se détendre ?...On est pas obligé de dire aux autres qu'on y va.

    Cette dernière phrase avait été ajoutée avec hésitation, mais Aoi en était assez content. Il n'avait pas envie d'être avec tous les garçons qui eux, ne penseraient probablement qu'à s'amuser. Il les adorait, vraiment, mais ils pouvaient parfois être surexcités et lui, il n'était pas du tout dans ce genre d'humeur présentement.

    Avalant finalement son sushi, Aoi hocha la tête avant de répondre.


    - Oui, ce serait agréable, je crois.

    Ruki réalisait-il seulement le quart de ce qu'il faisait présentement pour lui ? Aoi observa son compagnon, beaucoup plus attentif aux moindres détails ces derniers jours qu'il ne l'avait été pendant des années.

    Tentant de reprendre un peu d'aplomb, même si la petite lueur qu'il avait toujours dans les yeux ne semblait pas vouloir se pointer à nouveau, Aoi dit un peu plus vivement :


    - Je devrais être en forme pour la tournée. Ne t'inquiète pas.

    Car il était plus qu'évident qu'en fait, Ruki s'inquiétait un peu plus que les autres.

    Aoi piocha à nouveau dans son assiette avec ses baguettes, tentant de paraître désintéressé alors qu'il demandait vaguement :


    - Après le film... tu veux bien rester avec moi ?

    Une présence pour cette nuit, juste cette nuit. C'est tout ce qu'il demandait...
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Ruki
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MessageSujet: Re: 2. Nokosareta boku yori mu ni natta kimi wa...   Mer 9 Déc - 18:41

    Au moins le brun mangeait il avec appétit. Ca n'avait pas eu l'air gagné au départ vu la mine qu'il avait fait en jetant un oeil sur la table. Cependant, depuis qu'il s'était assit, le guitariste semblait avoir retrouvé un peu d'appétit et il faisait tout particulièrement honneur au sushi saumon.

    Ruki donna une tape sur la main d'Aoi à l'aide de ses baguettes alors que ce dernier allait encore lui en prendre un sous le nez. Le blond sourit à son ami, définitivement amusé par la situation. S'il était tout à fait prêt à lui laisser la plus part de ces sushi qui semblaient avoir sa prédilection, il avait quand même l'intention d'en prendre au moins un !

    - "Prend le temps de mâcher, on a pas lancé de chrono !"

    Il pouffa de rire, mettant sa main devant sa bouche des fois qu'un malheureux grain de riz aurait eu envie de s'enfuir ! Ce qui heureusement n'arriva pas ! Calant son menton dans la paume de sa main libre, Ruki se mit à piocher un peu dans tout les plats sans s'intéresser à l'un d'eux en particulier.

    - Oui, ce serait agréable, je crois.

    Nouveau petit sourire satisfait du blond. Bien, parce que rien que d'en parler, Ruki était vachement tenté par les sources chaudes. Et plus encore par la perspective de passer ce moment de tranquillité avec Aoi.

    Ouais... Définitivement, passer l'après midi à prendre un bain chaud avec le guitariste était tentant. Et puis c'était bien le genre d'endroit à pouvoir vous remettre les idées en place, juste comme ça.

    Agréable était un mot bien faible de son point de vue quoi.

    - Je devrais être en forme pour la tournée. Ne t'inquiète pas.

    Ruki opina. Il s'inquiétait mais il se donnait aussi le temps de cette journée qu'ils allaient passer ensemble ainsi que de cette soirée, pour pouvoir se faire une idée de l'état général du brun. Pas la peine d'essayer de lui tirer les vers du nez, Aoi ne savait pas trop ce qui clochait chez lui pour l'heure. Ca n'allait pas, c'est sûr, mais pas la moindre idée du "pourquoi".

    Certes, Aoi lui avait peut être mentit à ce sujet, cependant, peut être naïvement, Ruki ne pensait pas que se soit le cas. Il avait l'air vraiment entre deux eaux et il n'était pas nécessaire de lui en rajoutant en paraissant septique à la moindre de ses paroles. Ruki se contenterait de prendre ce que le brun lui donnerait tant qu'il n'était pas certain qu'il lui mentait. S'il en avait la certitude par contre, là il interviendrait. Pas question de se laisser traîner par le bout du nez par le guitariste non plus. Sympa oui, bonne poire non.

    - Après le film... tu veux bien rester avec moi ?

    Ruki retint la bouchée de riz qu'il était en train d'amener à sa bouche.

    Son sourire s'agrandit encore si c'était possible.

    - "Comme une soirée pyjama tu veux dire ?"

    Il fut rapidement évident que cette phrase ne parue pas percuter chez Aoi. Elle sembla même le traverser littéralement et Ruki reposa ses baguettes et la boule de riz vinaigré qui y était fichée.

    - "Tu sais, une soirée pyjama, comme quand on était gosse..."

    Nouveau grand vent de solitude et Ruki roule des yeux :

    - "Ok disons une soirée pyjama très adulte et rock n'roll...?"

    Pas mieux...

    Ruki se gratta une seconde la tête avant de reprendre, comme si cet étrange interlude n'avait tout simplement jamais eu lieu. Et peut être aurait il mieux valu...

    - "Rester ici cette nuit. Oui c'est bien. Je vote pour. parfait. Nickel."

    Il en faisait peut être un peu trop pour cacher sa gêne d'être partit en digression idiote alors qu'Aoi avait semblé poser une question très sérieuse qui réclamait une réponse tout aussi sérieuse. De fait, se raclant la gorge il finit par lâcher, clôturant ainsi sa réponse :

    - "Je reste."

    Voilà, sobre, mieux, pas débile...

    Nouvelle gorgée de jus de pomme alors qu'il regarde Aoi. Sous la table il se déchausse et fait glisser son pied, très amusé, contre la jambe de son aîné avant d'aller le poser sur le coin de sa chaise. Ce dernier sembla à nouveau faire attention à lui et Ruki s'étrangla à moitié de rire.

    - "Ce qu'il faut pas faire pour avoir ton attention ce soir. C'est toi qui ne tiendra pas jusqu'à la fin du film si tu dors déjà en mangeant."

    Avalant une dernière bouchée de nourriture, Ruki se lève, s'étirant.

    - "Heuf... Je peux plus rien avalé..."

    Il n'avait peut être pas fait "honneur" à proprement parler aux sushi mais il s'était fait plaisir quand même.

    Se dirigeant vers le lit sur lequel trônait toujours le DvD, le jeune homme prit l'objet dans ses mains, le tournant deux ou trois fois entre ses mains.

    - "Je crois qu'on devrait mettre la télé, j'ai envie de voir la fin de ce film..."

    Attrapant ensuite l'épaisse couette à deux mains, il tira plusieurs fois dessus de façon sèche jusqu'à ce qu'elle tombe en tas au pied du lit. Enlevant sa seconde chaussure il alla récupérer les oreillers qu'il jeta en tas par dessus avant de se laisser tomber au milieu de son bordel.

    - "On va être bien." annonça t-il, satisfait.

    Ses yeux bruns se posèrent sur la silhouette toujours à table. S'allongeant de tout son long au milieu des couvertures il posa son menton sur ses deux mains aux doigts entremêlées. Derrière lui, ses jambes, remontées, battaient une mesure imaginaire.

    Il finit par rouler sur le dos, lâchant brièvement le guitariste du regard.

    - "Je te laisse choisir la chaîne dans mon infinie bonté."
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Aoi
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MessageSujet: Re: 2. Nokosareta boku yori mu ni natta kimi wa...   Mer 9 Déc - 20:57

    - Prend le temps de mâcher, on a pas lancé de chrono !

    Aoi ramena vers lui la main qui venait tout juste d'être férocement lacérée à coup de baguettes... Bon peut-être pas autant que ça, mais au moins, l'anecdote lui tira un petit sourire. Il se calma un peu, piochant dans une autre assiette que ceux au saumon. En fait, il mâchouillait en pensant à tout et à rien. À demain et à hier, peut-être bien. Lui-même n'aurait pas su quoi répondre si on lui avait demandé ce qui le tourmentait autant. Peu importait... parce qu'il n'avait pas besoin de répondre à cette question là de toute façon.

    Et à sa question, Ruki répondit un truc trop vague à propos d'une soirée pyjama. Hein ? Le petit blond eu droit à un regard interrogateur, mais rien d'autre. Une soirée comme quand ils étaient gosses... Aoi ne répondit rien. Ce n'était pas vraiment ce à quoi il avait pensé quand il songeait à une soirée avec Ruki, mais soit... Il n'allait pas le contre-dire. Cependant, son ami continua d'en ajouter, probablement de plus en plus gêné par la situation. Aoi l'aurait bien rassuré, mais il n'avait pas la force d'ouvrir la bouche pour le moment.

    Et finalement, ça paya, parce qu'il eu la seule réponse qu'il espérait avoir :


    - Je reste.

    Le guitariste opina brièvement, mais ses yeux fixèrent à nouveau le vide alors que ses baguettes restaient en suspens et qu'il mastiquait lentement un morceau de sushi. C'est ce moment que Ruki choisit pour attirer son attention... en frôlant doucement son pied sur sa jambe. Aoi sursauta, s'étouffant presque avec son sushi. Il avala rapidement et se racla la gorge, faisant passer le tout avec une canette de jus de fruits qui traînait à ses côtés.

    - Ce qu'il faut pas faire pour avoir ton attention ce soir. C'est toi qui ne tiendra pas jusqu'à la fin du film si tu dors déjà en mangeant.

    Secouant la tête comme pour se sortir de la brume de ses pensées, Aoi déclara avec une gêne difficilement camouflée :

    - Désolé... Je crois que je suis un peu fatigué moi aussi.

    C'était le moindre que l'on pouvait dire... Quoi qu'il n'était pas certain qu'il puisse réellement dormir finalement si Ruki était à ses côtés. Bref, le jeune homme n'eu pas le temps de s'apitoyer plus sur son sort. Le petit blond se leva en déclarant qu'il n'avait plus faim. Ça tombait bien ; lui non plus. Il n'aurait pas besoin de se forcer à continuer !

    Le guitariste posa un coude sur la table. Le menton dans la paume de sa main, il observait Ruki qui décidait, pour sa part, de mettre la télévision. Bonne idée... avec ça, il n'aurait pas besoin de meubler un silence trop lourd.

    Ruki réussi à faire sortir un petit rire de la bouche d'Aoi alors qu'il se battait avec les draps de son lit pour tout mettre sur le sol.


    - On va être bien.

    Aoi hocha positivement la tête, mais resta à sa place, l'observant sans rien dire.

    - Je te laisse choisir la chaîne dans mon infinie bonté.

    Aoi s'étira comme un félin alors qu'il se levait de la chaise. Bon... aussi bien se bouger un peu, sinon Ruki pourrait commencer à « râler ». Parce qu'on s'entendait bien pour dire que Ruki ne râlait pas avec beaucoup de crédibilité... Bref, il étouffa un bâillement en se laissant tomber sur les draps que Ruki avait jeté pèle-mêle sur le sol. Fallait avouer que c'était confortable, même si le lit n'avait rien à envier à ce lit de camp improvisé.

    - Je croyais qu'on devait regarder un film...

    Il se cala dans les couvertures, disparaissant presque complètement sous celles-ci.
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Ruki
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MessageSujet: Re: 2. Nokosareta boku yori mu ni natta kimi wa...   Mer 9 Déc - 22:03

    Aoi venait de se lever, s'étirant en long et en large façon félin après une trop longue journée passée à ne rien faire. Heureusement Ruki savait que ce chat là s'était beaucoup dépensé et que la fatigue était tout ce qu'il y a de plus réelle.

    D'ailleurs, rien que de voir bailler le guitariste, le blond ne pu s'empêcher de lui même échapper un bâillement. Il grogna légèrement en maudissant cette fatigue dont il ne voulait pas le moins du monde et finalement il se poussa pour faire un peu de place au brun qui venait de le rejoindre, se laissant tomber au milieu des draps et de la couverture, laissant le tissu l'ensevelir à demi.

    - Je croyais qu'on devait regarder un film...

    Ruki, qui avait bien remarqué que ce baka d'Aoi avait oublié de se saisir de la télécommande avant de venir s'installer, soupira en se mettant à quatre patte, étirant le bras au maximum pour se saisir de la coquine sur le meuble. Il aurait pu se lever, ce qui lui aurait fait gagner du temps et des efforts, mais la flemme, ça ne se contrôlait pas et ça se voulait tout sauf logique...

    Revenant se caler, bousculant un peu son camarade qui avait semble t-il décidé de s'accaparer toute la literie, Ruki pointa la télécommande sur la télévision avant de presser le bouton d'allumage.

    - "On devait mais vu l'entrain qu'on y met je suis pas sûr qu'on voit beaucoup plus que le générique."

    Il zappa quelques minutes sur différente chaîne, le son au minimum, se fiant à l'image pour se faire une idée du contenu. Ouais, finalement c'était lui qui choisissait la chaîne parce que c'était lui qui l'avait récupéré.

    Se tournant à demi, gardant un oeil sur l'écran animé il s'adressa de nouveau à Aoi :

    - "Pourquoi tu voulais le voir ? On peut." dit il en haussant les épaules.

    Puis lâchant un moment la télévision des yeux il eu un sourire légèrement moqueur pour le guitariste :

    - "Mais je te préviens, si je ne le vois pas en entier tu seras forcé de le regarder avec moi une seconde fois."

    Revenant à l'écran, il zappa encore quelques minutes. Si Aoi confirmait il irait chercher le DvD qu'il avait laissé sur la table de chevet. Sinon il resterait là, tranquillement, à zaper dans un silence relatif.

    Zapant un peu trop vite, il passa sur une chaîne de musique et revenant en arrière, il fixa quelques secondes l'écran avant de monter le son. Dir en Grey et leur titre "Cage", un des préférés de Ruki, tiré de leur premier album.

    Penchant un peu la tête sur le côté, il écouta ce qui restait du morceau. Pas grand chose pour être honnête, il l'avait attrapé sur la fin.

    - "Ca va en faire de l'animation..."

    Finalement il se leva, pour la dernière fois se promit il et alla chercher le film. En deux temps trois mouvement, ce dernier était dans le lecteur.... Il en profita pour éteindre les lumières, les plongeant ainsi dans une confortable obscurité.

    Se recouchant en arrière, Ruki cala un oreiller sous sa tête. D'une main il tira un peu sur sa ceinture et se permit même le luxe de défaire le premier bouton de son pantalon. Quitte à s'empêtrer dans les draps et à s'y endormir, autant qu'il y soit bien au moins.

    A l'aide de la télécommande il navigua rapidement dans le menu avant d'enfin lancer le film.

    Le générique commençait à peine que d'une main, il étouffait un nouveau bâillement. Fichtre, à cette vitesse il allait vraiment ne pas voir plus que le générique hein...

    Le film débuta donc et Ruki se concentra au maximum, jetant de temps en temps une oeillade curieuse à Aoi pour voir s'il suivait toujours le film. Difficile de croire qu'il y voyait quelque chose à moitié ensevelit sous les draps mais bon...

    Le blond tira un peu sur la couette, s'en couvrant lui même un peu car avec la fatigue qui pesait, le froid s'insinuait même s'il faisait plutôt chaud. Ses paupières papillonèrent un peu, alors qu'il était à même pas un quart du film et plusieurs fois, il remua un peu fort, cherchant tout en même temps qu'une position confortable un moyen de rester éveillé.

    Et à chaque ruade au milieu de leur campement improvisé, il grognait quelques excuses à moitié endormit. Il avait beau avoir eu les yeux rivé sur l'écran, Ruki n'avait pas imprimé du tout l'intrigue. En fait, il en était presque au point d'être surprit à chaque fois que Kitano apparaissait à l'écran.

    Finalement, peut être à la moitié du film, la télécommande, toujours au creux de sa main depuis tout ce temps finit par en glisser.

    - "J'suis mort..." souffla t-il déjà à moitié endormit.

    Se retournant une fois de plus, s'enroulant dans la couette il alla récupérer le manque de chaleur en se rapprochant d'Aoi. Pas la moindre idée de s'il dormait déjà ou pas mais il avait été des plus silencieux. En même temps, la conversation durant le visionnage d'un film c'était pas un must non plus.

    - "...Nuit" dit il sans même articuler.

    De toute façon, les mots à peine prononcé, il dormait déjà. Son corps râlerait demain pour le traitement infligé : une nuit sur la moquette. Pour l'instant il était tellement crevé que même le trottoir lui serait paru accueillant.

    Dans un demi sursaut de conscience, sa main fouilla les couvertures pour trouver l'une de celle du guitariste. Tombant finalement dessus il y entremêla ses doigts...
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