Cassis

 
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 3. Arsenic et explosifs

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Kurika
Shut up and Calm down...


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MessageSujet: 3. Arsenic et explosifs   Dim 16 Jan - 1:11

   
Keishi dépose doucement son couteau dans son assiette, signe évident, pour les serveurs qui s'agitent dans la pièce, qu'il a terminé son repas. De fait, l'un d'entre eux vient chercher ce dont il n'a plus besoin. L'homme y fait à peine attention, occupé qu'il est à pianoter sur son téléphone portable. C'était le premier repas au restaurant qu'il s'autorisait depuis ce qui s'était passé au Love Hotel du Xanadu... On l'avait retrouvé inconscient dans l'une des chambres. S'il n'avait pas eu, cette soirée là, rendez-vous avec son frère, il aurait pu y passer la nuit. Tsukasa, commençant à s'inquiéter, avait remué ciel et terre pour le retrouver. Et de fait... Après avoir réussi à trouver chez elle la petite réceptionniste de l'établissement, il avait eu les clés et avait trouvé Keishi à l'un des étages, inconscient. Le retour à la réalité avait été pénible... et un rendez-vous avec le fils aîné de l'Oyabun s'était imposé.
   
Le petit blond et lui s'étaient longuement entretenus... et il avait été convenu que Keishi devait se sortir de ce mauvais pas seul... tout en ne trahissant pas les siens, naturellement. Génial... Le futur Oyabun était parfois tout sauf un homme sur lequel on pouvait se reposer ! C'était désespérant de se dire qu'il accéderait à ce poste un jour ou l'autre. Quoi qu'il en soit, Keishi n'avait pas le choix : il devait se tirer de ce pétrin lui-même. Et il savait déjà comment il ferait. Enfin... Disons qu'il n'était pas certain de la réussite de son projet, mais qu'il n'avait pas le choix de miser gros. Il jouait tout ce qu'il possédait présentement. Et c'était d'autant plus stressant qu'il ne savait pas quand cet étrange assassin repasserait le voir. Il devait "techniquement" avoir les dossiers secrets sur lui. Tout sauf ça... Poussant un petit soupir, l'homme glisse son cellulaire dans sa poche. Il se lève, indiquant à un serveur qui passait par là qu'il partait.
   
Sa carte de crédit est rapidement confiée à l'homme et, lorsque celui-ci revient et que la transaction est réglée, Keishi se détourne pour se diriger vers l'une des salles d'eau pour homme de l'endroit. Chic, elles étaient individuelles et spacieuses. Keishi ne fréquentait que les meilleurs établissements et ceux-ci étaient facilement reconnaissables par les petits détails... Le gérant du Xanadu entre dans la pièce, laissant la porte se refermer doucement d'elle-même alors qu'il s'observe dans le miroir. Il se penche sur le lavabo pour glisser ses mains sous un jet d'eau qui s'ouvre automatiquement... et lorsqu'il relève le regard, un homme se tient derrière lui. Pendant un moment, Keishi ne bouge plus. Aucun trouble n'est visible sur son visage, mais il n'en est pas moins choqué pendant un court moment. Finalement, toujours avec des gestes calmes et posés, il se saisit d'une serviette blanche pour s'essuyer les mains.
   
- Je ne t'attendais plus. Tu n'étais pas très pressé...
   
Cette fois, l'homme portait l'uniforme des serveurs de l'établissement... et ce n'était en rien pour le rassurer. Qu'avait-il mangé, au juste ? Il n'en savait trop rien... Finalement, Il glisse une main dans sa poche pour en sortir une longue enveloppe. De celles dans lesquelles on cache ces grandes photos qui peuvent assurer la gloire... ou détruire une réputation en moins de deux. Il la tend à l'assassin.
   
- Tu vas avertir Kobayashi-san que l'arme qu'il utilise est à double tranchant aussi, j'espère ? Parce que sinon, tu risques de ne pas avoir ta paye au complet...
   
Shuya avait eu une semaine pour le moins calme finalement. Il avait profité de ces quelques jours de repos qu'il s'octroyait pour s'occuper un peu de sa serre et autre avancées chimiques. Un assassinat il y avait deux jours et depuis, comme de coutume, il laissait un peu de temps filer. D'autant qu'actuellement, il avait une autre affaire en cours. Celle du gérant du love hotel le plus hype de la ville. Keishi Shimazu. Il était rare que les Hommes qu'il laissait derrière lui soit encore pourvu d'un peu de souffle. Celui ci faisait partit de ces exceptions. Pas pour longtemps ceci dit... Il n'était pas assassin pour laisser des témoins, évidemment. Mais comme convenu, il avait laisser couler un peu de temps pour que Keishi se procure bien les documents et afin de lui tomber dessus quand il commencerait peut être à se détendre. D'ailleurs, dans cette même optique, il avait été très satisfait de voir que l'homme s'était rendu dans un restaurant chic !
   
Shuya n'avait pas mit longtemps à repérer un serveur d'à peu près la même silhouette que lui, ni grand ni petit, plutôt mince... Et s'il lui avait subtilement fait ingurgiter de quoi dormir un long moment, le vrai serveur dormait maintenant sagement dans une réserve bien fermé et il avait son uniforme sur le dos. Empoisonner Keishi aurait été aisé, mais ce n'était pas vraiment le but. Il devait lui parler là... Alors Shuya avait attendu son heure. Il avait songé l'arrêter à sa sortie du restaurant, de quoi lui faire une petite frayeur avec son bel uniforme, mais Keishi s'était dirigé aux toilettes... Alors finalement, c'est là qu'il l'avait suivit, se faisant aussi silencieux et discret qu'à l'ordinaire. Adepte des poisons oui... Pas vraiment bagareur certes... Mais d'une discrétion et d'une souplesse qui avaient fait leurs preuves ! Et voilà qu'en un coup d'oeil dans le miroir, faisant très bonne figure, Keishi le voit enfin... Shuya lui fait un sourire presque timide, dans la même veine que leur rencontre au love hotel.
   
Au fond, c'était vraiment son tempérament même si c'était paradoxal... Et Keishi se tape le luxe de lui envoyer une petit pique à laquelle l'assassin ne répond pas, se contentant de hausser brièvement les épaules. Non... Pas pressé... Lui si ? L'homme se retourne pour lui tendre une enveloppe qu'il a soudainement sortit de sa poche avant de lui faire une remarque qui sonnait comme un contrat... Et lorsque Shuya écarte rapidement de deux doigts les pans de l'enveloppe, il peut constater qu'elle est remplit de bons du trésor... Discret comme moyen de paiement mais efficace... A vu de nez ? Aucune idée. Beaucoup quoi. Et visiblement, ce n'était qu'une partie... Hum... Shuya a une petite moue boudeuse :
   
- J'aurais mauvaise réputation si je me fais acheter par ma victime pour tuer celui qui a commandité le crime...
   
Keishi hoche lentement la tête de gauche à droite. Le visage grave - car il n'allait sûrement pas décolérer pour le moment ! - il soutient le regard de l'assassin. Oui, il était en colère... Et il y avait de quoi ! En le trompant ainsi, l'autre jour, il l'avait humilié ! Et Keishi ne pardonnait pas si facilement ce genre de faute...
   
- Je n'ai jamais été la victime. Ne comprend-tu pas ?
   
Il pousse un petit soupir ennuyé, comme le professeur qui essaie d'expliquer pour la dixième fois un problème particulièrement évident à un de ses cancres d'élèves.
   
- La nature est ainsi faite. C'est décidé à l'avance... Il y a les proies et les prédateurs. Jamais je n'ai été une proie et tu t'en rendras compte bien assez tôt. Kobayashi par contre...
   
Un petit rire moqueur franchit le seuil des lèvres de Keishi alors qu'il affirme :
   
- Ce petit trouillard n'a rien d'un prédateur. Et il va bientôt le comprendre. Le canard qui se croit cygne ne trompe personne.
   
Shuya ne dit rien, jetant un nouveau coup d'oeil dans l'enveloppe, pensif... Ca faisait vraiment mauvais genre ce genre d'histoire... Peut être que s'il faisait passer la mort de Kobayashi pour naturelle... Hum... Son regard remonte à nouveau sur le gérant, toujours aussi pensif.
   
- Pour moi tout le monde ressemble à une proie à un moment ou à un autre... Suffit de savoir saisir l'occasion de tendre le piège quand la cible est vulnérable...
   
Il a un long soupire avant de signaler :
   
- C'est quand même un problème pour ma réputation... J'ai peine à me présenter à un futur employeur avec ce genre de tâche sur mon CV...
   
Keishi hausse les épaules. Ce petit emmerdeur voyait des problèmes là où il n'en avait pas... C'était chiant, de fait !
   
- J'engage un autre tueur à gage. Je fais passer la mort de Kobayashi pour accidentelle. Tu n'as donc pas accès à la seconde partie de ton paiement, soit celle après ma mort... Alors logiquement, comme tout bon assassin qui se respecte, tu ne travailles pas pour rien. Voilà, le problème est réglé.
   
Il pointe ensuite l'enveloppe, lui assurant :
   
- Tu as, là-dedans, ce que Kobayashi te devait, du moins approximativement, ainsi que ton prix pour deux autres meurtres.
   
Shuya rigole, refermant l'enveloppe et ses mains dessus, les joignant derrière son dos alors qu'il se balance légèrement d'avant en arrière sur ses pieds, un petit sourire au coin des lèvres. Une mèche de cheveux indisciplinée vient glisser devant son regard sombre qui pétille d'un petit regain d'intérêt.
   
- Ha oui ? Deux autres ? Je peux toujours t'écouter en tout cas.
   
L'argent avait toujours su acheter pratiquement tout sur cette terre... et c'était d'autant plus vrai au Japon, pays où régnait la loi des Yakuza. Keishi adorait son pays, sa nation, son emblème... et la petite épingle qui brillait sur le devant de son veston. Il joint ses mains sur son ventre, sous son nombril, ne quittant pas l'assassin des yeux. Eh... il n'avait pas confiance...!
   
- Mais ces "deux autres" c'est Kobayashi. Ce gros pantouflard vaut bien ça... du moins en superficie !
   
Car il préférait tout de même que ce soit Shuya qui le tue...
   
- Tu peux t'arranger pour faire croire à une mort accidentelle ou naturelle ? Tu seras payé, par moi, 5% de plus par victimes que par n'importe quel autre homme de la ville. D'ailleurs, plusieurs microbes me gênent ces derniers temps. Disons que tu ne chômeras pas...
   
Nouveau rire discret du côté de l'assassin qui hoche positivement la tête alors que Keishi fait le détail des "deux cibles" en ne nommant que Kobayashi. Quand à la mort naturelle, oui, il pouvait. Surtout avec un homme de ce genre qui abusait un peu trop des bonnes choses. C'était facile, sommes toute. Néanmoins, quand il est question de le payer 5% de mieux que quiconque, Shuya vient lever une main, pointant un index vers le ciel comme pour dire "juste une chose !" :
   
- Je veux des papiers signés pour l'import et l'export de marchandise avec la certitude qu'elles ne seront pas contrôlé en douane. Scanner, infra rouge, aucun problème... Mais pas d'ouverture, pas de chien. Tes cinq pourcent ne m'intéresse pas en comparaison.
   
Les yakuza pouvaient bien faire ça non...? Suffisait de tordre un bras ou deux...
   
Keishi observe l'assassin pendant un temps qui semble presque infini. Son visage est neutre, mais intérieurement, il réfléchit très rapidement. Il pèse le pour et le contre... et finalement, il opine brièvement, comme si ça allait de soit.
   
- Et si jamais tu touches à un homme de la mafia japonaise ou à un de nos alliés après ce petit marché qui, visiblement, va arranger beaucoup de choses pour toi, je te tue de mes mains. Je t'étrippe et je me baigne dans ton sang tout en m'assurant que tu vas pouvoir m'observer m'y tremper avec toute ta lucidité. C'est clair ?!
   
Shuya se passe une main dans les cheveux, l'y laissant quelques instant pour soulever ces mèches décidément gênantes. Il devrait aller cher le coiffeur tien... Enfin aucune importance, il était distrait pour le coup...
   
- Mais tu ne sauras peut être jamais que c'est moi.
   
Puis avec un sourire peut être un rien cruel il demande :
   
- Tu penses que j'ai profité de mon uniforme pour t'empoisonner... Ou bien pas...?
   
Keishi répond sans hésitation aucune au sourire de l'homme.
   
- Tu crois que j'aurais mis ma vie entre tes mains tout en te faisant cadeau d'un paquet de fric, Shuya ?
   
Et il mentionne clairement le nom de l'homme, histoire de ...
   
- Tu n'es pas le seul à avoir des avantages inconnus sur la situation. Le pire que tu pourrais faire, c'est de me sous-estimer... Alors ? M'as-tu empoisonné ?
   
Petit haussement d'épaules. Oui, peut être que Keishi avait de bons appuits, il n'était pas n'importe qui, ça semblait logique. Finalement, rieur il déclare :
   
- Oui...
   
Mais...
   
- La dernière fois que nous nous sommes vu.
   
Le sang de Keishi ne fait qu'un tour... Il fronce les sourcils, pas certain d'avoir tout à fait compris où il voulait en venir...
   
- La dernière fois que nous nous sommes vu, littéralement ? Ou bien la dernière fois que TU m'as vu, Shuya ?
   
Parce que ça faisait toute la différence et il en était parfaitement conscient...
   
Shuya a un rire un peu plus franc. Lui il ne laissait rien au hasard hein ?!
   
- Littéralement.
   
Puis avec espièglerie :
   
- Avoue que tu m'as donné de quoi tu sous-estimer juste un petit peu, cette fois là...
   
Il lève à nouveau le doigt, un tout petit peu plus sérieux, se reprenant :
   
- Pour aujourd'hui, je ne peux pas te répondre tant que nous sommes tous les deux en face à face. Se serait irresponsable de ma part non ?
   
Keishi penche légèrement la tête sur le côté, observant avec calme l'homme en face de lui. Finalement, il fait quelques pas dans la pièce, s'éloignant du lavabo.
   
- Le problème, mon coeur, c'est que si tu ne me le dis pas, c'est toi qui va perdre gros... vaut mieux que ce soit réglé immédiatement, crois-moi.
   
Shuya observe l'homme sans bouger un moment, ne perdant pas son petit sourire même si sa mefiance était éveillée.
   
- Qu'est ce que je risque alors ?
   
Keishi hausse les épaules, évaluant un moment le jeune homme de la tête aux pieds. Il n'y avait pas grand chose là-dessus, non ? Ça ferait kaboum et plus rien... Ce serait dommage et il pouvait se l'avouer même s'il en voulait toujours à mort à Shuya...
   
- Ta vie. Ne me dis pas que tu te crois vraiment au-dessus de tout tant et si bien que tu es certains de pouvoir laisser un Yakuza que tu as menacé de mort en vie sans que celui-ci ne prenne quelques dispositions ? Bébé... On t'a appris la vie, au moins ?
   
Hum... Faut il le dire ? Sa curiosité est piquée à vif... Shuya était comme beaucoup de jeunes assassins : un peu à côté de la réalité quand il s'agissait d'agir avec la prudence que la peur recommandait. Pas qu'il ne mesurait pas un peu le danger déjà... Mais c'était l'excitation de ce genre de bavardage et de menace. Il n'y avait que trop peu droit sans doute... Shuya hoche donc positivement la tête, demandant plus de précisions :
   
- Quelles disponibilités ? Dis moi, tu attises ma curiosité naturelle !
   
Keishi a un petit soupir de découragement... Shuya était un peu comme le gamin à qui le magicien refuser de dévoiler ses trucs. Et lui, il était le magicien. Keishi s'approche de Shuya. Il étire une main vers lui, tout en lui faisant un petit clin d'oeil... pour lui arracher doucement l'enveloppe des mains. Il la pose sur le lavabo, puis questionne Shuya du regard.
   
- Tu as quelque chose pour mettre ton argent ? Oui oui, le tient... Je suis certain que toi et moi, nous sommes faits pour nous entendre. Du moins ,quand je t'aurai pardonné de m'avoir fait miroiter ton joli corps sous les yeux seulement pour mieux m'assassiner...
   
Shuya se laisse déposséder de l'enveloppe le temps de cette petite conversation mais son regard épie soigneusement le moindre mouvement de Keishi. Hey... Il l'avait laissé s'étouffer jusqu'à ce qu'il manque d'en mourir, n'importe qui se serait méfier hein...
   
- Ne t'inquiète pas pour moi. Je sais me débrouiller. Tu devrais me rendre "mon bien" donc et je devrais quitter ce restaurant. J'ai un poison à mettre au point tu sais. Un nouveau travail, ce genre de chose...
   
Ouais, finalement, l'instinct prenait le dessus, il devrait peut être partir...
   
Un petit rire légèrement cruel franchit le seuil des lèvres de Keishi. Il caresse avec presque tendresse l'enveloppe brune à tendances jaunâtres qui est, elle, toujours posée sur le comptoir de la salle d'eau.
   
- Mon petit frère est une perle... Et tu sais ce qui est drôle ? C'est qu'il est un peu comme toi... Assassin.
   
Il fait un clin d'oeil, remettant l'enveloppe à Shuya. Et ce n'est que lorsque le jeune homme l'a dans les mains qu'il précise :
   
- Lui, il aime ce qui fait "boum". Des gros "boum". Par exemple, cette enveloppe généreusement doublée de C-4. Et il en activera le détonnateur s'il n'a pas de nouvelles de moi dans...
   
L'homme baisse le regard sur sa montre, haussant les épaules.
   
- Trois minutes et vingt-deux secondes, à présent.
   
Shuya récupère à nouveau l'enveloppe, écoutant très attentivement. Son petit coeur fait ce qu'il fait trop peu souvent : battre vite. Très vite. Et pourtant, ce n'est qu'un petit "ho !" admiratif et surprit qui franchit ses lèvres. Consciencieusement, il observe et soupèse l'enveloppe : il ne se serait jamais douté... Au moins, il saurait pour une prochaine fois... Si prochaine fois il y avait. En fait, il pouvait tout aussi bien laisser l'enveloppe là et emmener les bons à présent non ? Naaaa...! Il était pas non plus en train de doubler sur tous les tableaux hein...
   
- Tu n'es pas empoisonné, tu peux respirer. Sans mauvais jeux de mots...
   
Puis avec curiosité :
   
- Il est fort ton frère ?
   
Keishi a un petit rire amusé. Il était adorable ce garçon... Même qu'il avait réussi à lui arracher une émotion autre que la colère ou l'amertume... C'était un peu chiant, mais il saurait faire avec pour le moment... Finalement, l'homme se dirige vers la porte, l'ouvrant doucement sur les bruits et l'agitation du resto. Il invite tout simplement Shuya à y sortir, comme s'il était tout à fait normal qu'ils se trouvent ensemble dans cette pièce.
   
- Très fort. Ce serait bien que tu veuilles faire équipe... et lui aussi. Mais soit... On ne peut pas tout avoir dans la vie, je suppose.
   
Il ne le montre pas. Il n'en parle même pas... Mais le soulagement de se savoir complètement sain le rendait terriblement léger !!
   
- Alors... Comment te contacter, très cher ?
   
Shuya sort de la pièce, ne prenant pas la peine de noter cette histoire d'association. Non merci, il trouvait ça hautement intéressant mais ne désirait pas se pencher sur le cas d'un partenariat avec qui que se soit... Et l'autre non plus sans aucun doute. L'empoisonneur observe un moment l'enveloppe qu'il a toujours en main et finalement il en sort le contenu pour rendre la partie délicate au yakuza...
   
- Je te donnerais les info nécessaire sur ton cellulaire ce soir.
   
Il a un petit sourire embêté, comme si c'était ce qu'il avait fait de pire :
   
- Je me suis permis de récupérer ton numéro...
   
Keishi lève les yeux au ciel en récupérant l'enveloppe. Au moins pouvait-il se féliciter... Tsukasa serait déjà déçu de ne pas avoir pu utiliser son détonateur... au moins sera-t-il plus qu'heureux de récupérer son joujou, là...
   
- Oh crois-moi, je suis encore surpris de ne pas t'avoir trouvé dans ma douche, alors je m'en remettrai... Aller, file.
   
Et sur ce, il sort son portable, appelant immédiatement Tsukasa... histoire qu'il n'y ait pas d'erreur...
   
Shuya a un petit clin d'oeil pour Keishi à l'évocation de la douche, commençant à repartir en sens inverse. Avant de tourner les talons il signale tout de même :
   
- Tu m'as déjà invité à tellement plus que la douche...
   
Il rigole et se retourne définitivement. Un autre employé l'interpelle, lui signalant qu'une table attend pour passer commande et sur un "je démissionne !" sonnore, il se carapate. Bon... Les choses avaient tourné différement de ce qu'il avait prévu... Mais finalement, ça s'annonçait plutôt bien...

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