Cassis

 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

 

 5. À corriger

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Freya


Messages : 698


MessageSujet: 5. À corriger   Lun 27 Déc - 18:19


17h, Sebastian claque la portière de son taxis en comptant les quelques yens qu'il devait au chauffeur, n'oubliant pas le pourboire et quelques mots sympa même si visiblement, son chauffeur ne maîtrisait pas trop l'anglais. Bon, il avait vraissmblablement tenté de lui parler dans sa langue mais hum... Sebastian n'avait tout simplement rien comprit... Il pouvait parler japonais, c'était pareil pour le coup. Ce qu'il faisait au Japon ? A Shizuoka ? Ce qu'il avait prévu avec Miya : il venait voir comment son homme s'était installé, s'il était à son aise et profiter un peu puisque ça faisait près de trois mois maintenant qu'ils vivaient à distance... Miya lui manquait, normal... Même si quand ils passaient plus de quelques heures ensembles, c'était le désordre. Et comme ils bossaient dans la même filière, dur dur... L'Américain aurait dût arriver dans 3 jours seulement, mais n'y tenant plus à l'idée de toucher sa moitier et histoire de faire une surpris, il était partit beaucoup plus tôt, posant quelques jours de congés supplémentaires !

S'avait été tout une péripétie une fois arrivé sur le sol nippon mais il y était enfin, un peu décoiffé et froissé dans ses vêtements, cause du vol interminable et des heures de décallage. Fatigué, fourbu... Mais content d'être là quoi qu'appréhendant pas mal. Miya et lui étaient chacun des personnes charmantes envers leurs proches. Mais ensemble... Ils étaient capable d'être de vrais poisons en venant parfois aux mains quand les cris ne suffisaient plus pour essayer de se comprendre. Néanmoins, inspirant profondément, l'homme récupère sa valise sur le trottoir et entre dans le hall d'immeuble. D'après Miya, son appartement était très spacieux et prenant la superficie de trois en réalité, ce qui faisait quà cet étage -l rez de chaussée- ils n'étaient que deux à vivre. Miya l'avait dit lumineux, proche de la mer pour être proche de son frère et au loyer raisonnable compte tenu de la situation géographique. Ils avaient "un peu" les moyens, fallait le reconnaître.

Quand il arrive, la porte d'entrée est retenue par un carton et de fait, il entre, ravit de pouvoir jouer la surprise jusqu'au bout. Sebastian largue sa valise dans un coin avec sa veste et quelques autres affaires qui traînaient, partant à la recherche de son amant. Et il le trouve occupé dans la cuisine, une placard ouvert, observant l'intérieur pour une raison quelconque. Ni une ni deux, l'Américain se glisse derrière lui, venant enserrer sa taille de ses bras de façon possessive tout en déposant un baiser amoureux sur sa tempe.

- Tu m'as manqué, il fallait que je te vois tout de suite !

Etsuya était à l'appartement de Miya depuis hier soir. Et il n'avait pas l'intention de partir de sitôt. Son petit frère avait grand besoin de lui pour l'aider à emménager convenablement ! D'ailleurs, il n'avait aucun sens du style. Aussi Etsuya se proposait pour décorer l'appartement, tout en prenant compte des goûts de son frère, naturellement ! Il savait de toute façon que si Miya n'avait pas voulu de lui dans les parages, il le lui aurait déjà expliqué de façon plus que diplomate. Mais ce n'était pas le cas. Les deux frères avaient besoin l'un de l'autre présentement et Etsuya n'avait pas l'intention d'abandonner l'homme de sa vie ! Ils avaient visités des appartements ensemble, même si Etsuya n'avait pas trop donné son avis, histoire que son frère choisisse seul de l'endroit où il voulait vivre. Et finalement le voilà, la tête dans les cartons, le coeur en fête. Son petit frère revenait pour de bon vers lui ! Il aurait été fou d'être triste, bon sang ! Ce matin là, Etsuya avait été drôlement matinal, contrairement à ses habitudes. Il avait déjeuné en compagnie de Miya, ravit.

Ensuite, Miya était partit pour faire quelques courses essentielles qui lui prendraient une bonne partie de la journée et Etsuya s'était préparé rapidement. Enfin... rapidement, pour Etsuya, c'était une petite heure dans la salle de bain pour se laver, se maquiller et se coiffer et une petite demi-heure dans la chambre pour s'habiller. Et dès qu'il avait été fin prêt, maquillage soigné, cheveux bien placés, vêtements néanmoins confortables et peu de bijoux, il avait commencé à travailler ! Et à présent, il était dans la cuisine, observant les placards qui semblaient avoir besoin d'un bon coup de chiffon. Néanmoins, lorsqu'il avait tenté de les lavé, il avait durement réalisé que sa petite taille ne lui permettait pas de le faire... et que les chaises manquaient attrocément dans cet appartement ! Vivement que Miya revienne... Il en était à se demander s'il serait sage de grimper sur le comptoir lorsque soudainement, deux bras puissants l'attrapent par-derrière ! Un baiser est posé sur sa tempe et Etsuya... hurle. Il se débat, le coeur battant à la folie.

Des mots anglais lui parviennent, mais il ne les comprend pas à cause du choc. Et lorsqu'il réussi finalement à s'extirper de la prise que l'homme a sur lui pour se tourner vers lui il... Ouch... Une petite grimace glisse sur ses traits. Etsuya fait rapidement le lien entre ce beau - Quoi ? MAGNIFIQUE ! - homme et le mari de Miya... Ouch, ouch, ouch... Il cligne un moment des yeux avant de finalement ouvrir la bouche, parlant japonais, plus par réflexe qu'autre chose.

- Eh bien ça alors... Si je m'étais attendu... mais...

Il fronce les sourcils. Chassez le naturel et il revient au galop...Ses petits poings se ferment et se posent sur ses hanches alors qu'il explose !

- Mais ça va pas ?! Miya aurait pu mourir de peur ! Tu parles d'une connerie quoi ! T'es pas chez toi ! On frappe avant d'entrer et...

Son regard tombe sur les chaussures de l'homme et là... oh là !!!

- LES CHAUSSURES !!! Les Américains ne savent pas vivre ou quoi ?!?!

Sebastian relâche vivement la silhouette de son mari lorsque ce dernier se met à... Hurler. Ok, il l'avait vraiment vraiment surprit au moins, c'est clair. L'Américain tente rapidement de le calmer, faisant quelques pas en arrière, lui signalant que ce n'était que lui... Mais Miya se retourne, visiblement complètement sous le choque. Il y a un temps de battement et il est des deux côtés. Depuis quand Miya se maquillait il ainsi ? ca arrivait mais c'était plus que rare... Même d'un point de vue vestimentaire, le confortable l'emportait toujours avec lui. C'était d'ailleurs une source de taquinerie importante puisqu'il le comparait ainsi à l'un de ses frères aînés, visiblement lui aussi dans le genre "confortable et pratique" plutôt qu'autre chose. Pas que ça le dérangeait d'ailleurs. Mais bref... Sebastian en était encore à faire le point lorsque sa petite tête nippone commence à lui crier dessus... En japonais... Ca aussi ça arrivait souvent, ce qui créait parfois un double problème de communication entre eux, mais là...

L regard de Sebastian tombe sur ses chaussures lorsque Miya continu de s'énerver et finalement, il demande, un peu grognon :

- Miya ?

parce qu'il commençait sérieusement à en douter. De fait, il prend même une seconde pour mieux observer son vis à vis. Et finalement il note d'autre différence. Bijoux, mimiques, coiffure... Avec un petit soupire désolé, comprenant ENFIN la méprise il tend une main, spontanément, pour se présenter.

- Je vois... Etsuya. Je te demande pardon, je t'ai prit pour Miya. Il y a un problème avec mes chaussures ? Je dois les enlever ? Elles sont propres tu sais... Tu parles anglais ?

Parce que si non, c'était l'angoisse. Mais genre vraiment...

Etsuya lance un petit regard outré à cet homme qu'il n'aimait déjà pas même s'il semblait... réellement être un gentil garçon, comme Miya le lui avait affirmé. Mais non ! Il ne pouvait pas se laisser séduire par ces grands yeux chocolats et ce profil de dieu grec... C'était le mec de son frère ! Et c'était un MAUVAIS mari, point à la barre ! Alors Etsuya prend un air digne, relevant fièrement la tête alors que l'autre recommence à parler... en anglais. Alors le jeune homme en fait de même. Il a un anglais parfait... l'accent mis à part... Avec presque dédain, il pointe les chaussures.

- À Rome, fais comme les Romains. Ici, ne pas enlever ses chaussures avant d'entrer chez quelqu'un, c'est très irrespectueux !

Il pousse un petit soupir, comme s'il tentait d'expliquer ce fait à un enfant capricieux. Et finalement, il se présente... ignorant la main qui lui est tendue.

- Etsuya. Tu es Sebastian, je suppose ?

Ouf, Etsuya parle anglais... Bon... Il a un accent traître lui aussi mais... Le temps d'une seconde, ça le fait sourire avec tendresse. Ca lui rappelait ses premiers avec Miya. Ce dernier avait fait bien des progrès depuis et son accent était devenu de "mignon" dans le genre enfantin à "mignon" dans le genre sexy. Nul doute que ce jumeaux là pourrait faire sensation en Amérique ! Comme il y est invité, Sebastian se penche pour délacer ses baskets puis les retirer, un peu penaud d'avoir si mal commencé avec ce frère pour lequel son mari vouait un véritable culte... Comme sa main semble battre l'air toute seule, il la ramène finalement à lui, se râclant légèrement la gorge. Il rigolait pas le Etsuya hein... Finalement il allait peut être pas s'entendre comme il voudrait avec celui là non plus... C'était tellement dommage !

- Yep... Sebastian. Je suis arrivée par l'avion de 16h20. Je voulais faire une surprise à Miya. Je suis vraiment... Désolé pour la méprise... De dos comme ça... Et ça faisait trois mois que je ne l'avais pas vu alors...

Alors il n'était qu'un homme quoi, Etsuya pouvait comprendre ça non ?

Etsuya a un petit air du genre "on ne me la fait pas à moi". Ouais.. ça faisait trois mois qu'il ne l'avait pas vu et quoi ? Il pensait qu'il pouvait faire l'amour à son frère comme ça, contre le comptoir de la cuisine ?! Oh... lui n'avait rien contre. Mais Miya méritait mieux ! Finalement, Etsuya contourne l'Américain pour l'inviter à le suivre au salon. Ce mec ne pouvait pas être "complètement" con. Il verrait bien les multiples différences entre eux, à commencer par la démarche. La sienne était plus aérienne, plus raffinée. On n'était pas un célèbre designer et styliste sans connaître le métier de mannequin. Il ne l'avait jamais été à cause de sa petite taille, mais il devait parfois former lui-même ses mannequins...

- Viens t'assoir. Miya devrait arriver dans une heure ou deux tout au plus. Tu parles d'une surprise... Pour quelqu'un qui aime contrôler à la perfection sa vie, Miya risque de trouver ça pas très drôle sur le coup...

Puis, après un petit moment de silence, il demande :

- Tu as fais bon vol ?

Ouais... bien élevé tout de même. Ok, il aurait dût vouvoyer Sebastian, mais de ça, il était incapable...

Sebastian suit Etsuya sans protester, quelque part déjà soulagé de pas se faire mettre dehors vu l'humeur... Il emmène ses baskets avec lui, ne sachant pas trop quoi en fait poure le coup et une fois au salon, visiblement encore très nu, il s'installe dans un canapé pour le moins confortable. Plus il observait son vis à vis, plus il se rendait compte des différences qui faisaient les deux jumeaux. Et c'était à la fois amusant et très perturbant à voir. Ca l'était d'autant qu'il ne pouvait pas, malgré lui, s'empêcher d'observer le jeune homme avec désir... Il lui ressemblait tellement malgrés tout ! Et ça faisait trois mois !! Il y tenait à cette excuse toute valable !!

- Sur le coup je pensais lui faire plaisir... Au moins le temps d'une heure ou deux...

Parce que oui, il était pas con, il savait très bien qu'une fois l'uephorie retombé, ça ne lui ferait plus autant plaisir...

- Mais vrai qu'à présent, je commence à douter... Tu es vraiment très fâché...?

Etsuya ne s'assoit pas sur le champ. Il observe plutôt son vis-à-vis, songeur. Et lorsque celui-ci reprend la parole, Etsuya se rend compte que c'est vrai que Miya ne semble pas être le seul à souffrir de cette relation qui ne semble mener à rien... Il laisse couler un moment et à la question qui lui est posée, le jeune designer opine brièvement, on ne peut plus sérieux.

- Je suis très fâché parce que tu blesses mon frère. Et personne n'a le droit de faire ça.

Les yeux d'Etsuya brillent un moment d'une petite lueur haineuse qui disparaît néanmoins rapidement.

- Et aucun lien ne sera jamais plus fort que celui entre lui et moi. Ta bague, elle ne vaut rien.

Vivement, il quitte la pièce, retournant à la cuisine en poussant un juron en japonais. Ça le mettait hors de lui de voir cet homme ici, là, maintenant ! Sans en avoir été avertit !! Pendant un moment, il semble que Etsuya déménage carrément... Il fait un boucan du tonnerre. Et lorsqu'il a finalement terminé, c'est pour revenir au salon avec deux Asahi trouvées dans le fond d'une glacière. Il en tend une à l'homme.

- Pourquoi est-ce que vous continuez ?

Sebastian ouvre la bouche, trop surprit pour avoir néanmoins quelques choses à ajouter. Il se contente d'envoyer un petit regard à la fois vexé et blessé à Etsuya. Il n'avait pas le droit de lui faire cette remarque. Il ne cherchait pas à blesser Miya, que se soit physique ou moralement. Tout comme il savait, une fois la colère passée, que ce n'était pas ce que cherchait Miya non plus. Leur relation en montagne russe était un mystère même pour eux. "Surtout" pour eux en fait. Etsya disparaît du salon et pendant un instant, Sebastian s'imagine qu'il reprend ses activités de déménagement. Il devrait peut être l'aidé mais il est encore un peu vexé par la précédente remarque alors... Et quand finalement, le jeune homme revient avec deux bières, lui en tendant une, il s'en sépare, pas souriant mais un petit "merci" aux lèvres quand même. Puis une nouvelle question, toujours aussi cash... Ca au moins, c'était de famille... Miya ne lisait pas entre les lignes et Etsuya n'écrivait pas entre elles...

- Je te demande pardon Etsuya, et je sais bien que c'est ton frère, mais nous ne nous connaissons même pas... Je ne me sent pas de parler de cette façon de ma vie privée avec "mon mari", ne t'en déplaise avec la valeur de mon alliance...

Puis après avoir décapsulé et prit une gorgée de bière, qui faisait le plus grand bien après cette traversée, il poursuit :

- Je n'ai pas de mauvais à priori à ton sujet. Je sais par contre que Miya ne te cache rien et qu'il pouvait passer la moitié de sa nuit sur msn ou au téléphone avec ti à parler de chose que je n'ai jamais pu comprendre car je dois admettre que je ne parle pas japonais. Et je comprend que tu sois un peu réticent à mon sujet. Néanmoins, quoi que tu imagines, j'aime vraiment Miya...

"Un peu réticent" ? Non mais ce mec débloquait carrément... Il n'était pas "un peu" réticent, mais énormément ! Etsuya gronde. Il vient s'installer à genoux devant la petite table du salon. Appuyant fermement un des bords du bouchon de la bière contre la table, il donne un coup sec de son autre main sur la bouteille .. .qui se décapsule instantanément. Eh... on a tous un job d'étudiant une fois dans sa vie. Lui avait été bartender dans un petit bar. Après avoir pris une bonne gorgée, histoire de faire passer le goût amer de la visite de Sebastian, Etsuya l'avertit :

- Je crois tout de même que tu n'as pas idée du lien qui nous uni, Miya et moi. Je n'ai jamais été dans les parages... jusqu'à maintenant.

Il offre un petit sourire un brin provocateur à Sebastian avant de se relever pour venir s'installer dans le canapé. Il croise les jambes, son regard balayant la haute silhouette près de lui.

- Miya, c'est l'homme de ma vie. Ma moitié. Tu ne peux pas le blesser sans me blesser... Mais tu le découvriras bien assez tôt. La bière est bonne ?

Il savait très bien que les Européens riaient souvent des bières japonaises... et le sujet semblait avoir besoin d'être changé.

Sebastian reste une seconde silencieux, ne répondant pas immédiatement à cette provocation évidente de la part du japonais. Etrangement, d'ailleurs, il ne se sentait pas sur le point de partir au quart de tour comme avec Miya... Et d'un certain côté, c'était particulièrement frustrant à constater. Peut être était il juste plus fatigué qu'il ne l'avait imaginé de son vol en avion... Quand à Etsuya, il n'avait pas du tout le même comportement que son amant. Miya était difficile à approcher, grognon et taciturne quand on le connaissait peu... mais réellement adorable quand on savait s'y prendre. Etsuya semblait nettement plus à l'aise en société -normal vu son métier- mais savait visiblement cultiver sa langue de vipère. Il ignore un instant le sujet de la bière pour répondre avec calme mais une légère froideur :

- Non mais il y a des choses que je sais et que tu ignores peut être ? Le fait qu'il était mort d'inquiétude à chacune de tes nouvelles relations qui tombait à l'eau, qu'il n'y avait pas moyen de lui redonner chaud quand tu étais dans l'impossibilité de donner de tes nouvelles 24h, qu'il a pleuré comme une petit garçon le jour où il s'est rendu compte qu'il ne pouvait plus vivre loin de toi et qu'il devait retourner au Japon ? J'ai une vague idée de ce lien qui vous unis si, évidemment. Je n'ai pas fait qu'épouser Miya, je vis avec lui ! Je sais comme il tremble quand tu trembles et comme il se rend malade de savoir que tu l'es et je me doute que l'inverse se vaut figures toi.

Puis buvant une gorgée de bière, de mauvaise humeur, il constate simplement, à ce sujet :

- On fera avec.

Etsuya tremble. Tant et si bien que quelques bouttes de bière glissent sur ses mains. Il en observe une qui s'en donne à coeur joie sur ses ongles peints, glissant jusqu'au bout de celui-ci avant de s'écraser contre son jeans. Il détestait les hommes qui osaient lui parler sur ce ton... et que ce soit le stupide mari de son frère le mettait encore plus en rogne !

- Tu feras avec.

Le ton est sec et tranchant. Etsuya reprend une gorgée de bière, la laissant descendre avant de finalement se réintéresser au sujet précédent.

- Tant mieux si tu le sais... Car à la différence de toi, moi je vais rester.

Sebastian reste légèrement fermé un instant, comprenant bien qu'il avait contrarié le si précieux frère de son homme et se doutant déjà que la soirée entre Miya et lui pourrait s'en retrouver beaucoup plus longue et pénible que prévu...

- Je ne comprend pas ta réaction Etsuya. On dirait que tu veux que les choses aillent mal entre nous plutôt que d'essayer de faire plaisir à ton frère en essayant de nous entendre. Qu'est ce que ça te ferait si ton frère et une personne que tu aimes s détestait ? Tu n'aurais pas de la peine toi ?

Cette fois, les larmes montent aux yeux d'Etsuya. Il se lève brusquement, tremblant de rage. Sa réaction est violence, mais non pas intentionnellement. Il échappe sa bouteille de bière qui éclate en plusieurs morceaux sur le sol.

- FERME-LA !!!

Cette fois, c'est en Japonais que ça avait sortit, mais c'était évident, non ? ... Il voulait juste que ce pauvre con se la ferme ! L'anglais reprend rapidement le dessus alors que Etsuya tente tant bien que mal de se ressaisir.

- Tu ne me connais pas. Tu ne sais pas ce que je vis. Mon frère est là pour me raconter votre stupide lutte pour rester ensemble alors que vous vous tapez sur la gueule ! Mais il ne te raconte pas ce qui se passe dans MA vie privée ! Alors tu ne sais pas !

La réaction est beaucoup plus violente que celle à laquelle Sebastian s'était attendu. De toute évidence, ses remarques ont plu atteintes Etsuya qu'il ne l'avait supposé. Fallait pas croire qu'il s'en réjouissait, c'était pas le cas. De fait, finalement, il se lève, posant sa bière contre la table basse avant de se baisser au sol, récupérant le gros des morceaux de verre tout de suite pour éviter qu'on ne se blesse compte tenu qu'il était de coutume de marcher en chaussettes ici...

- Très bien, je ne sais pas. Ton frère te raconte notre stupide lutte. Il est triste de cette situation, je le suis aussi. Infiniment. Je ne suis pas un homm violent. En fait, je ne suis même pas un homme qui se fâche facilement même si je peux me faire distant. Et tu le sais bien je suppose : Miya non plus. je ne saurais pas te dire pourquoi on se détruit. Mais crois moi, nous nous en voulons l'un comme l'autre. On prend toujours de bonnes résolutions quand ça va bien et finalement...

Finalement ça nee marchait jamais. Et ils y croyaient encore, n'ayant pas envie d'admettre qu'ils s'étaient trompé quelque part et sachant bien qu'ils n'y avait que trop peu de chance pour qu'ils se séparent en bons termes.

- Je crois que tu ne sais pas tout au sujet de notre vie privée même si tu en sais beaucoup. Ne serait ce que parce que tu en as juste parlé avec Miya et même si je le sais capable d'objectivité et que je doute qu'il m'ait descendu en flamme, il n'en reste pas moins ton frère. Ton frère jumeaux qui plus est. Alors tu es plutôt pas mal partit prit. De fait, j'aimerais que toi aussi, tu te taise.

Voilà, c'était clair et ferme.

Une larme glisse sur la joue fardée d'Etsuya. Il l'essuie d'un geste de la main rageur alors que les paroles de Sebastian l'énervent... mais peut-être pas autant qu'il ne l'aurait cru, étrangement. S'il ne se départit pas de son air colérique, c'est parce qu'il ne peut pas céder le premier. Ce serait lui donner trop d'importance, à ce stupide Américain ! C'est néanmoins avec moins de colère et plus de douceur malgré ses paroles qu'il murmure lentement :

- Il n'est pas né l'homme qui me fera taire...

Et... ça le fait rire ! Il laisse échapper un petit rire vraisemblablement peu joyeux, mais tout de même amusé. Et finalement, il se laisse à nouveau tomber dans le canapé. La colère n'était pas retombée. Mais il ne pouvait pas continuer à crier sur cet homme. Ça n'avait aucun sens. Ce qui est con... et il le fait remarquer.

- C'est idiot. Je ne peux pas crier sur toi comme je le voudrais. Miya lui, le fait. Mais entre Miya et moi, c'est moi qui hurlent et qui gifle.

hurle

Sebastian se lève avec son verre, allant le porter dans un sac poubelle dans la cuisine et il revient avec de l'essui tout, en déposant généreusement sur le sol pour éponger. Il est un peu surprit d'entendre Etsuya se calmer si vite et même rire, bien que sans joie.

- Miya t'adore Etsuya et bêtement sans doute, j'avais fort hâte de te voir, je t'aimais déjà rien qu'à voir le bonheur que tu lui apportais. Je suis déçu que tu ne m'aime pas du tout. Mais comme tu as dit... Je ferais avec.

Puis après un petit soupire, il a un petit sourire, sans joie lui aussi.

- Crois moi, si c'est tout ce que tu peux donner en colère, tu serais surprit de voir Miya dans un de nos scènes de ménage.

Etsuya sourit doucement tout en hochant la tête de gauche à droite.

- Demande à Miya ce que je donne quand je suis en colère et on en reparlera...

Parce qu'il était un vrai volcan en éruption et on le bravait rarement quand il entrait dans une colère noire. Ce n'est pas parce qu'il ne pouvait pas crier à loisir sur cet homme aujourd'hui - probablement la fatigue - que ça y changeait quoi que ce soit ! Ce n'était que l'entrée... Il n'aurait pas le temps d'arriver au dessert avant de prendre ses grandes jambes à son cou pour retourner aux États-Unis !

- Mets-toi à ma place. Avec mon frère, vous ne semblez presque que vous crier dessus et même en venir aux coups... Et même si c'est partagé des deux côtés, surtout en te voyant, je ne peux que craindre pour Miya. Bon sang... On en case quatre des comme nous dans toi... sans vouloir dire que tu es gros, c'est loin d'être le cas de fait...

Il soupire, glissant une main aux longs ongles dans ses cheveux.

- Non... Je ne peux pas être objectif dans cette histoire .Et il serait peut-être temps que vous fassiez quelque chose. Soit modifier ce comportement... soit admettre une bonne fois pour toute que vous vous êtes trompé.

juste. Sebastian ne pouvait pas, en toute objectivité, en vouloir à Etsuya de se faire du soucis pour son frère au sujet des rares mais néanmoins présentes disputes violentes que Miya et lui avaient.

- Tu as raison, y a une nette différence de gabarit. Et rétrospectivement, je me fait peur moi même de ce que ça pourait donner. Je sais que j'ai déjà mal dosé ma force, tout comme Miya à déjà pu déraper au niveau de ce qu'il m'envoit par la figure. Et j'aurais jamais assez de toute une vie pour me faire passer l'impression que je suis un immense connard... Mais tout n'est pas mort entre Miya et moi, peut être... Je n'en sais rien. Je crois que ça peut changer quelque chose qu'il soit au milieu des siens et plus exhilé. J'aimerais vraiment... Vraiment...

A la mode nippone, Sebastian vient se mettre à genoux devant Etsuya, joignant ses main devant ss genoux au sol et se courbant juqu'à ce que son front les touche :

STOP XD

Etsuya se met à genoux à son tour, un petit air désolé sur le visage. Il glisse une main dans les cheveux de Sebastian pour le forcer à relever la tête. Et rapidement, il pose le bout de trois doigts sur les lèvres du caucasien pour l'empêcher brièvement de continuer. Il se devait de mettre une chose au clair avant tout...

- Sebastian... Il y aura toujours l'un de vous deux qui sera exilé.

C'était une dure réalité... mais c'était tout de même une réalité. Et ils ne pouvaient pas faire sans...

Sebastian relève la tête lorsqu'il y est invité pour observer le visage si familier et pourtant si différent qui est plus proche du sien. Ses doigts sur sa peau... Le parfum est différent, mais la présence au moins aussi réconfortante malgré tout.

- Je suis prêt à venir vivre ici si on pouvait être heureux comme ça. Et j'allais dire... Que j'aimerais vraiment que tu nous laisse une dernière chance que ça marche. On est tous les deux conscient d'arriver à nos limites. Si tu ne peux pas me faire confiance, fais confiance à Miya...

Etsuya pousse un petit soupir, hochant lentement la tête de gauche à droite.

- Faire confiance à Miya pour un quelconque aspect de sa vie sociale, c'est un peu comme faire confiance à un aveugle pour conduire un taxi... Sebastian... tu sembles déjà être à bout de patience. Tu l'étais alors que tu étais dans ton pays. Pourquoi est-ce que ça changerait ici ? Pourquoi continuer à vous blesser de cette façon ? Par orgueil ? Alors il est bien mal placé...

Nouveau soupir. Le jeune homme caresse doucement les cheveux de l'Américain, réellement désolé cette fois. Et toute violence a disparu de son comportement pour laisser place à de la douceur.

- Mais je ne peux pas vous y forcer... Je n'ai... aucune chance à vous donner, mais vous n'en avez pas besoin pour continuer. Par contre, si tu déchires mon frère sous mes yeux, je peux te promette que tu le regretteras amèrement.

Sebastian récupère la main dans ses cheveux pour la conserver entre les deux siennes, plus grandes, avant de venir la poser sur son coeur, affirmant avec conviction alors qu'Etsuya peut sans doute le sentir battre fort dans sa poitrine :

- Il n'y a pas qu'une question d'orgueil. Il y a de l'amour, du désir aussi. Rien qu'à te voir là, à la retrouver un peu, j'ai le coeur et le corps en émois et c'est bien difficile de ne pas pouvoir te toucher parce que tu n'es pas lui. Bien sûr vous êtes très différent mais une partie de vous reste terriblement sembable.

Etsuya fronce les sourcils. Il retire rapidement sa main de celles de Sebastian, se remettant sur pieds pour faire quelques pas vers l'arrière, surpris.

- C'est bien la première fois qu'on m'avoue ressentir du désir pour l'un des frères alors que c'est de l'autre dont on est amoureux... C'est bizarre...

Il semble un moment confus... et finalement, il tourne les talons, se dirigeant dans la cuisine. Il est toujours confus, mais préfère de loin éviter le sujet...

- Note que tu tombes à pic... je suis trop petit pour laver les armoires.

Ce n'était pas... Exactement ce qu'il voulait dire même si ça n'en était pas très loin... mais soit. Sebastian se lève donc, se rendant à la cuisine à son tour sans oublier les essuis tout détrempé pour les mettre à la poubelle. Il observe un instant Etsuya qui est posé près du même placard que lorsqu'il était arrivé, prêt à tenter de s'expliquer quand une petite exclamation surprise se fait entendre derrière lui. Sebastian se retourne, un peu troublé d'être tout à coup dans une situation un peu difficile avec Etsuya ET Miya. Mais Miya aussi semble mal à l'aise... Disons un point partout... Sebastian finit néanmoins par rejoindre son mari qui ne bouge pas, visiblement abasourdit alors que ce dernier bredouille quelque chose sens sens en nippon anglais avant de se détendre un peu. Bien... Ce séjour au Japon promettait d'être long. Vraiment très très long.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

5. À corriger

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Cassis :: GazettE au Lycée :: 10 ans plus tard...-