Cassis

 
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 39. À corriger

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Kurika
Shut up and Calm down...


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MessageSujet: 39. À corriger   Jeu 23 Déc - 22:29

   
Junya était assis sur le futon de Mao. Oui oui, celui de Mao alors que pourtant, le siens était juste à côté ! Mais il profitait présentement de l'odeur de son amoureux qui était ancrée dans le tissu de l'oreiller de celui-ci. D'ailleurs, il la serrait tout contre lui tout en caressant doucement Suika qui était posée sur l'oreiller en question. La petite furette poussait quelques cris calmes tout en sentant son visage de sa petite truffe humide. Il rigolait tout en s'occupant de la jolie furette. Il était entré avant Mao, celui-ci restant à l'extérieur pour s'amuser avec Anzu. Lorsqu'il était entré, Jun avait croisé Makoto qui sortait. Son amoureux allait probablement discuter un peu avec son supérieur immédiat, chose qu'il n'avait décidément pas pu faire avant un bon moment. Mais Jun s'ennuyait déjà, lui ! Il venait de se laisser tomber sur le futon en soupirant, songeur. Un petit sourire glisse sur ses lèvres étroites visiblement faites pour ça ! Aussitôt qu'il sourit, son visage semble s'éclairer complètement ! Et pour en rajouter, Mao entre dans la pièce !
   
Suika saute sur son maître alors que Jun se redresse, posant son poids sur ses avant-bras. Il offre son plus beau sourire à son amoureux, penchant légèrement la tête sur le côté.
   
- Je me suis ennuyé ! Alors, tu as bien joué avec Anzu ?
   
À son nom, le chien bondit dans la pièce, visiblement tout joyeux. Junya laisse échapper un petit rire amusé, tendant le bras pour caresser le chien.
   
- Alors ? Makoto va mieux ?
   
Mao était en état de stress, ne sachant pas trop ce qu'il comptait faire. Son chien le talonnait et quand il ouvre la porte de sa chambre, c'est une Suika ravie qui vient grimper à son jean. Mao la récupère pour la caler avec son bras contre son ventre et l'animal lui mordille effectueusement les doigts. Quand il l'avait eu, le côté "affectueux" de cette pratique était particulièrement délicat... Suika ne se rendait pas compte, mais elle mordait fort, parfois à sang et il avait fallu longtemps avant qu'elle ne mesure la force de sa petite mâchoire et de ses dents acérées. Bref... Jun aussi semblait d'une excellente humeur et visiblement, Anzu y est très réceptif. De fait, pendant une seconde, Mao songe à ne pas aborder le sujet et à continuer comme ils faisaient jusque là... Sauf que... Ben... La voix de Makoto lui revient dans les oreilles, incidieuse... Et le coeur battant la chamade, Mao vient s'assoir sur son futon, aux côtés de Junya.
   
Il observe le si joli minois dont il était amoureux, pose une main contre sa joue et se penche finalement pour déposer un baiser incertain sur ses lèvres, frisonnant. Du bout de son nez, les yeux fermé, il caresse celui de son compagnon et d'une main, il repousse Anzu, ordonnant au chien d'aller se poser et d'être sage. Il se fait assez ferme pour que le chien ne soit pas tenté de pousser sa chance auprès de Jun, qui savait décidément drôlement bien y faire avec lui... Puis il dépose Suika sur le futon de Makoto pour avoir plus d'espace. La furette semble un peu choquée de ce manque d'attention, mais sentant probablement que quelque chose n'allait pas, elle ne discute pas et courre s cacher sous un morceau de couverture. Mao étire le bras, récupère la vanity qui lui servait de pharmacie et se passant la langue sur les lèvres, il vient à nouveau caresser la jou délicate de son compagnon.
   
- Jun... Il faut qu'on parle de quelque chose d'important tous les deux... Tu veux bien...?
   
Et mine de rien, une petite partie de lui espérait bêtement que Junya lui réponde que non... Qu'il n'en avait pas envie !
   
Junya fronce les sourcils alors qu'il aperçoit l'air qu'affiche Mao. Quelque chose n'allait visiblement pas... Et pendant un moment, Jun se demande si Makoto n'allait pas vraiment mal. Ça pouvait affecter Mao à ce point, non ? Il se love tout contre son amoureux lorsque celui-ci s'assoie près de lui dans le but visiblement avoué de n'accorder son attention qu'à lui. Il en était flatté même si les animaux avaient mine basse. Il dépose un baiser sur les lèvres de Mao avant de poser son regard sur ce que tient Mao. Confus, il en revient aux beaux traits de son amoureux.
   
- Oui, oui... Qu'est-ce qu'il y a, Mao ? Tu m'inquiète... Tout va bien ?
   
Il a un petit sourire coupable alors qu'il vient caresser une joue de son amoureux avec tendresse.
   
- Excuse-moi, je me tais.. vas-y, parle.
   
Bon, raté... Junya saute à deux pieds dans l'approbation... Il s'y attendait un peu en même temps. Mao n'a même pas commencé à parlé que ses yeux s'embuent déjà, mais déglutissant, il renvoit la boule qui s'était formée dans sa gorge au fond de son estomac, un peu nauséeux. D'une main légèrement tremblante, il défait l'attache de la vanity pour l'ouvrir, dévoilant le contenu à son compagnon. Des plaquettes de cachet en tout genre, des ordonnances et de vieux avis médicaux... En cherchant bien, au fond de ses affaires dans le placard, on pouvait même trouver des scanners qui dataient de l'époque où il était toujours avec sa famille. Saisissant une plaquette au hasard, Mao l'observe une seconde avant de la montrer à Junya.
   
- Ca c'est un médicament de la demi douzaine d'autre que je prend quand je vais "bien". Et dans mes poches, j'en ai quelques autres, pour quand ça "ne va pas bien", Jun...
   
Mao se passe la langue sur les lèvres, ayant l'impression d'avoir la bouche terriblement sèche tout à coup. D'habitude, il ne tournait pas tant autours du pot... Mais là, ce n'était définitivement pas pareil... D'une petite voix, osant à peine regarder Jun mais s'obligeant à le faire pour lire les réactions sur le beau visage, il ajoute :
   
- Je suis malade Junya...
   
Junya observe sans comprendre tout d'abord alors qu'il ouvre son petit sac pour lui montrer... des médicaments ? Le jeune homme fronce les sourcils, tendant une main tremblante pour saisir une plaquette de médicaments, comme si ça allait l'aider à mieux comprendre. Il... prenait combien de médicaments ? Pourquoi ? soudainement, la réponse tombe. Enfin... en partie. Mais il aurait préféré que Mao lui avoue que c'était là les médicaments de Suika ou d'Anzu... Oui, c'était stupide, mais on se raccroche à tous les espoirs qu'on peut ! Le coeur battant, le regard vide, le teint livide, Jun murmure lentement, d'une voix effacée :
   
- C'est... pour te guérir, les médicaments, hein ?
   
Mais au fond de lui, voyant la détresse de Mao, il se doutait bien de la réponse...
   
Mao a un petit sanglot dans un rire en voyant Junya demander avec toute l'innocence qui le caractérisait, si comme il le pensait, les médicaments ça servait bien à guérir. Le dealer hoche la tête de gauche à droite brièvement avant de lâcher la plaquette, prenant le visage de son copain en coupe entre ses mains avant de déposer un petit baiser tremblant sur ses lèvres, admettant :
   
- Non, pas toujours. Parfois c'est juste pour soulager...
   
Il avale douloureusement sa salive, sachant qu'il était temps de se faire plus clair et de ne pas laisser Jun mariner dans son jus comme ça.
   
- Je vais mourir Jun. J'y peux rien, et tu n'y peux rien non plus. C'est juste... Comme ça. Le médecin à dit un an environs encore, si j'ai de la chance. Ce qui signifie au mieux, 6 à 10 mois en ayant toutes mes facultés physiques et mentales. Je sais que j'aurais dût te le dire avant mais... J'avais tellement peur que... Plein de choses... Que tu ne m'aimes plus, que tu sois triste et que tu ne souris plus surtout... Je pensais bien faire...
   
Junya a le coeur battant. Il a l'impression qu'il va s'évanouir... de fait, il se retient fermement aux épaules de son copain, fermant brièvement les yeux. Mais très peu de temps... il les rouvre aussitôt pour observer longuement Mao. Ils n'avaient que.. quelques mois ? C'était si peu ! Ses grands yeux s'emplissent de larmes alors que la dure réalité le frappe soudainement. Un sanglot glisse d'entre ses lèvres alors que pitoyable, il murmure :
   
- Mais je t'aime, moi...
   
Le jeune homme glisse une main devant ses lèvres. Il vient s'appuyer tout contre Mao pour que celui-ci le prenne dans ses bras, un sanglot le secouant à nouveau.
   
- Ils se trompent... tu peux pas partir, Mao. C'est pas possible...
   
Mao serre aussi fort qu'il peut Jun dans ses bras, lui assurant ainsi tacitement qu'il l'aime aussi, de tout son coeur, ce qui était plus vrai que jamais. Et au sanglot de son compagnon, il sent son coeur chavirer. Voilà exactement ce qu'il avait voulu éviter de voir, égoïstement. Jun avait autant le droit de pleurer qu'il en avait envie s'il était triste. Et c'était normal qu'il le soit compte tenu des circonstances ! Mao berce légèrement, levant une main pour la plonger dans les cheveux sombres sur la nuque, caressant, massant, consolant autant qu'il lui était possible dans la situation présente.
   
- Et je t'aime plus que j'ai jamais aimé personne, vraiment, tu es mon petit rayon de soleil. Mais ils ne se trompent pas. J'aimerais, je te jure que j'aimerais vraiment. Mais non. J'ai ce... Truc dans la tête qui compte à rebours et qui menace de sauter à tout instant. Et si tu veux te protéger de ça, de moi et t'en aller, je comprendrais d'accord ? Alors vas y, n'hésite pas à le dire, je suis prêt !
   
Même si ça lui briserait le coeur, fatalement hein...
   
Junya a une petite exclamation si pas puissante, du moins bien marquée alors qu'il serre fortement le jeune homme contre lui, presque paniqué. Il hoche vivement la tête de gauche à droite, déposant une multitude de petits baisers dans le cou de Mao qu'il avait lui-même baigné de larmes.
   
- Je t'aime à la folie, Mao. Tu ne peux pas te débarrasser de moi comme ça ! Je resterai. Je veux dire.. Aussi longtemps que je t'aurai avec moi, je serai là... C'est promis, Mao. Promis...
   
C'est un vrai soulagement, faut pas se leurrer... Dans son coin, Anzu a un gémissement triste et Suika gémit également une minute en réponse, sous sa couette. Tout le monde était triste présentement, et c'était de sa faute c'est ça ? Mao tente de ne pas y songer, continuant de caresser avec tendresse les cheveux de Jun, venant déposer un baiser contre sa tempe, puis sous l'oeil, l'obligeant à relever la tête pour atteindre ses lèvres et les baisers avec douceur mais passion pour lui prouver à quel point il pouvait l'aimer. Il précise néanmoins, dans un petit temps de silence, glissant son pouce sous un oeil pour déloger quelques larmes prisent dans les longs cils.
   
- Il n'y a que Ryo, Natsuki, Makoto, Kenji et toi qui le sachiez. Je ne veux pas que les autres le sache. Et je ne veux pas qu'on me prenne en pitié Jun, qu'on me materne, surtout pas toi... Tu es mon copain, l'homme que j'aime... Pas mon garde malade... Ok ?
   
Junya déglutit avec difficulté. Et malgré tout le mal qu'il a à le faire, il opine brièvement. Ok... alors il ne devait pas materner son amoureux... et ne pas en parler. Ce serait difficile. Pas pour ce qui était de se taire : ça il saurait maîtriser. Mais ne pas s'occuper de Mao serait terrible... Il serre le jeune homme dans ses bras, posant un baiser sur ses lèvres avec douceur, en ayant besoin plus que jamais alors que ses épaules tremblent toujours même si ses sanglots se sont calmés. Il se sent... brisé.
   
- M'occuper des gens, c'est comme ça que je suis... alors je vais le faire, mais je l'aurais fait même sans savoir... Tu le sais, Mao ! Je... je promet de pas en faire "plus", ni "trop". C'est promis...
   
Il en avait promis des choses dans les dernières minutes... mais il ne comptait pas non plus les briser. Jun dépose un baiser sur les lèvres de Mao, à nouveau. Et tout en le faisant, il murmure doucement :
   
- Je t'aime... Je... J'ai des questions. Tu vas y répondre ? Juste... pas là. Là, j'ai besoin de... pas y penser.
   
Mao opine, sachant qu'il ne pouvait ni de devait y couper. Il venait d'en apprendre beaucoup à Jun et de lui en imposer encore plus... Alors il s devait au moins de satisfaire sa curiosité quand Junya se sentirait capable d'avoir cette conversation.
   
- Oui. Plus tard... Et tu auras un peu de temps pour réfléchir aux questions que tu veux poser... Je préfère qu'on règle tout ça... En une seule fois... Je ne veux pas dire que c'est un sujet tabou Jun... Mais on a vraiment pas le temps de s'arrêter dessus, d'autant que ça n'y changerait rien. Et je préfère mille fois te voir souriant que pleurant...

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