Cassis

 
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 1. À corriger

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Kurika
Shut up and Calm down...


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MessageSujet: 1. À corriger   Mer 22 Déc - 23:08

   
Aoi était posté près de la mer, coupe de champagne à la main, regard perdu sur l'horizon qu'il dissernait à peine avec cette obscurité qui l'enveloppait presque complètement. Dans son dos, le bruit de la fête organisée par son designer et meilleur ami, Etsuya, battait son plein. Mais il avait eu besoin de prendre un peu de recul, cette fois, seulement pour venir admirer la beauté de la mer qui était si calme ce soir. Aoi s'était fait sage, ce soir. En fait, il se faisait sage depuis un an ou deux, déjà. Toujours aussi emporté, il avait néanmoins baissé sa consommation d'alcool et ce qui était autrefois une énergie intarissable et exaspérante était devenue de l'ambition et de la grâce. Fort heureusement pour les membres de son groupe qui devaient l'endurer plus souvent qu'à leur tour... Aoi ne disait néanmoins jamais "non" à une fête. Certaines choses ne changent pas.Mais à toujours être entouré comme il l'était, il avait parfois besoin d'une petite pause. Et présentement, il se l'offrait.
   
Il venait tout juste de fêter ses trente ans. D'ailleurs, cette fête, c'était un peu pour lui, même si ça faisait au moins trois mois qu'elle était passée. Il avait été en tournée et donc, il avait été impossible pour Etsuya de lui organiser quoi que ce soit. Mais maintenant qu'ils pouvaient se retrouver un peu ,son meilleur ami n'avait pas hésité. D'ailleurs, il avait habillé Aoi exprès pour cette soirée. L'homme portait un pantalon en soie d'un gris bleuté qui caressait les courbes de ses fesses et encadraient bien ses hanches tout en étant très évasé sur les jambes, à partir des cuisses. Son haut était complexe, une chemise d'une coupe spéciale et d'un tissu si confortable qu'Aoi n'aurait jamais cru ne plus vouloir s'en séparer. Il s'était séparé de ses sandales et était à présent pieds nus dans le sable encore tiède. Perdu dans ses pensées, il entend à peine les pas se dirigeant vers lui. L'homme se râcle la gorge et un petit sourire glisse sur les lèvres charnues du guitariste.
   
- Eh... Excuse-moi d'avoir déserté, Tsu. J'y retourne bientôt...
   
Il tend une main pour prendre celle de son ami dans la sienne. Ses ongles mi-longs glissent sur l'épiderme sans l'endommager et entrent en contact avec... avec... rien... Aoi fronce les sourcils, tournant la tête pour observer la main. Cette main aurait dût être sertie d'une grosse bague que Etsuya ne quittait plus depuis quelques années, mais... L'homme relève la tête. Il aperçoie le visage de son ami... mais loin d'être camouflé derrière un maquillage savamment appliqué, il rencontre une peau à nue, des yeux qui semblent plus bridés, des cheveux en pagaille... Son coeur manque un battement. Bon sang... Vivement, le guitariste relâche la main, les lèvres entrouvertes. C'était...
   
- Miya...?
   
aperçoit oO
   
Miya était rentré au Japon depuis combien de temps maintenant...? Deux mois...? Il avait passé rien de moins que ces 4 dernières années en Amérique. Ca faisait long, même quand on revenait souvent pour voir la famille. Mais au moins il avait réussi ce qu'il avait entreprit... Il était largement diplômé et exercait dans le milieu qu'il voulait. Dès qu'il l'avait pu cependant, il avait demandé une affectation dans un centre aéro-spatiale nippon. Ouais, Miya était attaché à ses racines même s'il avait la tête dans les étoiles. Et comme il semblait éprouver quelques difficultés à se réinserrer dans la vie sociale telle qu'elle se présentait au Japon -lui qui avait déjà du mal tout court- il s'était laissé convaincre, il ne savait trop comment, par Etsuya, d'aller à une soirée organisée, quoi qu'un peu en retard, pour l'anniversaire d'Aoi". Oui, le gamin exaspérant et qui s'ambitionnait autours de la mode avait réussi ses projets lui aussi, quoi que pas vraiment dans la mode.
   
Il était au moins un musicien de talent reconnu, même pour lui qui n'était pas mélomane pour deux sous et qui ne comprenait pas toujours que la musique puisse si bien payer... Un peu comme le sport... Bref. Il n'avait pas voulu venir au début, sérieusement... Mais Ayano s'en était mêlé. Parce que oui, lui aussi était là. Reita les avait invité, Takuya et lui. Ca allait les changer... Miya avait l'impression que son aîné ne leur avait parlé, à Etsuya et lui, que de cette adoption qu'ils avaient dans le colimateur. Et d'après Etsuya, il ne parlait que de ça depuis quelques mois déjà... Il n'avait pas changé. Son jumeaux non plus n'avait pas changé, mais là, cette réflexion était peut être guidée par le fait qu'ils ne s'étaient jamais tout à fait quitter... msn, webcam, lettre, téléphone... Il ne s'était pas passé un seul jour sans qu'ils se contacte. C'était comme ça...
   
Et maintenant, il était plus que temps, malgré tout, de se montrer poli et d'aller saluer et souhaiter son anniversaire à son hôte non ? Et comme justement il l'avait apperçu s'isolant au dehors, c'est là qu'il va, une coup de cidre doux à la main. Il n'aimait pas le champagne, chacun son truc. Pas que Yû fut jamais une chenille, mais aujourd'hui, il s'était fait papillon en tout cas. Plus masculin quoi que pas dépourvu d'une grâce plus aérienne, des traits plus affirmé, une volonté d'être vu mais différente, moins vulgaire de son avis personnelle. Sa main es happée, puis relâchée, son identitée trompée et finalement retrouvée... Il hoche la tête, se défendant un peu, par habitude peut être avec ce garçon là. Enfin... Cet "homme" là pour maintenant.
   
- C'est Etsuya qui a insisté pour que je vienne. Je sui pas venu me disputer, je venais juste te saluer et te souhaiter un bon anniversaire quoi...
   
Un petit sourire peut-être un peu nostalgique glisse sur les lèvres pleines. Aoi se tourne complètement vers Miya qu'il étudit un petit moment en silence. Il n'avait pas vraiment changé, finalement... Ne portait pas non plus de lunettes, comme il le lui avait méchamment prédit de si nombreuses fois lorsqu'ils étaient encore tout jeunes. Mais il semblait toujours aussi mal à l'aise en public, même si ce public, ce n'était que lui. Et Yû en était un peu désolé pour lui... il avait peut-être pitié... Mais pas autant qu'on aurait pu le croire.
   
- Dix ans ont passés... je n'ai plus l'intention de me disputer avec toi aujourd'hui. Ce serait ridicule.
   
Il soupire avant de faire un ou deux pas vers l'homme pour mieux le voir. Il avait quoi ? 27 ans... Comme Etsuya, bien sûr. Qu'il était bête...
   
- Tu vas bien ? Tu as réussi à faire ce que tu voulais faire... chapeau. Crois-moi, il ne se passe pas une journée sans que Etsuya ne me parle de toi...
   
Miya a un petit sourire légèrement embêté, ne sachant pas trop quoi dire alors que Yû -ou devait il dire Aoi ? Il ne savait plus très bien- semblait toujours aussi à son aise. En fait, c'était idiot, mais d'aussi loin qu'il se souvienne, ils n'avaient jamais passé autant de temps sans s'insulter et essayer de se taper...
   
- Etsuya me parle beaucoup de toi aussi. Je suppose qu'on a au moins ça en commun.
   
Parce que bon, pour le reste hein...
   
- Et alors il faut t'appeler comment maintenant ?
   
Aoi prend une petite gorgée de champagne, son regard sombre toujours posé sur Miya. C'est drôle... il n'avait jamais trouvé étrange de trouver copie presque conforme de son meilleur ami en Miya. Sauf présentement. Probablement parce que le jeune homme était partit depuis si longtemps qu'il n'en avait pas l'habitude... À la question de Miya, il laisse échapper un petit rire. C'est idiot, mais il a toujours le coeur battant et ça l'énerve au plus haut point ! D'ailleurs, il glisse une main sur son torse, comme si ça parviendrait à le faire arrêter. Le stress... C'était chiant, il n'était jamais stressé avec les gens, habituellement...
   
- Comme tu le désires... Peu m'importe. Si tu es plus confortable avec "Yû", alors va pour "Yû"...
   
Il relève le regard. De fait, il croise celui d'Etsuya qui semble hésiter un moment sur le petit chemin qui mène à la plage... et qui finalement, fait demi-tour.
   
- Etsuya place toujours trop de foi en notre bonne volonté, visiblement...
   
Yû. Oui, Miya acquiesce, il préférait. Ca sonnait un peu trop faux pour lui que d'appeler quelqu'un par son pseudo. Du moins... Quelqu'un qu'il avait connait il y a longtemps sous un autre nom quoi. Pendant une seconde, Yû lui semble un peu destabilisé mais son attention est distraite par l réflexion du guitariste et il tourne la tête pour appercevoir son frère qui fait demi tour. Un petit sourire tendre se glisse sur ses lèvres et il en revient à Yû, buvant une gorgée de cidre.
   
- Ca ou alors finalement il nous aime qu'avant et il a décidé que c'était au meilleur de survivre.
   
Il hausse les épaules avant de constater :
   
- Au fond, je serais assez tenté de le croire vu le nombre de fois où nous nous sommes "inopinément" retrouver seul au même endroit au même moment... Je crois que c'est la première fois que ça arrive volontairement. Enfin... De "ma" volonté quoi...
   
Yû observe un long moment l'endroit où a disparu Etsuya. Et c'est toujours en observant le petit chemin qui ramenait vers la maison qu'il répond :
   
- J'espère que tu nages bien, dans ce cas, parce que c'est ma meilleure arme !
   
Petit sourire aux lèvres, il se tourne vers Miya pour lui faire un clin d'oeil avant d'en revenir à son champagne. Il lève une main pour replacer une mèche de ses longs cheveux derrière son oreille avant de faire remarquer :
   
- J'avoue que Etsuya a toujours poussé énormément... Je ne crois pas que ça ait réellement aidé, note bien. Et je n'ai jamais tout à fait compris pourquoi.
   
Miya revient étudier les bulles dans son cidre, tournant légèrement le verre pour faire grimper le liquide le long de chaque paroie du verre, tentant visiblement de trouver quelque chose pour se donner contenance... Le seul moment ou il savait parler sans éprouver de gène, c'était avec Etsuya ou quand il dirigeait une conférence. On était loin de ces deux situations là hein...?
   
- Vas savoir...
   
Pendant un instant, il ne dit rien, sachant pourtant qu'il devrait essayer de faire le dialogue, quelque chose... De fait, très maladroitement, il sort la première chose qui lui passe par la tête :
   
- Tu sais, je n'ai jamais vraiment pensé que tu allais finir par te prostituer hein...
   
Puis se rendant compte, bredouillant un peu il tente d'argumenter :
   
- Heu... Je veux dire... ben... Hé bien... Tu peux faire comme si je n'avais jamais dit ça tu penses ?
   
Aoi cligne des yeux quelques fois, comme s'il essayait de chasser un mauvais rêve qui, pourtant, continue de s'agiter devant ses yeux. De fait, il réalise qu'il n'a pas halluciné : Miya lui a bien affirmé qu'il n'avait jamais vraiment cru à ses paroles lorsqu'il avançait qu'il allait finir sur un trottoir. Eh bien ça alors... Aoi hésite un moment entre le rire et l'indignation. Finalement, il tranche entre les deux, soit un sourire un peu crispé...Finalement, il pousse un petit soupir en franchissant les quelques pas qui le séparent toujours de Miya pour venir glisser deux doigts sous son menton, le forçant à relever le regard.
   
- Regarde-moi quand tu parles, Miya-kun. Ne viens pas me dire que ce que tu as sous les yeux ne te plais pas, je ne te croirai pas.
   
Non... il n'avait pas non plus complètement changé...
   
- Eh bien alors, je te dirai que je ne croyais pas non plus que tu finirais vraiment tes jours célibataires, comme ça on est à égalité...
   
Un peu nerveusement, Miya vient chasser, sans trop de brusquerie, la main sur son visage. Il avale une longue gorgée de cidre avant de signaler :
   
- Ca va, quand le stress sera partit à l'idée qu'on se retrouve à se battre devant tous tes invités, je vais reprendre du poil de la bête je suppose.
   
Il a un petit sourire amusé néanmoins avant d'observer son verre... Vide. Miya en revient de fait à Yû, admettant :
   
- C'est vrai, j'apprécie ce que je vois. Plus qu'à l'époque sans vouloir te vexer néanmoins. Tu avais au moins raison sur ça, tu vas en t'améliorant, je te souhaite que ça dure.
   
Se battre devant tous les invités... Non ça allait. Yû avait plus de dignité que ça, à présent. Oh naturellement, il flanchait parfois... Il n'y avait qu'à voir ce clash qu'il avait eu avec de stupides groupies sur internet il y a quelques semaines seulement. Néanmoins, il n'avait pas l'intention de se battre avec le jumeau de son meilleur ami devant tous ces gens qui avaient été invités pour lui souhaiter un joyeux anniversaire, merci bien ! S'en suit un compliment... qui irrite peut-être un peu Aoi qui doit faire quelques efforts pour ne pas répondre brusquement.
   
- Bien sûr que ça va continuer, quelle question...
   
Il détourne le regard un moment, une lueur agacée passant dans son regard, mais s'éteignant néanmoins assez vite.
   
- Alors... tu as un copain ? Une maison ? Un chien ? J'en sais peu sur toi au final...
   
Ok bon... Visiblement, même en essayant de bien faire, il se vautrait. A se demander à quoi ça servait de faire des efforts... De fait, Miya ne dit rien un moment, sentant que malgré les années, il en faudrait peu pour que Yû et lui remettent le feu aux poudres. Ils ne devaient que ce ne soit pas déjà le cas qu'à la matûrité qu'ils avaient acquit chacun de leur côté n'est ce pas...?
   
Se battre devant tous les invités... Non ça allait. Yû avait plus de dignité que ça, à présent. Oh naturellement, il flanchait parfois... Il n'y avait qu'à voir ce clash qu'il avait eu avec de stupides groupies sur internet il y a quelques semaines seulement. Néanmoins, il n'avait pas l'intention de se battre avec le jumeau de son meilleur ami devant tous ces gens qui avaient été invités pour lui souhaiter un joyeux anniversaire, merci bien ! S'en suit un compliment... qui irrite peut-être un peu Aoi qui doit faire quelques efforts pour ne pas répondre brusquement.
   
- Bien sûr que ça va continuer, quelle question...
   
Il détourne le regard un moment, une lueur agacée passant dans son regard, mais s'éteignant néanmoins assez vite.

   
- Alors... j'ai su que tu t'étais marié... Félicitations...
   
À ces paroles se joint un regard blessé... C'était bien quelque chose qu'il ne pourrait avoir, lui, une vie...
   
Ok bon... Visiblement, même en essayant de bien faire, il se vautrait. A se demander à quoi ça servait de faire des efforts... De fait, Miya ne dit rien un moment, sentant que malgré les années, il en faudrait peu pour que Yû et lui remettent le feu aux poudres. Ils ne devaient que ce ne soit pas déjà le cas qu'à la matûrité qu'ils avaient acquit chacun de leur côté n'est ce pas...? Finalement le sujet dévie sur son mariage et Yû semble jalouser un peu sa situation. Miya hausse légèrement les épaules, confirmant.
   
- Merci. C'est bien une chose qui est possible en Amérique et pas ici. Mais Sebastian (pas inspiré dsl xD) ne m'a pas suivit au Japon. En fait, il se demande encore s'il va le faire, c'est un peu compliqué...
   
Miya se râcle légèrement la gorge, mal à l'aise de parler de sa vie de couple et de fait, il renvoit l'ascenseur :
   
- Et toi alors ? Quelqu'un dans ta vie...?
   
Sebastian, hein... Yû lui aurait bien tordu le cou, juste pour dire se détendre un peu, mais il se retient, naturellement... Poliment, il répond :
   
- Je suis désolé pour toi.
   
Comme si Sebastian était mort... ouais... Rien à ficher. D'ailleurs, il aurait bien changé de sujet, mais Miya continue sur sa lancée...
   
- Non. Je n'ai pas le temps pour ça.
   
Yû tourne la tête vers la mer, l'observant un long moment sans rien ajouter. Il avait eu des copains... certains sérieux, d'autres non. Il avait même cru rencontrer l'homme de sa vie. Mais aussitôt qu'il était retourné en tournée ce même prince charmant en avait profité pour coucher à gauche et à droite. Et si Etsuya ne le lui avait pas appris, ce connard lui aurait refilé le sida... Il avait du mal à faire confiance depuis cette histoire. Pouvait-on le lui reprocher, sincèrement ?
   
- Pourquoi est-ce que ... Sebastian.... ne veut pas venir au Japon ?
   
D'accord... le prénom était écorché. Mais c'était l'intention qui comptait.
   
Sujet délicat et sensible, c'est visible. "Pas le temps". Evidemment. Il connaissait le rythme de son frère hein... Alors il avait une bonne idée de celui de 'homme en face de lui. Lui même vivait une histoire un peu compliquée avec Sebastian, qui était faite de haut incroyablement vertigineux et de bas très bas. Ils s'aimaient tellement fort qu'ils étaient parfois destructeur l'un envers l'autre. A se demander si plutôt, ils ne se détestaient pas plus qu'ils s'aimaient. C'était la guerre des coups bas quand il était encore en Amérique. Tantôt ils se câjolaient et goûtait à une vie intime fusionnelle et excitante... Tantôt il s'enguelait et finissait parfois même par se taper dessus. Alors Sebastian avait dit qu'il ne venait pas au Japon. Que peut être, ne se voir que de temps en temps quand ils voyageraient leur ferait du bien, les aiderait à trouver de la stabilité... Vraiment ? Il soupire... Peu importe... Son regard se pose à nouveau sur Yû avec un petit regard désolé puisque le jeune homme semble plus ou moins mal vivre sa solitude.
   
- Disons que c'est à l'étude.
   
Pas besoin de faire profiter un homme qu'il n'avait pas vu depuis 10 ans de sa vie de couple sans doute. Puis désignant la plage il demande :
   
- Tu veux marcher ? L'air marin va me faire du bien, j'ai la tête qui tourne avec tout ce que j'ai pu boire. Ben, je n'ai pas bu des litres et je ne suis pas ivre s'entend... Et puis depuis deux mois que je suis là, j'ai à peine prit le temps d'aller sur la plage... Tu pourras me parler d'Etsuya, tu l'as beaucoup plus vu que moi ces dernières années.
   
Aoi n'attend pas nécessairement plus d'explications au sujet de la vie amoureuse de Miya. Peut-être que ça lui fait un peu plaisir de voir que ce n'est pas tout rose... et il s'en veut un peu pour avoir ce genre de pensée. Mais c'est plus fort que lui... et finalement, il en fait fi, se contentant d'avancer sur la plage, puisque Miya le lui propose si bien. Il relève légèrement ses pantalons qui traînent allègrement dans le sable un peu par réflexe, habitué aux vêtements fantaisistes que lui fait Etsuya.
   
- Je ne crois pas l'avoir vu beaucoup plus que toi... Du moins, si plus, pas énormément.
   
Il a un petit soupir, un peu embêté par cette constatation tout ce qu'il y a de plus vrai, pourtant. Il se penche un moment pour déposer sa coupe maintenant vide sur le sol, puis continue d'avancer vers la mer.
   
- Je suis certain que tu en sais plus que moi, mais soit... Je suppose que tu préfères encore que je te parle de ton frère plutôt que de moi.
   
Le ton est légèrement moqueur et pourtant, il est posé sur un fond de déception et de tristesse. N'était-il pas intéressant, lui ?
   
Miya pose son verre près de celui de Yû avant de retirer chaussures et chaussette pour suivre l'homme pieds nus dans le sable. C'était agréable tant le sable semblait encore tiède et doux ! Il rejoint Yû à bonne hauteur et est légèrement désarçonné par la dernière réfexion.
   
- Non... Non ce n'est pas ce que j'ai dit... Mais j'ai l'impression qu'à chaque fois que je m'intéresse à toi je t'irrite alors au lieu de faire comme quand on était gamin, j'esquive...
   
Sur un ton de reproche à peine voilé, mais pourtant pas brusque, Aoi affirme :
   
- Tu ne t'es jamais intéressé à moi quand on était gamins... Alors en quoi est-ce que ça pourrait être semblable ? Tout ce que je faisais ou j'étais, tu t'en fichais royalement...
   
Miya a un petit claquement de langue contre son palet avant de faire remarquer :
   
- Et toi tu me prenais pour un garçon inintéressant et ennuyeux parce que je prenais mes études au sérieux. Il me semble pas vraiment que tu puisses me faire de reproche là dessus...
   
Il grogne un peu, pour la forme, et finalement, un peu grognon il demande donc :
   
- Alors raconte, comment tu en es arrivé là...?
   
Aoi trouve Miya injuste dans ses "reproches", mais ne commente pas, se contentant de grogner. Qu'est-ce qu'ils avaient pour s'entendre comme chien et chat ?! C'était ridicule... et pourtant, il ne pouvait tout simplement pas s'en empêcher ! C'était plus fort que lui... et que Miya aussi, visiblement, car il ne se frustrait pas tout seul dans son coin, tout de même ! Néanmoins, on fait mine de s'intéresser à lui. La question est vague et Miya ne semble pas vraiment s'y intéresser, mais Yû voit là un moyen de se calmer un peu...
   
- Quand j'ai lâché Artia, ça a probablement été la révélation de ma vie... Bref, GazettE, c'était fait pour durer, c'est évident. Par contre, je dois avouer que c'est une chance inouïe que d'être arrivé là où nous sommes. Nous avons trimé dur et nous le faisons encore, vraiment. On a pas vraiment de congés, on est loin de chez nous... mais au moins, on aime ce qu'on fait... Je crois...
   
Il relève le regard vers Miya, l'observant un moment sans rien dire avant de finalement s'en détourner.
   
- Tu ne dois pas vraiment me prendre au sérieux, monsieur le scientifique...


Artia. Ok, l'ancien groupe de Yû donc. Miya devait bien reconnaître qu'il n'avait pas vraiment suivit la carrière du jeune homme... Et encore maintenant, il ne la suivait pas... Il savait ce qu'Etsuya lui avait dit et ce que la presse nippone trouvable en Amérique voulait bien lui apprendre, soit pas grand chose au final, d'autant que Miya lisait des presses plutôt spécialisée, et pas vraiment dans le domaine musicale. Yû termine en lui expliquant à quel point The GazettE pouvait trimer dur et à quel point le temps à allouer à leurs proches était limité et Miya hoche positivement la tête, traînant un peu des pieds dans le sable pour les en recouvrir.

- Je ne suis plus tout à fait l'adolescent qui pense qu'on ne fait rien de sa vie si c'est dans un domaine comme l'art -sous toutes ses formes- ou le sport. Disons que j'ai encore du mal à le concevoir... Mais ça va. C'est bien si c'est ton truc. On sait très bien qu'on est très différent là dessus. J'appréhende mal ce qui te plaît et la façon de faire ta vie... Et il me semble bien que tu me le retourne.

Il pousse un petit soupire avant de rebondir sur le sujet du groupe :

- Et le groupe ? Tout se passe bien ? J'ai vaguement suivit, j'ai su que GazettO avait eu d'abord Takuya au tout début à la batterie, quand ils étaient encore... J'ai oublié le nom...! Puis Ruki...? Qui est passé au chant... Puis... Comment s'appelle t-il déjà ?

Aoi opine brièvement aux paroles de Miya. Peut-être que finalement, il avait un peu changé... Mais rien qu'un peu, vraiment. Et les préjugés qu'il semblait encore nourir envers les professions de l'art frustraient Aoi. Mais il ne dit rien, prenant encore une fois sur lui. Cependant, à la suite, l'ambiance devient soudainement polaire... et c'est bien malgré Miya, cette fois ! C'était plutôt à cause de ce vieux fantôme qui n'était jamais vraiment partit...

- Yune...

Le ton était froid à son possible. Il se souvenait très bien de Yune. Son amoureux de l'époque... Sa pire erreur, probablement...

- C'est Kai maintenant. Et c'est probablement le meilleur batteur qu'on pourrait avoir. Il est fantastique.

Aoi envoie un regard qui veut tout dire à Miya. "Tu parles de Yune et je te tord le cou !".

Ok, message reçu : Yune, mauvais plan. De toute façon, soyons honnête : ça ne l'intéressait que moyennement de parler d'un type qu'il n'avait jamais connu et ne connaîtrait jamais. De fait il note l'information : c'est Kai maintenant.

- Amusant que le groupe soit resté presque celui qu'il était quand on était gamin. Hé bien... Toi tu avais prit une autre vois bien sûr... Mais Akira, Takanori et Atsuaki sont restés soudés. Et finalement tu es revenu, comme quoi...

Aoi hoche la tête de haut en bas. Lui ne trouvait pas ça bizarre... C'était seulement la normale des choses pour lui. Ils s'aimaient, dans ce groupe, bien qu'ils ne passent pas tout leur temps libre ensemble. Et c'était fait pour rester. C'était déjà un miracle qu'ils aient survécus à l'étrange rupture de Reita et Ruki... Mais ça c'était une autre histoire. Aoi pousse un petit soupir, s'arrêtant de marcher lorsque finalement, les vagues de la mer viennent lui lécher les pieds. L'eau est encore bonne et ça lui fait pousser un petit soupir de contentement.

- J'aimerais bien prendre un bain de minuit...

Il tourne la tête vers Miya, amusé.

- Ça t'est déjà arrivé, au moins ?

Un "heuuuu" un peu stupide franchit les lèvres de Miya qui, par acquit de conscience, fait un petit pas en arrière. Et pourtant, il ne réfute pas. Même qu'au contraire, il confirme qu'il l'a déjà fait !

- C'est arrivé.

Bon, une fois, mais ça comptait quand même non ?

- Mais et tes invités ?

Aoi a un petit rire amusé. Il se tourne un moment vers la maison qui vibre toujours sous la musique et les rires.

- Tu devrais assez connaître ton frère pour savoir que ce sont ses invités. Moi, je suis le prétexte ! Oh, ça lui fait plaisir de souligner mon anniversaire, c'est sûr. Mais visiblemnet, il se plait aussi énormément à célébrer tout et rien !

Il fait un petit clin d'oeil à Miya avant de saisir une de ses mains pour l'attirer un peu plus près de lui.

- Et puis, c'est calme ici... On s'en fiche des autres. Tu devrais arrêter de penser, parfois.

Miya obsrve une seconde la main chaude qui tien à présent la sienne avant de relever les yeux sur Yû. Il l'interroge une seconde du regard et finalement, il se laisse tomber dans le sable. Tant pis pour son costume... Les bras tendus en arrière pour soutenir son poids, il étend ses jambes devant lui et lève la tête vers son "hôte".

- Ca ne marche pas comme ça. On ne peut pas dire "débranche" et hop, miracle. Tu t'imagines si je te disais "mais aller, lis moi cette théorie quantique et explique moi ce que tu as comprit !". C'est pas un truc qui s'improvise. J'ai pas très envie d'aller dans l'eau. Y a des trucs qui changent pas, comme le fait que "je ne sais pas m'amuser". Du moins, pas comme toi tu sembles toujours aimer t'amuser. Ou Etsuya...

Aoi fronce les sourcils alors que le jeune homme tombe dans le sable, commençant à lui expliquer un truc... qu'il est tout à fait incapable de comprendre, vraiment. Le guitariste soupire, se laissant à son tour tomber tout près de Miya dans un bruit de tissus.

- Je suis incapable de comprendre comment tu peux faire pour ne pas être capable de ...débrancher. Ça doit être tellement pénible. Ton esprit doit être à saturation...

Miya hoche négativement la tête.

- Non. Toi tu crois que je suis toujours en train de réfléchir à des trucs compliqués. En réalité, comprendre mon métier et tout, ça me demande vraiment de la concentration. Je suis pas Ayano.

Il crispe un peu. Ca le mettait toujours un peu dans un état de frustration d'admettre les talents de son aîné alors que ce dernier vivait justement maintenant d'art... Mais bon... Il poursuit, esquivant le sujet pour lever un doigt vers le ciel :

- Avoue que mon métier à un cadre plaisant au moins non ?

Aoi s'étend complètement dans le sable, la tête près de celle de Miya. Il observe le ciel un moment, sans rien dire. Et finalement, il admet :

- Moi je suis bien content que tu ne sois pas comme Ayano... Pas que j'aime pas ton frère, il est cool. Mais... Son esprit avec ton caractère... Je pense qu'il y aurait déjà eu un meurtre entre nous deux. J'sais pas lequel... mais le clash aurait été terrible...

Miya rigole -ben oui, ça lui arrivait hein !- avant de hocher la tête de façon positive :

- Pour une fois que nous sommes d'accord !

Il s'installe sur le sable à son tour en position allongée, observant les étoiles qu'ils peuvent relativement bien voir grâce au temps dégagé et à une pollution lumineuse plutôt limité.

- Tu as acheté une maison en bord de mer et moi, je me suis acheté un petit chalet de montagne, justement pour les observer, dans un coin pas mal reculé en fôret pour maximiser la beauté du paysage. Je crois que je pourrais faire ça pendant des heures : les regarder. Tu savais qu'il y avait des interdits particulier idiot pour être astronaute tiens ? Par exemple, faire 1m65 est rédibitoire !

Aoi observe les étoiles... mais visiblement, lui ne saurait les regarder pendant des heures. Alors il tourne doucement la tête vers Miya pour le regarder lui. Ses yeux sont brillants. Visiblement, il est vraiment dans son domaine... Et finalement, ça arrache un petit sourire à Aoi. Alors que Miya étend sa culture G, Aoi glisse une main sur le ventre du jeune homme pour y tirer sa chemise hors de ses pantalons.

- T'agite pas, j'ai pas l'intention de te déshabiller...

Il laisse échapper un petit rire en glissant ses ongles tout contre la peau douce et chaude avant de finalement prendre une petite poignée de sable pour la laisser très lentement tomber sur le ventre à découvert.

- J'aurais pu être astronaute alors, si ce n'est que ça... Enfin, les études en moins. Et à cause de ma grandeur, je ne peux même pas être mannequin. Enfin, maintenant si... La célébrité, ça ouvre des portes insoupçonnées.

Miya écarquille les yeux, surprit, en sentant une main se faufiler sur son ventre. Il baisse les yeux et lorsque sa chemise est tirée de son pantalon, il va pour la châsser mais Yû intervient le premier et bien que grognon, Miya se contente d'observer. Les ongles glisse sur son ventre et pendant un bref instant, il a le réflexe inconscient de porter une main à sa gorge, se rappelant bien de la dernière fois où ces ongles avaient touché sa peau, merci bien. Puis du sable les remplace et Miya ne dit rien, observant une minute cee sablier improviser allant de Yû à lui avant de tourner la tête dans sa direction.

- Et c'est ce que tu vas faire ? Tu pourrais. J'ai acheté un magasine de musique en venant... Oui, "un magasine de musique", il y a un début à tout. Les photos de toi et ton groupe qui sont à l'intérieur sont plus proche du domaine artistique graphique et du plaisir des yeux que de celui de la musique et des oreilles.

Aoi ouvre la main complètement pour laisser tomber la poignée de sable d'un seul coup sur le ventre plat. Du moins, ce qui en reste. Il glisse son index sur les minuscules pierres polies par la mer, commençant à y tracer des arabesques. Un petit rire se fait entendre lorsque soudainement, aveu ! Miya s'est acheté un magazine de musique ! Il était ébahit !

- Alors ça a fait le plaisir de tes yeux ?

Il prend une petite pause avant de finalement demander :

- Et lequel de nous cinq trouve-tu le plus agréable à regarder ?

Moya lève les yeux au ciel et finalement, sa main rejoint celle sur son ventre, se posant par dessus, ne la délogeant pas mais l'empêchant de bouger. Il observe une minute Yû, notant les quelques différences duent à ces 10ans passés sans se voir dans un coin de sa mémoire tout en réfléchissant à la question très sérieusement. De toute façon, il réfléchissant toujours sérieusement alors...

- Je suppose que vous avez tous un charme très différent. Atsuaki est celui qui a le charme qui me séduit le moins. Mais tu dois t'en douter compte tenu de nos dispute d'avant... Trop féminin pour m'atteindre. Kai a un joli sourire paraît il mais sur les photos il fait vraiment très -trop- sévère. Takanori est tout en charme et en sensualité, il me plaît bien mais le côté "boule à facette" du magasine que j'ai lu me coupe toute envie... Akira est pas mal, l'homme virile dans son plus simple appareil, très attrayant mais alors le bandeau sur le nez... Non vraiment. De fait il reste toi, qui a quitté un peu le look "androgyne" sans rejeté une certaine part de féminité. Des traits plus marqué, une présence moins loufoque, plus adulte, plus homme qu'adolescent. Sur le papier, à vue de nez, c'est toi qui m'est le plus agréable à regarder.

Yû écoute avec un grand sérieux les paroles d'Ayano. Paroles qu'encore une fois, il ne semble pas pourquoi restraindre à quelque chose de plus concit. Mais cette fois, Aoi ne s'énerve pas. Même qu'il est drôlement intéressé par la réponse... il avait toujours aimé plaire et au moins, il savait que Miya n'allait pas lui mentir pour lui faire plaisir. C'était agréable, en quelque part... Et finalement, la réponse tombe. Lui. Enveloppé d'une foule d'autres mots qui lui importent peu, de fait. Alors il ne retient que l'essentiel. C'est "lui" et personne d'autre. Et ça lui fait réellement plaisir. D'ailleurs, un petit sourire un brin suffisant vient étirer ses lèvres charnues. Et c'est sans honte aucune qu'il affirme :

- Je suis certainement plus séduisant que ton grand caucasien là...

C'était évident ! Aoi a un petit rire alors qu'il tourne finalement les yeux vers le ciel. Il repousse légèrement la main de Miya de la sienne pour commencer à retirer le sable du ventre.

- Et tu es satisfait par ce que tu vois présentement, alors ? Parce que sur papier... c'est toujours différent de la réalité. On ne va pas se le cacher, photoshop fait des merveilles.

Yû semble trop satisfait de sa réponse, ce qui malgré lui... L'irrite un peu. Miya ne dit cependant rien, se contentant de soupirer et quand le musicien se compare à Sebastian, il lui renvoit un petit regard de reproche avant d'en revenir au ciel partiellement étoilé, venant à nouveau arrêter la main de l'homme sur son ventre, la serrant un peu plus fort sans y prendre garde alors qu'il songe brièvement à l'homme qu'il avait épousé il y avait déjà de ça un an. Il ne répond donc pas de suite à Yû, prenant ainsi encore quelques secondes supplémentaires avant d'acquiescer. Et quand il reprend la parole, il vient se coucher en même temps sur le flanc, laissant la main de Yû revenir sur le sable.

- "Plus séduisant" je ne saurais pas dire. Vous êtes vraiment très différent. Un charme et une beauté dans deux styles différents. Mais oui je suis satisfait, tu le sais déjà, ésquive la vanité de vouloir m'entendre le dire encore !

Il soupir en haussant légèrement les épaules avant de dire :

- J'ai toujours pensé qu'un jour, Etsuya et toi... Mais non... Du moins pas que je sache et Etsuya n'est pas vraiment le genre de personne à avoir des secrets pour moi...

Aoi observe le jeune homme qui se tourne vers lui. Il observe ces traits qu'il connait si bien et qui, pourtant, ne lui semblent parfois pas apartenir à Miya, songeur. Il glisse jusqu'au ventre encore partiellement découvert, mais n'y pose pas à nouveau la main, se contentant de l'observer avant de finalement venir abaisser la chemise par-dessus. Etsuya et lui... quelle drôle d'idée !

- Non... Etsuya et moi c'est... autre chose. Et puis, si c'était le cas...

Il fronce les sourcils, relevant le visage vers Miya.

- Si c'était le cas... il ne nous pousserait pas encore l'un vers l'autre...

Miya arque un sourcil, ne comprenant pas bien la teneur logique de ce dernier raisonnement.

- Au contraire non ? Si tu étais son copain, il voudrait qu'on s'entende bien je suppose ?

Aoi opine brièvement tout en poussant un petit soupir. Pour ce genre de truc, Miya avait toujours été lent d'esprit, n'est-ce pas ? Mais est-ce qu'il avait vraiment envie de lui expliquer les soupçons qu'il formulait depuis un moment déjà... ou plutôt... Non, pas depuis un moment. Depuis quelques minutes seulement, lorsqu'il avait vu Etsuya tourner les talons plutôt que de venir les rejoindre.

- Tu ne trouves pas étrange qu'il soit partit lorsqu'il a vu que nous n'étions pas en train de nous battre ? S'il veut tant que nous nous entendions bien, alors pourquoi n'est-il pas venu profiter de ce moment où nous n'étions pas en train de nous taper sur la gueule ? C'est illogique...

Cette fois les sourcils de Miya se fronce à l'explication de Yû alors qu'il se concentre pour bien suivre ce qu'il lui dit. Sauf que les grandes explications sur les comportements sociaux, ça lui avait toujours parût d'un compliqué... Sans qu'il soit complètement stupide néanmoins hein...

- Est ce que tu es en train de supposer que mon frère aimerait qu'on fasse "plus" que bien s'entendre ?

C'était débile, même si Etsuya n'aimait pas forcément Sebastian, il n'irait pas le pousser à la faute si ?

Le guitariste hausse les épaules en soupirant. Il se tourne sur le flanc à son tour. Ainsi face à face avec Miya, il se pose lui-même la question et ce, très sérieusement. C'était quoi cette manie qu'avait toujours eu Etsuya à les pousser l'un vers l'autre, dans le fond ? Tout le monde avait toujours trouvé ça stupide. Peut-être qu'il y avait un autre raisonnement derrière cette idée "idiote" ?

- Ce n'est pas quelque chose que j'avais... compris... Ou que "j'ai" compris. Mais... Avoue que c'est étrange...

Soit... Miya acquiesce, c'était étrange.

- Je lui poserais la question.

Parce que bon, c'était toujours un peu comme ça qu'il avait fonctionné avec son frère de toute façon. Ils se posaient leurs questions directement, c'était probablement plus sain et aussi la source de leur lien fusionnel, quelque part.

- Avoue que se serait quand même une drôle d'idée non ? Surtout s'il y songeait encore après avoir vu tous les résultats catastrophiques que ça avait pu avoir par le passé.

Aoi a un petit rire amusé aux paroles de Miya.

- L'espoir fait vivre...

Il fait un petit clin d'oeil au jeune homme avant de s'approcher légèrement parce que.. ça l'amusait un peu, il fallait l'avouer... Il murmure doucement à son oreille :

- Tu me tiendras au courant... Ça reste une possibilité intéressante.

Miya ne se crispe pas cette fois, relativement détendu, lorsque Yû se penche à son oreille. Il reste cependant légèrement décontenancé, pas certain de comprendre.

- Quoi donc ? Que se soit ce qu'il est en train de faire ?

Le physicien a un petit rire en rebasculant sur le dos, continuant dans le domaine des plans débiles en tout genre.

- Note que si c'est le cas, il mériterait que la monnaie de sa pièce lui soit rendu. J'ose pas imaginer sa tête si on lui disait qu'on se fréquente.

Aoi a un bon éclat de rire cette fois. Il donne une petite tape sur l'épaule du jeune homme avant de finalement se redresser. Il relève la tête légèrement, se sentant observé... et en revient à Miya, un petit sourire aux lèvres. Il se penche vers le jeune homme, murmurant d'une voix très basse :

- Il est là... sur le balcon. Te retourne pas !

C'est une blague...? Miya brûle évidemment de l'envie de se retourner mais il se fait sage bien qu'à la fois très amusé et un brin frustré.

- Quelle petite vipère sournoise...!

Et pourtant, ça ne changeait pas d'un iota tout l'amour qu'il lui portait ! Posant une main contre le torse de Yû, il l'oblige à se reculer alors qu'il se redresse en position assise, passant son autre main dans ses cheveux pour en ôter le sable. Puis, après un temps d'hésitation et un petit regard en coin au musicien, il vient déposer un baiser à la comissure de ses lèvres, laissant le parfum et l'odeur de shampoing venant lui chatouiller les narines un instant.

- J'espère que de sa place, il s'imagine plein de trucs... Pour le faire mijoter tien..

Aoi laisse échapper un petit rire alors que le jeune homme vient poser un baiser à la commissure de ses lèvres. Il lève les yeux au ciel avant de le repousser pour le forcer à s'étendre à nouveau sur le sable. Le surplombant ainsi, il murmure lentement :

- Mauvais plan... Ce genre de jeux, ça fini toujours mal. Et je suis très malchanceux avec les hommes. Essaie de t'en protéger, au moins. Je t'ai déjà amené assez d'ennuis comme ça pour toute une vie.

Il rigole à nouveau, se penchant pour poser ses lèvres sur celles de Miya. Puis, il se lève, poussant un petit soupir las tout en balayant ses vêtements du sable qui y était resté accroché.

Miya reste un peu choqué, allongé sur le sable, sans rien dire, après le baiser qui lui avait été donné. Bon... C'était pas vraiment un baiser comme on pourrait l'imaginer dans une petite histoire à l'eau de rose mais tout de même un baiser... Il se passe la langue sur les lèvres, un bref élan de culpabilité le saisissant malgré tout à la pensé de Sebastian et finalement il se relève, épousant ses vêtements. Miya se passe le pouce le long d'un sourcil fin, tentant de remettre de l'ordre dans ses idées et puis finalement il reprend la parole :

- C'était sympa de se revoir sans se taper dessus. J'espère que ça se passera bien pour toi professionnellement. Et mieux personnellement. Je vais rentrer je crois... A un jour... Peut être quoi... Et encore joyeux anniversaire...

Aoi glisse ses bras autour de son torse, le regard posé sur la mer et sur cet horizon qu'il ne percevait toujours pas. Il opine brièvement aux paroles de Miya, tournant légèrement la tête en sa direction pour l'observer une dernière fois. Ils ne se reverraient probablement plus. C'était mieux ainsi. Il avait été un peu con... C'était pas un jeu pour lui.

- Merci. Je...

Il fronce les sourcils avant de se tourner vers Miya.

- En fait, j'en profiterais bien pour retourner chez moi, moi aussi...

Miya s'apprête à faire demi tour lorsque Yû lui affirme qu'il va en profiter pour rentrer chez lui. Et c'est sans réfléchir qu'il demande :

- Tu es en voiture ?

Aoi opine brièvement. Il glisse une main dans une poche de ses amples pantalons pour en sortir un jeu de clés. Il hésite cependant.

- J'ai bu pas mal de champagne, par contre...

Il a un petit sourire confus avant de finalement déclarer :

- Mais je ne me sens pas mal... Tu es en voiture, toi ?

Miya sort à son tour son jeu de clef de sa poche, confirmant donc qu'il est een voiture avant de rire à mi voix :

- Et j'ai un peu abusé du cidre. On est une belle équipe de tocard. Un partout pour ce soir... On partage un taxis ?

Yû laisse échapper un petit rire, rangeant ses clés avant de tendre une main à Miya. De son autre main, il sort un cellulaire de sa poche.

- On partage un taxi. Tu habites loin ? En montagne, tu disais...

Miya ne saisit pas la main, pas vraiment habitué à ce genre de chose avec quelqu'un d'autre que son frère ou Sebastian mais il attend que Yû soit à sa hauteur pour retourner vers la fête, ses chaussures, et l'endroit où ils pourront attendre un taxis.

- J'ai un chalet là bas, pour y aller quand je veux, mais je n'y habite pas. Le taxis me coûterait un fortune. Comme je suis là depuis peu de temps, j'ai pas encore réussit à me trouver l'appartement de mes rêves. Je squatte allègrement... D'abord chez les parents et comme ça devenait invivable, chez Takuya et Ayano... Mais je crois que si j'entend encore parler d'adoption je vais faire un drame ! Et de fait, depuis peu je squatte chez Etsuya.

Aoi rigole tout en opinant lorsque le sujet de l'adoption revient sur le tapis ! Lui aussi en avait bien assez entendu... et comme si ça ne suffisait pas, Ruki se mettait de la partie pour remplacer son frère qui n'en parlait que trop peu selon lui ! Le guitariste franchit ce qui lui reste de distance pour rejoindre Miya tout en saisissait ses sandales d'une main.

- Alors où est-ce que tu veux aller ce soir ?

Il hausse les épaules, proposant naturellement, même si c'était probablement très idiot :

- J'ai un divan-lit très confortable, si tu veux. Et demain tu pourras revenir chercher ta voiture ici. Je n'habite pas très loin d'ici.

Miya y réfléchit consciencieusement et finalement il hoche la tête de gauche à droite.

- Je crois que c'est mieux pas. Chez Etsuya se sera très bien.

Miya y réfléchit consciencieusement et finalement il hoche la tête de gauche à droite.

- Je crois que c'est mieux pas. Chez Ayano et Takuya se sera bien. Ici c'est pas la peine d'espérer réussir à dormir ! Ils ne sont pas au courant mais ce qu'il y a de bien à avoir Ayano dans la famille, c'est que tout ce qu'on peut bien faire de bizarre lui semble naturel.

Aoi opine brièvement. Soit... il avait proposé, au moins. Un petit soupir franchit ses lèvres. Il aurait bien aimé ne pas être seul ce soir, c'était vrai. De fait, il ne répond pas, décrochant plutôt pour appeler une station de taxi. Une fois fait, il raccroche pour se diriger vers la maison. Mais avant d'y entrer, il aperçoit dans un coin de la cuisine, Etsuya en train de bécoter... il ne sait trop qui. Ça ne changeait malheureusement pas avec les années...

- Ton frère est occupé... je crois que je vais me passer des au revoirs usuels...

Miya tourne la tête alors qu'il est question de son frère et loin de détourner les yeux, même s'il n'a pas la moindre idée de l'identité de la personne avec son jumeaux, il l'observe au contraire avec insistance. C'était qui se type qui mettait sa langue dans la bouche de son frère ?!

- Tu es sûr ? Moi je vois aucun inconvéniant à mettre un coup de pied dans la fourmillière....

- Non plus, mais... question de respect....

Aoi grogne, saisissant vraiment la main de Miya, cette fois. Il l'entraîne vers l'avant de la maison, un peu plus ferme.

- Question de respect... Et puis, même toi, tu as dût remarquer qu'Etsuya n'était pas très... assidu dans ses relations.

- Mais même lui le sait. Sauf que je n'aime pas ses relations et il n'aime pas les miennes. Alors un accord tacite entre nous veut qu'on en parle pas.

Miya profite d'être au devant de la maison à présent, bien loin de son frère et de sa nouvelle relation pour réenfiler chaussettes et chaussures, un peu maussade.

- Dire qu'il y a des gens qui pensent qu'Etsuya et moi sommes exactement pareil. Je crois qu'ils déchanteraient à passer 24h avec chacun de nous.

Il soupire et après avoir attaché son lacet, il se redresse et observe à nouveau Yû.

- Ca va si mal ? Sa vie sentimentale je veux dire.


Aoi pousse un petit soupir un peu exagéré. Etsuya et Miya, pareils ? Ils n'auraient pas pu faire plus différents en terme de jumeaux identiques... et pourtant, ils étaient tellement liés que parfois, Aoi en avait ressentit une vive jalousie à l'encontre de Miya. Après tout, c'était SON meilleur ami qu'il accaparait... Naturellement, Aoi comprenait tout de même que le lien qui unissait les deux frères était très important, mais... Rien ne pouvait l'empêcher de l'avoir mauvaise une fois de temps en temps. Le guitariste observe un moment sans rien dire l'autre homme qui lace ses souliers. Finalement, à la question qui lui est posée, il hausse les épaules, malgré lui.

- J'étais parti les quatre derniers mois, tu sais... Je ne suis pas toujours là. Mais pour ce que j'en sais quand je suis loin et ce que j'en vois quand je suis ici, ça ne va pas bien. Par contre, je ne saurais pas dire s'il aime vraiment ça comme ça, comme il le montre, ou bien si ce n'est qu'une façade. Tu sais comment est ton frère quand il commence à feindre qu'il va bien... Il est très crédible.

L'homme marque un moment de silence avant de finalement demander :

- Peut-être que tu pourrais le savoir, toi...?

Miya garde le silence un moment, ne sachant pas tellement ce qu'il devait ajouter à ça. Oui peut être qu'il pourrait... Mais se serait pas gratuit connaissant Etsuya eeeeeet... Comment dire...? Il n'avit pas très envie de mettre le sujet Sebastian sur le tapis non plus. De fait il a un petit haussement d'épaules mal à l'aise et indécis.

- Peut être que je peux...

Il soupire longuement, témoignage qu'il sentait venir la conversation longue et pénible mais finalement approuve, se voulant rassurant :

- Je le ferais. Ca veut pas dire que ça va changer grand chose...

Aoi arque les sourcils à l'hésitation de Miya. Mais pas besoin de lui demander pourquoi, il s'en doutait déjà. Miya n'avait probablement pas envie d'aborder le sujet Sebastian... Seulement parce que l'homme ne semblait pas vouloir venir au Japon ? Probablement pas... Mais après tout, quand on aime, on suit l'être aimé, non ? Du moins, on essaie au possible... Ça portait à réflexion. Mais finalement, Miya se fait positif et Aoi opine.

- Au moins, si je sais qu'il est malheureux, je pourrai essayer de lui mettre un peu de plomb dans la cervelle. Ce n'est pas en allant d'homme en hommes qu'il va finir par être plus heureux...

Non probablement pas... Mais si ça se trouve il avait encore besoin que jeunesse se passe ? Ou pas... Ils en parleraient oui...

- Il n'a peut être juste pas trouver "le bon" ? Finalement, j'ai peut être l'air du mec pas abordable et mon frère de celui super sociale, c'est peut être bien lui le plus difficile de nous deux. Il lui faut trouver sa perle rare... Parfois il faut aller vraiment très loin pour aller la chercher...

A nouveau, Miya soupire, songeant rapidement à Sebastian pui, après un petit coup d'oeil en coin à Yû il hausse les épaules, un peu... Aérien.

- Et parfois c'est trop prêt pour qu'on le voit.

Nouveau haussement d'épaules.

- Il va trouver. On va... L'y aider ? Mon dieu, je suis réellement en train de dire que je vais jouer les entremetteurs ?

Aoi a un petit rire amusé aux paroles de Miya. Il lui donne un petit coup d'épaule, puis lui envoie un clin d'oeil.

- Tant que tu ne songes pas à me caser avec lui... Par contre...

Il réfléchit un instant, se faisant soudainement moins amusé et bien plus sérieux !

- Ruwa est seul et sexy...

Un petit rire se fait entendre alors qu'il se laisser tomber sur un joli banc stylé près de l'entrée.

- Mais Ruwa est comme moi ; toujours loin. C'est dommage...

Miya envoit un regard suppliant à Yû lorsque ce dernier lui parle d'Atsuaki. Ouais, lui il les appellait tous par leur vrai prénom, question de réflexe !

- Atsuaki ? Non... Tu plaisantes...?

Aoi cligne un moment des yeux, surpris par la réflexion de Miya. Il fronce les sourcils, son regard s'obscurcissant.

- Qu'est-ce qu'il a, Atsuaki ?! T'as un problème avec lui peut-être ?!

Non mais minute... Il entendait quoi par "tu plaisantes" ?! Uruha était seul, doux, maternel et incroyablement en manque d'affection... Il avait constamment besoin qu'on le regarde ! Eh bien quoi ? Etsuya saurait faire ça ! D'ailleurs, il n'arrêtait pas de dire qu'il aimerait l'habiller, non ?

Miya a un petir claquement de langue exaspéré en faisant un peu les cent pas, zieutant au bout de la rue l'arrivée imminente du taxis. Quand il s'arrête un petit instant, il se tourne vers Yû, soupirant l'air de dire "c'est pas croyable ça !".

- J'ai pas de problème avec Atsuaki mais comme il me viendrait pas à l'idée de tenter de le caser avec un des physiciens avc qui je travail, il me viendrait pas à l'idée de le caser avec... Avec...

Miya a de grand signe de m'ain avant de finalement lâcher :

- Avec lui quoi.

Aoi pousse une petite exclamation agacée, lançant un regard quasi dégoûté à Miya. Non mais il se prenait pour qui, le nabot ?!

- Atsuaki a bien plus de qualités de coeur que la majorité des gens que tu fréquentes, j'en suis convaincu. Ce n'est pas "un mec avec qui je travaille", mais bien un de mes meilleurs amis !

Miya lève les bras au ciel avant de revenir les claquer le long de son corps :

- Ho ben c'est super alors !

Et comme un taxis arrive et s'arrête devant la maison, il en ouvre la portière arrière avant de désigner la banquette à Yû pour qu'il le précède s'il le voulait.

- Ecoutes à la rigueur lors de m conversation avec Etsuya, je lui demanderais son genre d'homme et nous verrons bien, ok ?

?!

C'est la tête haute et le port altier qu'Aoi entre dans le taxi. Il lance un regard froid à Miya, un peu comme s'il avait observé un cafard. Dire qu'il l'avait embrassé un peu plus tôt. À peine, mais quand même ! C'était dégoûtant ! Qu'est-ce qui lui était passé par la tête ?! L'homme croise les jambes, puis indique rapidement son adresse de résidence au chauffeur qui n'attend que Miya pour démarrer.

- Je ne vois vraiment pas ce que tu peux bien reprocher à Atsuaki... Bon sang ! Tu t'écoutes au moins parler ?! Je n'aurais même pas eu cette réaction si tu avais proposé un de tes copains quoi !

Miya entre dans le taxis, claque la portière derrière lui et donne finalement l'adresse de son frère aîné, où il sera déposé en second puisque Yû n'habite pas loin et se callant contre la portière, il ignore ostensiblement le musicien pendant quelques instants, le temps que l'irritation retombe un minimum. Et finalement, il se retourne à nouveau vers lui :

- Oui hé bien désolé si mes goûts personnels ressortent ! Il se trouve que je ne trouve pas de charme à un homme comme Atsuaki ! En plus j'ai vraiment souvenir d'une peste finit, comme le meilleur ami qu'il se trimballait à l'époque... c'étaient vraiment deux langues de vipères... Et ne me dit pas non, j'étais un an plus jeune seulement, je les voyait très bien au lycée !

Le chauffeur ouvrait la bouche pour en placer une, comme la majorité des chauffeurs de taxi toujours trop bavards, mais il est rapidement interrompu par Miya... et au regard confus qu'il leur lance, il semblerait qu'il n'essaiera pas de parler de tout le trajet, finalement... Et c'était probablement mieux ainsi, car à nouveau, l'atmosphère autour d'eux est glaciale...

- De toute façon, tu m'as toujours reproché mes fréquentations. À croire que si je n'avais pas eu ton frère comme ami, j'aurais été passible de prison pour mauvais choix de copains !

Ouais... ils ressemblaient "un peu" à un vieux couple, mais soit..

- Et c'est toi qui n'a pas les yeux en face des trous ! Atsuaki est un homme qui possède masse de charmes et même si sa féminité ne t'attire pas, c'est impossible de dire qu'il est moche, bon sang !

Miya ouvre la bouche, outré, ne réalisant pas que pour quelqu'un qui n'avait pas suivit la conversation depuis le début, ils avaient l'air d'un coup se disputant parce que l'un des deux faisait une crise de jalousie...

- Hé bien soit, alors pourquoi tu ne vas pas te vautrer dans un peu de luxure avec ce cher Atsuaki ? Puisqu'il est si bien ? Ha c'est sûr, il est grand et féminin jusqu'au bout des ongles ! Tu le fais exprès de le choisir lui en sachant à quel point je ne supporte pas ce genre non ?

d'un couple

Aoi pousse un petit cri outré. Il donne un coup du plat de la main sur la cuisse de Miya, bouillant de rage. Bordel, mais ce garçon était impossible ! Dans le rétroviseur, le chauffeur leur lance un petit regard incertain tout en s'éclaircissant la gorge, mais Aoi l'ignore royalement.

- Eh bien peut-être que c'est ce que je vais aller faire, tiens ! De toute façon, sa compagnie m'est bien plus agréable que la tienne ! Tu ne sais que parler d'étoiles et d'à quel point tu es intelligent ! Je me demande vraiment ce que "Sebastian" peut te trouver !

Miya était sur le point de répondre mais la dernière réflexion le stop net dans son élan. Il obserbe Yû un moment, la chique coupée, pour l première. Et l'envie de lui répondre meurt sous l'effet blessant de la réflexion. De fait, Miya ne dit rien, se tassant contre la porte, croisant les bras et observant l'extérieur par son carreau. Il lui en voulait drôlement pour le coup ! Le silence semble s'installer, le chauffeur ouvre la bouche à nouveau... Mais Miya ne le voit pas et il reprenant à nouveau avant lui ! Son regard est toujours posé sur l'extérieur alors qu'il constate, dessérant à peine les dents.

- Je ne sais pas ce qui m'a prit d'être venu à cette soirée puis te parler directement tien. J'aurais pourtant dût savoir comment ça finirait. j'aimerais que l'on s'ignore pour le reste du trajet si tu es capable de tenir ta langue plus qu'autrefois...

Ce serait mentir que de dire qu'Aoi ne se sent pas coupable pour le coup... Il a vieillit, mûrit... et maintenant, il sait voir la blessure que ses mots provoquent parfois chez les autres. Et cette fois, ça lui fait mal à lui aussi. Il s'en veut. Mais de là à l'avouer, il y avait un bon pas... Alors il se tourne vers sa portière alors que devant ses yeux défile la ville qu'il connait tant. Ils étaient tout prêt de son appartement. Et il avait la ferme résolution de garder la bouche fermée, mais cette fois, c'est le chauffeur qui ne semble pas capable de se retenir...

- Vous savez... hm... Ça me regarde pas, hein... Mais je connais un bon psy pour couples...

Aoi se redresse, les yeux ronds comme des soucoupes. Il pousse un juron, avant d'ordonner :

- Arrêtez-vous immédiatement ! SUR-LE-CHAMP ! Je ne passerai pas une seconde de plus en compagnie de gens si... si... Il n'y a pas de mot !

Miya se crispe alors que le chauffeur leur propose... Une thérapie de couple ?! C'est une blague ?! Et Yû se frustre encore plus que lui, réclamant carrément que le chauffeur s'arrête. A bout de nerfs, Miya se met à crier à son tour, dans la direction de son voisin, piqué !

- Quoi ? Ca te frustre à ce point qu'on nous imagine en couple ?! Je te signale que sur la plage l'idée te semblait plutôt séduisante ! Merci, je suis réellement touché ! T'es vraiment trop idiot ! Tu sais pas ce que Sebastian me trouve ? Hé bien tu sais quoi ?

Venimeux, redevenant calme, il lâche froidement :

- Et bien peut être que moi je sais ce que les hommes ne te trouve pas pour que tu sois un éternel célibataire.

Les yeux d'Aoi s'emplissent d'eau. Et dieu qu'il a honte. Il ouvre vivement son porte-feuille, ses gestes se faisant saccadé. Il en tire un billet assez important et le lance à l'avant, au chauffeur. Puis, sans mot dire, il sort du taxi, frissonnant dans l'air qui s'était rafraichit. Se tournant vers Miya une dernière fois, il crie :

- Va te faire voir, pauvre con ! Tu ne sais pas... Tu n'as jamais su ce que c'était que d'être moi et tu me l'as pourtant toujours reproché ! Même quand j'essayais de blaguer avec toi ou que j'essayais de t'approcher pour faire plaisir à Etsuya. Tu m'as toujours détesté, même quand j'ai fais des efforts ! Eh bien je n'en ferai plus ! Vas te faire foutre, Miya ! Et quand tu vas te pointer chez Etsuya la prochaine fois, assure-toi que je n'y sois plus ! Adieu !

Miya se tasse d'avantage contre la portière du taxis. Il aurait pu répondre à Yû, lui faire le même genre de petit laïus mais en sa faveur cette fois mais la colère était trop présente pour qu'il daigne sortir de la voiture et répondre au musicien. D'une voix sévère, il ordonne au chauffeur de redémarrer et de l'arrêter quelques rues avant l'adresse donnée, il finirait à pied pour décolérer avant d'arriver chez Ayano. Quelle idée stupide... Et dire que pendant un moment, la compagnie de Yû lui avait semblé supportable et même, plaisante... Il s'était largement fourvoyé : rien n'avait vraiment changé depuis 10 ns n'est ce pas...?

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