Cassis

 
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 13. À corriger

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Freya


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MessageSujet: 13. À corriger   Mar 21 Déc - 17:00


Satsuki observa son salon d’un petit regard critique. Les quelques rares jouets de Mao qui traînaient dans les autres pièces que sa chambre avaient, semble t-il, été tous ramassé et remit à leur place. La table d’enfant d’habitude près du canapé avait également trouvé une place dans la chambre du petit garçon et l’unique cadre photo qui les comptait tous les deux venait de terminer dans un tiroir. Non, il n’avait pas honte d’avoir son bébé… Mais il avait besoin de se sentir un peu libre, un peu «jeune de 19ans» et malgré tout, avoir Mao dans son décors pendant qu’il recevait un flirt de 17ans, c’était pas le meilleur moyen d’avoir l’air, pour une fois, presque normal. L’endroit était relativement épuré : une bibliothèque qui contenait en DvD et bande dessinée ce qu’elle ne comptait pas en livre, un canapé clic clac plutôt confortable, une table basse sobre avec une bouteille d’eau encore posé dessus plus le programme télé et une télécommande…

Ha… Et une lettre aussi, reçue de l’école maternelle de Mao. Sa maîtresse le trouvait très timide et socialement hésitant. Vrai que son fils parlait peu et venait toujours se coller dans son giron. Pourtant fallait le croire : il était pas vraiment ce qu’on pourrait qualifier de papa poule. Ok, fallait pas s’approcher de SON bébé sous peine de le voir devenir limite violent… Mais il ne lui passait pas tous ses caprices, l’obligeait à dire bonjour, ne le surcouvait pas pour l’empêcher de tomber ou de se faire mal… Alors il ne voyait vraiment pas ce que cette femme attendait de lui… ? En tout cas, Satsuki récupère la lettre pour la mettre à son tour dans un tiroir. Encore un tour du propriétaire et il en profite pour refermer la porte de la chambre de Mao. Il y a le prénom du bébé sur la porte mais bon… Au pire, si Katsuo venait jusque là, il s’imaginerait peut être que son colocataire était un peu spéciale. Et alors qu’il regarde sa montre, apercevant la petite aiguille sur le chiffre 1 et la grande sur le 5, on frappe à la porte.

Satsuki va directement à la porte, jetant un petit coup d’œil au judas avec un sourire. Il l’ouvre pour se trouver nez à nez avec un Katsuo tout en charme et en courbe. Une tenue comme on en mettrait peut être pas spontanément, rappelant immanquablement un costume trois pièces mais pas avec une classe sobre. Il était plus moderne, plus « mode » tout court en fait. La taille du jeune homme était étroitement cintré, ses jambes paisiblement mise en valeur et comme la dernière fois déjà, il était coiffé et maquillé avec une minutie toute féminine. Satsuki ne résiste pas, se penchant sur lui, embrassant la commissure de ses lèvres et respirant au passage son parfum en lui caressant la hanche avant de l’attirer chez lui, refermant la porte, le retenant contre elle un petit instant, juste pour profiter de son odeur et de sa chaleur. Après une petite minute silencieuse, rieur, il se recule.

- Je vois que tu n'as pas eu trop de difficulté à trouver...?

Katsuo avait fait l'école buissonnière aujourd'hui... Non pas seulement pour l'après-midi, comme il l'avait annoncé à Satsuki, mais bel et bien toute la journée. La raison était simple et très importante : il devait se préparer, bon sang ! Il n'avait pas beaucoup de temps pour être fin prêt à aller retrouver son flirt du moment et voulait être certain que tout serait parfait. Il avait donc commencé par faire la grasse matinée - c'est pratique une maman qui part tôt de la maison... - et n'avait même pas bondit en voyant un beau "10h05" sur son cadran lorsqu'il s'était levé. Il avait rendez-vous vers 13h. Du moins, il l'avait décidé ainsi, puisqu'ils ne s'étaient pas donné d'heure précise pour se rencontrer. Et puisqu'il avait eu une bonne nuit de sommeil, il n'aurait pas d'horribles cernes sous les yeux et aurait un beau teint ! C'était important le sommeil, plus qu'on pourrait le croire ! Bref, Katsuo s'était rapidement affairé à se préparer. Et pendant qu'il se poudrait, il cherchait sur une carte sur le net l'endroit exact où habitait Satsuki pour être certain de ne pas se perdre !

Il aurait l'air de quoi s'il ne trouvait pas l'appartement du jeune homme ?! Katsuo avait une image à conserver, allons donc ! Ainsi, lorsque finalement il fut 11h30, il sortit de chez lui direction l'arrêt d'autobus... et c'était probablement le pire dans toute cette histoire ! Se taper une heure et demie de bus ne l'avait jamais séduit. Au moins, il y allait pour une meilleure raison qu'à l'habitude... En espérant que sa mère ne découvrirait pas qu'il était à Shimizu aujourd'hui, car elle hurlerait et pas rien qu'un peu... D'ailleurs, elle en informerait probablement son père, aussi, chose à éviter... Le trajet fut long, pénible, mais au moins, Katsuo n'y vit personne de sa connaissance. Et c'est tout près de chez Satsuki que le bus arrêta finalement... heureusement ! Car la marche alors qu'il était sur son trente-et-un, non merci ! Katsuo avait rapidement suivit les quelques rues qu'il avait pris en note, puis avait finalement trouvé le bloc. Bingo ! Il était un peu plus d'une heure lorsque finalement, il frappa à la porte de Satsuki.

C'est effectivement le beau jeune homme qui vint lui répondre...et de la plus agréable des façons, merci ! Katsuo ne le repousser pas, au contraire ! Ses bras se glissent autour du cou de Satsuki alors que celui-ci le presse légèrement contre la porte à présent close. Il se fait ronronnant dans cette étreinte légère, mais confortable. Se redressant légèrement, il vient glisser le bout de son nez contre celui de Satsuki, puis lui fait un petit clin d'oeil avant de venir mordiller brièvement sa lèvre inférieure. Il aimait le jeu... et il l'aimait d'autant plus que Satsuki y était réceptif.

- Absolument pas... Et je n'oublierai pas de sitôt ! Tu vas bien, mon coeur ?

Ce disant, il repousse légèrement Satsuki poru faire quelques pas dans l'appartement, observant d'un oeil critique, mais pas méchant. Il aimait les appartements bien tenus et... en vrai, il était attiré par tout ce qui brillait, chose qui manquait cruellement à ce décor, mais soit !

Katsuo est fidèle à lui même. Du moins, au jeune homme qu'il avait vu à l'Akabeko et auquel il avait parlé sur msn. Tantôt ronronnant, tantôt plus distant... Il jouait le jeu du "fuis moi je te suis, suis moi je te fuis" non ? Mais c'était amusant ! Et dans le fond, il venait bien de se taper un long trajet en bus pour venir jusqu'ici non...? Tandis que le regard de Katsy se pose sur son appartement, Satsuki vient passer ses mains dans l'encolure de la veste du jeune homme pour la déposer sur un dossier de chaise.

- Tu dois mourir de chaud non...?

Lui même en était resté au jean, était pieds nu et portait au mieux de ce qu'il pouvait faire : une chemise. Et il l'a portait surtout pour les manches longues, car même si les quelques traces de piqûres qui s'y étaient trouvé étaient très peu nombreuses et donc aujourd'hui quasi invisible, il avait suffit d'une fois où Mao les avait vu et s'était montré curieux pour lui faire faire une fixation... Chacun ses petits problèmes !!

- Je vais bien, et toi ? Tu veux boire quelque chose ? Jus de fruit, lait, eau...?

Il réfléchit une seconde avant de constater :

- Me semble pas avoir d'alcool.

Katsuo se laisse retirer sa veste, offrant un petit clin d'oeil taquin à Satsuki alors que celui-ci suppose qu'il avait probablement chaud. Il penche légèrement la tête sur le côté, observant le jeune homme un moment sans rien ajouter alors que celui-ci lui proposait déjà à boire. Au moins il savait comment recevoir. C'était mignon comme tout de le voir jouer les parfaits maîtres de maison !

- Avoue que c'est seulement une tactique pour me déshabiller !

Il rigole avant d'aller se poster près d'une fenêtre, regardant avec curiosité la ville vu sous cet angle.

- Je n'ai pas soif, merci. Et je ne bois que lors des soirées. C'est mauvais pour le teint et la ligne...

Se tournant dos à la fenêtre, il s'appuie légèrement sur le bord de celle-ci. Son regard glisser sur la silhouette plus grande que la sienne et pourtant d'une taille assez moyenne avant d'en revenir au joli visage.

- Je vais bien. Ça me fait un bien fou de sortir de la ville pas seulement pour venir passer une fin de semaine morne ici. À croire que tu vas me faire aimer Shimizu !

Satsuki dépose la veste sur un dossier de chaise, un petit sourire passant sur ses lèvres alors que l'adolescent suggère qu'il s'agisse d'une tactique pour le déshabiller. Et à le regarder dans la clarté de sa fenêtre, faussement négligement posé, qui aurait pu lui reprocher d'effectivement y penser...? Après une petite inspection mutuelle, Satsuki revient chercher une certaine proximité, restant tendre dans chacun de ses gestes, ayant apprit par la force des choses à user de douceur et n'étreignant jamais avec trop de force puisqu'en toute légitimité, Katsuo avait admit éprouver quelques réserves. Après tout, ils ne se connaissaient pas.

- Et pourquoi pas...? Autant rendre tes week end ici plus attractifs. Finalement, ton père devrait me remercier tu vois !

Il dépose un baiser sur la tempe du jeune homme avant d'aller s'installer dans le canapé, tapotant légèrement la place près de lui avant de demander :

- Je suis tout à toi jusqu'à 16h30 et disposé à répondre -presque- au moindre de tes caprices.

Katsuo a un petit sourire qui s'accentue aux mots magiques. "Disposé à répondre au moindre de tes caprices". Pour un adolescent capricieux, c'était probablement la plus charmante des perspective qu'on pouvait lui offrir ! De fait, il n'hésite pas une seule seconde avant de venir se poser comme une fleur près de Satsuki, sur le canapé. Il se love plus que de raison contre le jeune homme, près à lui en mettre plein la vue si c'est ce qu'il ne restait qu'à faire pour l'avoir tout à lui.

- Tous mes caprices, hmm...

Il prend un petit air songeur et espiègle sur ces paroles. C'était une promesse bien hasardeuse ! D'où le "presque", probablement, mais celui-là, Katsuo l'avait déjà zappé !

- Tu es bien courageux, mon coeur ! Ils sont rares à m'offrir de telles possibilités !

Finalement, Katsuo rigole, assurant :

- Mais je ne compte pas te montrer le côté "homme capricieux" que j'ai plus que de raison, puisque je dois toujours plaider ma cause !

Satsuki est rejoint sur le canapé par un Katsuo a nouveau ronronnant et câlin. Il passe une mains dans son dos, glissant le bout de ses doigts sous la chemise et le gilet, appréciant à sa juste valeur la douceur de la peau qui se trouve en dessous et de son autre main, il vient relever le menton du jeune homme pour venir piquer un baiser sur ses lèvres, y restant quelques secondes, les caressant des siennes et du bout de sa langue pour n goûter l'arôme quoi que légèrement dissimulé sous un gloss discret.

- Et si je te dis que je suis déjà conquis ?

D'autant qu'à sa plus grande frustration, ce n'était pas complètement faux... Le fait de parler à l'adolescent toute la semaine, même s'ils s'étaient parfois pas disputé mais un peu échauffé, sans se voir... Son caractère bien trempé, son insouciance... Disons que Satsuki était heureux de l'avoir si loin... Sous peine d'avoir potentiellement envie plus tard de l'avoir beaucoup plus proche !

- Et puis je ne voudrais pas avoir l'air profondément macho si je te disais qu'effectivement, parler de la chaleur est une tactique pour te déshabiller.

Katsuo vient déposer un baiser sur la ligne de la mâchoire du jeune homme. Il glisse son nez dans son cou pour en humer le parfum, moins appuyé que le siens, mais tout aussi délectable selon lui. Ce petit baiser sensuel échangé, ces paroles qui ne semblent pas être prononcées pour lui faire plaisir... Ça le rend tout chaton entre les mains de son maître ! Katsuo n'est plus tant assis sur le sofa qu'à moitié tourné vers Satsuki. Une de ses jambes se plie pour glisser sur celles de Satsuki.

- Tu as la gueule pour être macho, profite-en...

Il rigole, appuyant ses paroles de son doigt qui suit doucement la courbe prononcée et virile de la mâchoire. Il fini sur les lèvres minces de Satsuki, seulement pour en apprécier la douce chaleur.

- Tu es vraiment conquis, mon coeur ? Ça me plait... Plus que tu peux le croire, même ! Et ça me plait d'autant plus que je le suis assez de mon côté aussi...

Satsuki a un petit rire amusé et charmé alors que Katsuo l'encourage à suivre une route encore moins sage que ce qu'il avait pu oser espérer. Sa main se pose sur la jambe fine, délicieusement galbée et remonte le long de la cuisse, se posant un instant sous un fesse pour voir s'il en serait repoussé ou bien pas. Et comme il ne semble pas l'être... Sa main remonte jusqu'à ce poser tout à fait. Pile poil pour épouser la forme de sa main d'ailleurs et il en tire un petit orgueil idiot avant de revenir piquer un baiser sur les lèvres coquines.

- Le hic c'est que si je commence à joindre le geste à la parole, ce que je ne pourrais pas m'empêcher de faire, qui sait si je saurais me rendre compte qu'il est temps de s'arrêter...? Je dois reconnaître que j'ai faim et que le poisson à l'air des plus appetissant...

Katsuo se mordille la lèvre inférieure, soudainement peut-être un peu... hésitant. Pour une rare fois, une lueur d'incertitude, voire d'inquiétude brille dans son regard. Et pour que Satsuki ne s'en rendre pas plus compte qu'il ne l'a peut-être déjà fait, il revient glisser son nez près de son cou pour cacher ainsi son visage à la vue. Son coeur bat lourdement dans sa poitrine. Qu'est-ce qu'il est en train de faire ? Se donner à un homme qui l'avait déjà avertit qu'il n'y aurait pas de suite tout en en espérant une ? Quelque chose dans ce goût là... Et c'est peut-être au combler de cette inquiétude que finalement, d'une petite voix, Katsuo ose demander :

- Et on se reverra quand même...?

Satsuki se fait silencieux. C'est un véritable petit choc pour lui que d'entendre cette question tout à coup et il se sent... Un peu sale pour être honnête. C'était une chose que d'avoir des aventures avec des hommes -ou des adolescents de son âge- qui ne voulait qu'un instant de plaisir pour soulager la frustration et l'envie... Mais il se rappelait tout à coup que Katsuo n'était pas "exactement" dans cette disposition.

- Si c'est une relation que tu veux... Il est trop tôt pour satisfaire tout ce à quoi je peux bien penser...

Parce que bon, certes il n'avait pas mentit, mais y avait une sacrée zone d'ombre hein...

- Et je t'ai déjà dit que je n'étais pas prêt pour ça... Mais je comprend que tu ne veuille pas. Je trouve même ça plutôt sain... Je crois...

Katsuo déglutit avec difficulté aux paroles de Satsuki. Il garde les yeux bien ouverts, fixant un bout d'épaule et un autre du canapé alors que le jeune homme lui expose son... point de vue des possibilités de leur relation. Sa main se referme un court instant sur la chemise de Satsuki alors qu'il hésite. Son coeur bat toujours fortement, il est confus et a besoin d'air. Pas tant de l'air extérieur que d'être seul pour réfléchir pendant quelques minutes. C'est sur cette pensée qu'il se lève, déclarant de façon un peu brouillon :

- Je dois aller aux toilettes... je... Je reviens dans cinq minutes... Je... Oui, je reviens, excuse-moi...

Et il tourne déjà le coin pour aller dans le couloir qui va le mener à la salle de bain. Il ne sait pas elle est où, mais elle ne peut être que là. D'ailleurs, il croise une porte fermée qu'il ouvre à la volée avant de s'y engouffrer, les yeux fermés. Il ferme la porte derrière lui, s'y appuie en soupirant... et finalement, il sent la crise d'angoisse qui l'avait étreint partir tout doucement... Oui, il y était sujet. Mais il se calmait assez rapidement en règle générale. Comme là. Du moins, avant qu'il ouvre les yeux... Car lorsque c'est chose faite, ce qu'il voit le sidère. Un petit lit trône en maître dans cette chambre menue. Les coleurs sont vives et partout, des jouets d'enfant... Son regard parcours les murs décorés de calques amusants alors qu'il tremble violemment. C'était... quoi ce cirques ?! État de choc ? Peut-être... Il était déjà en panique mais là, c'était la folie, quoi...

Satsuki ouvre la bouche pour argumenter mais... Pas le temps, Katsuo est déjà debout, visiblement stressé et il disparait dans le couloir. Un peu sonné au départ et se sentant un peu mal vis à vis du jeune homme tout de même, il se lève à son tour et n'a que le temps de voir la porte de Mao se refermer. Ho ho... Il est tellement choqué qu'il reste un instant pétrifié à l'entrée du couloir, déglutissant en observant la porte qui... Reste close. Finalement il s'en approche et reste devant, n'osant même pas la toucher et tentant de s'imaginer quelle tête pouvait bien faire Katsuo... Il pose finalement sa main sur la poignée, poussant légèrement mais devant s'arrêter puisque katsy semble être derrière la porte.

- Hum...

Difficile de savoir exactement par où commencer hein...?

- Katsy...? Je peux entrer...? S'il te plaît...?

Katsuo sursaute lorsque soudainement, la porte frappe légèrement son dos, mais n'ose pas faire un pas en avant dans cette chambre qui semble être tout droit sortie d'un film d'horreur made in Takuya. Ok... il était injuste sur le coup. Ça, c'était SON genre de film d'horreur. Il était bien le seul qui pouvait tomber sur un garçon de 19 ans... papa ! Parce que c'était ça, non ?! Ça ne pouvait pas être autrement... Il n'y avait personne d'autre ici ! Et il ne croyait pas aux histoires de pauvres orphelins... de toute façon, à 19 ans, il n'aurait pas pu avoir la garde de son potentiel petit frère/soeur. Katsuo n'était pas con... Et finalement, lorsque la voix de Satsuki se fait entendre, malgré lui, Katsuo fait quelques pas vers le centre de la chambre... pour revenir se plaquer contre le mur près de la porte aussi vite que possible.

- C'est... quoi ça ?!

Il tourne la tête, son regard brillant.. de reproches, présentement. S'il avait su à quoi s'en tenir... Mais là non ! Satsuki l'avait laissé minauder sans lui dire qu'il... Il ne savait trop quoi, en fait. Une partie de Katsuo osait encore espérer qu'il rêvait... ou plutôt, qu'il cauchemardait.

Satsuki entre finalement dans la chambre. Katsuo semble tout pétrifié contre le mur, collé à ce dernier comme si le reste de la chambre était contaminée à il ne savait trop quoi. Histoire de camoufler son malaise un instant, le jeune homme se penche pour récupérer le doudou en tissu tombé sur le sol et le reposer sur l'oreiller, tirant un peu la couette pour la remettre convenablement. Il se redresse, regardant toujours le lit, n'osant pas vraiment se tourner vers Katsuo et finalement il le fait quand même, accusant les reproches que le regard sombre du jeune homme lui lance. Finalement il a un regard autours de lui pour la chambre d'enfant, mettant ses mains dans ses poches parce qu'il ne savait pas trop quoi en faire pour maintenant.

- La chambre de Mao. Mon fils.

Il pourrait s'arrêter là, mais il voulait préciser une chose :

- Je ne t'ai pas mentit.

Katsuo se ressaisit. Il bouge finalement et même qu'il pousse un petit cri de protestation aux paroles de Satsuki ! Qu'il se défende s'il le voulait... ne se rendait-il pas compte que c'était comme se battre contre des moulins à vent ?! Il n'allait pas lâcher le morceau, lui !

- Parce que c'est plus noble que de m'avoir caché la vérité ?! Je ne crois pas, non !

Il revient observer la chambre, longuement, sans rien ajouter pendant un moment. Par contre, pendant ce temps, si Satsuki ouvre la bouche, c'est un regard cuisant qu'il se reçoit et qui l'incite vivement à la refermer aussi rapidement qu'il n'a osé l'ouvrir... Eh... Katsuo avait du caractère. Ce n'était pas qu'une façade, merci... Finalement, il reprend la parole, visiblement toujours un peu sur le choc.

- Tu... Tu m'as caché que tu étais père ! C'est... c'est ridicule ! Et moi qui m'imaginais que... que... Oh bordel, Satsuki ! Et puis quoi encore ?! Ta femme entre à 16h30, c'est pour ça qu'il faut que je dégages ?! Qu'est-ce que tu ne m'as pas encore dit qui est important à ce point ?!

Satsuki ouvre la bouche dans l'espoir de placr un "non !" haut et fort mais Katsuo lui envoi un de ces regards qui ferait passer leur dispute pour une dispute de vieux couple avec madame qui, quand la situation l'exige, prend et garde le pouvoir. Et le pire, c'est qu'il était tout simplement craquant quand il était en colère... De fait il se renfrogne, grognant un peu, frustré par la situation et quand Katsy reprend la parole il s'insurge :

- Mais pas du tout ! Je ne suis pas marié ! Je t'ai dit que je ne t'avais pas mentit ! Oui ok, là aujourd'hui j'ai mit ses jouets et sa table d'enfant ici et j'ai rangé un cadre photo de lui et moi... Et c'est bien tout ce que j'ai fait. J'ai... Tu oserais me dire que si je t'avais dit que j'avais un petit garçon de 4ans, tu te serais intéressé à moi ? Moi aussi j'ai le droit d'avoir envie d'avoir 19ans de temps en temps ! J'ai fait une connerie et je trouve que je l'assume plutôt pas mal depuis 4ans ! Là je voulais juste...

Il soupire, sortant une main de sa poche pour se pincer l'arrête du nez, inspirant profondément avant d'en revenir à l'adolescent.

- Je suis pas un sale type... Tu me plaît, énormément même. Mais je t'aurais pas touché si j'avais pensé que j'aurais pu te briser le coeur parce que je sais très bien qu'à 17ans, avoir un enfant, c'est pas exactement le genre de projet qu'on a.

Katsuo fronce les sourcils. Il croise les bras, affrontant cette fois de face Satsuki. Et finalement, bien que le petit discours du jeune homme fasse du sens, il ne peut s'empêcher d'y trouver une faille. Parce qu'il est en colère et qu'il ne faut pas le chatouiller dans ces cas là !

- T'es qui pour savoir si tu peux me briser le coeur ou bien pas ?! Tu me plais POUR VRAI à moi !!!

À nouveau, il pousse une petite exclamation agacée. Et finalement, parce que le décor ne se prête vraiment pas à ce genre de conversation, il sort de la chambre de "Mao" pour débouler dans le couloir.

- Je n'ose même pas imaginer l'expression de ton fils si tu lui disais que tu avais caché la photo de vous deux pour accueillir un "ami" à la maison !

Satsuki sursaute légèrement au reproche de Katsuo et dire qu'il se sent mal est un euphémisme... Il n'avait jamais voulu que la situation s'envenime comme ça, fallait le croire... Alors oui, il avait peut être mal joué ses cartes, il était probablement pas irréprochable... Mais il n'était pas méchant, vraiment ! Quand Katsuo quitte la pièce pour moitié en fury, Satsuki le suit à travers le couloir avant de l'attraper par le poignet pour l'arrêter. Et s'il serait probablement plus simple de le laisser partir comme ça, il s'y refuse, le coeur battant la chamade. Non il n'était pas "en amour". Mais il était assez sous le charme présentement pour n'avoir pas envie de tout ficher en l'air comme ça... Et ne pas avoir envie de faire plus de peine à Katsuo...

- Je te demande pardon. Tu as raison. J'ai pensé qu'à moi, qu'au fait que je doive toujours m'expliquer à tout le monde sur le fait que j'ai un gamin de 4ans. Qu'au fait que tu ne voudrais probablement pas flirter avec moi, qu'au fait que ça me ferait du bien de me sentir "jeune". J'ai pas réalisé ou plutôt j'ai refusé de réalisé que j'allais te blesser parce que ne sachant pas tout, tu ne pouvais pas prendre de vraie décision...

Son orgueil pliait à mort, fallait pas croire...

- Je t'ai caché la vérité et en même temps, j'avais très envie que tu saches... Sinon j'aurais supprimé la photo de mon fils sur mon écran de cellulaire, supprimer mes sous pseudos msn, je t'aurais jamais invité ici... Y a pas de femme, je te jure. Quand j'avais 15ans, j'étais pas le genre fréquentable, je faisais n'importe quoi, drogue, alcool... Et j'avais des copains tout aussi peu recommandables. Etre gay c'était tout un déshonneur, toute une insulte. Et du coup, pour leur prouver que je l'étais pas... Il y avait cette fille qu'ils m'ont mise dans les bras. Et on était tellement ravagé de l'intérieur qu'on a eu la double connerie de pas se protéger. J'ai fait une cure, j'ai récupérer mon fils, j'ai prit un boulot, je me suis prit en main, je m'assume. Et là je te dis toute la vérité, tous les petits et les gros secrets honteux. J'ai plus rien à te cacher...

Katsuo observe un long moment Satsuki sans rien dire, lui laissant déballer son sac. Et même s'il reste critique et grondant à l'extérieur, il jubile intérieurement... Satsuki était là, à s'expliquer, à confesser... alors qu'il n'avait pas vraiment besoin de le faire, non ? Il aurait très bien pu le renvoyer chez lui avec pertes et fracas, mais non ! Il s'expliquait. Il faisait des efforts. Et ça flattait l'égo de Katsuo, égo qui était déjà proéminant... Le jeune homme laisse planer un long silence après la petite histoire de Satsuki et c'est voulu. Il n'avait pas besoin de réfléchir ou quoi que ce soit. Depuis que Satsuki avait commencé à s'expliquer pour le garder près de lui, il avait déjà décidé de ce qu'il allait faire. Mais Katsuo savait se faire désirer... et finalement, il se redresse légèrement pour déposer un petit baiser sur les lèvres de Satsuki.

- Si je restais, je ne saurais pas réfléchir objectivement.

Il prend encore un court moment de silence avant d'ajouter, plus doucement :

- Être gay, c'est rien. La majorité des hommes hétéro qui foulent cette Terre ont pour fantasme secret d'être pénétré un jour ou l'autre, tout autant qu'ils désirent sodomiser leur femme. Ce qui change, c'est la personne avec qui on expérimente. J'espère que t'as plus honte depuis longtemps...

Il lève une main, caressant une des joues de Satsuki. Ouais... il parlait sans tabou aucun. Mais il était comme ça, que ça plaise ou pas.

- Je suis content que tu ailles mieux. Mais il ne faut pas me mentir ou me cacher la vérité, sinon je partirai. Je déteste qu'on me prenne pour plus idiot que je le suis. Et je vaux la peine qu'on courre un peu pour m'attraper ! Alors oui, il va falloir courir plus vite que les autres. Parce que c'est vrai qu'avoir un enfant dans les pattes, c'est loin d'être quelque chose que j'avais prévu ! Mais c'est pas parce que t'as un gamin dans les bras que tu peux pas courir...

Katsuo fait durer son petit effet. Et faut pas croire que Satsuki n'en a pas confiance hein... Il a un gamin... Il a l'habitude qu'on l'ai de ce genre de façon. C'est d'un frustrant !! Et en même temps, il est soulagé d'entendre Katsuo parler à nouveau, lui caresser la joue, l'embrasser doucement. Tellement qu'il en ferme les yeux une seconde avant de se reprendre. C'était très mauvais signe... Il était en train de passer le stade de la simple attirance... En fait, il l'avait peut être déjà passé légèrement avant ça mais là... Il venait de faire un bond en avant dans cette direction quoi...

- Mais j'ai toujours rien de mieux à proposer que les disponibilités que je t'ai donné... Sauf...

Il se passe la langue sur les lèvres, repensant au fait d'aller à la plage de Shizuoka par exemple...

- Sauf si ça ne te fait rien que Mao soit là.

Katsuo relâche Satsuki. Il fait quelques pas sur le côté, observant le couloir, son regard glissant jusqu'au salon à nouveau. Il avait la curiosité de vouloir demander à Satsuki de lui montrer la photo avec son fils... mais il est incapable de le demander. Il aurait aimé être le centre d'attention du jeune homme... Et il n'était pas assez idiot pour ne pas voir que c'était peine perdue à présent. L'intérêt de Satsuki était probablement tout à ce gamin et il devrait faire avec ça... Et ça l'énervait, bon ! Néanmoins, après un petit soupir lourd en sens, il revient vers Satsuki pour prendre une de ses mains, l'attirant au salon.

- J'ai besoin d'y réfléchir...

Et avec une petite moue, il avoue :

- Je suis nul avec les enfants... La seule fois où j'ai essayé d'en garder, j'ai appelé ma mère en pleurs pour qu'elle vienne me chercher... C'est elle qui a fini la soirée...

Satsuki se laisse traîner au salon et un petit sourire hésitant passe sur ses lèvres à l'aveu de Katsuo. Il osait à peine le toucher de peur de se faire renvoyer dans ses pénates pour l'heure du coup ! Néanmoins, il sort son téléphone portable de sa poche et en ouvre le clapet pour le montrer à Katsuo. Toujours la même photo d'halloween dernier avec son bébé déguisé en panda...

- Je ne te demande pas de t'en occuper. C'est ma partie ça.

Nouveau soupir. Katsuo opine brièvement néanmoins. Il observe le petit bout d'chou que lui montre Satsuki un peu à contre coeur. Néanmoins, un petit sourire glisse sur ses lèvres. Panda, hein... Il referme lui-même le cellulaire avant de répéter :

- Je veux y penser. Je te renviens avec ça quand j'aurai eu le temps de digérer...

Il hésite un moment avant de finalement ajouter :

- Mais... À chaque samedi midi, quand il fait beau, je me fais dorer au soleil sur la plage de Shizuoka...

Satsuki a le coeur qui bat un petit vitee mais il acquiesce lorsque Katsuo lui affirme qu'il a besoin de temps. En même temps... C'était normal quelque part, il pouvait comprendre même si ça ne faisait pas forcément ses affaires. Et quand Katsuo semble ouvrir une porte, Satsuki saute un peu rapidement dessus, ne pouvant s'empêcher de demander :

- Même demain ?

Katsuo a un petit sourire, bien fier de lui lorsque Satsuki lui demande immédiatement s'il y sera demain. Il opine brièvement, ajoutant :

- S'il fait beau.

Et il rigole, affirmant :

- Mon maillot de bain est très petit, histoire de bien dorer... j'espère que tu ne seras pas choqué !

Satsuki lève les yeux au ciel, récupérant un peu de bonne humeur et destressant très légèrement alors que le Katsuo qu'il avait rencontré une semaine avant ça était plus ou moins à nouveau dans la partie...!

- Choqué ? Je t'ai déjà top imaginé avec bien moins que ça pour être choqué "mon coeur" !

Katsuo a un petit rire. Il s'approche de Satsuki, glissant ses bras autour de son cou, se faisant à nouveau ronronnant. Il dépose un baiser sur le menton du jeune homme en s'exclamant :

- À tous les lundi midi, d'ailleurs, je suis seul à la maison et je n'ai pas cours en après-midi... Alors j'en profite pour me faire dorer sur le balcon... sans mon très petit maillot de bain...

Satsuki revient nouer ses bras autours de la silhouette gracile, dévorant tout à fait du regard ce petit diable qui savait si bien user de ses charmes et attiser ses bas instincts. Il glise son nez dans ses cheveux, passe le bout de sa langue le long de son oreille et un soupire d'aise franchit ses lèvres. Demain. Il serait à Shizuoka. Bon... La plage était pas petite alors se serait pas le tout d'y être... Et puis y avait Mao... Mais là il avait l'impression d'avoir déjà tellement courru ces dernières minutes qu'il pouvait bien courrir encore un peu.

- Je n'ai qu'un short de bain... Mais je suis sûr qu'on ferait très bonne impression chacun à notre manière sur une plage...

Puis après un petit rire et un petit soupire dépité il demande :

- Et donc tu vas rentrer chz toi ?

Katsuo profite de la chaude étreinte de Satsuki. S'il avait eu une volonté trop faible, il aurait probablement déjà retiré la majorité de ses vêtements à Satsuki. Mais, la volonté était là... peut-être pas pour la bonne raison, mais quand même là ! Il voulait se faire désirer... et ça arriverait ! D'ailleurs, c'était visiblement déjà le cas. Et pour aider un peu plus, parce que ça ne fait jamais de tort, il prend les mains de Satsuki dans les siennes pour... les poser sur ses fesses !

- Caresse bien, coeur. Parce que je pars dans cinq minutes. Et tu ne pourras plus que les imaginer jusqu'à demain... si tu me trouves.

Quel petit emmerdeur prétencieux... Et lui devait être bien faible face à chair si appétissante pour se contenter de garder les mains sur ses jolies fesses fermes sans rien dire. Du moins, sans rien dire au départ puisqu'il se détache finalement du jeune homme, l'entraînant au salon, récupérant sa veste et la lui posant sur les épaules avant de venir... Lui claquer les fesses ! Non mais ho ! Macho ? Un peu et là il récupérait du poil de la bête tout de même. D'ailleurs, pour les mettre plus ou moins à égalité il constate :

- Et si je ne trouve pas, tu as toujours mon numéro de téléphone...

Katsuo récupère rapidement sa veste.. et lorsque soudainement on lui claque les fesses, il pousse un petit cri rapidement mué en rire amusé. Il revient se lover tout contre Satsuki, murmurant à son oreille d'une voix chaude :

- Tu sais si bien comment me plaire... Tu me raccompagne jusqu'au bus, mon coeur ?

Il a seulement un clin d'oeil à propos de cette histoire de numéro de téléphone. Oui... il verrait. Il avait une dignité à préserver !

Satsuki a un petit sourire et finalement, il vient récupérer une paire de basket qu'il enfile par dessus une paire de chaussettes propres. Y avait pas loin depuis l'appartement jusqu'à l'arrêt de bus. Un petit regard à sa montre lui indique qu'il a encore pas mal de temps avant la sortie des classes... Il passerait à la pharmacie pour savoir s'il devait mettre genre une crême spéciale pour Mao... Histoire que son bébé ne prenne pas de coup de soleil ! Ca allait vite sur ces petites bêtes ! Bref, saisissant son jeu de clef et ouvrant la porte, non sans se rincer un peu l'oeil sur son passage, Satsuki constate :

- Disposé à répondre à tous tes caprices, je suppose...

Katsuo n'aurait su dire mieux... Et pour récompenser ce parfait petit homme, il vient déposer un baiser appuyé sur les jolies lèvres fines. Ils étaient fais pour être ensemble, n'est-ce pas ?

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