Cassis

 
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 32. À corriger

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Freya


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MessageSujet: 32. À corriger   Mar 9 Nov - 4:01


Junya observe la chambre, les yeux plein d'eau. Il est debout, près de la porte ouverte. Au centre de la pièce trône le futon qu'il squattait un peu plus tôt. Heureusement, ils n'en avaient pas manqué en haut, sinon il aurait été obligé de le donner. C'était le seul qui restait libre encore... Au moins Mao et lui pourraient dormir tranquille dans un futon confortable. Les deux grosses couvertures étaient étendues sur celui-ci, mais seulement un oreiller occupait la tête. C'était assez... Ils étaient assez fins et pourraient partager sans trop se taper dessus pendant la nuit. Ils l'avaient déjà fait après tout. Mais là c'était différent. Là, c'était par nécessité... Mais de toute façon, Junya était habitué... C'était plus de confort qu'il n'en avait eu de toute sa vie avant d'arriver ici, alors... Suika dormait sur sa cage. Elle avait passée une partie de la soirée à courir en rond sur le futon pendant que Jun veillait Makoto et maintenant, elle était morte de fatigue. Anzu, quant à lui, était couché à côté du futon, mais il ne dormait pas. Il observait presque avec sévérité Junya.

Dans un coin était posé un verre d'eau fraîche. Jun savait que Mao allait bientôt arriver et c'était pour lui. Il avait même été à l'étage pour chercher quelques galettes de riz qu'il avait posé près du verre d'eau, sur une table d'appoint assez basse pour être pratique du futon. Et il observait le décor avec tristesse, attendant que le jeune homme revienne. Junya savait qu'il y avait eu énormément de blessés. Des morts aussi... Natsuki l'en avait informé brièvement. Il avait été très gentil même s'il était évident qu'il était mort de fatigue. Et lorsque l'homme était retourné dans sa chambre, Junya avait aperçu le regard que lui avait lancé Makoto. Rassuré, tendre, inquiet malgré tout... Le petite coeur de Junya avait raté quelques bonds. La rancune était tenace... Mais il ne voulait pas ressentir ça. Alors il s'était rapidement calmé et à présent, toutes ses pensées étaient tournées vers Mao. Il l'attendait avec une dévotion que peu d'hommes pouvaient avoir...

Mao venait de s'enfermer dans la salle de bain quelques instants, tremblant, appeuré à retardement. Il s'était glissé contre le mur du fond et s'était accordé un petit moment pour éclater en sanglot. Disons qu'il relâchait la pression maintenant que tout était... Finit. Jusqu'à la prochaine fois en tout cas. Ryoshi, Kenji, Natsuki avait appelé 3 maisons pour faire le point là bas. Shinji les avait appelé depuis la 4ème et lui avait fait le compte dans celle qu'ils occupaient. De cette façon, le bilan total était tombé : 4 morts, dont un encore dans le salon... 23 blessés dans une 10 qui nécessiteraient des soins un peu plus important d'après Shino et 2 qu'il avait fait transporter à l'hôpital et dont on était encore, malgré tout, sans nouvelles. Ryoshi allait bien de visu... Natsuki aussi. Kenji avait visiblement traversé la mêlé et sa se lisait sur lui... Mao avait voulu l'approcher mais Shino avait été plus rapide et aux regards qu'il avait perçu, la présence de l'infirmier serait pluss réconfortante que la sienne...

Alors il avait tourné les talons et était venu s'enfermer ici le temps d'évacuer le stress une seconde. Il avait prit à nouveau plusieurs cachet d'un coup, ayant bien conscience que le contre coup serait terrible mais là il avait besoin de tenir encore un peu le coup. Quand finalement les sanglots s'arrêtent, en même temps que les tremblements, Mao s redresse. Il ouvre l'arrivée d'eau, s'en passe de grande giclée sur le visage et après s'être observé un court instant dans le miroir, il avait quitté les lieux, direction sa chambre. Le couloir était désert, plus de trace de Jun ni de ses animeaux et avec rapidité, pour se rassurer, Mao vient ouvrir la porte de sa chambre. Il y trouve effectivement Junya et ses bêtes. Anzu a un couinement aigu et se relève, venant jouer dans ses pattes un instant et las, Mao le gratifie de quelques caresses avant de venir s'assoir aux côtés de Jun puis de se laisser tomber allongé sur le futon, l'entraînant avec et le serrant aussi fort qu'il le peut dans ses bras.

- C'est finit... Tout est finit ce soir... Tout va bien...

Du moins c'était mieux de le voir comme ça sans doute...

Jun avait fini par fermer la porte pour aller ensuite s'assoir sur le futon, commençant à désespérer. Il observait la condensation qui se formait sur les paroies du verre alors que la glace commençait à fondre lorsque soudainement, la porte s'ouvre. Junya a un long soupir de soulagement lorsqu'il voit Mao et en un seul morceau, dieu merci ! Son ami vient se glisser près de lui sur le futon, l'entraînant à sa suite alors qu'il se laisse tomber, visiblement épuisé. Junya se laisse aller à cette étreinte, nichant son nez dans le cou de Mao, posant une main sur son torse. Il frémit, retenant un sanglot. Ses yeux sont à nouveau embués, mais il n'éclate pas cette fois.

- Tu m'as manqué. J'ai eu tellement peur...

Il force un petit sourire, assurant :

- Suika aussi a eu très peur. Elle est morte de fatigue parce qu'elle a courue en rond toute la soirée ou presque...

Mao se redresse sur un coude juste une seconde pour voir la furette effectivment tllement KO que son arrivée l'avait à peine réveillée. Il se ferait pardonner demain. Ryo avait ordonné de rester sur l qui vive certes... Mais demain, se serait effectif minimum dans les rues... Ils avaient tous besoin de se reposer, de faire leur deuil et touti quanti. Mao se laisse retombe la tête contre l'oreiller, constatant à cette occasion que le sien avait visiblement été réquisitionné. Il était un peu lent à la détente. Anzu vient le coller et Mao a un petit sourire alors que l'animal le bouscule en se faisant une place. Visiblement, tout le monde s'était beaucoup inquiété.

- Ne t'inquiète pas... J'étais passé voir au salon si on avait plus besoin de bras. Et j'avais besoin de digérer notre bilan final avant de venir me coucher je crois. Et toi comment te sens tu ? Ca doit être pénible après si peu de temps ici de déjà devoir faire face à tout ça... Si ça peut te rassurer, c'est du domaine de l'exeptionnel ce genre de chose...

Junya hausse les épaules. En fait, il se sentait terriblement mal, mais ce n'était pas nécessaire d'alarmer Mao plus qu'il ne l'était déjà.

- Ça va... Je vais survivre. C'est tout de même réconfortant de voir les membres se tenir comme ça. On est une vraie famille...

Il le croyait d'autant plus maintenant qu'il avait vu à quel point tout le monde était là pour les autres. C'était très bien... Il soupire, fermant les yeux un moment pour profiter seulement de la chaleur de Mao.

- Le verre d'eau et les galettes de riz juste là, c'est pour toi. Si tu veux aller prendre une douche aussi, sens-toi en libre... J'irai peut-être après.

Non, il était rigoureusement incapable d'avaler quoi que se soit. Et ne voulait pas d'une douche non plus. En fait, maintenant qu'il était couché, il ne voulait plus se relever tout court. Alors il soupire, hochant négativement la tête. Et pardonnez lui l'expression lorsqu'il reprend :

- Non j'suis mort... J'ai envie de rien là...

Mao étire un peu son dos avant d'attraper la couverture. Mais en fait, Jun et lui sont couché dessus et même Anzu en a bloqué un morceau. Il grogne un peu, abandonnant cette idée pour l'heure...

- Mais tu peux aller prendre ta douche si tu veux. Attention cependant, elle risque d'être prise d'assaut... Aussi bien celle à notre étage qu'à celui d'au dessus. Tu devrais peut être attendre demain, certains en ont vraiment besoin, ils viennent de dehors et... Bref, ils en ont vraiment besoin...

Junya sourit doucement, caressant avec tendresse le ventre de Mao par-dessus le tissu de son gilet. Il soupire tout en se décallant juste assez pour poser sa tête sur le torse de son ami. Et ainsi placé, il écoute avec attention le coeur du jeune homme battre tranquillement.

- J'attendrai. De toute façon, je crois que rien ni personne à présent ne pourrait me forcer à te lâcher d'une semelle !

Il a un nouveau petit sourire triste avant de finalement se redresser. Il repousse légèrement le gros chien, lui demandant d'aller se coucher un petit peu plus loin et finalement, il fait passer une couverture par-dessus eux.

- Tiens... Tu as besoin d'autre chose ?

Mao accueil avec plaisir la chaleur hyper réconfortante de la couverture. Il avait froid, pour changer et savait très bien que bientôt, il aurait même greloter hors de cette couverture. Il hoche négativement la tête alors que du bout des pieds, il se déchausse, faisant sortir ses chaussures de sous les draps d'un petit coup de pied. Il songe à la conversation qu'il voulait avoir avec Jun, mais n'en a franchement pas le coeur pour le moment tant ils ont tous besoin d'un peu de chaleur humaine ce soir et cette nuit. Il ne se voyait pas laisser Jun tout seul et lui même ne pourrait aller nul part. Parce que de toute évidence, l'endroi où il pensait faire une retraite stratégique éventuelle était occupé d'après lui...

- Oui, que tu reviennes t'allonger. Demain c'est repos pour ceux qui ne patrouillent pas... On est pas obligé de se lever, on put dormir à satiété. Alors on a plutôt intérêt d'en profiter.

Puis, songeur, se disant que ça intéresserait peut être encore Junya il reprend sur un autre sujet :

- Je suppose que tu as croisé Natsuki puisque tu es là, mais il va bien. Il a mangé quelques coups visiblement mais Ryo et lui sont des monstres je crois... Ils paient pas de mine niveau centimètre des pieds à la tête mais alors hein...

Junya ne proteste pas avant de s'étendre à nouveau près de Mao. Il glisse ses bras autour de son ami, l'attirant tout contre lui en soupirant d'aise. Une de ses longues jambes vient se lover entre celles de Junya et il ne bouge plus.

- Hmm...

Il laisse passer un petit silence avant d'ajouter, sincère, mais visiblement pas paniqué que Natsuki ait pu manger des coups :

- Je suis content qu'ils aillent bien. Et tu as vu Kenji ?

(tu allais ajouter un truc ?)

(nope)

Mao repousse pour l'heure ses récriminations face à un proximité telle que celle ci avec Jun. Il se sentait pas loin de l'épuisement et savait très bien qu'il ne devait d'être lucide qu'à ce qu'il avait pu ingurgiter. Alors au diable tout le reste deux minutes...! Il soupire de bien être une seconde et lorsqu'il est question de Kenji, il hoche positivement la tête :

- Il a une côte au mieux fêlée sinon cassé d'après Shino. Et il a "câliné" d'un peu trop près la lame d'un couteau... Mais il va bien. Et tu peux me croire si je te dis qu'il est entre de très bonnes mains et qu'on a pas de soucis à se faire. Du moins c'est l'impression qu j'ai eu.

Et il y avait une pointe de jalousie là dessous malgré tout. Pas après Shino, parce qu'il n'y avait qu'une profonde amitié entre Kenji et lui... Mais juste de savoir que son ami semblait avoir trouvé quelqu'un de bien comme ça et qu'il avait su tout mettre de côté pour essayer de faire en sorte que ça marche. Et dans le même temps, il était vraiment très content pour lui...

Junya bouge un petit moment jusqu'à être sur le ventre. Ainsi placé, il pose son menton sur le ventre de son ami, l'observant avec tendresse. Un petit sourire glisse sur ses lèvres alors qu'il glisse une main sous une cuisse du jeune homme, la tenant ainsi tout simplement au chaud... et se réconfortant à être si près de Mao.

- Je suis content pour lui. C'est bien... Je suis surtout content qu'il aille bien. C'est un mec sympathique comme tout...

Il cesse cependant de sourire, demandant d'une petite voix :

- Et toi ça va aller, t'es sûr ?

Mao baisse les yeux sur Jun, levant une main pour caresser sa joue, son coeur s'emballant sous les mouvements pourtant probablement anodin. Il hoche cependant la tête de bas en haut.

- Bien sûr, pourquoi est ce que ça n'irait pas mon coeur ?

Il a un petit sourire avant d'ajouter, sincère :

- Tant que tu souris tu fais mon bonheur.

Aussitôt que Mao lui affirme qu'il est heureux lorsque Jun sourit, ce dernier lui offre son plus beau sourire. Des fossettes se crées dans ses joues et il penche légèrement la tête sur le côté alors que ses yeux se ferment pour moitié.

- Tu me donnes envie de sourire, alors je suppose que nous faisons une bonne paire !

Son sourire redevient finalement plus doux. Il bat doucement des paupières... cette fois pas pour Natsuki, mais pour Mao et c'est à peine s'il s'en rend compte.

- J'ai vraiment eu peur cette nuit. Ce n'est pas fini, n'est-ce pas ?

Les yeux de Mao ne lâchent pas le visage souriant de Jun alors que ce dernier... Charme...? Il n'en était pas certain mais... Ca y ressemblait un peu... Et ça le réchauffait au moins autant que ça lui causait du soucis... Alors il tente d'en faire abstraction pour s'intéresser à la question qui vient de lui être posée.

- Comment ça pas finit ? En tout cas, il n'y aura normalement pas d'autre bataille, tu peux te rassurer là dessus...

Un petit "ahh" franchit la barrière des lèvres de Junya. Il pensait que ce serait encore à refaire et... Oh non, il ne voulait même pas y penser ! Il préférait encore passer un petit moment tranquille avec Mao et voilà... parce que la soirée avait été épouvantable et là, ils avaient droit à un petit moment de répit, comme tout le monde... Jun se redresse. Il observe un moment Mao avant de glisser une jambe de l'autre côté du jeune homme, prenant place sur ses hanches étroites. Ce faisant, il tourne la tête vers Anzu qui pousse un gros soupir dans son coin. Un petit rire s'échappe des lèvres de Jun.

- Anzu est bien fatigué, on dirait...

Mao vient spontanément attraper les hanches de Jun alors que celui ci se hisse sur ss hanches. Il l'observe, complètement perdu et peine à se concentrer sur son chien, n'ayant qu'un petit regard du coin de l'oeil pour lui, incapable qu'il était de lâcher Jun des yeux pour le moment. Il hoche positivement la tête donc la tête, avalant sa salive avant de se racler un peu la gorge pour se redonner contenance.

- Tout le monde est fatigué, c'est bien normal. Et puis il a beaucoup couru aujourd'hui, il a même attaqué pour me défendre brave bête... On devrait... Sûrement dormir nous aussi, tu veux bien ?

Junya bat des paupières à nouveau. Il sent ses joues devenir rosées, il a chaud, mais il ne bouge pas d'un centimètre. Bon sang... Les hommes ici lui en demandaient vraiment trop ! Lui qui était d'un naturel assez timide... Bref... Il se donne encore quelques courtes minutes à faire...ce qu'il faisait. Puis, il approuverait pour le sommeil. Mais pour le moment il... Oui, il tentait de séduire Mao. Et lorsqu'il s'avoue enfin ce fait, un long frisson agréable le traverse de part et d'autre. Il sourit doucement au jeune homme, glissant une main sur son ventre pour jouer avec un pli de son gilet, innocemment.

- Oui... Si tu as besoin de sommeil, il vaut mieux dormir...

Mais lui n'en sentait pas la nécessité... Ou plutôt oui, mais... Mais il songeait à autre chose. Quelque chose qui le gênait particulièrement, mais qui le rendait presque téméraire... Presque, car il ne bouge toujours pas. Cependant, il calle un peu plus son bassin près de celui de Mao, espérant que le message est clair.

Mao entre-ouvre les lèvres alors que Jun cesse presque d'être subtile de son point de vu pour se faire nettement plus... Clair. Il l'observe, à la fois terrorisé et désireux comme jamais. C'était un peu comme mettre une friandise devant un enfant et de lui dire "surtout tu ne la mange pas".

- Tu sais ce que tu es en train de faire Jun...?

Junya rougit violemment à la question de Mao. Il baisse vivement la tête, hésitant entre honte et tristesse... voire colère même. Parce qu'il avait encore une fois l'impression de se faire repousser et ça commençait à faire mal, très mal...

- Je ne suis pas totalement idiot, si c'était la question...

Mao perçoit le changement d'humeur de Jun et il ne réfléchit pas, ce qu'il aurait plutôt dût faire, avant de se redresser juste assez pour venir happer les lèvres du jeune homme entre les siennes. Un frisson terrible lui courre le long de l'échine, il a tout à fait conscience de faire une énorme bêtise, de mentir ou tout au moins de cacher la vérité à Junya mais... Il ne voulait pas que Jun pense qu'il le trouvait repoussant, pas à son goût... Pas après sa petite humiliation privée avec Natsu. Il caresse les lèvres de son compagnon avec douceur quelques secondes avant de les relâcher, ne sachant définitivement pas quoi lui dire...

Junya sursaute lorsqu'il sent les lèvres de son ami se poser sur les siennes. Il avait cru, pendant un moment, que Mao était tout simplement en train de le repousser... Alors... Alors quoi ? Jun ferme les yeux, se laissant guider par Mao. Mais ce baiser ne dure pas assez longtemps, pas pour Jun qui n'entendait plus que son coeur battre à toute vitesse. Et puisque Mao ne semble pas prêt à parler, Junya prend une des mains du jeune homme pour la poser contre son torse, histoire qu'il sente les battements frénétiques de son coeur. Et il se décide enfin à parler...

- Mao... Tu me fais chavirer... Je... Je croyais que ce genre de sentiment faisait rougir et glousser au passage de l'être chéri, mais c'est faux. Tu me fais sourire et... et tu me donnes des ailes...

Mao observe avec une relative douleur sa main contre le coeur de Jun. Il le sent battre fort contre sa paume et il y prête une attention infinie avant de relever les yeux sur Jun. Sa main quitte le torse du jeune homme pour se poser sur sa joue, la caressant avec tendresse et inquiétude :

- Et si un jour je te fais pleurer ?

Junya ferme les yeux, savourant cette caresse comme si c'était la première qui lui était donnée. Il glisse doucement sa main par-dessus celle du jeune homme, poussant un petit soupir comblé.

- Je peux te renvoyer la question, Mao... Si je te dis là, maintenant, qu'un jour je te ferai pleurer... est-ce que ça change quelque chose à tes sentiments ?

Non. Probablement pas. Mais il y avait d'autres informations à prendre en compte de son côté. Se serait égoïste de sa part à quel point s'il décidait, sur un coup de folie, d'accepter qu'il puisse y avoir quelque chose entre Jun et lui sans lui dire...? Il s'en veut énormément parce qu'il sait qu'il veut Jun et qu'il va lui cacher tout ça s'ils prennent ce chemin là maintenant... Et il donnerait cher pour avoir les conseils d'un ami, même s'il n'était pas certain qu'il les approuverait ou les suivrait. Mao tente encore de se défendre faiblement :

- Mais... Et Natsuki...?

Junya fronce les sourcils. Il ne comprenait pas du tout ce qui retenait Mao. Mais alors là pas du tout... Pourquoi tenter de sortir de piètres arguments alors que visiblement, ils avaient tous les deux envie - même besoin - de la même chose ? Jun relâche doucement la main de Mao. Il rouvre les yeux pour plonger son regard dans celui de son ami. Et doucement, il se penche par-dessus lui, le souffle court, pour venir de lui-même poser ses lèvres sur celles du jeune homme. C'en est électrique. Jun en frémit de la tête aux pieds.

- Makoto est amoureux de Natsuki, j'en suis convaincu... De plus, Natsuki ne veut pas de moi et... franchement, maintenant que nous avons appris à nous apprivoiser l'un l'autre, je n'ai plus envie de Natsuki... Du tout...

Mao ferme les yeux, prit d'assaut par les sensations apporté par ce petit baiser et la chaleur invitante de la silhouette de Jun par dessus la sienne. Ses mains reviennent sur les hanches du jeune homme, glissant légèrement sous son haut pour caresser cette peau qu'il savait déjà si douce et si chaude. Et après ces quelques mots dont il décroche un peu, il revient chercher un nouveau baiser, un peu plus intense peut être, ses mains saisissant un peu plus fermement les hanches étroites pour les souder tout à fait aux siennes. Il s'en voulait, se détestait sincèrement et en même temps... Il n'était qu'un être humain non...?

Junya se sent frissonner de la tête aux pieds alors que son bassin entre en contact avec celui de son ami. Ses mains glissent sur le cou de Mao alors qu'il répond avec une légère maladresse, mais beaucoup de douceur à ce baiser. Son poulx s'accélère. Il s'éloigne légèrement, mais ce n'est que pour mieux attirer Mao à lui, le forçant à s'assoir, le serrant tout contre lui sans pour autant se déloger de ses cuisses. Il laisse échapper un petit rire, mettant fin au baiser et, les joues rouges, il affirme avec timidité :
   
- Je n'ai pas très envie de...
   
Il se mordille la lèvre inférieure, visiblement confus à l'idée de dire une telle chose.
   
- Pas très envie de dormir...
   
Mao se redresse comme il y est invité par Junya et il l'observe un long moment, le souffle coupé. Son fruit défendu auquel il était si près de succomber... Le doute s'imisce encore en lui et il lève la main pour caresser sa joue du bout des doigts, légèrement tremblant, songeant à tous les efforts qu'il avait fait pour éviter que quelque chose dans ce genre n'arrive. Pire, il était résigné à s'éloigner de Jun et voilà qu'il s retrouvait à échanger baisers et caresses avec le jeune homme. Quand à Jun, il semblait très bien savoir ce qu'il voulait et capable de gros efforts pour le lui expliquer.
   
- Jun... J'ai...
   
Il s'humidifie les lèvres, hésitant encore et finalement il revint étreindre le jeune homme, usant de tout le bon sens qui est le sien.
   
- Pas maintenant... j'aurais l'impression de te trahir... Je voudrais juste qu'on profite l'un de l'autre tranquillement s'il te plaît...
   
Mais pour être certain qu'il ne se méprenne pas :
   
- J'ai du désir pour toi Jun... J'en ai depuis... Peut être depuis le début... Mais là ce ne serait pas correcte...
   
Junya sent son coeur s'affoler aux paroles de Mao, à son hésitation. Et ce n'est rien de positif. Le jeune homme serre fortement Mao dans ses bras, comme s'il avait peur de le perdre, soudainement, ce qui n'était pas tout à fait faux non plus. Il déglutit avec difficulté, se faisant déjà mille et uns scénarios tous plus horribles les uns que les autres et le premier qui lui vient en tête...
   
- Il... Il y a quelqu'un... Quelqu'un d'autre ?...
   
Ses yeux s'emplissent de larmes à cette simple pensée. Il serre un peu plus fortement Mao dans ses bras, désespéré.
   
- Dis-moi qu'il n'y a personne d'autre... Je... Je crois que je ne pourrais pas l'accepter...
   
- NON ! Jun !
   
Mao est complètement outré que Junya s'imagine qu'il y ait quelqu'un dans sa vie ! D'autant qu'il était de notoriété publique que Mao n'avait pas vraiment de contacte avec qui que se soit alors... Il soupire, gardant l'étreinte chaude avec Jun. Il hésite, ouvre la bouche à plusieurs reprises puis la referme, hochant encore la tête de gauche à droite.
   
- Il n'y a personne Jun... Je te jure. Je te promet. Personne...
   
Junya sursaute au "non" tonitruant qui échappe à Mao. Ça avait au moins pour effet qu'il le croyait, pas de doute possible... Le jeune homme repousse doucement Mao pour le forcer à se coucher sur le futon à nouveau. Il se penche par-dessus lui pour déposer un baiser sur les lèvres finalement dessinées de son ami, tremblant. Une larme glisse de sa joue à celle de Mao, mais il ne s'en aperçoit pas. Il est rassuré malgré tout... Parce qu'il l'aurait vraiment très mal vécu que Mao ait quelqu'un... Surtout quelqu'un qu'il n'aurait pas remarqué...
   
- Excuse-moi... Je... Je suis idiot... J'ai bêtement songé à Kenji... Je... Je ne sais même pas pourquoi, c'est vraiment stupide... Pardonne-moi...
   
Il se glisse doucement sur le futon à son tour, se lovant contre Mao, ne quittant pas son visage du regard, comme s'il avait peur d'oublier ses traits.
  
- Soyons... Profitons de ce moment au calme... Oui...
   
Ho... Mon... Dieu... Il avait oublié cette histoire avec Kenji oui... Et il se sent terriblement mal à l'aise d'ailleurs... Assez pour ne pas vouloir mentir à Jun du tout ! Alors il revient poser une main sur sa joue, le regardant droit dans les yeux alors qu'il explique :
   
- Il y a une amitié très forte et très étrange entre Kenji et moi... Et je ne vais pas te mentir... Il y a déjà eu des caresses entre nous... Poussées... Mais pas d'amour. Juste la volonté d'oublier un peu la solitude et tu vois, il semble amoureux de son infirmier je crois... Et ça ne me fait rien du tout, à par que je suis content pour lui. Je te le dis parce que je ne veux pas avoir l'air de te mentir Jun... Pas pour te faire du mal... Et à ce moment là, tu étais complètement in love de Natsuki... Alors...
   
Junya cligne une fois ou deux des yeux, hagard. Il est... jaloux. Et même lui ne peut se mentir à ce propos. Mao ne voulait pas aller plus loin avec lui ce soir et pourtant, avec Kenji ils avaient... fais des choses. Mais, Jun n'était pas stupide non plus. Il ravale sa jalousie, sachant fort bien qu'il n'avait aucune raison pour en vouloir à Mao. C'était de sa faute. Il avait été obnubilé par un homme qui, finalement, n'avait même pas sa préférence... Et si vraiment Mao l'avais désiré depuis leur rencontre, alors il avait confiance... Peut-être un peu boudeur tout de même, rien de plus normal, il se love contre le jeune homme. Et, parce qu'il n'avait vraiment pas l'expérience de ce genre de sentiment, il ose finalement demander, histoire que ce soit clair :
   
- Tu... Tu veux être mon copain alors, Mao ?
   
Mao avale sa salive de façon douloureuse, se passant une main sur le visage. C'était une conversation qu'il ne voulait pas avoir ce soir. Il n'était pas vraiment... Prêt. Malgré tout, il dépose un baiser sur le front de Junya, passant ses doigts dans les cheveux sombre en tremblant légèrement.
   
- Tu ne sais pas tout Jun... J'aimerais être aussi fort que je devrais pour te dire que ce n'est pas possible... Et je ne peux pas me mentir, je suis faible parce que je meurs d'envie d'avoir l'honneur d'être ton copain mais... C'est plus compliqué tu sais...
   
Junya ferme les yeux. Il souffre, mais n'en pleure pas cette fois. Son visage est grave, mais il n'en veut pas à Mao. Une de ses mains vient se loger sur le ventre du jeune homme, par-dessus son vêtement. Elle se crispe sur le tissu, mais lorsqu'il rouvre les yeux, il est calme. Il réussi pour une rare fois à contrôler sa tristesse. Il vient chercher un chaste baiser sur les lèvres de Mao, ne le quittant pas du regard.
   
- J'ai envie d'être avec toi quoi qu'il arrive Mao. Je... Je sais que je suis faible, mais je saurai être fort cette fois. Je ne sais pas ce que tu me caches, mais tu commences à me faire peur... Et même si j'ai très peur, je n'ai tout de même pas envie de partir. Je veux être avec toi, Mao. J'en ai besoin... Tu es si important pour moi. Dis-moi au moins que tu comprends l'importance que tu as à mes yeux...
   
Mao hoche positivement la tête, revenant serrer fort Junya contre lui. Il comprenait et de toute façon, quoi qu'il fasse, il ferait du mal à Jun un jour non...? Alors pourquoi pas accepter de profiter un peu de ce que le temps voulait bien lui offrir...?
   
- Alors je reste avec toi... Je reste avec toi tant que c'est possible, je te promet. Tout ce que tu veux. Et je te demande pardon à l'avance Jun. Pour tout ce que je pourrais te faire comme mal sans en avoir envie. Mais je préfère qu'on ai pas cette conversation maintenant... Là je veux juste... Profiter de ta chaleur et dormir un peu avec toi...
   
Junya opine brièvement. Il se presse tout contre Mao, fermant les yeux tout en essayant d'avaler ce qu'il venait d'apprendre. Ou de ne pas apprendre... C'était un peu entre les deux. Il avait peur, très peur... Et cette peur le forçait à se cramponer à Mao comme s'il était sa bouée de sauvetage au milieu de cette mer agitée. Alors que soyons honnêtes, c'était Mao qui semblait avoir besoin de réconfort. Jun est à même de le lui donner. Du moins, il l'espère. Mais tant qu'il ne sait pas où est le problème, il ne saura comment le régler, c'est un fait... Alors il se contente de déposer un baiser sur la joue de son ami avant de se glisser à son tour complètement sous les couvertures. Il se love contre Mao, le coeur battant, incertain. Mais ce n'est pas le moment de poser des questions... Mao semble assez sonné comme ça. Junya trouve une des mains du jeune homme. Il y emmêle ses doigts tout en murmurant avec tendresse :
   
- Je vais m'occuper de toi, Mao. Je vais prendre soin de toi et t'aimer comme personne ne t'a aimé jusqu'à maintenant. Parce que quoi qu'il arrive, tu le mérites plus que quiconque au monde.
   
Mao soupire de soulagement alors que Junya n'insiste pas, venant se coucher, lui promettant de s'occuper de lui. C'était un truc qu'il n'aimait pas mais il avait comprit ce que Jun voulait dire. C'était bizarre dans un sens... Que Kenji et lui trouve un peu de douceur auprès d'une personne aimé en même temps alors qu'ils étaient l'un comme l'autre plutôt réputé pour être loin de ce genre de choses... En tout cas il n'y pense pas, venant passer une jambe entre celles de Junya, fermant les yeux, près à profiter de Jun comme de son copain... Et comme il sait que le temps est en quelque sorte compté, avant de risquer de s'endormir il chuchotte tout de même :
   
- Je t'aime Jun...
   
Junya a un petit frisson agréable et inespéré aux paroles de Mao. Il sait qu'il n'existe pas plus beaux mots sur terre et surtout, pas plus belle façon de le dire qu'avec la voix réconfortante de Mao. Jun se redresse juste assez pour déposer un baiser sur la joue de son ami, répondant à cette révélation sans hésiter, puisqu'il est si sûr des sentiments qu'il a lui aussi.
   
- Je t'aime, Mao. Dors bien... Demain, nous avons à faire...
   
Oui... Ils aideraient les hommes blessés. Ils n'avaient pas le choix. Et lui s'occuperait de Mao parce que... Tout simplement parce qu'il aimait s'occuper des gens qu'il apprécie.
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