Cassis

 
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 31. À Corriger

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Kurika
Shut up and Calm down...


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MessageSujet: 31. À Corriger   Lun 8 Nov - 21:49

   
Mao faisait la navette, courant à gauche et à droite depuis qu'il était arrivé. C'était Kenji qui l'avait mit au parfum le premier puis ensuite Natsuki qui avait débarqué pour aboyer quelques ordres bien sentit. C'était un peu l'état de siège chez les kikikan... Le salon s'était transformé en infirmerie et ça courait dans tous les sens. On les avait prévenu que Ryoshi était en route pour la maison et quelques bouilles parmis les nouveaux oisillons de leur clan s'en étaient sentit plutôt rassurées. Ils avaient tous un sentiment de sécurité presque incompréhensible en Ryo... Ce n'était qu'un homme quoi... Bref. Mao venait de gober pas moins de 4 cachets pour espérer survivre à la soirée sans s'écrouler de douleur à n'en plus finir et il avait rejoint les troupes dehors, allant directement chercher les plus jeunes là où ils se trouvait, Anzu sur les talons et Suika dans le pull, comme à l'ordinaire.
   
Kenji l'avait accompagné le temps de deux allers et retours. Le deuxième s'était déjà très mal passé, ils étaient attendu et du les coups avaient dû parler. Son chien avait bondit sur le premier qui s'était approché de lui et de son protéger pour l'heure, faisant hurler de douleur l'adolescent qui leur avait sauté de dessus et Kenji s'était occupé d'un autre. Du sang avait giclé très légèrement sur son visage et ses vêtements et Mao avait eu un haut le coeur. Il détestait ça... Et lorsqu'ils étaient revenu à la maison, entier, Kenji lui avait interdit de sortir sauf cas de force majeur. Il le lui avait fait promettre avant de repartir et Mao avait acquiescé. Il avait réuni les plus faible dans une pièce au sous sol et avait sortit son cellulaire pour appeler les autres maisons et avoir des nouvelles. Et c'est en prenant le chemin de sa chambre pour aller y déposer la furett, ayant peur qu'il soit prise dans la bataille, qu'il aperçoit Junya sur le pallier de la chambre de Natsuki.
   
Il l'observe une seconde, légèrement hébété et finalement il percute. Ha oui... Natsuki lui avait demandé sur Makoto, un truc du genre... Sauf que Jun était à l'extérieur, posé sur son futon qu'il avait ramené devant la porte... Et lorsque leurs deux regards s croisent, Mao à l'impression que Jun va se mettre à pleurer ! Il s rapproche donc immédiatement de lui, se laissant tomber à genoux et le serrant brièvement contre son coeur.
   
- Jun... Tu vas bien pauvre coeur ? Je vais te laisser Anzu et Suika, tu veux ?
   
Junya était assis sur le futon qu'il avait lui-même trainé jusque devant la porte de la chambre de Natsuki. Deux épaisses couvertures étaient posées dessus et Junya était pour moitié glissé en dessous. Si bien qu'en deux temps trois mouvements, il pouvait carrément disparaître aux yeux de peu importe qui passait dans le coin. Il croyait que c'était nécessaire... Parce que ce soir, la maison ne lui semblait pas aussi sécuritaire qu'à l'habitude. Le jeune homme se tourne un moment vers la porte qu'il pousse légèrement. Celle-ci s'entrouvre, laissant voir un Makoto qui dormait profondément. Sur ses joues paraissaient encore les traces de larmes qu'il avait laissé couler un peu plus tôt. Junya n'avait rien dit par pur respect, mais Makoto lui avait lui-même avoué qu'il en avait assez d'être un boulet au pied des autres. Qu'il croyait que cette cure l'aiderait, mais qu'il n'en voyait plus le bout. Jun l'avait réconforté comme il avait pu et ça avait semblé fonctionné car avant de sombrer à nouveau dans un sommeil aussi soudain que profond, Makoto l'avait remercié...
   
Et il l'avait aussi prié de quitter la chambre, mais soit. Jun comprenait un peu. Il avait cependant bien avertit Makoto qu'il serait juste devant la porte et que si quelque chose n'allait pas, il devait l'appeler. Il avait ajouté que ça lui plaisait de l'aider ainsi. Et ce n'était pas un mensonge pour aider Makoto à aller mieux. Il aimait réellement aider l'homme à aller mieux, prendre soin de lui. C'était quelque chose que Jun avait l'impression de savoir très bien faire, comme s'il l'avait fait toute sa vie ce qui n'était pourtant pas le cas. Bref, il était posté devant la porte depuis près d'une heure lorsque soudainement, des éclats de voix s'étaient fait entendre dans la pièce d'à côté, celle où tous les plus jeunes et les plus faibles du gang étaient réunis. Une bataille... Le sang avait été versé, apparemment. Et Jun laisse échapper un petit gémissement terrifié lorsqu'il entend quelqu'un demander très clairement si "Mao n'était pas sortit avec Kenji tantôt ?". M...Mao ?! Junya s'était alors glisser dans les couvertures pour y disparaître.
   
Ce sont des pas qui l'amenèrent à quitter sa tanière. Des pas dans les escaliers, mais rien d'effrayant. Pas comme cette terreur qui lui nouait l'estomac, l'empêchant de parler, lui donnant envie de vomir ses trippes... Non. C'était des pas... qu'il reconnaissait. Suivit d'autres plus furtifs... Il vit Anzu avant de voir Jun. Ils s'observent un moment sans rien dire, Jun près à pleurer et finalement, Mao parle. Ce qui devait arriver arriva... Junya éclate en sanglots, levant les bras pour que Mao vienne le serrer dans les siens, ce qu'il fait immédiatement. Junya le serre fortement contre lui, de gros sanglots déchirant sa voix alors qu'il avoue :
   
- J... J'ai cru... Ils ont dit... Une b... bataille... Et toi... Et... Je pensais que tu... que tu étais m..m...m...mort !!
   
Il serre un peu plus fortement le jeune homme contre lui, le faisant tomber sur le matelas.
   
- R...Reste avec moi ! Tu ne r...retournes pas là-bas !!
   
Mao ne sait pas quoi dire devant le stress, les sanglots et l'aveu de détresse de Junya face au fait qu'il l'ait cru mort. Il ne peut que le serrer un peu plus fort dans ses bras sans rien dire. Peut être que quand tout ça serait finit, il devrait songer à éloigner Jun de lui... Parce qu'à ce rythme, quoi qu'il arrive, la déchirure serait très forte. Mais pour l'heure il console, caressant les cheveux du jeune homme, laissant Suika sortir de son pull en criant comme une perdue avant qu'elle ne vienne se réfugier dans un coin des couvertures de Jun.
   
- Je dois aller avec les autres mais je repasserais souvent... Très souvent. Pour te dire comment les choses se passent. Et je ne sortirais qu'en cas de besoin je te promet Jun, d'accord ?
   
Jun pousse un petit cri de... rage.
   
- Non ! POurquoi est-ce que tu dois aller avec les autres ?! Ils sont déjà nombreux ! Ils... Ils ont tout ce qui leur faut ! Pourquoi ??
   
Mao se passe la langue sur les lèvres, venant caresser le visage de Jun de son pouce, effaçant quelques larmes.
   
- Il y a des gamins de 15 ou 16ans dans le tas Jun... Et peut être même plus jeune j'en sais rien... Pour quelques uns, c'est même un des premiers jours. Ils sont paniqués et c'est pas de voir la panique sur les autres visages qui va les rassurer, je sais que tu comprends... Je vais alterner quoi ? Je passerais 40 minutes là bas et 20 ici, tant que je ne dois pas sortir. Et je te laisse Anzu et Suika quoi qu'il arrive d'accord ? Tu ne risques rien, je te promet, je veille sur toi, tu me crois ?
   
Junya relâche doucement Mao, peut-être un peu déçu. Mais, il n'est pas non plus égoïste. Peut-être ne voulait-il pas nécessairement partager le temps de Mao avec les autres dans l'autre pièce, surtout qu'il était obligé de rester là toute la soirée lui, mais néanmoins, il réplique peut-être un peu sèchement :
   
- Laisse-moi Suika, elle pourrait se blesser, mais garde Anzu. Pas question que tu sortes sans lui...
   
Mao a un petit soupire exaspéré, saisissant entre deux doigts le menton de Junya. Mût par une envie débile, il pose un petit baiser amical sur ses lèvres bien qu'il en frissonne intérieurement, juste dans le but de le ramener, si possible, à de meilleures dispositions.
   
- Ne t'inquiète pas Jun. Si je sors, je ne sors pas seul. Regarde moi, on s'est fait attaquer tout à l'heure et je n'ai rien. Rien du tout. Je vais pas te mentir, tout ne va pas aller bien ce soir... Mais nous sommes prêt si l'on veut... Tout le monde sait ce qu'il y a à faire.
   
Junya entrouvrent les lèvres, hébété alors que Mao dépose un baiser sur ses lèvres. Ce n'est pourtant pas le premier. Il l'avait déjà fait une fois ou deux avant. Mais cette fois... Cette fois, bien que le jeune homme semble vouloir laisser ce baiser au domaine de l'amical, Jun a l'impression qu'il est... différent. De fait, il se penche vers son ami pour faire une petite léché rapide sur ses lèvres, de bas en haut. Et il n'en rougit même pas. Poussé par cette possession qu'il ressentait de plus en plus face à Mao sans se l'expliquer, il demande, farouche :
   
- Et s'ils me kidnappaient, qu'est-ce que tu ferais, Mao ?
   
Mao articule plusieurs syllabes muettes et vides de sens alors que Jun à un petit geste loin d'être anodin pour lui envers lui... Et sa question le désarçonne littéralement. Une vague d'angoisse le submerge un instant avant qu'il se resaisisse, remettant les choses à leur place...
   
- Personne ne va te kidnappé Jun. Tu sais très bien qu'on ne laisserait pas faire. Et si on touchait à un seul de tes cheveux, y aurait nul part où ton agresseur pourrait échapper à ma colère et à Anzu ok ?
   
Junya opine brièvement. Il savait qu'il ne se ferait pas kidnapper. Et la question n'était pas là. Mais Mao lui avait tout de même répondu... Il glisse une main sur celle du jeune homme emmêlant ses doigts aux siens. Et avec émotion, il murmure doucement :
   
- Masa... Tu... Tu l'as vu ? Il est... Déboussolé. Et...
   
À nouveau, les larmes lui montent aux yeux.
   
- Tu ne peux pas me laisser dans le même état que Masa. Il ne faut pas faire ça...
   
Mao se prend une vraie douche froide. Masa... Le copain de Ginta... Qui pleurait et ruminait vengeance dans une douleur que personne ne pouvait imaginer... Il ne sait pas quoi dire et commence à bégayer un peu :
   
- Mais je ne vais pas... Je ne vais pas... Je...
   
Ne vais pas mourir ? Il pouvait pas lui dire un truc pareil...! Mao fixe Junya un instant et plutôt que des mots, il vient le serrer contre lui, le berçant comme il peut, promettant quelque chose de facile :
   
- Je fais attention, je te promet.
   
Il dépose un baiser sur la tempe du jeune homme :
   
- Quand tout sera finit Jun, il faudra qu'on ait une conversation très sérieuse tous les deux.
   
Parce que non, effectivement, il ne pouvait pas lui faire ça. Alors c'était décidé, il demanderait la permission d'aller loger dans la chambre d'un autre... Ou de Kenji même puisqu'il avait l'habitude. Parce qu'il allait se faire poison vivant aux côtés de Junya...
   
Junya opine brièvement. Il serre le jeune homme contre lui, ferme les yeux un moment, se laissant bercer par Mao qui semble encore une fois décidé à le rassurer alors que lui-même ne semble pas être au meilleur de sa forme. De fait, Jun demande doucement :
   
- Alors après cette conversation importante, tu vas pouvoir me laisser te réconforter à mon tour, Mao ? Tu en as besoin toi aussi...
   
Il soupire, relevant la tête pour observer de près le jeune homme. Un petit sourire glisse sur ses lèvres alors qu'il murmure avec une tendresse un peu triste :
   
- J'aime tes lèvres. Elles sont magnifiques...
   
Il ferme à nouveau les yeux, posant la tête sur l'épaule de son ami.
   
- Je sais, je dis un peu n'importe quoi... Mais je veux te garder près de moi encore...
   
- Ho Jun... Si tu savais comme tu compliques les choses...
   
C'est plus murmuré à lui même qu'autre chose mais dans le même temps, c'est un vrai cri du coeur. Et dieu sait à quel point ce dernier pouvait faire mal à présent. Il en pleurerait et hurlerait même tant c'était douloureux. Mais ce n'était surtout pas le temps... Alors il dépose un nouveau baiser sur la joue de Junya avant de lécarte brièvement de lui, venant replacer quelques mèches ébènes de chaque côté de son visage.
   
- Je reviens dans 40 minutes... Je te promet. 40 minutes d'accord ? Et s'il y a quoi que se soit... n'importe quoi Jun... Tu m'appelles, tu cris... Et je viens immédiatement.
   
Junya se raidit aux paroles de Mao. Quarante minutes, c'est long... Très long. Il n'avait pas envie de perdre Junya pendant quarante minutes, surtout lorsqu'il avait l'impression que le temps était aussi précieux. Oui... Après avoir vu Masa pleurer sur le corps de Ginta, il avait compris qu'on peut être séparé des gens qu'on aime n'importe quand. Ça prend un petit coup de vent pour que toutes les cartes s'envolent... Et les récupérer par la suite est difficile, très difficile... Junya tend une main vers Suika. La petite furette grimpe sur son bras, venant se loger dans son cou en criant pour... il ne savait trop quelle raison. Mais il avait l'habitude, maintenant.
   
- Reviens-moi vite, Mao...
   
Il hésite avant d'ajouter à voix basse :
   
- Je ne complique pas les choses... J'ai le mérite d'être de plus en plus clair dans mes propos...
   
Oui... Et c'était bien le problème... Parce que Jun lui donnait, peut être pas en le faisant toujours exprès, des signaux qui montrait qu'il était sensible à ses attentions mais en même temps, il disait beaucoup de chose sur la vie, la mort, la peur... Qui ne lui permettait pas de faire grand chose. Mao hoche positivement la tête, se redressant en venant donner une caresse sur la tête et le long du dos de la furette toujours aussi frappé mais adorable. Anzu se relève en même temps mais Mao lui fait signe de se recoucher, s'adressant à la brav bête :
   
- Tu restes avec Jun Anzu ! Restes ici ! Et si Jun à peur, tu attaques !
   
Pas sûr qu'il comprenne ça mais Jun saurais faire avec non...? Bref... Il se redresse tout à fait cette fois, sortant à nouveau son cellulaire de sa poche et faisant un pas en arrière.
   
- A tout de suite...
   
Junya observe un moment le gros chien avant d'en revenir à Mao. Il opine brièvement, essuyant ses joues tout en faisant signe au gros chien de venir le rejoindre sur le futon, ce que Anzu fait sans se faire prier le moindre du monde. Il hésite, puis finalemnet, il envoie un petit baiser soufflé au jeune homme avant de se coucher la tête sur Anzu. Il avait mal à l'âme... sans vraiment savoir pourquoi. Mais quelque chose lui disait qu'il se passait un truc, dans le noir... Un truc que Mao savait et qu'il ne voulait pas lui dire. Il ne savait pas quoi, mais il allait l'apprendre... Sauf que Jun n'était pas du genre à brusquer les gens... Alors il serait patient... Parce que Mao devient de plus en plus important pour lui et il le sait trè sbien...

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