Cassis

 
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 30. À corriger

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Freya


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MessageSujet: 30. À corriger   Lun 8 Nov - 13:10


Kenji monte lourdement les escaliers qui mènent au rez-de-chaussée. Il était toujours en colère, toujours assez impressionnant. Un magnétisme effrayant se dégageait de lui, mais il en avait à peine conscience. Ryoshi n'était toujours pas là, mais quelques hommes s'étaient ajoutés au nombre. Pas encore de Junya cependant. Alors il aboie aux autres qu'aussitôt qu'ils voient Junya, ils doivent l'envoyer au sous-sol voir Natsuki. Puis, il tente de les rassurer en leur confiant qu'une fois Junya arrivé, Natsuki allait monter pour venir gérer, ajoutant aussi que Ryoshi allait sûrement revenir bientôt, que quelqu'un était partit le chercher. Ils semblent se calmer un peu ,mais il avait déjà vu mieux. Et ça se comprenait... Quoi qu'il en soit, il ne reste pas là longtemps encore. L'homme monte deux par deux les marches conduisant à l'étage supérieur. Mais, plutôt que d'aller directement dans sa chambre, il s'arrête devant celle juste en face, celle de Ryo. Et il frappe lourdement à la porte.

- Lust, j'entre !

Non, il ne se souvenait plus du prénom de l'homme ce qui était un peu idiot puisqu'il avait une très bonne mémoire. Mais... Non là ça lui échappait et en fait, il n'en avait rien à battre. Sur ce, quelques secondes après l'avoir annoncé, il entre dans la pièce, refermant la porte derrière lui... juste à temps pour voir une frêle silhouette se sauver... dans la salle de bain. Kenji lance un regard ennuyé à la porte close. Et merde... C'était quoi cette histoire ?

- Tu peux arrêter de faire l'enfant et sortir de là ?!

Maiya avait jeté un coup d'oeil à la fenêtre quant il avait commencé à y avoir du remu ménage. Il avait vu un adolescent mortellement blessé se traîner et son coeur avait battu si fort qu'il était certain qu'avec un peu de concentration, tout le monde ici aurait pu l'entendre. Des cris avaient fusé, des sanglots déchirant avait brisé le silence jusque là relatif des lieux... Puis des cris encore à l'extérieur. L'imposante silhouette de Kenji, un type qui lui faisait peur alors même qu'il ne l'avait jamais réellement croisé, juste aperçut à la fenêtre, vient faire régner l'ordre et Maiya retourne sur le lit, venant coller son dos au mur et serrer un oreiller dans ses bras. Il y avait un truc dans l'air... Un truc pas joli joli du tout... Et Ryo n'était pas là...! Il lui semble qu'un temps infinit passe avant qu'on n vienne s'arrêter devant la porte de la chambre. On frappe, de façon si lourde que, Lust en est sûr, la porte à tremblé dans ses gonds !

Avec un petit cri paniqué, il se redresse et c'est la voix impérieuse de Kenji, visiblement dans de très mauvaises dispositions qu'il l'interpelle pour lui dire qu'il va entrer !! Et il dit "Lust", pas "Maiya" comme Ryo avait décrété qu'il fallait faire... Ce qui l'inquiète d'autant plus... Vraiment...! La porte s'ouvre effectivement sur ces bons mots et Maiya n'a le temps d'apercevoir qu'une ombre gigantesque avant de se jeter dans la première cachette venue. La salle de bain dans le cas présent. Il rabat le verrou avec rapidité, certain que ce type immense n'avait qu'à le demander à la port pour que celle si tombe... Il va ensuite se cacher derrière la douche, recroquevillé et littéralement paniqué. Il avait jamais prétendu avoir du courage hein...

- Non ! Je ne sors pas ! J'attend Ryo, ne me touche pas !

Kenji serre les poings. Ce petit con lui faisait perdre un temps précieux. Il s'approche de la porte, saisit la poignée et tourne... mais la porte est verrouillée naturellement.

- Écoute-moi bien Lust. Tu as deux choix. Soit tu sors de cette putain de salle de bain et nous parlons comme deux hommes civilisés...

Enfin, aussi civilisés que pouvaient l'être un homme des rues et une pute...

- ...Soit tu restes là, je défonce la porte et je te fais regretter de me faire perdre mon temps. Nous n'avons pas le temps d'attendre saint Ryo, désolé de te décevoir !

Non non non... Il n'allait sûrement pas ouvrir à un homme qui le menaçait ! Ca va hein, il avait eu un proxénète pendant longtemps ! Les hommes violent ils étaient violent quoi qu'il arrive ! Et il se croyait le pire... Sans même avoir jamais fait face à Kenji avant ça... Mais reconnaissez qu'une armoire pareille qui menaçait de défoncer une porte d'une vois grave et colérique, ça n'encourageait pas tellement à "bavarder".

- Hé bien je t'entend très bien de là où je suis ! Je t'écoute ! Mais je ne sors pas d'ici sans Ryo !

Kenji observe la porte déjà tremblante pendant un court moment. Très sérieux, il demande :

- Tu es devant la porte ?

Lust observe autours de lui, un peu hébété, comme s'il vérifiait l'information... Et c'est d'une voix très faible, blêmissant, qu'il demande :

- Non... Pourquoi...? Tu ne va pas...

BAM ! Kenji venait de foncer dans la porte qui s'ouvre sous le choc. Enfin... "s'ouvre"... Il se comprenait... Il observe le jeune homme avec agacement avant de se pencher vers lui pour saisir son bras. Il le tire pour le traîner de force dans la chambre, puis le pousse sur un fauteuil.

- Bon ! J'ai une tâche pour toi et elle est très importante. Alors tu m'écoutes ou tu continue de pleurer comme un bébé ?

Lust a un cri de tout les diables alors que la porte sort littéralement de ses gonds. Il cri parce qu'il est absolument terrifié ! Ce type était dingue, il allait se faire massacrer à coup de hache ou un truc du genre, comme on voyait dans les films où le méchant était aussi fort qu'immortel semblait bien. Jason/Kenji le saisit par le bras fortement, l'entraînant dans la chambre et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il doit littéralement traîner Lust, ce qu'il fait sans trop d'effort, l'adrénaline de la colère aidant sûrement. Maiya éclate en sanglot, ramenant ses jambes contre lui dans le fauteuil, tâchant d'oublier la douleur cuisante sur son bras. Il avait de la poigne le bougre... Mais il en avait déjà vu d'autre. Maiya lève une main pour se défendre, s refusant à affronter son pire cauchemar actuel des yeux :

- Je t'écoute, je t'écoute...!

Ouais, à l'instant précis, Kenji c'était l diable personnifié, rien de moins !

Kenji déglutit avec difficulté lorsque Lust éclate soudainement réellement en sanglot. Il ferme les yeux un moment. La colère gronde toujours en lui, mais il tente de l'amoindrir. Parce qu'il a honte de faire pleurer ainsi un jeune homme qui n'avait rien fait de mal sauf peut-être indisposer leur chef et sincèrement, ce n'était pas vraiment de sa faute... Alors il s'assoie doucement sur le bras du fauteuil, approchant une main de Lust pour la glisser avec douceur dans ses cheveux bruns.

- Écoute-moi Maiya...

Déjà, sa voix est plus douce.

- Je suis désolé, vraiment. Mais nous n'avons pas de temps à perdre. Il faut se dépêcher...Un de nos jeunes est déjà décédé... Nous avons besoin de tous ceux qui peuvent nous aider et il se trouve que toi tu peux le faire.

Maiya tremble des pieds à la tête mais il ne lui viendrait même pas à l'idée de se soustraire à la main dans ses cheveux qui se fait caressante alors même que la colère de Kenji semble perdre un peu de son intensité. Il hoquete encore un peu, tentant de ne pas se faire trop bruyant, manquerait plus qu'il lui tape sur les nerfs à pleurer de cette façon et il serre un peu plus ses jambes contre son torse, maudissant Ryo sur 10 générations pour lui faire vivre cet enfer tout à coup. Il lève une main pour essuyer une larme sous son oeil gauche et finalment, avec hésitation et inquiétude il relève les yeux vers Kenji qui en impose toujours énormément mais qui n'a plus l'air aussi agressif tout à coup...

- Je ne sais... Rien faire moi...

Kenji retire sa main des cheveux de Maiya pour repousser une longue mèches de cheveux corbeaux derrière son oreille. Il l'observe un moment sans rien dire avant de finalement admettre :

- Non, tu sais faire des choses. Plus que tu ne le penses, j'en suis sûr.

Il pointe l'endroit où il sait trouver sa chambre.

- Un ami à moi est dans ma chambre présentement. Il a besoin de prendre un peu de sommeil, car il vient de sortir de son quart de travail. C'est un infirmier. Et lorsque les jeunes blessés arriveront, il ira les soigner. Mais, il aura besoin d'aide. Je veux que tu l'aides. Tu dois lui obéir au doigt et à l'oeil. Ces jeunes ont besoin de vous.

Lust a un petit reniflement discret, venant à nouveau essuyer les derniers vestiges de ses larmes. Il observe encore l'homme devant lui, mémorisant sans y penser la forme de son visage, la dureté de ses traits lorsqu'il s'exprime et pourtant la douceur de son regard quand il parle de l'infirmier qui se repose dans la chambre à côté. Finalement il hoche positivement la tête, même s'il doute être d'une réelle aide... Mais parler à quelqu'un qui ne fait pas partit des kikikan lui fera, en même temps, le plus grand bien sans doute. Même s'ils auraient probablement peu le temps de discuter... Et puis soudain il fige et la peur que lui inspire encore Kenji laisse place à une source d'angoisse encore plus grande alors qu'il se relève, paniqué :

- Tu as dit que ça se tapait dehors... Mais Ryo est dehors !

Kenji se lève en même temps que Lust, plus par réflexe qu'autre chose. Mauvaise idée, car il lui semblait soudainement qu'il enveloppait le jeune homme de son imposante silhouette. Alors il se rassoit, tirant seulement doucement le jeune homme jusqu'au fauteuil pour l'inviter à se rassoir.

- Ryoshi va bien, j'en suis certain. Il est fort. Et il est loin de la zone de danger pour le moment. Il arrivera bientôt. De fait...

Il hésite avant de finalement continuer :

- Lorsqu'il arrivera, je te demanderais de ne pas aller le voir. Il doit avoir l'esprit clair pour réagir à l'attaque. Il y a aura une guerre cette nuit, Maiya... Et cette guerre, c'est Ryo qui la mènera.

Maiya sursaute alors qu'il prend ombrage de la silhouette de Kenji. Mais l'homm semble se rendre compte tout seul de la situation et il s rassied, le ramenant sur le fauteuil où Lust se réinstalle docilement sans le quitter des yeux. Ryo et Kenji étaient battit sur deux modèles complètement différents, certes, mais chacun à leur manière, il en imposait énormément. A nouveau le prénom de "Lust" est troqué pour celui de Maiya et même s'il tique encore à entendre son prénom prononcé, il se détend légèrement. C'était étrangement plus rassurant que de se faire appeler Lust dans ces circonstances... Il frissonne désagréablement et ses yeux manquent de s'innonder à nouveau alors que Kenji lui parle de guerre et de Ryo pour la mener.

- Quel nain stupide... Je t'interdis de lui dire que je me fait du soucis...

Il a un petit gémissement douloureux et détournant les yeux pour éviter de se mettre à pleurer à nouveau. Il avait fière allure tien pour interdir quoi que se soit à Kenji... Néanmoins il hoche positivement la tête, signifiant qu'il était d'accord.

- J'irais voir ton copain... Je vais l'aider...

Un petit sourire glisse sur les lèvres de Kenji aux paroles de Maiya. Oui oui, il avait retrouvé son nom... La colère ne lui allait pas très bien, disons. Finalement, il se lève, se dirigeant vers la fenêtre pour observer l'agitation à l'extérieur. Mao était là, tiens... Junya ne devait pas être très loin, ils bossaient souvent dans le même coin et c'était le cas ce soir, il lui semblait. Finalement, il se tourne à nouveau vers Maiya, ne lui faisait pas remarquer que c'est plutôt le fait qu'il ait traité Ryo de nain stupide qu'il fallait taire... Mais soit.

- Vas-y maintenant. Ne t'inquiète pas. Ryo t'aime alors les hommes qui sont en bas t'aiment. Ils sont la famille de Ryo, il ne peut en être autrement. Je vais aller voir Shino. Les jeunes vont arriver bientôt...

Il marque un moment de silence, tournant la tête vers la fenêtre.

- ...je le sens.

Maiya se relève, restant un temps silencieux et immobile. L'instinct de cet homme avait quelque chose d'effrayant... Néanmoins il finit par avoir un petit hochement de tête et attrapant une veste qu'il enfile, il se dirige vers la sortie de la chambre, inquiet au plus haut point tout de même. Miaya s'arrête à nouveau une seconde sur le chambranle de la porte, se demandant s'il fallait dire quelque chose... Mais Kenji ne le regarde pas, observant la fenêtre, semblant ne même plus se souvenir de sa présence. Alors après un dernier regard pour la longue silhouette de l'homme, il tourne définitivement les talons pour se diriger au salon. Finalement, il n'était peut être pas fait pour ce genre de vie hum...?

Kenji soupire en entendant les petits pas quitter la pièce. Il ne bouge pas pendant un moment. En bas, l'agitation est à son comble et ça lui déchire le coeur. Il y aurait encore des morts ce soir... Ce serait horrible... Mais lorsqu'on était Kikikan, il fallait se préparer à cette éventualité. Finalement, Kenji se décolle de la fenêtre. Il quitte la chambre de Ryo, fermant la porte derrière lui, pour se diriger vers sa chambre. Et il se fiche royalement de la porte qu'il venait de défoncer. Il s'excuserait plus tard... Finalement, il entre dans sa chambre où il trouve Shino endormit. Un petit sourire triste flotte sur ses lèvres. Il ferme la porte derrière lui, puis retire ses souliers avant de venir se glisser sur le lit. Il ne touche pas l'infirmier, l'observant seulement avec douceur jusqu'à ce que celui-ci ouvre les yeux. L'habitude d'être réveiller pour des urgences, sûrement...

- Eh... Tu as dormis un peu ? J'aurais aimé te laisser dormir un peu plus longtemps... mais je dois te parler.

Il y a du bruit, beaucoup, des éclats de voix et des bris... Mais Shino à l'habitude. Alors s'il en a certes vaguement conscience, ça ne le réveil pas vraiment pour autant. Combien de temps avait passé depuis qu'il s'était couché ? Une heure...? Peut être deux...? En tout cas, bientôt, le lit s'affesse un peu et l'infirmier s'extirpe doucement du sommeil, habitué là encore. Il cligne un peu des yeux, y voyant trouble un instant et un petit sourire fataliste glisse sur ses lèvres en apercevant Kenji. Les paroles de l'homme parvienne à ses oreilles et il hoche positivement la tête.

- J'ai dormis oui... Mais ce n'est pas exactement ce que j'avais imaginé à l'idée de me réveiller à tes côtés je dois admettre...

Finallement il étire un peu son dos, restant couché tant que visiblement, l'occasion lui en était donné avant de demander :

- Me parler de quoi ?

Kenji a un petit sourire désolé et peut-être un peu triste aux paroles de l'homme, mais soit... Il observe avec soin ce joli visage avant d'ouvrir à nouveau la bouche.

- Je vais me battre ce soir.

Il glisse un doigt sur les lèvres de l'homme pour l'empêcher de protester.

- Je sais déjà ce que tu en penses, Shino. Ça n'y change malheureusement rien... Je voulais seulement t'avertir. Et... Aussi, si je ne reviens pas, tu pourras partir tout de même .Aucun mal ne te sera fait, c'est promis.

Cette fois, Shino est on ne peut plus réveillé par c que Kenji lui déclare avc un naturel aussi désarmant qu'effrayant ! Il se redresse rapidement sur un coude, près à protester en disant... N'importe quoi ! Mais il n'en a pas l'occasion, l'homme l'interrompant pour l'en empêcher. Shino à le tournit pendant un moment... Cette situation avait quelque chose de vertigineux... L'infirmier observe le visage de l'homme avec qui il lui semblait flirter de façon si légère jusque là.

- Vous êtes fou... Vous êtes tous complètement fou... Et je t'interdis de penser que tu pourrais bien ne pas revenir d'accord ? Tu dois...

Il déglutit avant de tenter un peu d'humour mêm si le coeur n'y est pas :

- Toujours me rappeler pour qu'on sorte.

Kenji sent son coeur battre un peu plus fortement aux paroles de Shino. Un petit sourire triste glisse sur ses lèvres Alors qu'il étire une main pour caresser du pouce le bouc finalement taillé de l'homme.

- Je crois que je n'ai pas encore osé te dire que tu es incroyablement séduisant... Maintenant, tu sais...

Il soupire, laissant sa main retomber sur le matelas. Il aurait dormit, lui aussi, tiens... Mais il avait l'habitude des longues nuits. Celle-ci serait seulement un peu plus éprouvante, probablement...

- Tu auras de l'aide. Le copain de notre chef n'est pas Kikikan. Alors il va t'aider avec les blessés.

Shino vient chercher le contacte que Kenji a arrêté, glissant une main sur sa joue et se penchant pour déposer un baiser sur les lèvres de l'homme après qu'il lui ai dit le trouver séduisant. Le baiser n'est ni chaste ni trop engagé, juste savament appuyé pour dire de compter. Il hoche la tête pour l'information suivant qui lui est donné, pour le moins intéressante compte tenu de l'accueil accordé aux non membre du clan mais comme Kenji semble un peu en mal avec sa confiance en lui niveau physique, il juge bon de préciser en premier lieux :

- Moi je te dirais à quel point je te trouve sexy quand tu reviendras. J'ai vraiment pas envie de te voir t'imaginer que tu vas mourir ce soir...

Il songe rapidement à l'ami de Kenji, ce Mao là qui vivait tous les jours avec ça. Et ressentant une profonde angoisse présentement à l'idée de perdre ce qui n'était encore qu'un flirt, il comprenait que le jeune homme ne veuille pas l'infliger à quelqu'un. Mais tristement égoïste, il le repousse dans un coin de sa tête pour en revenir à Kenji.

- Vous me laissez carte blanche pour décider si une ambulance s'impose alors ? parce qu je doute que je me fasse beaucoup d'ami ici si j'en laisse mourir... Et au delà de ça, je ne me le pardonnerait pas à moi même...

Kenji ferme les yeux un court moment. Il avait mal au crâne... C'était pas le moment, mais il ne décidait que très rarement quand les maux de tête le prenait d'assaut, disons... Il lève à nouveau une main pour la glisser sur une joue de l'homme. Il observe un moment ses traits harmonieux, son regard sérieux... Doucement, sa main glisse dans le cou, puis sur le torse. Lorsqu'il arrive au ventre, ce n'est plus que du bout des doigts.

- En bas, tu vas trouver un homme du nom de Natsuki. Parle-lui en. Je crois qu'il va dire non, très sincèrement. N'argumente pas, s'il-te-plait... J'aimerais beaucoup te donner le feu vert, mais nous courrons beaucoup de danger ce soir. Et si la police s'en mêle, il y aura encore plus de morts, crois-moi. C'est déjà arrivé... Et nous voulons à tout prix éviter que ça arrive encore.

Il hésite avant de continuer, même si ça importe peu :

- Ce sont des membres de ce clan qui m'ont blessés au ventre...

Shino se redresse n position assise dans le lit, rajustant son t-shirt sur ses épaules et son ventre tout en observant avec un brin de sévérité Kenji. Il ne savait pas ce qui le retenait réellement d'appeler Tsukasa (oui bon je vais pas en changer tout le tps, il aura un homonyme !). D'ailleurs...!

- Tu te souviens de mon ex...? Je t'ai dit qu'il était dans la police. Il pourrait peut être faire quelque chose, il t'écoutera si je le lui demande...!

Kenji se redresse brusquement, le coeur battant à tout rompre.

- Non !

Sa voix porte assez fortement. Il est paniqué, en fait. Comment pouvait-il croire qu'un policier puisse vraiment les aider ?! Ils n'avaient aucun recours et lui le savait très bien ! Kenji glisse doucement ses bras autour de Shino pour attirer l'homme à lui, le serrant contre lui avec tendresse.

- Non... Tu comprends, Shino ? Non. Ça n'aidera personne. Et ne dit surtout pas à gauche et à droite que ton ex copain est flic... S'il-te-plait... Nous avons déjà eu de graves démêlés avec eux et crois-moi, ils ne sont pas tous clairs...

Shino sursaute devant la réaction des plus vive de Kenji. Il reste hébété un instant, légèrement sous le choc, se laissant néanmoins étreindre sans protester, n'ayant pas peur de l'homme à proprement parler. Il finit par passer ses bras autours de l'homme pour lui rendre son étreinte et finalement il acquiesce, promettant à contre coeur.

- D'accord... D'accord je ne dirais rien. Mais ça va contre tous mes principes, tout ce en quoi je crois. J'ai... J ne cautionne pas, je n'approuve pas... Je désapprouve même sincèrement. Je tiens à ce que se soit clair parce que je ne veux pas que qui que se soit s'imagine qu'ils peuvent ensuite venir me demander de transgresser la loi ensuite avec un soin au black ou quelque chose dans ce style.

Kenji glisse doucement une main dans le dos de l'homme. Il le caresse avec douceur, s'arrêtant juste au haut de ses fesses, puis revenant dans le haut du dos, répétant ce petit chemin comme s'il essayait de réconforter l'homme. De fait, il opine brièvement à ses paroles.

- Tu es plein de bonté, Shino... Je t'en dois une. Et pas rien qu'un peu... Nous en reparlerons après cette nuit.

Il hésite et finalement, il continue, parce qu'il n'avait pas fini :

- Si j'arrive blessé, tu ne me mets pas en priorité. Je suis fort et endurant. Je saurai attendre que les autres soient hors de danger avant d'être traité.

Finalement, il laisse échapper un petit rire peut-être un peu amer avant de continuer :

- Maiya, le copain de notre chef, n'est sûrement pas infirmier dans l'âme... J'espère qu'il saura plus t'aider que te déranger.

Shino hoche négativement la tête, par dépis, devant la demande de Kenji.

- Si tu arrives blessé, en fonction de tes blessures par rapport aux autres, t'aura un ordre de passage, comme tout le monde... Aux urgences on traite pas les malades "dans l'ordre d'arrivée" mais dans "l'ordre de gravité".

Il lève ensuite les yeux au ciel lorsqu'il est question de Maiya, surtout pour ne pas se concentrer d'avantage sur la perspective de voir Kenji blessé.

- Hé bien on verra ce qu'on peut faire de lui s'il est motivé... Et puis on sera pas trop de deux je suppose... Tu as ce qu'il faut pour moi ? Dans mon sac j'ai quelques trucs mais bien peu en comparaison. Et puis pour en revenir à Maiya, ça me fera au moins une personne plus ou moins dans ma situation je suppose.

Shino affirme sa prise sur le corps de Kenji avant d'admettre :

- Je vais avoir tout le mal du monde à te relâcher...

Kenji laisse échapper un petit rire, serrant l'homme contre lui un peu plus fortement alors que Shino en fait de même. En un mouvement souple, il force l'homme à grimper sur ses cuisses, en profitant pour plonger son nez dans son cou. Il y inspire son parfum subtile, complètement sous le charme. Peut-être un peu trop... Mais ça fait partit de ces choses qu'on ne contrôle habituellement pas...

- Et moi donc... Je suis rassuré de te savoir ici toute la soirée et pas n'importe où dans les rues... Ici, tu auras la protection des hommes qui resteront à la maison. Et je crois qu'à la fin de la soirée, ils vont tous t'adorer...

Il sourit doucement, ajoutant en un souffle :

- Mais pas plus que moi...

Il laisse planer un petit silence pendant un moment avant de répondre à la précédente question de l'homme :

- Tu auras tout ce dont tu as besoin. Du moins, je l'espère... C'est probablement déjà dans le salon présentement. Les garçons ont amené le plus de futons possibles aussi...

Shino ne se fait pas spécialement prier, passant sur les cuisses de Kenji, glissant ses doigts dans lees long cheveux sombres et approchant son visage de celui de l'homme jusqu'à sentir son souffle sur lui. Incroyable ce que la perspective de se le voir arraché lui donnait envie de le garder contre lui de façon pour le moins possessive. Il ne répond pas, n'en ayant probablement pas besoin et met plutôt ce temps à profit pour venir baiser les lèvres de l'homme sous lui, avec une passion toute nouvelle, ne restant pas entre la ligne du chaste et de l'intime alors qu'il cherche à obtenir un accès complet, quémandant de pouvoir caresser la langue de Kenji de la sienne. Et après un baiser qui le laisse à bout de souffle et les reins malgré lui enflammé, il finit par acquiescer, osant même, sous la tension mi angoissé mi sexuelle pour sa part du moment, ajouter :

- Reviens moi assez en forme pour que je t'apprenne à user autrement de cette belle énergie...

Kenji répond avec tendresse, mais fougue à ce baiser pour le moins électrisant. Et son pauvre corps souffrant toujours du manque de chaleur humain a tôt fait de réagir alors que ses mains glissent sur la rondeur des fesses de l'homme. Certes, l'angoisse de la situation plane toujours, l'empêchant de faire des avances plus poussées à Shino, mais la bosse qui apparait dans ses pantalons ne laisse pas place à l'imagination alors que ses lèvres se perdent un moment dans le cou de l'homme, savourant cette peau si douce à l'arôme tout simplement parfait.

- C'est criminel... J'aimerais passer la soirée à tes côtés. T'amener au cinéma, au restaurant... Aller marcher dans un parc... C'est ainsi que ça aurait dût se produire pour notre deuxième rencontre. Pas... pas au milieu d'une guerre idiote... Je suis désolé, Shino. Tellement désolé...

Les réactions de Kenji sont pour le moins... Flatteuses ! Quoi que surprenantes aussi ! Visiblement, ça faisait un moment qu'il n'avait pas pu ainsi profiter des petits plaisirs de la vie non...? Shino glisse une main entre eux, venant caresser l'intérieur d'une cuisse, remontant un peu, à peine, se retenant autant que faire se peut parce que ce n'est sans doute pas le moment, parce que se serait une vraie folie, parce que Kenji n'a pas vraiment tort avec ses idées romantiques qui lui ferait littéralement battre le coeur de passion ! Et finalement il remonte ses deux mains pour venir encadrer le visage de Kenji, réembrassant une fois ou deux ses lèvres.

- On fera tout ça. Reviens moi, c'est tout... Et on se rattrapera...

Kenji frisonne doucement sous les doigts de Shino. Il en revient cependant rapidement à son visage, opinant gravement. Il n'avait plus cette idée de fatalité, soudainement. Il s'en sortirait. Quoi qu'il en coûte. Il y avait finalement quelqu'un qui tenait réellement à ce qu'il s'en sorte vivant. Mao aussi, sûrement... C'était encourageant. Alors il baiser doucement les lèvres de Shino, presque de façon chaste avant de finalement le repousser doucement. Il avait à faire...

- Je te reviendrai, trésor. Maintenant, tu devrais peut-être aller au rez-de-chaussée. Maiya t'y attends déjà...

Shino se redresse, récupère sa veste et son sac à dos et finalement il acquiesce, prenant un dernier baiser sur les lèvres de Kenji pendant qu'il est encore à bonne hauteur pour le faire. Finalement il vient ouvrir la porte de la chambre, inspirant profondément pour se donner du courage et sans se retourner il va jusqu'aux escaliers qu'il descend précipitament. Pas grand peut être... Mais là il redevenait l'expert en matière de soin... Et il espérait que patients et aides de camps ne s'en formaliseraient pas s'il était un peu vif...
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