Cassis

 
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 26. À corriger

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Freya


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MessageSujet: 26. À corriger   Mar 26 Oct - 12:53


Mao eu un petit claquement de langue agacé quand Shizume, un des plus vieux parmis les Kikikan, lui sauta presque à la gorge en lui disant qu'il aurait pu "encore plus prendre son temps". Non mais il croyait quoi ? Qu'il avait un truc secret pour la téléportation ? Quel con... Anzu gronda, sentant probablement l'humeur furibonde de son maître et Suika se posta sur son épaule, couinant de façon agressive dans tous les sens... Les bêtes étaient tellement sensibles... Bref ! Natsuki l'avait appelé sur son cellulaire pour lui dire que Junya s'était enfermé dans la salle de bain, en larmes et qu'il refusait d'en sortir. Il se sentait un peu coupable, c'est pour ça qu'il l'appelait au lieu de le déloger avec perte et fracas, mais si Mao ne se ramenait pas immédiatement, il démontait cette pour pour le faire sortir et permettre à nouveau le passage. Alors même si c'était contre ses principes à la base, Mao avait purement et simplement tout lâché...

Il avait rebroussé chemain aussi rapidement que possible et quand il arrive devant la salle de bain, il est un rien essoufflé. Avec de grands gests agacés, il pousse les 2 ou 3 gras qui sont là à faire le pied de grue ou à frapper contre la porte. Sa mauvaise humeur grimpe un échelon et il les invectives de façon virulente à aller voir ailleurs s'il y était. Ho il n'était pas bien gros ni imposant mais heureusement, alors que ça manque d s'envenimer dans le couloir, Natsuki arrive pour réclamer le silence de sa voix grave et forte. Les mecs grondent tout bas avant de finalement repartir chacun de leur côté. Natsuki leur dit d'aller "frapper à la porte de Ryo pour avoir sa salle de bain" si c'était si urgent et on voit bien que les 3 hésitent largement... Ryo c'était pas tout à fait le genre à faire de sa salle de bain et de sa chambre un lieu de passage... Bref...

Une fois bien seul devant la porte et dans le couloir, Mao pose sa main sur le battant, comme si ça avait pu tranquiliser le jeune homme à l'intérieur. Il se passe la langue sur les lèvres, les humidifiant avant de prendre sa voix la plus douce possible :

- Jun... Mon ange... C'est Mao. Je ne te demande pas de sortir, mais ouvre que je vienne avec toi s'il te plaît...

Junya était défait. Il avait l'impression d'être brisé de l'intérieur. Personne ne lui avait dit que ça ferait si mal ! Et il leur en voulait tous. Surtout à Natsuki... et peut-être à Mao aussi, qui lui avait dit de foncer alors qu'il n'avait visiblement aucune chance. Mao connaissait bien Natsuki et depuis assez longtemps ! N'avait-il pas compris que ses chances étaient nulles ?! Oh oui, il lui en voulait. Et être en colère contre Mao le blessait encore plus si possible. Dès qu'il avait quitté Natsuki, Junya était descendu au sous-sol. Il s'était enfermé dans la salle de bain, croyant qu'il aurait la paix. C'était sans compter sur la toilette du deuxième qui était brisée depuis hier, cependant... Et bientôt, des voix fortes et des poings agressifs vinrent s'abbatre sur la pauvre porte en bois qui grinçait sous les coups. C'était probablement stupide, mais à ce moment, Junya avait commencé à avoir peur. Ils étaient plusieurs à crier de l'autre côté de la porte et il s'était recroquevillé dans son coin, en petite boule, mains par-dessus la tête, comme pour se cacher.

Puis, Natsuki était arrivé... Junya lui avait hurlé de partir. Il était réellement en colère cette fois. Et au milieu de ses cris, il pleurait toutes les larmes de son petit corps tremblant. Il était pitoyable et il le savait très bien... Mais il ne voulait pas céder. Pas cette fois. Il en avait marre d'être toujours celui qui cédait à tout. Il voulait être seul et il voulait qu'on le laisse tranquille. Et plus les coups portaient sur la porte, plus la peur le prenait au ventre. Ce qui avait d'abord été des cris de rage s'était mué en supplications effrayées. Et soudainement, une fois bien connue... Celle de Mao. Douce parmi celles grondantes. Junya éclate à nouveau en sanglots, se recroquevillant d'avantage sur lui-même, tout contre la baignoire.

- Je... Je ne.... Non ! Ils vont me faire mal !

Parce qu'il était évident que les hommes derrière la porte le détestaient. Et qu'ils allaient lui faire payer... !

Mao s'accroupit devant la porte et même si Jun ne peut pas le voir, il fait non de la tête, promettant :

- On va laisset Anzu devant la porte, comme ça personne n'entrera, d'accord ?

laisser v_v

(oh oh... la maladie progresse -))

Junya hésite longuement. Et pourtant, il se redresse, toujours sanglotant, effrayé. Il déglutit avec difficulté, s'accrochant tant et si bien au bord de la baignoire que ses jointures en deviennent livides. Et finalement, la voix plus faible, il demande lentement :

- Et s'ils se cachent...? ...Ils vont me faire mal... Je le sais !

A nouveau, Mao se passe la langue sur les lèvres. Un jeune apparaît au bout du couloir et se fait tout surprit en prenant un regard noir qui l'encourage à repartir dans l'autre sens... Ce qu'il fait devant le beauceron qui n'a rien de sympatique présentement. Il en revient à la porte et Junya qui est tout effrayé derrière elle :

- Tu sais bien que je ne laisserais personne te faire de mal Jun. On peut aller dans notre chambre si tu veux... Avec Anzu et Suika. C'est petit et on verra venir si quelqu'un essai d'entrer.

Junya hésite encore un petit moment. Et finalement, il se lève, se dirigeant vers la porte sans vraiment s'en rendre compte. Il tourne la tête un petit moment pour croiser son reflet dans le miroir. Il en détourne rapidement le regard, honteux. Ses yeux sont rougis, son maquillage a coulé, ses vêtements sont tous de travers... Natsuki ne le trouverait même plus mignon là, hein ? Lentement, il déverouille la porte, puis l'ouvre. Son regard fouille les environs, puis se pose sur le chien et finalement sur Mao.

- Ils m'ont menacés... Je pensais qu'on ne faisait pas mal aux Kikikan... Mais c'est ce qu'ils n'arrêtent pas de faire...

Mao se redresse quand la porte et ouverte, affrontant avec désaroit les yeux rougies et maculé de maquillage. Il lève avec lenteur une main, pour ne pas effrayer Jun et de son pouce, il vient tendrement essuyer quelques larmes et traces noirâtres. Pauvre bébé...

- Ils aboient beaucoup mais ils ne mordent pas mon ange.

Il vient glisser une main dans celle de Junya mais ne l'attire pas à l'extérieur, le laissant prendre lui même la décision de ce qu'il voulait.

- On va dans la chambre ? Et tu me raconteras, on te démaquillera et on s'arrangera pour que ça aille un peu mieux...

Quelques petits sanglots franchissent toujours les lèvres de Junya. Et pourtant, dieu que ça lu ifait du bien de voir son ami ! Il n'est plus du tout fâché contre lui, pas pour le moment, du moins. Il se jette plutôt à son cou, au final, pour enfouir son visage humide de larmes dans son cou.

- Oui. Je voudrais dormir pendant des jours et des jours, jusqu'à ce que ça ne fasse plus mal...

(je suppose que Mao aurait JAMAIS fait couper les oreilles d'Anzu ?)

(nope)

(c'est pour mieux me l'imaginer. Parce que je viens de voir qu'on taille en général les oreilles des beaucerons (salopards...))

Mao accueil Jun dans ses bras et vient doucement lui caresser le dos et les cheveux. Anzu a un gémissement plaintif en venant frotter sa tête contre la jambe de Jun et Mao attire son compagnon jusqu'à la chambre, refermant soigneusement derrière eux. Il invite Junya à s'installer sur son futon et saisissant un paquet de lingettes démaquillantes, il se pose calmemant devant lui, en prenant une pour les passer sans forcer sur les joues noyées de larmes. Suika quand à elle s'échappe en direction de sa cage avant de revenir avec une croquette qu'elle largue sur le genoux de Jun... Mao a un petit sourire réconfortant :

- Tu vois, on est entre amis ici... Raconte moi mon ange.

Jun s'assoie sur le futon sans faire de cas, le regard dans le vague. Il observe distraitement la petite furette qui vient déposer une croquette sur son genou. Un petit sourire suivit d'un sanglot le surprend alors qu'il tend la main pour caresser l'animal. Il prend la croquette tombée sur le lit, puis la temps à l'animal... qui la pose à nouveau sur son genou. Alors il prend la croquette dans sa main, murmurant doucement :

- Merci, Suika.

C'était peut-être stupide, mais c'était comme ça qu'il le prenait et ça faisait du bien présentement ! Il se laisse démaquiller, docile, puis lorsque Mao lui demande de lui raconter, ses yeux s'emplissent à nouveau de larmes.

- Il m'a repoussé... Il ne me connait même pas !

Mao continu de glisser la lingette sur le joli visage habituellement si souriant. Avec lenteur, il passe au dessus d'une paupière, appuyant un peu plus pour bien ôter le maquille, puis même chose de l'autre côté avant de s'attaquer au reste. Le jeune homme hoche positivement la tête : Natsuki le lui avait déjà dit. Du moins, fait comprendre.

- Tu veux me dire comment ça s'est passé ?

Junya secoue lentement la tête de gauche à droite. Il ne voulait pas, non. Il en avait trop honte encore. Finalement, il repousse doucement la main de Mao pour se coucher sur son futon. Il saisit son oreiller à bras-le-corps, la serrant fortement contre lui, sanglotant contre celle-ci.

- Il n'a même pas cherché à me connaître... Même pas un petit peu. Qu'est-ce que j'ai de si horrible pour qu'il me repousse comme ça ?!

Mao repose les lingettes plus loin et récupérant la furette, il la pose sur son propre futon avant de revenir sur celui de Junya, s'allongeant contre son dos et venant le serrer dans ses bras, passant une main sur l'une de celles qui retenaient l'oreiller.

- Tu sais Jun, parfois on est amoureux de quelqu'un mais ce quelqu'un est amoureux de quelqu'un d'autre... Ou simplement, il n'est pas amoureux de nous... Ca ne veut pas dire qu'on ne compte pas et que nous connaître ne les intéresse pas.

Mao pince les lèvres et fronce les sourcils, n'aimant pas du tout cette réponse. Il emmêle néanmoins ses doigts à ceux du jeune homme, l'attirant un peu plus contre lui en soupirant d'aise. Cette proximité physique avec Mao, il en redemanderait. Encore et encore.

- Je le déteste, de toute façon !

Ça venait tout droit du coeur... Ce n'était peut-être pas vrai, mais qu'importe ? Pour le moment, Junya en était convaincu. Il renifle légèrement, garde le silence pendant quelques secondes, puis murmure doucement tout en tentant de retenir ses larmes :

- Je ne sais pas ce que je ferais sans toi, Mao...

C'était vraiment... Bizarre... Et un peu douloureux... Ok beaucoup... De consolet un garçon pour qui on avait le béguin qui était... En peine de coeur. Et si des mauvaises langues auraient dit que ça aurait dût lui faire plaisir : ben c'était pas du tout le cas ! Y avait vraiment rien de plaisant à voir Jun pleurer et perdre le peu d confiance qu'il avait en lui. Quand à la dernière phrase... Si Mao avait envisagé, après sa conversation avec Kenji, de s'ouvrir un peu à Jun et d'éventuellement s'essayer un peu au charme, cette fois c'est sûr, il ne le fera pas... Parce que Jun "devra" faire sans lui. Et se sera probablement juste plus dur si leur situation évoluait. La vie avait quelque chose de vraiment très injuste... Alors Mao ne dit rien quelques temps, serrant juste un peu plus fort contre lui son camarade et finalement, après une longue inspiration, il reprend la parole :

(mdr :') )

( ?)

Ha x_x

XD

- Pour le moment tu es fâché avec lui, mais ça va passer... Ca passe toujours, même si on dirait que non... Et Natsuki s'inquiète pour toi... Qui crois tu qui m'ai appelé pour me dire que tu n'allais pas bien ? Ce n'est pas qu'il ne t'aime pas... Il ne t'aime juste pas "autant" que toi tu l'aimes...

Junya lève une main pour essuyer ses larmes. Il repousse légèrement Mao, mais c'est seulement pour mieux se retourner et se lover dans ses bras. Avec douceur, il glisse une main dans les cheveux du jeune homme, comme si c'était lui qui avait pour tâche de rassurer.

- Je veux plus parler de lui... Il m'a donné l'impression que je serais jamais assez bien pour qui que ce soit. Et ça fait mal... très mal.

Malgré son trouble et sa propre petite peine de coeur, Mao hoche la tête, avant de sourire à nouveau, venant passer le bout de son index rapidement sur le bout du nez de Jun.

- Alors on va faire quelque chose pour te changer les idées, tu veux ? Qu'est ce qui te ferais plaisir ?

Junya sourit doucement et cette fois, il ne se force pas pour le faire. Il avait encore mal, mais la présence de Mao était un vrai baume sur ses plaies. Il glisse une main sur la taille fine du jeune homme, caressant distraitement la hanche par-dessus son vêtement.

- Tu peux rester avec moi aujourd'hui ? Et ce soir, je pourrais aller te rejoindre après la partie de poker... Tu finierais ta tournée à peu près dans ces heures là je crois...

Mao sent des petits papillons dans son estomac aux attentions de Jun mais il n'oubli pas que son compagnon est juste sous le coup de l'émotion... Associé à son caractère tactile avec lui, ça donnait un drôle de mélange. Il acquiesce néanmoins à sa question, promettant :

- Je reste ici, pas de soucis. Et on fera ce que tu veux après la partie de poker.

Il prend une petit pose avant de ramener la couverture par dessus Jun, revenant le prendre contre lui, caressant ses cheveux :

- Et là Jun ? Tu veux quelque chose ? A manger ? A boire ? Dormir ?

Junya étouffe un petit bâillement. Il ferme les yeux alors que la couverture est rabattue par-dessus lui et un soupire d'aise franchit ses lèvres.

- Présentement, je veux ça.

Il laisse passer un petit moment de silence avant de continuer :

- Je suis si bien dans tes bras que je pourrais y mourir. Je veux dormir...

Mao sent ses propres yeux s'humidifier et sa voix s'étrangler alors il ne reprend pas la parole, serrant juste son compagnon avec un peu plus de fermeté, caressant sa nuque et déposant un baiser sur le sommet de sa tête. Il s'installa un peu mieux, glisse une jambe entre celles de Jun et a un petit sourire triste pour Anzu qui dans un gémissement canin vient se loger contre le dos de Jun. Suiki les rejoins à son tour, se nichant dans les pattes du chien et les yeux de tout le monde se ferme sans doute. Sauf ceux de Mao qui n'a pas vraiment envie de dorir, se faisant songeur, poursuivant ses caresses. Il en voulait à Natsuki un peu, malgré lui... A Kenji aussi et son petit discours... Et même s'il aurait aimé que se soit le cas, il n'en veut pas à Jun. Le garçon devait déjà en avoir suffisament gros sur le cour comme ça...
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