Cassis

 
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 21. À corriger

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Freya


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MessageSujet: 21. À corriger   Sam 23 Oct - 20:32


Kenji grogne en mettant la main sur un truc tout collant. Il la retire vivement de là, une petite mine dégoûtée au visage pour découvrir, collé sur sa peau... un bonbon. Voyons donc... Voilà ce que ça donnait quand on confiait une chambre à deux gamins ! Oh, pas que Kenji avait réellement quelque chose contre ça. Après tout, il ne dormait plus dans la dite chambre alors ça ne le concernait pas le moindre du monde. Et il n'avait pas mal vécu le fait de changer de pièce, quoi qu'on en dise. Non. Rien de tout ça. Mais, se retrouver avec un bonbon collé dans la main, ça c'était quelque chose qu'il vivait mal, par contre ! Heureusement, il était réputé pour être le type le plus calme de la maison... Et c'est avec ce calme légendaire qu'il décolle le bonbon jaune citron qui tombe au sol. Dégoûtant... Ken fait la grimace, mais s'en détourne rapidement, recommençant à fouiller les alentours. Il avait même soulevé le futon et avait commencé par les endroits les moins "intimes". Mais là... là ça n'avait visiblement pas suffit.

Le Kikikan change donc d'endroit, se dirigeant vers la commode du petit nouveau. Junya de son prénom... Il ouvre un tiroir, commençant à fouiller parmis la pile de vêtements. Enfin... il y en avait encore très peu. On disait que le garçon vivait carrément à la rue avant de venir ici. Eh bien il en profiterait pour refaire sa garde-robe ! Et visiblement, les goûts de ce jeune homme étaient très... très peu dans sa catégorie à lui, en fait. Grognant, Kenji referme le premier tiroir. Pas là... Il ouvre le second, commence à fouiller dans les sous-vêtements... et soudainement, des grognements de bête se font entendre à la porte. L'homme lève les yeux au ciel.

- C'est Kenji. Et laisse ce clebs dans le couloir !

Il soupire, s'appuyant contre le tiroir ouvert pour observer la porte qui s'ouvre lentement sur Mao.

Mao avait eu une matinée un peu difficile. Parce qu'il avait dormit bien au chaud entre son chien et Junya, confortable... Et même Suika était venu se pelotonner contre sa nuque, profitant d'une chaleur et d'un petit moment de plénitude pour tout le monde. Alors se lever, après ça, ça avait été toute une histoire. Mais il l'avait quand même fait, avait suivit les gestes habituels de préparation matinale, croisé Natsuki qui lui avait jeté un petit coup d'oeil critique mais pas vu Makoto bien qu'il ait tenté de voir par dessus l'épaule de Natsu. Ensuite tournée dans le coin et quand finalement, il était tombé à sec, il avait décidé que compte tenu dans quel état ses démarches l'avaient mit la veille, il avait l droit de s'y soustraire aujourd'hui. Alors il était revenu assez tôt dans l'après midi bien décidé à se reposer un peu, bouquiner peut être, paresser en s'occupant de ses animeaux jusqu'à ce que Junya rentre à son tour.

Junya c'était la partie nouvelle dans son emploi du temps, ça lui faisait un peu bizarre parfois mais ça lui plaisait assez aussi. Enfin bref... Il était dans le couloir, non loin de la chambre, lorsqu'Anzu s'était mit à grogner, légèrement tassé sur ses pattes. Mao avait fixé la porte les sourcils froncés jusqu'à ce que la voix de Kenji se fasse entendre derrière lui, lui soutirant un soupire de soulagement. Mao fait une caresse rapide sur le sommet du crâne d'Anzu, lui disant d'être sage, qu'il allait entrer bientôt et finalement il pousse la porte, observant ce japonais qui n'avait rien à envier à Makoto d'un point de vue taille... Un sourire se dessine sur ses lèvres mais il s'évapore rapidement en voyant Kenji près des effets personnels de Junya.

- Tu cherches quelque chose peut être...?

Kenji a un petit "hmm" distrait alors qu'il reprend ses recherches sans honte aucune. Il aurait peut-être eu honte s'il fouinait dans les sous-vêtement du gamin par pure curiosité. Mais là c'était pas le cas alors il s'en foutait un peu... beaucoup. Finalement, il opine tout en refermant le tiroir, poussant un long soupir découragé.

- J'ai perdu ma clé internet... Tu sais, le truc qui ressemble à une clé usb toute simple ? Ça me coûte un bras à chaque mois. J'aimerais au moins ne pas la perdre.... J'ai pensé qu'elle était peut-être resté ici. Tu l'as vu ?

Ce disant, il ouvre le dernier tiroir... aussi vide que le désert du Sahara. Internet n'était pas "founis" ici. Et quand on lui posait la question, Ryo répliquait acerbement que c'était pas un hôtel cinq étoiles. Alors fallait faire avec ce qu'on avait. Et Kenji, lui, avait le luxe de pouvoir se payer une connexion grâce à une petite clé que lui seul pouvait utiliser. Et il ne voulait pas que quelqu'un d'autre mette la patte dessus parce que ça lui coûtait vraiment cher !

Mao entre-ouvre les lèvres avant de venir près du tiroir et du kikikan, le refermant avec un petit regard de désapprobation :

- Non je ne l'ai pas vu... Ca ne peut pas attendre que Jun revienne plutôt que de fouiller dans ses affaires ? Tu n'aimerais pas qu'on fouille dans les tiennes à ce qu j'en sais...

Kenji lève les yeux au ciel alors que le jeune homme ferme le tiroir. Il lui avait évité de le faire lui-même, au moins... L'homme se lève... pour aller se laisser tomber sur le futon qu'occupait maintenant Junya.

- Non pas vraiment. J'aimerais savoir si elle est ici. Sinon, je devrai aller interroger quelques petits voleurs de ma connaissance façon Ken. Tu ne l'as vraiment pas vu ?

Et pour information non, il ne soupçonnait pas Mao. Selon lui, il était impossible que Mao lui ait volé quoi que ce soit. C'était stupide, fondé sur absolument rien, mais Kenji savait qu'il avait raison.

Mao observe son ancien "colocataire" aller se poser sur le futon de Junya et finalement il vient s'asseoir à côté de lui. Suika remue sous son pull... Emerge... Et sitôt qu'elle apperçoit Kenji, elle revient se cacher ! Mao a un petit air embêté et un sourire un rien crispé avant de faire comme si de rien n'était...

- Non vraiment pas Kenji, je t'assure, toutes tes affaires oubliés avaient été mise de côté et tu les a récupéré. Je répond de Jun, il a trop conscience de l'importance qu'on les choses qu'on possède pour avoir ne serait ce que songé à te le voler. Je crois qu'il aurait même pas su ce que c'était...

Après une courte pause, penchant un peu la tête sur lui, tranquille, il s'intéresse à sa nouvelle situation :

- Tu dors où maintenant ?

Kenji hausse les épaules. Il n'avait pas vraiment songé au fait que Junya aussi puisse lui voler sa clé usb. Effectivement, le jeune homme semblait être assez à l'ouest concernant... En fait, il semblait être à l'ouest à propos de tout et de rien. C'était assez affligeant quand on y pensait bien. Mais il n'ajoute rien, mis à part un petit grognement. Il ignore aussi royalement la boule de poil qui avait émergée un moment du pull de Mao. Il n'était pas très ami-ami avec les bêtes... Pas qu'il les détestait, loin de là. Mais plus elles étaient loin, mieux il se portait. À la question de Mao, Kenji fait la grimace.

- Ils m'ont mis dans la même chambre qu'un gamin de 16 ans qui vient d'arriver. Le pauvre, la première fois que je suis entré dans la chambre pendant la nuit histoire d'aller dormir, il a fait une crise de tous les diables. On est en haut... T'as raté quelque chose. Bon... reste que je suis outré. Il pensait avoir affaire à Jason, le mec qui porte un masque de hockey et qui tue les gens qui ne dorment pas...

Kenji glisse une main dans ses longs cheveux noirs en grognant. Ce faisant, il vient essuyer une ligne de crayon noir qui avait coulée sous son oeil.

- J'suis pas aussi effrayant !!

Mao ouvre la bouche, surprit... Et finalement il éclate littéralement de lire, se rattrapant au bras de Kenji en imaginant le drame que ça avait dû être ! Il rit une bonne minute avant de reprendre son sérieux :

- Non, tu es même charmant, mais j'avoue que ta silhouette, dans l'obscurité, à toujours eu quelque chose de très impressionnant.

Kenji fait la grimace. Il donne un petit coup d'épaule au jeune homme, un sourire se dessinant même sur ses lèvres.

- Quoi qu'il en soit, ce garçon est plus impressionnable que toi... Il a exigé à changer de chambre... Donc je suis seul. Si je n'étais pas aussi insulté, j'en serais ravit.

Il observe un moment la chambre sans nostalgie aucune. Parce que si Mao était un bon colocataire, ses bêtes, c'était autre chose...

- Alors, Junya ?

Simple question, mais qui renvoyait à plusieurs points.

Ha mais avoir une chambre seul, c'était tout un luxe ici ! Kenji qui aimait le silence, il devrait être ravit ! Mais vrai que les cironstances présentes n'aidaient pas à être complètement positif cela dit... Pourtant Kenji était un compagnon de chambre bien sous tout rapport... Pas râleur -sauf en ce qui concernait les animeaux-, acceptant qu'on fasse ce qu'on voulait à la chambre pour peu qu'il puisse toujours y dormir en de bonnes conditions... Il était plus bonne pâte que son physique impressionnant ne le laissait voir. Fallait sans doute pour être aussi proche de Natsuki qu'il l'était. Parce qu'encaisser le tact légendaire de Natsu, c'était pas donné à tout le monde. Il observe encore le profil aux cheveux long un moment, perdu dans ses pensés, et finalement il acquiesce rapidement lorsqu'il est question de Junya.

- C'est un très gentil garçon. Peut être trop... Issu de la rue comme beaucoup d'entre nous et pourtant capable de beaucoup d'empatie et d'attitudes dignes d'un adolescente... Il veut bien fait, il est attaché aux kikikans à sa façon, veut que le clan soit fier de lui... Il a du mal à trouver toutes ses marques... Natsuki lui fait peur tien...! Et en même temps il aimerait qu'il le remarque plus.

Mao a un petit sourire avant de hausser les épaules, poursuivant :

- Il est catastrophé quand il commet une impaire, constament sur mon dos si j'ai le malheur d'éternuer -tu sais comme je hais ça- mais il est positif et rafraîchissant. Je l'aime bien, j'essai de l'aider.

Puis, à la fin de son petit discours il s'intéresse quand même :

- Et de ton côté ? Il y a du neuf ?

Kenji écoute avec une attention non feinte la réponse à sa question. S'il y avait bien quelqu'un ici qui était capable de s'arrêter un moment pour écouter les autres, c'était lui. Le truc, c'est que pour ça, fallait qu'il nous apprécie. Et ça, c'était une autre paire de manche. S'il ne détestait personne, Kenji appréciait peu de gens tout de même. Mais Mao en faisait partit. Il était sympathique ce garçon. Visiblement, il n'avait que de bons mots pour ce Junya, ou presque. Un petit sourire glisse sur les lèvres de Kenji lorsqu'on en vient à parler de l'appréciation de Natsu. Il laisse échapper un petit rire terriblement amusé, ignorant pour le moment la suite.

- Ça doit lui faire drôle à Natsu, tiens. D'habitude c'est Ryo qui a droit aux adolescents énamourachés.

C'était clair, non ? Et ils étaient nombreux ici à s'intéresser à la gente masculine, fallait pas croire. Peut-être principalement parce qu'il n'y avait que des garçons chez les Kikikan ? Il ne s'était jamais vraiment posé la question... Mais c'était possible, en effet.

- Moi... Rien. Enfin... Tu sais comment c'est galère ces temps-ci ici. On dirait qu'il ne reste que moi pour gérer. Et les nouvelles recrues viennent rarement me voir quand elles ont un problème. Je suis trop Jasonesque pour eux... Alors je sais pas les encadrer.

Il observe un moment Mao avant de finalement proposer :

- Ça te dirait que je les réfère à toi ? Juste les petits nouveaux... Et pas pour les tenir par la main, bon sang non... Mais ils ont besoin d'une figure rassurante. Makoto étant absent...

Mao hésite... Il n'avait jamais été très proche des autres... Junya c'était une sorte d'exception pour lui... Il n'avait pas envie qu'on s'imagine qu'il était une seconde mère ou un truc bidon dans le genre. Néanmoins, il était vrai que les jeunes recrues avaient quand même besoin d'un point de repère "facile". Y avait qu'à voir Junya et sa trouille bleue à l'idée d'aller voir Natsuki non...? De fait, Mao finit par hocher la tête, flatté en même temps que Kenji songe à lui pour ce genre de chose.

- Oui bien sûr, mais moi je suis pas une figure qui doit rester comme Natsuki, Makoto ou même toi... Je veux bien aider les nouveaux à faire transition, les pousser vers toi ou les autres. Mais ça s'arrête là. Je ne règle pas leur problèmes.

Un petit sourire glisse sur les lèvres de Kenji alors qu'il opine. Drôle comment ce garçon voulait toujours rester loin de tout le monde. Pourtant, il aurait été du genre attachant, ça Ken en était certain. De fait, il se permet de remarquer :

- Je t'ai jamais vu attaché a`qui que ce soit. C'est cool de te voir avec le p'tit nouveau. On a tous besoin d'avoir quelqu'un...

Mao fronce les sourcils, irrité le temps d'une seconde. Ouais, c'était cool d'avoir un bon copain qui pouvait passer l'arme à gauche un peu quand ça plairait au destin. Néanmoins, fallait qu'il admette que même s'il se trouvait égoïste d'infliger à Jun une amitié dont le jeune homme pourtant sensible n'avait aucune idée, il appréciait le contacte humain. Fallait pas croire... C'était un jeune homme de 23 ans... Il avait besoin de parler à un être humain, de rire avec, de se fâcher parfois aussi... Sans que ça ai rapport avec le boulot s'entend. Quand à ce qui était de "toucher".... Là ça prenait une tournure carrément complexe...

- Toi non plus tu ne traîne pas trop avec du monde, tu peux parler.

Se disant, il a un petit clin d'oeil pour son ex compagnon de chambrée :

- Le côté Jasonesque là aussi ?

Kenji remarque un léger changement dans l'humeur de Mao, mais ça dure à peine quelques secondes. Alors il ne pose pas de questions. Les gamins, c'est toujours imprévisible... Il se laisse plutôt tomber sur le futon en poussant un petit soupir lorsque la question lui est, en quelque sorte, renvoyée. Il hausse les épaules, de fait, parce qu'il n'est pas certain de savoir pourquoi, effectivement, il est continuellement seul.

- J'aime le silence, le calme. Et j'ai beaucoup de boulot. Ça doit jouer. Et ouais, ça doit être mon côté meurtrier paré d'un masque de hockey. C'est tout à fait logique ! Tiens, je me passerais bien la série complète de films bientôt... Faudrait que je trouve des amateurs.

Il grimace, ajoutant finalement :

- Ou bien je les regarde tranquillo sur mon PC dans ma chambre...

Ouais. Les gens, ça fait du bruit pendant un film... Il détestait ça !

- Tu peux venir les regarder avec Junya et moi sinon.

Mao fige, tout surprit lui même par l'audace de sa proposition. Ben voyons... Il déraillait dernièrement ! Et se serait si facile de mettre ça sur le compte de la tumeur qui lui bouffait le cerveau...! A moins qu'il arrive juste à saturation de présence uniquement animale, ce qui était plus que probable aussi... Néanmoins il n'ajoute rien un temps, fixant Kenji allongé sur le futon, n'ayant aucun trouble avec ça puisqu'il avait occupé ce même futon pendant un moment déjà. Depuis qu'Hiroshi avait eu le bon sens de se sentir trop menacé par Anzu en fait. Bref...

- Mais au fond t'es une personne plus sensible que t'en a l'air. Sinon t'en aurais rien à foutre de ce que les petits nouveaux prennent leurs marques.

Il hausse les épaules et, puisqu'il avait songé à Hiroshi, il en reparle :

- La mort d'Hiro doit, quelque part, c'est triste à dire, t'enlever une épine du pied déjà. Je suis sûr qu'il était une source quasi inépuisable d contrariété chez les nouveaux.

Kenji laisse échapper un bon éclat de rire à la proposition de Mao. C'était moqueur, mais pas envers celui qui proposait ! De fait, il s'exclame :

- Ton Junya semble être bien peu hardit ! J'avoue que ça pourrait être drôle de le voir devant de tels films. Sauf si ça te dérange vraaaiment de devoir le réconforter au milieu de la nuit...

Ah oui, il imaginait très bien Junya comme étant le type de garçon à avoir peur de son ombre après avoir regardé un bon film d'horreur ! Ça pourrait être marrant... Cependant, son éclat de rire meurt rapidement. Mao présume qu'il est sensible. Plus qu'on le croit, du moins. Et en meme temps, Kenji doit se retenir pour ne pas lui demander combien ils étaient, de toute façon, à vraiment avoir essayé de le connaître. "Peu" était la réponse. Voire "trop peu"... Mais il s'en fichait. Il était bien. Parfois, il aurait aimé être plus près de quelqu'un, c'est vrai. Mais on a pas tout dans la vie... Alors il se taisait. Le sujet passe rapidement à Hiroshi. Le regard sombre, Kenji hoche lentement la tête de gauche à droite.

- Ce n'est pas "triste à dire". Il l'a bien mérité et entre toi et moi, je ne comprend pas encore pourquoi Ryo n'a pas réglé ce petit problème seul... On dit qu'il a faillit avoir Haru. Tu te rends compte ? Ce type a peut-être une grande gueule, mais il a jamais fait de mal à une mouche...

Il fronce les sourcils, tournant la tête vers Mao. Glissant une main sur l'épaule du jeune homme, il la secoue amicalement.

- Et il t'aurait eu si t'avais pas eu ton bon vieux clebs... J'aime peut-être pas sentir son souffle sur ma tronche pendant la nuit, mais c'est cool que t'aie Anzu.

Et c'était bien la première fois qu'il appelait le chien par son prénom...

Quelque part, c'était bon d'entendre une figure d'autorité comme Kenji de dire qu'Hiroshi avait eu ce qu'il méritait. Et bon d'entendre que les interrogations qu'ils avaient tous quand aux motivations de Ryo pour le garder trouvaient également écho. Il importait moins finalement d'avoir la réponse à cette question que de savoir que l'on était comprit. Il est question d'Haku qui se serait fait coincé par Hiro et Mao acquiesce : il l'avait entendu dire oui. Un sourire naît finalement ses lèvres à entendre parler d'Anzu. En fait, Mao avait presque imaginé que Kenji n'avait jamais retenu son nom à force de l'appeler "ton clebs". Et c'était bon de savoir que l'homme ne portait pas de jugement sur son animal qui soit basé sur le principe du "j'aime pas les animeaux".

- En même temps, c'est parce que je l'ai qu'Hiroshi avait été mit dans ma chambre avant que tu n prennes la place. Et j'ai bien plus apprécié ta compagnie tu peux me croire, même si tu n'étais pas très bavard. Je ne l'étais peut être pas beaucoup non plus note bien...

Finalement, il en revient à l'allusion que Kenji avait fait à propos de Junya, des films d'horreur et des consolations nocturnes.

- Pour Junya, je crois que tu as déjà zappé le passage qui dit qu'il est vraiment très intéressé à l'idée que Natsuki puisse se retourner sur son passage... Il l'a un peu bousculé hier et pour se faire pardonner, il lui a proposé un café. Jun est aux anges. Et même sans ça, je n'y toucherais pas.

Il lève une main pour interrompre Kenji s'il comptait dire quelque chose :

- Tu ne semble pas le mieux placé pour me parler de ma vie personnelle.

Kenji grogne alors que Mao en revient à son histoire de réconforter le petit nouveau pendant la nuit. L'homme se redresse, donnant un petit coup sur son épaule tout en levant les yeux au ciel. Allons...

- Eh oh... J'avais pas parlé de lui faire l'amour, tu sais. Seulement de le réconforter...

Un petit sourire amusé glisse sur les lèvres de Ken alors que taquin, il rajoute :

- Mais visiblement, toi tu y as pensé....

Et c'était même pas une invention de sa part... Mao avait vraiment eu l'esprit tordu sur le coup. Il ne savait pas jusqu'à quel point, mais ça laissait tout de même peu de place à l'imagination !! Cependant, l'homme continue rapidement, pour être certain que Mao n'allait pas l'interrompre.

- Je veux bien croire que Natsuki ait bien regardé Jun. Après tout, j'avoue l'avoir fait aussi sur son passage hier... C'est pas méchant hein ! C'est juste humain. Mais de là à aller plus loin... Sérieusement, Mao, t'arrêtes pas à ça si t'as envie de le draguer. Natsuki a d'autres chats à fouetter.

Mao se laisse tomber sur le futon, un gémissement plus ou moins mort de honte aux lèvres alors qu'il vient cacher son visage entre ses mains. Néanmoins, parce qu'il s'assumait assez vite, il vire ses mains avant de faire un premier constat :

- J'ai 23ans, la dernière fois que j'ai fais l'amour j'en avais 16, alors forcément, oui, ça me travail !

Dis comme ça... Et en même temps, il grogne, haussant les épaules :

- Ca m'intéresse pas de me lancer dans une relation. Enfin... C'est compliqué, disons que je préfère pas.

Kenji se laisse à nouveau tomber lui aussi sur le futon. Mains croisées sur le ventre, il observe le plafond... jusqu'à ce que Mao lui fasse une confession qui lui fait tourner la tête en sa direction.

- Putain, ça fait presque sept ans ?!

Il s'en étrangle presuqe, mais ne songe même pas à rire. Même qu'il toussote légèrement en remarquant qu'il avait très sériesuement manqué de tact. Alors pour doser, il croit bon d'ajouter :

- S'cuse... Si ça peut te rassurer, ça fait deux ans moi. Et j'ai l'impression que je vais devenir cinglé. Alors sept ans, je m'imagine pas trop... Mais pourquoi pas te lancer ? T'es jeune. Faut pas te priver pour quelque raison que ce soit. Tant que ça convient aux deux, naturellement.

Mao donne un petit coup de coude à Kenji, faussement fâché :

- Merci de ta solicitude !

Néanmoins il rigole. Ouais, presque 7ans. Parce qu'après cette fois là, il y avait eu la nouvelle... Puis les traitements chocs qui l'avait laissé à moitié sur le carreau, jusqu'à ce qu'il décide qu c'était assez et qu'il parte... Puis il avait zoné un an et demi environs, presque deux... Et enfin il avait mit les pieds chez Kikikan et il était peut être trop dans son trip de ne vouloir faire entrer personne dans sa bulle pour y songer. Bref... A nouveau il hausse les épaules alors que Kenji lui fait remarquer qu'il est jeune et qu'il devrait se lancer. Son secret pesait toujours drôlement lourd dans ce genre de conversation où il avait le sentiment de manquer d'arguments.

- Je sais pas. J'ai pas envie d'une relation, c'est pas dans mon caractère de payer pour le sexe et puis "démarcher pour une nuit en one shot", je sais pas si tu trouve que j'ai l'air fait pour le rôle mais je me vois pas du tout draguer genre "salut, tu me plaît bien, je suis frustré en ce moment, ça te dirait pas de venir tirer ta crampe en ma compagnie ?". Et puis d'ailleurs, tu peux parler là encore hein. 2 ans, c'est une étape jusqu'à 7 tu sauras !

Kenji pousse un petit grognement. Ah non... il espérait ne pas passer encore cinq ans comme ça, merci ! Oh, il ne voyait pas nécessairement comme une tare le fait de ne pas coucher. Mais bon sang... Quand l'envie le prenait par contre, c'était une autre paire de manche. Et encore, lui non plus c'était pas trop son truc de démarcher pour une nuit unique. Ni de payer... sinon ce serait fait depuis longtemps. Un petit sourire glisse sur les lèvres de l'homme alors qu'il donne un coup de coude à Mao.

- Moi je trouve qu'il prend bien soin de toi, le petit Junya. Je suis certain que Natsuki, c'est seulement le phare qui l'empêche de voir la rive, ébloui qu'il est.

Il hausse les épaules, poussant un petit soupir.

- Après, je peux te convaincre de rien... Tu fais ce que tu crois bon de faire. Et non, je n'atteindrai pas les sept ans, tu sauras ! Parce que ça commence à être lourd...

Mao rigole, observant :

- Junya n'est pas exactement le genre de personne capable de voir une relation physique autrement qu'également comme une relation sentimentale. C'est une chos que je voudrais lui éviter.

Et puis, très sérieux, bien que l'air de pas y toucher, il lâche, comme un pavé dans la mare :

- Et bien je viendrais frapper à ta porte une nuit si jamais tu es aussi frustré... Je me considère comme encore pas trop dégeux à regarder...

Et en vrai, il n'aurait jamais eu autant envie que quelque chose lâche dans sa tête pour s'épargner une réaction quelconque...

Kenji n'a pas le temps de s'intéresser à la première phrase que la seconde tombe. Il arque les sourcils, surpris. Il ne s'y attendait pas à celle-là alors que pourtant, c'était presque .... logique. Un petit sourire fini par glisser sur ses lèvres et il lève les yeux au ciel tout en singeant Mao :

- "Salut, je suis frustré en ce moment, ça te dirait pas de venir tirer ta crampe en ma compagnie ??"

Il laisse échapper un petit rire, ajoutant :

- Je pensais que ça ne te ressemblait pas. De plus, tu oublie que la nuit, je me transforme en effroyable Jason, le meurtrier au masque de hockey. Et par-dessus tout ça, tu viens d'apprendre que lorsque je ne sais pas quoi dire, je dis un tas d'idioties.

Mao rigole en se passant une main sur le visage, sentant ses joues s'empourprer violemment. Vrai que c'était un peu surréaliste cette conversation... Mais parfois ça faisait du bien de juste bavarder légèrement, sans tabou ou presque.

- J'ai dit que ça ne me ressemblait pas d'aborder les gens pour leur dire ça... Mais ça m'a paru une réponse logique à notre conversation. Après... Oui bon, je reconnais qu'on fait plus fin, c'était pas super malin...

Il a un nouveau petit rire avant de faire remarquer :

- Note que tu gagnes à être connu quand tu "dis un tas d'idioties" aussi. Ca fait carrément moins "Jason".

Kenji rigole, convenant de ce fait. Ça faisait moins Jason... tant mieux. Il était loin de ressembler à un meurtrier en série, de toute façon. L'homme tourne la tête vers Mao. D'une main, il retire ses longs cheveux de son visage, l'observant un bon moment sans rien dire. C'était le genre de conversation qu'il n'avait jamais eu. Sinon il ne serait pas un vrai petit saint depuis deux ans de toute façon, non ? Mais rien que la perspective de passer un petit moment intime avec Mao lui donnait des chaleurs. Il était vraiment pitoyable, hein ? Bon... au moins ce n'était pas sept ans...

- Ça avait le mérite d'être clair, tu vois. C'est déjà assez apprécié en soit... De toute façon, tu sais que ma porte ne t'est jamais fermée...

Mao a quelques oeillades pour Kenji qui malgré tout, ne lui avait pas formulé ni refus ni approbation. Et finalement il rouvre la bouche, formulant a mi mot ce qui ressemble à une invitation. La frustration accumulée non seulement par les années mais aussi par toutes ces histoires avec Jun lui chamboule l'estomac, lui donnant chaud malgré tout et il sourit, acquiescant pour signaler qu'il avait comprit :

- Je m'en souviendrais.

Sur ce il vient rapidement à son tour récupérer entre ses doigts une très longue mèche d cheveux ébène, les replaçant derrière une oreille droite et ls quittant en passant sur la longueur et finalement il se redresse.

- Bon... Il me semble qu'en attendant, nous avons une clef internet à retrouver... Je vais vérifier ici encore une fois... Et puis j'irais demander à droite ou à gauch si tu veux...

Kenji observe un moment Mao sans rien ajouter. Ils avaient rarement été aussi proches, que ce soit en parlant du dialogue seulement ou carrément de la proximité physique. C'était un peu troublant. Mais juste un peu... et finalement, Kenji se lève. Il lance un petit regard las à la pièce, cherchant du regard la clé rouge qu'il avait égaré, puis finalement, opine en ouvrant la porte. Le chien est là. Il grogne en le voyant et Kenji lève les yeux au ciel, à peine impressionné. Il avait l'habitude...

- Merci, c'est sympa. J'espère juste la retrouver avant ce soir... Et si jamais tu te rends compte que quelqu'un l'a volé, je veux son nom, histoire que je lui apprenne les bonnes manières...

Il fait un petit geste de la main vers Mao pour le saluer, puis traverse le couloir. Bon... Prochaine étape, la chambre d'Izumi. Il y avait de bonnes chances pour qu'elle soit là... Et pas parce qu'il l'y avait mis !

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