Cassis

 
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 20. À corriger

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Kurika
Shut up and Calm down...


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MessageSujet: 20. À corriger   Sam 23 Oct - 16:25

   
La journée avait été... Longue. Un peu trop à son goût peut être. Levé avec des nausées et un bon mal de tête qui l'avait obligé à fumer un peu de cannabis, pas trop, à dose thérapeutique, pour espérer ne pas se répandre en intestins pour la journée à venir. Mao avait ensuite répondu fidèle au poste, tournant sur différent quartier, n'oubliant pas d'aller chercher, comme promis, un cellulaire pour Junya. Oui, il était "tombé du camion" comme on dit. C'était un joli cellulaire pas high tech mais pas d'une génération dépassée non plus. La puce était à l'intérieur et manquait plus qu'à approvisionner la ligne. Pour ça, c'était Jun qui s'en chargerait. Et justement, en parlant de lui, Mao était catastrophé. Sensé se voir pendant l'heure du déjeuner, il avait été pourtant incapable de se rendre disponible. Le soucis de stock qu'il avait l'avait obligé à faire le grand tour des fournisseurs et revendeur habituel pour espérer faire face à la demande de la clientèle.
   
Il s'était retrouvé à l'autre bout de la vile, en train de s'arranger avec un dealer de moyen envergure quand il s'était rendu compte qu'il ne serait jamais là pour déjeuner comme convenu. Et Jun qui n'avait pas encore de téléphone... Alors ce soir il rentrait un peu sur les rotules, un mal de crâne aiguë lui vrillant les temps par intermittence. Le jeune homme va droit au sous sol, saluant d'un vague geste de la main les gars qu'il croise, dans le but avouer d'aller : 1) faire ses excuses à Jun 2) s'avaler l'un de cs cachets que le médecin que Ryo l'avait envoyé voir lui avait confié pour aider à faire passer. Sitôt la porte ouverte, Anzu se rue à l'intérieur, venant renifler sans grand délicatesse Junya qui est endormit sous sa couverture. Mao essai de le retenir mais le chien n'en fait qu'à sa tête, donnant une grande léchée à Jun... Et merde...
   
Mao retire son manteau qu'il jette dans un coin, puis son pull, laissant Suika aller rejoindre sa cage... Suivent son t-shirt et son pantalon alors qu'il sort d'un sac d'autres vêtements, chaud et sec ceux là alors qu'il avait prit une brève pluie sur le chemin du retour. Il enfile le tout, jetant un petit regard désolé à Junya par dessus son épaule et finalement, attrapant une bouteille d'eau, il vient chercher dans sa vanité un médicament qu'il fait rapidement passer avant de s'écrouler sur le flanc sur son matelas, la tête sur l'oreiller et les yeux plongés dans ceux de Jun.
   
- Je suis désolé... Sincèrement... De t'avoir posé un lapin. J'ai été retenu et comme tu n'as pas de téléphone, pas moyen de te prévenir.
   
D'ailleurs... Le jeune homme roule sur le côté un instant, allant sortir d'une poche de son manteau le cellulaire voué à revenir à Junya :
   
- Tiens, comme prévu... Et encore désolé...
   
Junya s'était couché, cette nuit, la mort dans l'âme. Il n'y avait pas de course cette nuit, mais il avait été appelé à tenir des paris un peu plus au sud de la ville en soirée, dans un bar huppé. Pour ça, on l'avait envoyé faire les boutiques. Et avec quelques maigres yens qui lui avaient été alloués pour la peine, il avait tout de même réussi à se composer une tenue à la fois chic et séduisante. Ça le gênait de se balader ainsi, ses longues jambes engoncées dans des pantalons ajustés, bijoux aux doigts et aux poignets, mais il avait fait un malheur... Et cette fois, il ne s'était pas laissé avoir par les parieurs, même s'ils avaient essayé de s'en sortir. Ce qu'il avait assisté ? Une partie de Poker entre les grands de ces rues... Ça avait été limite intéressant, en fait. Et Junya avait presque fini par oublier Mao, s'intéressant plus qu'il ne l'aurait dût à la partie de poker. Un type lui avait même appris les bases ! Et sur le chemin du retour, Jun était allé s'acheter un paquet de cartes. Mais à nouveau, il s'inquiétait.
   
Ce midi, Mao ne s'était pas pointé. Et ça l'inquiétait drôlement. Oui, là où certains auraient été en colère de se faire poser un lapin, lui était mort de peur. Et s'il lui était arrivé quelque chose ? Après tout, il fréquentait des gens pas nets du tout pour son boulot... Alors, malgré l'heure tardive, Junya s'était laissé tombé sur son futon une fois arrivé à la maison. Et il s'était promis de ne pas s'endormir. Ce fut assez simple pendant la première heure. Ses bracelets lui labouraient les poignets aussitôt qu'il glissait une main sous lui, ce qui le réveillait lorsqu'il commençait à somnoler. Mais, à un moment, ça ne suffit plus. Et avant même qu'il ne s'en rende compte, il était endormit... jusqu'à ce qu'une masse qui lui semblait gigantesque lui saute dessus et lui lèche le visage ! Jun pousse un petit cri en bondissant dans le lit. Son regard croise celui d'Anzu et vivement, il relève la tête... pour voir Mao. Un long soupir de soulagement franchit ses lèvres. Alors il N'avait que rêvé...
   
Lentement, encore un peu dans un second état, il tend le bras pour prendre le cellulaire qui lui est tendu. Et finalement, Jun hoche lentement la tête de gauche à droite.
   
- J'étais inquiet. Mais c'est pas grave, tu es là maintenant. J'ai cru que... Bref. J'ai fais un horrible cauchemar en plus dans lequel Anzu revenait sans toi...
   
Il lance un petit regard de reproche au chien qui ne semble pas s'en froisser outre mesure, retournant auprès de son maître.
   
- Il n'y a pas eu de problème ?
   
Anzu les piétine à moitié tous les deux avant de venir se coucher dans son dos, comme un radiateur personnel et sans rien dire, Mao l'en remercie, il se sentait un peu glacé. D'ailleurs il rabat sa couverture par dessus lui avant de hocher négativement la tête.
   
- Non... Non aucun. J'étais juste très loin. De l'autre côté de la ville en fait. Et toi ? Qu'est ce que tu as fait aujourd'hui ?
   
Junya observe un moment Mao sans rien dire. Il n'avait pas si froid lui... Il pleuvait encore dehors. Peut-être que Mao s'était fait surprendre par la pluie. On l'entendait battre contre le carreau. Ce n'était pas la tempête du siècle, mais c'était normal que Mao soit transit. Alors Junya se lève pour venir se glisser sous les couvertures avec le jeune homme, sans lui laisser l'occasion de protester. Il glisse ses bras autour de lui, une jambe entre les siennes, puis rigole doucement.
   
- Tiens, c'est mieux comme ça ? Moi d'un côté, Anzu de l'autre !
   
Il soupire, fermant les yeux, toujours fatigué pour sa part.
   
- J'ai assisté une partie de poker. Je recueillais les paris, bien sûr... Et un des types m'a appris à jouer. En plus, j'ai pas fais d'erreur ni rien. Et puis je suis allé voir Natsuki aujourd'hui...
   
Mao a un léger mouvement de recule en voyant Junya passer d'un matelas à un autre mais il n dit finalement rien, touché mais un peu troublé. Il se love finalement contre le jeune homme appréciant cette étreinte chaude qui venait calmer ses frissons et ses grelottements. Un petit soupire franchit même ses lèvre et Mao passe un bras autours de Junya pour le garder bien contre lui, venant enfouir son nez dans son cou. Ca ne calmait pas encore le mal de tête qui lui martelait le crâne mais c'était mieux que s'il avait continué à se transformé en glaçon, c'est net.
   
- C'est bien Jun-chan... Tu dois être content de toi. Il y a des gars ici qui jouent au poker de temps n temps, tu pourrais leur demander de t'inviter à jouer. Mais évite les parties à mises importantes... Ils font parfois des partis où il ne joue que 200 ou 300 yen.
   
Puis après une pause il se décide à demander :
   
- Et comment ça s'est passé avec Natsuki ?
   
Junya opine brièvement lorsque Mao lui propose de jouer avec d'autres types. Mais il n'était pas encore très doué et il n'aimait pas parier de l'argent lui-même. Il avait même ça en horreur, en fait. Il ne comprenait pas comment tous ces gens pouvaient parier à longueur de journée ! Ça faisait quelques fois qu'il recueillait les paris aux courses et il lui arrivait de voir les quelques mêmes visages à chaque soir ! Mais il n'ajoute rien, notant l'information. Il pourrait leur demander de lui apprendre pour vrai, peut-être ? Junya pousse un petit soupir lorsque Mao lui parle de Natsuki. Il hésite un moment pendant lequel il n'y a qu'un soupir d'Anzu pour troubler le silence.
   
- Assez bien, je crois... Et il m'a aussi dit que maintenant, je dormais ici, qu'il allait s'occuper pour faire changer Kenji de chambre.
   
C'était LA raison pour laquelle Kenji n'était pas là ce soir parce que Jun l'avait vu en haut un peu plus tôt.
   
- Il est quand même imposant...
   
Parce qu'il avait pas changé d'idée, ah non ! Et mignon aussi... mais chut !
   
Un petit "ho ?" curieux et surprit franchit les lèvres de Mao qui pourtant, ne se donne pas la peine de relever le nez de son nichoir, restant sagement au chaud. Un sourire et un petit soupire amusés franchissent néanmoins ses lèvres et il hoche positivement la tête :
   
- Mais visiblement tu es toujours vivant... Rassuré ? Tu ne m'a pas dit ce qu'il t'avait dit à propos des paris.
   
Junya gigote un petit moment, mal à l'aise. Il sentait les larmes lui monter aux yeux à cette seule pensée... Mais il reste brave, pinçant les lèvres avant de finalement se détendre pour murmurer lentement :
   
- Je dois rembourser le double de ce que j'ai perdu.... Pas d'un coup, mais ils prennent sur l'argent que je reçois...
   
C'était beaucoup et pour lui qui n'avait jamais eu vraiment d'argent à lui, ça le troublait énormément.
   
Mao hoche à nouveau positivement la tête, se faisant rassurant en passant une main dans le dos de Junya pour le tranquilliser alors qu'il semble pour le moins incertain.
   
- Je suis sûr que tu comprends pourquoi ils font ça Jun. Le but c'est de t'encourager à faire attention ou à ne pas voler... Et ils ne vont pas te mettre sur la paille non plus. Tout ira bien n t'inquiète pas. Maintenant c'est un problème qui est pour ainsi dire réglé non ?
   
Junya opine brièvement. Il savait tout ça... Mais ça le hantait pour le moment. Il allait probablement finir par passer outre, mais pas là. Le jeune homme se contente de serrer un peu plus Mao contre lui avant de finalement le repousser à peine, histoire de voir son visage. Il plonge son regard dans le siens, le voyant relativement bien malgré la pénombre probablement grâce à leur proximité.
   
- Oui, n'en parlons plus. J'ai aussi demandé à Natsuki où était Makoto.
   
Il fronce les sourcils, encore une fois inquiet...
   
- Il a dit que Makoto était occupé et qu'il ne fallait le déranger sous aucun prétexte. Que si quelqu'un devait le voir d'urgence, qu'il fallait lui en parler à lui. À Natsuki, je veux dire...
   
Mao grogne un peu alors que Junya se recule pour lui faire face. Il rouvre les yeux, comme si c'était important pour comprendre ce qui était dit et finalement il réatire le garçon à lui, récupérant la sacro sainte chaleur !
   
- Très bien, j'irais voir Natsuki genre... Demain. De toute façon, si je n'y vais pas, je n'aurais rien à faire de ma journée alors...
   
Il soupire à nouveau et a un petit gémissement peu ravit en sentant Anzu remuer dans son dos pour se trouver une position plus agréable.
   
- A l'occasion, nous échangerons... Tu prendras le chien ! Tu l'as voulu ? Tu l'auras !
   
Junya laisse échapper un petit rire en se redressant. Il passe pour moitié par-dessus Mao pour caresser la grosse bête qui n'ouvre même pas un oeil. Puis, il se réintéresse à Mao, ramenant les couvertures sous son nez.
   
- Pas question. Il te protège. C'est ton ange gardien.
   
Comme pour l'appuyer, le chien laisse échapper un petit gémissement. Junya rigole, mais redevient rapidement sérieux, son regard se posant sur Mao.
   
- Tu veux que j'ailles chercher un petit chauffage d'appoint ? Je crois qu'il y en a un dans la nouvelle chambre de Kenji. Il grognait à ce propos tantôt. Il dira pas non pour me le donner...
   
Ce disant, il glisse une main sous les couvertures pour frictionner doucement l'épiderme frais du bras de Mao.
   
- C'est pas normal, Mao-kun... Il ne fait pas aussi froid que ça. En fait, je crois que tu aurais besoin d'une bonne douche. Là, maintenant.
   
Mao a un petit sourire quand il est question d'ange gardien mais il ne dit rien. Vrai que ses bêtes faisaient figure de protection de tout poil, chacune à leur manière. Quand Junya parle d'aller chercher un chauffage, Mao agrippe ses vêtements en faisant "non" de la tête :
   
- Tout va bien Jun. J'ai juste prit un peu froid en rentrant sous la pluie. Je vais finir par me réchauffer. Et tu viens de devenir ma bouilloir officielle, tu veux bien ? Imagine que c'est pour me rembourser le cellulaire...!
   
Junya a un petit rire amusé. Il donne un petit coup sur l'épaule du jeune homme, mais le ramène rapidement à lui pour le serrer tout contre son torse.
   
- Je crois que ce téléphone est tombé du camion, mon Mao-kun !
   
Il rigole, déposant un baiser dans les cheveux du jeune homme.
   
- Tu devrais quand même prendre une bonne douche bien chaude. Ça t'aiderait. Sinon, tu vas attraper froid pour vrai. Moi aussi j'en aurais besoin, note bien. Je dois sentir la fumée et la bière... Et dire que ce n'est même pas de ma faute !
   
Mao rigole au sujet du téléphone tombé du camion. Vrai, mais il l'avait payé tout de même malgré tout ! Une misère... Mais payé quand même ! Il est à nouveau question de douche et Mao hésite. C'est vrai que ça lui ferait probablement du bien mais il se sentait un peu faible ce soir. Outre son mal de tête qui ne passait qu'à peine grâce aux comprimés, il avait peur d'être mal dans les douches. Habituellement il n'était pas aussi fatigué en soirée, qu'on se le dise... C'était juste... Aujourd'hui sans doute. Le froid, la pluie, la fatigue, l'inquiétude pour Makoto, pour Jun... Bref.
   
- Je te promet de prendre une douche bien chaude plus tard ou demain matin. Mais si tu en as besoin, vas y tout de suite. Moi l'odeur de tes vêtements -qui te mettent tout en charme au passag de ce que j'ai vu- ne me gêne pas. Mais ne regarde pas à moi, mets toi à l'aise.
   
Junya rougit de plaisir devant le compliment de Mao. De fait, il en oublie... à peu près tout. Pour quelques secondes seulement, du moins, le temps de demander avec entrain :
   
- C'est vrai, tu trouves ?? J'ai tout choisis moi-même !
   
C'était toute une fierté, oui oui ! Il n'avait pas eu le choix d'avoir de jolis vêtements pour entrer dans le bar. Et c'était probablement le genre de chose qu'il porterait pendant les courses à l'avenir. Ça vendait bien... Mais, rapidement, Junya se réintéresse à Mao et à son refus d'aller prendre une douche. Il laisse échapper un petit rire qui n'a pourtant rien de joyeux tout en proposant :
   
- Et si je te colle dans le fond de la douche avec du papier collant, ça le fera ??
   
Il redevient rapidement plus sérieux, murmurant doucement :
   
- Je le dirai plus. Mais tu es tout froid et ça m'inquiète.
   
Mao sourit devant l'entrain et le plaisir évident qu Junya prend à recevoir un compliment et finalement, lorsqu'il est à nouveau question de douche, malgré son envie grandissante de lui dire de le laisser tranquille avec ça, il hoche la tête de façon positive :
   
- Très bien, je vais aller prendre une douche Jun... Tu es satisfait ?
   
Junya affiche un petit air contrit. Il serre le jeune homme contre lui, déposant un petit baiser dans ses cheveux. Il hésite, pour en glisse un sur l'oreille, venant y murmurer d'une petite voix :
   
- Je ne voulais pas t'ennuyer, Mao... Je m'inquiète, c'est tout. Et je crois que tu irais mieux après t'être débarrassé de l'humidité qui te colle à la peau présentement.
   
Le jeune dealer hoche positivement la tête, comprenant bien l'insistance de Junya. Sauf que son compagnon, tout en ayant de nobles motivations, ne se rendant juste pas compte des efforts qu'il lui demandait à cet instant précis. Mao se laisse étreindre un instant avec paresse et finalement, prenant son courage à deux mains pour avoir l'air le plus serain possible, il commence à se redresser, venant déposer un baiser au coin des lèvres de Jun. Mao se redresse sur ses genoux et déglutit en laissant passer un vertige avant de se remettre tout à fait debout. Anzu se relève aussitôt et Suika vint piétiner la tête de Jun, se faufilant sous son haut comme une débile pour ressortir sous le vêtement sur les hanches, se dressant ensuite sur ses pattes arrières, semblant ne pas comprendre. Avec un petit rire pour tenter de détendre l'atosphère, Mao constate :
   
- Bravo, tu as troublé les enfants !
   
Jun sursaute lorsque soudainement, il se fait encore attaquer... Cette fois par le furet ! Il rigole, se tortille alors qu'elle glisse sur sa peau, puis se redresse légèrement alors que la petite se redresse sur ses pattes arrières, restant "sagement" sur ses hanches. Le jeune homme la récupère avec une douceur presque exagérée pour la déposer sur l'oreiller. La furette fait deux tours sur elle-même sous l'oeil étonné de Jun qui entreprend, lui, de rebaisser sa chemise pour couvrir son ventre. Il se lève à son tour, rieur, levant les yeux au ciel.
   
- Dis donc... Elle a de l'énergie même au beau milieu de la nuit !
   
Vrai qu'elle était un peu timbrée, finalement... Mais il adorait ça, lui ! Avec douceur, Jun glisse sa main dans celle de Mao.
   
- Je t'accompagne. Pas pour rester ! Mais jusque là-bas. Tu m'inquiète ce soir alors je m'occupe de toi !
   
Le jeune homme rigole, venant poser son front contre celui de Mao sans cesser de le regarder.
   
- Et je vais revenir pour te chercher des vêtements. Ça te va ? Demain dans la journée, j'ai rien à faire. J'en profiterai pour laver nos vêtements sales.
   
Ils en avaient pas des masse... Enfin, surtout lui. Il fallait passer à la machine souvent...
   
Mao fronce les sourcils, prêt à renvoyer Jun dans ses pénates, n'aimant pas trop qu'on s'intéresse de si prêt à sa santé et qu'on soit à ce point à ses petits soins. S'il avait envie de ce genre de comportement, il tiendrait tout le monde au courant de son "petit soucis crânien". Néanmoins, il n'a pas le coeur à rabrouer Junya pour le moment et donc il se contente d'acquiescet, un rien boudeur. Tant qu'il serait seul dans la salle de bain, ça lui irait. Levant une main fraîche, Mao la pose sur la joue du jeune homme, posant un baiser amical sur ses lèvres avec rapidité avant de sortir de la pièce, ordonnant aux animeaux de rester dans la chambre. Anzu se recouche d'un seul mouvement, la tête entre les pattes, un gémissement triste sur les babines et Suika semble avoir plus de mal à comprendre, tournant en rond, couinant, appelant comme se sentant abandonnée. Pauvres bêtes... Qu'est ce qu'elles feraient lorsque comme Jun l'avait dit, il ne rentrerait pas ?
   
Son regard passe sur les animeaux puis plus longuement sur son colocataire a qui il force un rapide sourire :
   
- Très bien, faisons ça. Et puis tu prendras ta douche ensuite et après ça, on se recouchera, tranquillement. Demain je vais faire au mieux pour rentrer plus tôt, on aura plus de temps à passer et il n'y aura pas la fatigue de la journé si tu veux.
   
Junya rougit délicatement alors que Mao dépose un baiser tout ce qu'il y a de plus chaste sur ses lèvres. On avait jamais ce genre de comportement avec lui... Ça l'étonne et il ne dit pas non. Un petit rire franchit la barrière de ses lèvres alors qu'il observe les animaux visiblement déchirés à l'idée de laisser partir leur maître pour quelques minutes seulement. Mais, Junya entraîne Mao vers la salle de bain, refermant la porte derrière eux, effrayé à l'idée que finalement, Suika se sauve. Anzu serait facile à retrouver dans la maison, mais pas la furette ! Jun s'arrête cependant au milieu du couloir. Il glisse une main sur les lèvres de Mao, l'attirant dans un coin d'ombre. Au même moment, deux silhouettes sortent de la salle de bain. L'une d'entre elle est petite et carrée, l'autre grande et déguingandée. Et cette dernière s'appuie fortement sur la première pour se traîner jusqu'à... la chambre de Natsuki. Une fois la porte refermée, le jeune homme tourne la tête vers Mao, intrigué.
   
- C'était pas... Makoto avec Natsuki...? Je pensais qu'il était ailleurs, moi...
   
Mao grimaçe légèrement lorsqu'il se fait entraîner dans un coin plus sombre. Il a l'impression d'avoir le coeur dans la tête tant elle pulse mais son regard un peu brouillé se pose sur les deux silhouettes qui sortent de la salle de bain. Mao se concentre, plissant un peu les yeux, suivant les deux ombres plutôt reconnaissable et à la queestion de Jun, il hoche positivement la tête :
   
- Si, se sont eux. Makoto à l'air un peu malade...
   
Il réfléchit brièvement à ce qu'ils viennent de voir et finalement il admet un peu à contre coeur :
   
- Il a des problèmes de drogue.
   
Un petit "oh" surpris franchit les lèvres de Junya à la "révélation" de Mao. Il l'observe longuement sans rien dire. Puis, doucement, il l'entraîne jusqu'à la salle de bain. Il avait peur de trouver... des trucs dégueux. Genre des vomissure. Après ce que venait de lui dire Mao, ça ne l'étonnerait pas. Mais non. Cependant, la douche est mouillée et une humidité lourde plane dans la pièce. C'était un peu ce dont Mao avait besoin présentement alors Junya ne s'en plaint pas. Il se dirige plutôt vers la baignoire étroite, ouvrant l'eau. Il s'assoit sur le bord de celle-ci, commençant à régler la température sans vraiment s'en rendre compte, perdu dans ses pensées. Tout en tournant et retournant le problème dans sa tête, il murmure lentement :
   
- Tu penses qu'il est... Qu'il en prend trop et qu'il commence à avoir beaucoup de mal... Mon dieu, il est peut-être en danger... Pourquoi Natsuki n'en parle pas ?
   
Mao vient se poser contre la porte fermée, observant un Jun qui semble décidé à tout faire pour lui. C'est un peu agaçant et en même temps, il n'est même pas sûr qu'il aurait pu le faire tout seul. Enfin si... Bien sûr... Il n'était pas handicappé... Mais il avait l'impression que le moindre mouvement lui coûtait de gros efforts. La faute pour moitié au médicament qu'il avait prit et qui commençait à faire effet. Une des raisons pour laquelle il préférait l canabis en dose thérapeutique -mais illégal au Japon- à la médicamentation plus sérieuse. Mao fait néanmoins bonne figure, convenant qu'au moins, la température est parfaite, créant une petite chair de poule ravie sur son épiderme. Il sourit à Jun avant de hocher négativement la tête :
   
- Natsuki n'est pas le genre à laisser qui que se soit s droguer à s'en faire crever. Je ne sais pas ce qu'ils font ensemble, mais je suis presque certain que Makoto ne risque rien de grave. Sinon...
   
Il se tait un instant, songeant avec inquiétude que dans sa bouche, la phrase pourrait sonner faux mais il termine :
   
- Sinon ils nous le dirait forcément.
   
Ce qu'ils font ensemble... Soudainement, Junya redresse la tête, lançant un petit regard perçant la porte close de la salle de bain, en direction de la chambre de Natsuki. C'était la première fois qu'il ressentait aussi fortement un sentiment de jalousie et pourtant, c'était bel et bien le cas présentement. Il n'avait pas songé "à ça". Oh, ce n'était pas ce que Mao avait voulu dire et Jun le savait très bien. Mais lui y avait pensé à présent... Et ça l'énervait énormément, plus qu'il ne l'aurait cru. Finalement, lorsque l'eau est juste assez chaude, il fait balancer le jet du bain à la douche, puis se relève. Oui bon... Il n'était pas certain que Natsuki songe seulement une seconde à les mettre au courant si Makoto allait mal ,mais il le ferait pour Ryo, non ?
   
- J'sais pas...
   
C'était presque prononcé sur le ton de "il peut bien crever, rien à foutre". Et lorsque Junya s'en rend compte, il rougit, détournant le regard, honteux. Il était vraiment en train d'en vouloir à un homme malade parce qu'il était un peu trop près de Natsuki ? C'était ridicule... et pourtant terriblement humain.
   
- Il va sûrement aller mieux bientôt, je veux dire... Oui, sûrement....
   
Mao écarquille légèrement les yeux, surprit par l'attitude de Junya et finalement, un petit rire amusé franchit la barrière de ses lèvres. Il vient à nouveau poser sa main sur la joue de Jun, la caressant de son pouce et cherchant à capter son regard :
   
- Quel sentiment dévastateur que la jalousie Jun-chan... Si c'est si important, dis le lui... Fais le lui comprendre... Use de tes charmes, ils sont nombreux.
   
Les joues de Junya s'enflamme. Il balbutie quelques paroles sans sens avant de finalement se taire. Il soutient malgré tout le regard de Mao, notant bien que le jeune homme ne semble pas le juger. Et ça lui fait chaud au coeur ,vraiment. Un petit sourire glisse sur les lèvres de Junya. Il opine brièvement. Oui... peut-être qu'il pouvait ... user de ses charmes. Et soudainement, un petit air catastrophé glisse sur le visage de Junya.
   
- Mais je sais pas comment faire... Ce n'est pas aussi facile que ça en a l'air !
   
Mao lève les yeux au ciel et finalement, se redressant correctement, il vient attraper la ceinture de Jun, pour... La défaire ! pas complètement ceci dit puisqu'il vient juste la serrer d'une tail supplémentaire. Il ajuste ensuite le haut du jeune homme, le pendantif à son cou puis après avoir passé sa langue sur le bout de son doigt, il ajuste un peu le maquillage du jeune homme. Il avait eu une soeur et gérait les histoires de maquillage !
   
- Demain je te promet qu'on va prendre le temps de souligner ton joli minois... Et juste en souriant, tu ferais tomber n'importe qui à tes pieds Junya. Soit toi même, fais lui de jolis sourires, lance lui quelques regards intéressé ou simplement un peu plus appuyé...
   
Junya cligne des yeux une fois ou deux, stupéfait alors que déjà, Mao s'affaire autour de lui. Il a un petit sourire gêné aux lèvres alors qu'il baisse le regard sur ses vêtements. Oui bon... C'était quand même quelque chose de lui donner ces beaux conseil... et c'en était une autre que de les mettre en application ! Mais il pouvait bien essayer, ça ne le tuerait pas, hein...? Jun fait un pas vers l'arrière, glissant une main dans ses cheveux. Il la retire pour la poser sur la poignée de la porte.
   
- Merci... Je vais chercher tes vêtements et je reviens. Okay ?
   
Sans laisser le temps à Mao de lui répondre, Junya sort de la salle de bain... pour foncer dans un homme pile poil de sa grandeur, mais à la corpulence plus importante. La porte se ferme derrière lui et Jun pousse un petit gémissement terrifié qui se perd dans sa gorge. Deux prunelles sombres et sérieuses le fixent et il a l'impression de se décomposer sur place, rien de moins. Natsuki était-il là depuis longtemps ? Non... Sûrement pas, hein. C'était pas son truc d'écouter aux portes. Mais alors pourquoi était-il là ??
   
Natsuki venait juste de déposer Makoto dans sa chambre, de le border aussi bien qu'il le pouvait et présentement, il se rendait compte qu'il avait oublié de récupérer un linge pour humidifier son visage et ses lèvres au cours de la nuit si la désydratation se faisait sentir. Alors il sort rapidement, s'assurant que Makoto somnole bien et il n'a pas le temps de s'approcher assez près de la salle de bain que cette dernière s'ouvre sur une silhouette qui lui rentre dedans. Natsuki gronde un peu, repoussant un peu son "assaillant" et il le jauge, reconnaissant la recrue de ce matin.
   
- Junya ? Tu utilise la salle de bain ?
   
Junya se ressaisit. Ou du moins, il tente. Son coeur bat toujours aussi rapidement, mais plus de peur à présent. Il offre à l'homme un joli sourire, se souvenant très bien de ce que Mao lui avait dit. Sourire et ... heu... regarder. Eh bien il regarde déjà ! Mais histoire de, il bat une fois ou deux des cils, sans pour autant bouger de devant la porte. Parce que bon... Il n'allait pas laisser Natsuki entrer là non plus alors que Mao prenait sa douche !
   
- Mao. Je lui trouve une bien petite mine... Alors je lui ai proposé de prendre une douche, ce qu'il va probablement faire dans une minute ou deux.
   
Natsuki observe Junya qui lui sourit d'une... Jolie façon... Avant de battre des paupières façon jeune biche. Ho merde... Il se fait draguer ? Natsuki lève les yeux au ciel en soupirant mais lorsque Jun lui parle de Mao qui aurait une petite mine, son regard se porte sur le battant de la porte, légèrement soucieux. Allons bon... Mao avait un problème ? C'était pour ça qu'il voulait voir Makoto ? C'était la merde s'ils se retrouvaient avec deux grands malades sur ls bras... Il frappe à la porte, un "Mao ?" autoritaire aux lèvres et la voix du jeune homme lui répond de derrière le panneau que tout va bien et qu'il voudrait qu'on lui foutte la paix.... Ok, Mao qui envoyait tout le monde mourir, c'était donc pas la grande forme... Mais elle était suffisante pour l'envoyer sur les roses, c'est que c'était pas si pire... De fait, Natsuki en revient à son minaudeur attardé -bon c'était un peu méchant...- a qui il fait un rapide sourire, peut être juste parce que celui du jeune homme est communicatif. Comme le jeune homme ne semble pas vouloir bouger il demande :
   
- Et tu vas camper devant la salle de bain...?
   
Junya ne bouge pas d'un centimètre, même lorsque l'homme vient frapper à la porte. Il sursaute, grognant alors que ça lui résonne dans les oreilles, mais pas question de céder la place, non mais... Le jeune homme hoche vivement la tête de gauche à droite à la demande de Natsuki avant de laisser échapper un petit rire nerveux.
   
- Non... Mais je n'avais pas non plus l'intention de te laisser entrer alors je suppose que je vais aller chercher les vêtements que j'ai promis à Mao quand tu seras repartit...
   
Il fronce les sourcils, prenant un air nettement plus inquiet tout en murmurant doucement, pour que Mao ne l'entende pas :
   
- Je m'inquiète vraiment. Il est tout froid et... Il y a quelque chose qui cloche.
   
Natsuki envoit une oeillade désapprobatrice à Junya lorsque celui ci lui fait part de l'état de santé du jeune homme dans la salle de bain. Il aimerait lui jeter à la figure, avec son tact habituel, un "évidemment que quelque chose cloche !" mais fidèle à lui même et à ses promesses il ne moufte pas sur le sujet. Lui non plus n'avait pas l'intention de partir sans son linge... Et sans éventuellement quelques mots avec Mao alors...
   
- J'ai besoin de quelque chose dans cette salle de bain. Quand à Mao, ça n m'étonne pas qu'il ait froid, il gèle au sous sol et il pleut, il a toujours été sensible aux changements de température.
   
Puis après un soupire, histoire de signaler avec sarcasme qu'il aimerait bien voir Junya se carapater il poursuit :
   
- Et ta soirée à la partie de poker ? Tu as perdu combien ce soir ?
   
Junya lance un petit regard blessé à Natsuki à ses paroles. Il se redresse, affrontant cette fois l'homme. Parce qu'il était fatigué, inquiet pour Mao et las qu'on le prenne pour un idiot ! Il s'approche de Natsuki pour réduire presque à néant la distance entre eux, menaçant de tout son petit poids. Oui, il faisait un bien piètre homme des rues... Mais il avait plus d'un tour dans son sac, force physique mise à part !
   
- C'est moi qui ai fait le plus d'argent ce soir ! Hiro a tout récupéré et a été surpris de voir que j'ai fais plus sur une simple partie de poker que ceux qui étaient allés aux courses de chevaux !
   
Il prend un petit air satisfait, glissant une main sur une hanche mise en valeur par une posture légèrement courbée.
   
- Je ne suis pas un idiot. J'ai fais une erreur, mais ça n'arrivera plus !
   
Natsuki a un petit sourire amusé, descendant les yeux sur la silhouette beaucoup plus intriguante de Junya lorsqu'il s'affirme de cette façon et finalement il hausse les épaules :
   
- Hé bien félicitation Junya... Maintenant...
   
Il lève la main pour faire un signe très clair "du balais..."
   
Une petite exclamation indignée franchit les lèvres de Junya. Il tourne le dos à Natsuki pour poser une main sur la poignée de la porte.
   
- De quoi as-tu besoin ? Je vais aller le chercher. Tu ne peux pas entrer là, il est sous la douche, voyons !
   
C'était logique ! Et pourquoi lui pouvait entrer alors ? Eh bien, parce que !
   
Natsuki pose un main sur l'épaule de Junya et après un froncement de sourcil, il l'oblige à s'éloigner de la porte.
   
- maintenant Jun tu vas faire ce que je te demande et prendre ton temps pour aller chercher ces putains de vêtement. Tu me prends pour un violeur ou bien ? Quoi qu'à regarder, ça te plairait bien... Ben figure toi que c'est pas on truc et maintenant file avant que je me fâche !
   
Junya laisse échapper un petit cri frustré. Quoi ?! Il lance un regard blessé à l'homme qui soutient que visiblement, il aimerait bien se faire violer. Non mais c'était quoi ces façons de parler ?! Junya pince les lèvres, donnant un coup d'épaule à Natsuki en passant à côté de lui. Probablement qu'il le sentirait à peine passer, mais ça faisait du bien ! Les larmes lui montent aux yeux alors qu'il se précipite vers sa chambre. Avant d'y entrer, il se tourne vers Natsuki, crachant :
   
- Peut-être que le problème, c'est qu'on te le dit pas assez souvent. Alors voilà : T'es con !
   
Natsuki observe l jeune homme furieux s diriger vers sa chambre. Désolé ptit gars mais ce soir, il était fatigué... Il devait déjà gérer la "cure" de Makoto et vérifier dans cette salle de bain que Mao n'allait pas leur mettre un arrêt cérébral sur les bras ou il ne savait quoi. Encore qu'un petit sourire passe sur ses lèvres devant la frustration de Junya. Il l'inviterait a boire un café ou un truc quand tout ça serait terminé pour se faire pardonner sa brusquerie... En attendant, il pousse la porte de la salle de bain. Derrière le rideau de la douche il n'entend rien que Mao qui s'adresse à lui avec un "Junya" qui de toute évidence ne lui ai pas dédié, lui disant de tout poser sur le meuble et de le laisser un peu seul. Lui ne le fait pas, venant récupérer un linge au passage et ouvrir le rideau de douche pour trouver un Mao tout pâle affessé sous la douche et observant ses doigts tâchés de sang après qu'il les ai porté à son nez. Natsu soupire, se penche pour le débarbouiller de force malgré les protestations de Mao et le remet debout, grondant :
   
- Si tu veux être con et ne le dire à personne, soit plus vaillant, Jun va revenir !
   
Au moins le côté positif pour Mao c'est qu'à présent, la pression à l'intérieur de sa tête retombait... Ca allait aller mieux... Natuski n'ajoute rien, refermant le rideau de douche et finalement il remet les pieds dehors, croisant Jun qui n comprenait visiblement pas le terme "prendre son temps". Il lève les yeux au ciel et vient ébouriffer les cheveux du plus jeune n repartant vers sa chambre :
   
- Bonne nuit Jun-kun... On se voit à l'occasion pour un café, je t'en dois un...
   
Junya claque la porte de la chambre derrière lui. Il entend des protestations dans les chambres à côté de la sienne, mais ne leur répond pas. Il était énervé, mais surtout blessé. Un gémissement plaintif attire son attention. Le regard du jeune homme tombe sur Anzu qui l'observe sans bouger. Il laisse échapper un petit sanglot en se laissant tomber sur le futon, serrant le chien dans ses bras. Il aurait pu le bouffer tout cru, mais il ne bouge pas, se laissant étouffer. Brave bête. Junya entend la petite Suika gratouiller dans sa cage, mais il ne relève pas. Finalement, après avoir profité quelques petites secondes de la présence rassurante du chien, Junya se relève. Il essuie ses larmes avant d'ouvrir un tiroir pour attraper des vêtements à Mao. Il prend un bas de pyjama mince, mais c'est le seul qu'il trouve. Il y ajoute un t-shirt et un pull ainsi que des sous-vêtements et des chaussettes avant de se tourner vers sa petite commode à lui. Il prend aussi un pyjama et des sous-vêtements, puis sort. Au moment même où il arrive devant la porte, il y croise Natsuki.
   
Le regard de reproche que lui offre Junya veut tout dire. Il est cependant drôlement étonné du comportement Natsuki. Et alors que l'homme se retire, il murmure doucement :
   
- La nuit semble longue pour certains...
   
Il ferme les yeux un petit moment, prenant sur lui. Et finalement, il toque doucement à la porte avant de la pousser. Il la referme rapidement derrière lui, déposant les vêtements sur le meuble tout en s'assurant de séparer les siens de ceux de Jun. Il prendrait sa douche après son ami.
   
- Je pose les vêtements sur la toilette, Jun. Les miens sont près de l'évier, te mêle pas.
   
Mao se passe une main dans les cheveux, légèrement tremblant après l'arrivée inopinée et toujours aussi délicate de Natsuki. Ca devait pas être drôle d'être malade et coincé avec lui comme Makoto hum...? Il inspire plusieurs fois à plein poumon, finissant le débarbouillage de son visage. Il se sentait toujours nauséeux mais la pression crânienne était relâché et bien qu'il y ait toujours un léger mal de crâne, il se sentait mieux. Du moins, assez pour pousser légèrement le rideau de la douche pour observer Junya et se rendre compte qu'il semble pour le moins... Agacé... Ou frustré... Ou... Difficile à dire. Mao fronce les sourcils, forçant un petit sourire pourtant sincère :
   
- Jun... Tu sembles frustré mon coeur...
   
Junya lance un petit regard tout piteux à Mao. Il hausse les épaules, prenant les vêtements du jeune homme à nouveau dans ses mains pour s'assoir sur la toilette. Il serre les vêtements dans ses bras. Et cette fois, c'est à son tour d'avoir un frisson, mais pas de froid. Il était triste, déprimé et incontestablement amoureux de ce salopard !
   
- Natsuki m'a dit quelque chose de... très blessant...
   
Il avait honte. Parce qu'en quelque part, il se demandait si ce n'était pas de sa faute. Peut-être que c'était lui qui avait agit comme une salope, hein... Et cette simple pensée suffit à lui arracher un nouveau frisson désagréable.
   
Mao reste silencieux un instant et finalement il vient couper l'arrivée d'eau avant de tendre une main vers une serviette pour sortir. Il la passe autours de ses hanches et après une longue inspiration pour ne pas tituber, il pousse le rideau, sort et vient se poser à genoux devant Jun, une main sur sa cuisse en signe de réconfort. Forcément, être amoureux de Natsuki, fallait pas s'attendre à n'entendre que des douceurs hein...
   
- Racontes moi, ça va te faire du bien...
   
Junya évite le regard de Mao. C'était lui qui devait réconforter son ami présentement, pas le contraire, non ? Le jeune homme glisse une main dans les cheveux mouillés, observant le plancher à ses pieds. Il hausse les épaules, murmurant lentement :
   
- C'est peut-être de ma faute... J'ai souris... et je lui ai lancé un regard intéressé... Je... Mais je ne vois pas ce que j'ai pu faire pour mériter ça !
   
Il pousse un petit gémissement accablé, relâchant les cheveux de Mao pour glisser ses deux mains sur son visage.
   
- Il m'a dit que j'avais l'air de vouloir me faire violer par lui !
   
Jun rougit violemment à ces paroles, honteux.
   
- Ho...
   
Le tact et la délicatesse par Natsuki des Kikikan... Enchanté, âmes sensibles s'abstenir... Mao se sent légèrement mal à l'aise, affirmant sa prise sur la cuisse de son petit compagnon pour le consoler.
   
- Allons... C'est Natsuki... Il avait l'air fatigué et la délicatesse, c'est déjà pas son point fort au naturel...
   
Mao lève une main pour écarter l'une de celles de Junya de son visage :
   
- Au moins il t'a remarqué Jun... Je sais, ça fait pas vraiment consolation là... Mais c'est Natsu... Tu t'attends à quoi exactement ? Et puis si tu lui avait franchement déplût, il t'aurait renvoyé avec perte et fracas je suppose...
   
Et étrangement, quelque part, ça lui faisait un petit pincement au coeur... Natsuki semblait avoir une relation privilégier avec Makoto qu'il considérait comme une personne très proche et voilà qu'il accaparait l'attention de son nouveau petit protéger ! Y avait pas de justice !
   
Junya lève le regard vers Mao, hésitant un moment moment. Finalement, un léger sourire glisse sur ses lèvres alors qu'il prend le jeune homme dans ses bras, le serrant tout contre lui. Mao avait quand même le chic pour lui remonter le moral, malgré tout.
   
- Il a dit qu'il m'inviterait à prendre un café avant de retourner à sa chambre quand il est sortit d'ici... Tu penses que c'était un genre d'excuses à la Natsuki ?
   
Un petit rire déjà beaucoup plus détendu se fait entendre. C'était une bonne chose si c'était ça ! Mais, il se désintéresse un moment de Natsuki pour en revenir à Mao.
   
- Ça a fait du bien la douche ? Je t'ai amené des vêtements chauds et si tu veux, je vais dormir avec toi cette nuit. T'auras pas froid entre Anzu et moi.
   
Mao rend son étreinte à Junya, chassant la brève amertume qu'il ressent en hochant la tête de façon positive par deux fois. Une fois pour chaque question.
   
- Je suis content pour toi Jun, je trouve que c'est plutôt bon signe ce café. Et même si ça ne l'est pas autant que tu voudrais, c'est bon à prendre que de passer du temps avec ceux que l'on aime pendant qu'ils sont là !
   
Il s'écarte de Jun pour se relever, ne se sentant pas "bien" mais finalement vraiment mieux comparativement à il y avait une demie heure.
   
- Oui beaucoup de bien, je n'ai plus froid. Et demain on s'arrangera pour piquer un des chauffages d'appoint. Je vais aller t'attendre dans la chambre, tu n'auras qu'à me rejoindre sous la couette quand tu auras finit ta douche.
   
Junya opine brièvement. Il se lève, donnant ses vêtements à Mao avant d'étirer le cou pour déposer un petit baiser à la commissure de ses lèvres. Puis, à nouveau joyeux, il se dirige vers la douche pas encore éteinte. Il commence à retirer avec patience les bijoux qu'il portait avant de s'intéresser à sa veste, puis sa chemise.
   
- Moi je crois qu'il me trouve séduisant. Je sais juste pas jusqu'à quel point... Mais il m'a regardé avec intérêt à un moment.
   
C'était un fait ! Il l'avait remarqué ce regard ! Le jeune homme laisse échapper un petit rire avant de se débarrasser vite fait de ses vêtements pour se glisser sous la douche. Fermant le rideau derrière lui, il ajoute :
   
- Fais un gros câlin à Anzu et une caresse à Suika. Ils s'ennuient déjà ! Ce sont deux gros bébés !
   
Mao observe la silhouette gracile se glisser sous la douche et une fois que Jun y est installé, il rtire la serviette pour venir passer les vêtements rapportés par son compagnon. Au moment de sortir, ses autres vêtements en mains, il tourne les yeux vers la douche qu'il observe encore un moment. Il aurait bien eu envie de dire qu s'il n'y avait que ça, lui aussi avait plus d'une fois laissé couler un regard intéressé sur sa silhouette mais non seulement il ne pouvait pas se le permettre... Mais en plus, de toute façon, Junya semblait amoureux transit comme lycéenne. Ca faisait un peu mal... Mais au moins il profitait de sa bonne compagnie et puis lui ne pouvait pas vraiment parler d'amour de toute façon. Tout au plus d'attirance et d'affinités. Finalement Mao tourne la poignée de la porte, revenant au couloir, visant sa chambre. Il avait vraiment besoin d'un câlin de ses deux amours... Parce qu'il avait le coeur bien lourd ce soir...

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20. À corriger

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