Cassis

 
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 19. À corriger

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Freya


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MessageSujet: 19. À corriger   Ven 15 Oct - 13:36


Junya était resté allongé un bon moment après le départ de Mao. Il avait dormit comme un bébé, c'était bien vrai. Et c'était la première fois depuis... toujours. En fait, il ne se souvenait pas d'avoir si bien dormit. Il s'était réveillé une fois pendant la nuit, récupérant la main de Mao qui avait glissée plus loin, puis s'était rendormit immédiatement. Et lorsque le jeune homme s'était levé, Junya s'était réveillé en sursaut, frissonnant de froid. Ils avaient discutés un peu, puis Mao était partit manger, lui suggérant de rester encore un peu au lit vu l'heure matinale avant d'aller voir Natsuki, qui serait probablement dans sa chambre. Et c'est ce que Junya avait fait, sans se faire prier. Cependant, cette histoire avec Hito lui mettait l'estomac de travers. Aussi, finalement, se leva-t-il seulement une quinzaine de minutes après le départ de Mao. Il se lava, s'habilla avec des vêtements neufs qu'il avait réussi à s'acheter l'avant-veille, puis s'était dirigé jusqu'à la chambre de Natsuki. Et il était là, poings levé, grandement hésitant sur ce qu'il devait faire, le coeur battant

Junya était sur le point d'abbatre le poing sur la porte lorsque soudainement, une voix grave se fit entendre derrière lui. Il pousse un petit cri paniqué, se tournant vivement pour arriver face à face avec... Natsuki lui-même. De loin, l'homme lui semblait plus grand. Mais en fait, ils étaient tout pile de la même grandeur et ça l'impressionnait encore plus que si l'homme avait fait un bon mètre quatre-vingt ! Jun béguait quelques mots sans réel sens, détournant le regard, les joues rosies. Et il était encore plus beau de près... Heureusement, Natsuki ne pouvait pas lire dans ses pensées !

- B...Bonjour... Je... heu.... Il fallait que je te... parle... C'est que... Je... Heu....

Et il se tait. Parce que franchement... il était en train de raconter n'importe quoi et, en repensant à ce qui s'était passé hier, les larmes lui montaient encore aux yeux.

- Hito t'as peut-être parlé...

Natsuki était partit chercher une bassine d'eau chaude et un linge, de quoi aider Makoto à se débarbouiller un pu ce matin. Ils iraient à la salle de bain quand le gros des gars serait partit n vadrouille et que la maison serait au calme. Sur le chemin, il avait croisé quelques habitués avec qui il n'avait échangé que quelques mots, se servant de l'eau chaude avant de repartir. Et il était tout juste en train de retourner à sa chambre lorsqu'il apperçu, debout devant elle, un des jeunes qui les avait rejoints depuis très peu de temps. Il dansait un peu sur ses deux pieds comme s'il avait envie de faire pipi et semblait en proie à de profonds tourments, se demandant s'il devait frapper ou bien pas. Et comme justement il semblait en avoir finit avec ses digression intérieur, Natsuki, qui venait juste de remettre son prénom l'interpelle d'une voix forte. La pauvre petite chose sursaute, rougit, bégaie... Et lui parle d'Hito qui aurait dû avoir un truc à lui raconter...

- Pas croisé.

Non, pour le moment, il ne l'avait pas vu. Natsuki passe devant Junya, lui faisant signe de se placer sur le côté deux minutes et il entre finalement dans la chambre, déposant bassine et linge près de Makoto, lui disant qu'il revenait, un truc à régler, et puis il ressort tranquillement, avisant le petit nouveau qui se faisait tout petit dans son coin :

- Et vu ta tête, ce qu'il ma dira quand je le verrais ne fera pas mon bonheur...

Junya se pousse sur le côté lorsque Natsuki le lui ordonne, se jettant presque dans le mur. Il pousse un long soupir de soulagement lorsque l'homme disparait, mais il a à peine le temps de savourer cette situation qu'il sort à nouveau de la chambre. Junya tenter de se souvenir de ce que lui avait dit Mao. Se... tenir droit, peut-être ? Alors il essaie de le faire. Aller voir directement Natsuki. Oui bon, ça c'était fait... Il aurait préféré Makoto, en fait. Aussi... Ne pas pleurer ! Ça, c'était une autre paire de manche, mais pour le moment, à part sa vue légèrement brouillée, ça allait. Il n'était pas capable soutenir le regard de l'homme par contre et c'est en observant le sol qu'il murmure, défait :

- Je me suis fais rouler par les parieurs hier aux courses...

Il renifle légèrement, glissant une main devant ses yeux pour retenir ses larmes.

- J'ai perdu plus de la moitié de mes gains...

Natsuki grogne alors que Junya lui affirme s'être fait rouler par des parieurs à la course de la veille. Et une expression très agacée frachit ses lèvres alors qu'il apprend qu c'est carrément la moitié des gains qui a prit la poudre d'escampette... D'une petite tape sur la main, il dégage la main de Junya de devant son visage, le fixant avec sévérité. Pendant près d'une minutes il ne dit rien avant de demander, tâchant d'abord de voir à qui il avait à faire vu qu'il n'avait pas encore vraiment u l'occasion de lui parler :

- Et pourquoi tu viens me voir ?

Junya sursaute lorsque sa main est dégagée de devant son visage. Il lève lentement les yeux vers Natsuki, donnant surtout l'impression d'être, encore une fois, un chiot qui avait fait une bêtise. Il s'étonne à la question qui lui est posée et rougit tout bêtement. Pendant un long moment, il ne répond pas, observant les traits si séduisants de l'homme devant lui, s'en faisant rougir lui-même alors qu'il songe à quel point ces longs cheveux sembles doux... Il déglutit avec difficulté avant de murmurer :

- Parce que Hito a dit qu'il viendrait te voir et ... Je croyais que ce serait mieux si je te le disais moi-même...

Enfin... Mao croyait, mais il aurait eu l'air de quoi s'il avait avoué ça ?

Natsuki soupire. Il était contrarié, fallait pas croire, et il allait lui remonter les bretelles, néanmoins il souligne quand même :

- C'est sûr que je préfère que tu viennes là plutôt que de m'obliger à aller te chercher partout...

Bref, passons, parce qu'il n'avait pas de temps à gaspiller n blabla inutile. Enfin pas trop...

(ouais Makoto va être en train de se noyer style poisson rouge dans la bassine ZBAF)

- T'as merdé. Tu vas te faire engueuler et Hito pareil. Alors attend toi à ce que tu te fasse encore doublement engueuler par lui derrière. C'est ta première connerie et tu es là que depuis peu mais c'est pas pour ça qu'on va jeter l'éponge. Alors tu vas continuer la formation que tu as en route et tu vas retirer de tes menus salaires un peu d'argent à chaque semaine jusqu'à ce que tu ais remboursé ce que tu dois au gang.

Parce qu'il en suffisait pas de passer l'éponge. Y avait que quand une bêtise nous privait de quelque chose qu'on comprenait la leçon en général...

Finalement, les larmes coulent. Mais pas de sanglots. Il ne se sentait pas injustement traité. Il avait seulement terriblement honte d'avoir merdé. Jun opine brièvement, glissant une main sur une joue pour essuyé les larmes.

- Je vais faire ça... Je... Je suis désolé. J'ai pas fait exprès et... Et je vais faire plus attention la prochaine fois...

Songeant soudainement à quelque chose, il demande :

- Tu sais il est où, Makoto ? Mao voulait le voir...

Ho non pitié, pas les larmes... Y avait rien pour lui taper plus sur les nerfs qu'une jeune recrue qui fondait en larmes. Pas qu'il n'avait pas de la peine pour lui mais ils allaient se faire bouffer à ce rythme. Natsuki donne une petite tape derrière le crâne de Junya, le rappelant à l'ordre :

- Les crises de larmes tu les garde pour les copains, pas pour moi ni pour ceux avec qui tu traites sinon t'as pas finit de te faire baiser par les parieurs...

Quand à la suite, Natsuki reste silencieux une seconde. Makoto n'était pas disponible. Mais pourquoi Mao voulait le voir...? Il y avait un problème ? Et depuis quand Mao faisait appel à des messagers en plus ? Natuski gronde un peu :

- Il t'a dit ce qu'il voulait ?

Vivement, Junya essuie ses larmes. Et ça ne lui donnait que plus envie de sangloter, mais il se retient. Il relève la tête, garde le dos plus droit et, finalement, pour la première fois, il regarde Natsuki dans les yeux. De très jolis yeux qui le font rougir... et comme un con, Junya offre un joli sourire à Natsuki. Il hoche lentement la tête de gauche à droite à sa question, répondant rapidement :

- Non, non. Il ne m'a pas vraiment dit directement ce qu'il y avait. Il voulait juste voir Makoto je crois. Ça doit être pour le boulot... Bref, je voulais juste savoir si tu l'avais vu parce que ... Ils sont plusieurs à le chercher. Je crois que c'est un homme très demandé...

Natsuki arque un sourcil devant les réactions du garçon en face de lui. Il se faisait l'impression d'engueuler un peu une adolescente... Néanmoins il ne relève pas, soupirant et finalement il hoche à son tour la tête de gauche à droite :

- Makoto est un peu souffrant pour le moment. Tu diras à Mao que le message est passé et que si c'est urgent, il vienne me voir directement. Pour les autres qui le cherche, sauf urgence particulière, ils attendront qu'ils soient remit.

Sachant que le gamin en face de lui était un jeune loup il se soucis un peu quand même bien que toujours sur un ton un peu bourru :

- C'est bon tu as tout ce qu'il te faut ? La bouffe ? La chambre ?

Junya opine aux paroles de Natsuki. Pauvre Makoto... Il espérait qu'il aille mieux bientôt. Mais il ne pose pas de questions, même si sa légendaire curiosité est titillée. Natsuki n'était pas homme à aimer se faire poser des questions indiscrètes, n'est-ce pas ? Il se contente plutôt de répondre à Natsuki, peut-être un peu gêné. Mais soit.. il lui avait posé la question avec il allait raconter sa vie !

- Je vais apprendre à cuisiner bientôt... Parce que j'ai jamais eu ce luxe. Et j'ai dormis dans la chambre de Makoto cette nuit. On va demander à Kenji d'échanger nos chambres quand je vais en avoir une à moi. Heu... parlant de chambre, je crois qu'on m'a oublié... Je dors ici et là... J'ai pas de chambre à moi...

de Mao xD

:')

(trahison -))

Natsuki se passe une main sur le visage devant le babillage excssif d'après lui. Ce type était le genre même de gamin que Makoto trouverait trop mignon pour être là. Et visiblement, il l'était même assz pour que Mao, qui était un solitaire dans l'âme -il ne se demandait pas pourquoi- l'invite dans son refuge pour animeaux perdu. D'ailleurs ça le laisse pensif un moment comme constatation et il observe de façon un peu plus aiguisé le jeune homme en face de lui. Finalement il hoche positivement la tête :

- Tu peux mettre tes affaires dans la chambre de Mao. Kenji ira au premier pour le peu de nuits qu'il passe ici, on lui fera une place.

Il hésite un instant mais n'ajoute rien sur le sujet. C'était pas le temps de trouver louche que Mao sympatise avec un gamin dans ce genre mais ça piquait fatalement un peu sa curiosité. De fait, avec un petit sourire il commente :

- Je savais que Mao aimait recueillir les animeaux perdu mais c'est la première fois que j'en vois un dans ton genre.

Peut-être que plusieurs auraient été frustrés par les paroles de Natsuki, mais pas Junya. Après tout, il était officiellement dans la chambre de Mao, maintenant ! C'était une nouvelle qui lui redonnait des ailes. Alors il laisse échapper un petit rire gêné, levant les yeux au ciel tout en glissant une main dans ses cheveux.

- Je suis mignon. N'importe qui voudrait me recueillir !

Il rougit, ajoutant néanmoins :

- Sauf quand je fais des conneries plus grosses que moi...

La réflexion arrache un petit ricanement à Natsuki qui lève cependant son index pour capter l'attention de Junya sur ce qu'il va dire :

- Ouais, mais mignon ou pas mignon, les conneries ont intérêt à rester minime. Je serais pas toujours aussi sympa Junya. Il va falloir que tu rentres dans l moule très vite tu m'as bien comprit ?

Junya hoche vivement la tête d'haut en bas, de nouveau très sérieux. Ses lèvres lui donnent ce petit air strict qui est pourtant bien loin de sa personnalité alors qu'il observe Natsuki avec de grands yeux coupables.

- Je suis désolé. Je vais faire vraiment très attention, c'est promis. Vous serez fiers de moi.

Natsuki vient poser une main sur l'épaule de Junya, y faisant légèrement pression :

- Je suis déjà fier. Il en faut pour venir s'assumer tout seul quand on a ton gabarit. Maintenant file, je dirais à Hito de retenir chaque semaine un quart de ta paie. Jusqu'à ce que tu ais remboursé deux fois ce que tu as perdu, que ça te serve de leçon...

Deux fois ce qu'il avait perdu ?! Mais... mais il allait devoir de l'argent toute sa vie ! Enfin... peut-être pas, mais pour lui, c'était un peu comme si. Sauf que Junya avait fait avec rien pendant des années. Alors il hoche lentement la tête d'haut en bas avant de remercier d'une voix tremblante... Puis il se sauve dans sa chambre. Oui, sa chambre à lui, avec Mao. Une fois là, il boude son futon pour aller se pelotonner sur celui de Mao, éclatant en sanglots. Ça avait été difficile, mais il était tout de même fier de lui... C'était l'important, peut-être ? Là, il avait seulement besoin d'évacuer un peu...

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