Cassis

 
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 17. À corriger

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Kurika
Shut up and Calm down...


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MessageSujet: 17. À corriger   Mer 13 Oct - 22:56

   
Mao observa le type en face de lui qui tenait fermemant son poignet maigrelet tout en le fusillant du regard. Anzu, son bauceron, jusque là couché dans un coin se redressa aussitôt sur ses pattes et gronda de façon sourde en direction de l'acheteur. Ce dernier eu un regard pour le chien, puis à nouveau Mao... Et finalement il relâche son poignet. Bien... Brave gars. C'était toujours le problèm avec ce genre de consommateur gros bras, ils pensaient pouvoir prendre sans payer façon "ardoise à régler plus tard". Sauf que ben non... Mao n'était pas con. Il avait pas l'air de grand chose avec son air franchement hippy, ses cheveux mi-long, et une silhouette encore adolescente qui faisait qu'on lui donnait carrément moins que ses 23ans, mais c'était pour ça qu'il y avait Anzu n'est ce pas ? Mao garde donc la main tendue pour avoir son bien et une fois l'argent dans sa paum, il sort de sa poche le petit sachet qui contient les deux cachets estampillés.
   
La course venait de finir... Ceux qui avaient gagné profitait de cet argent pour se payer quelques petits extra alors Mao répondait toujours présent, évidemment... Encore que visiblement, du côté des parieurs, il semblait y avoir un peu de grabuge. Enfin lui c'était pas son problème. Les clients se succédère, à tel point que Mao commença à se demander s'il avait vu assz grand niveau stock. C'est à dire que s'il se faisait choper, il avait les poches pleines et préférait sérieusement éviter d'avoir de quoi le faire emprisonner à vie... Et puis avec Makoto qui n'était pas joignable depuis deux jours, difficile de savoir ce qu'il pouvait piocher ou pas. En tout cas, la foule commence à se disperser tout doucement et de sa capuche, une petite tête ébouriffé dépasse tout à coup, venant dans un couinement se poser sur son épaule et se redressant légèrement sur ses pattes arrières en couinant encore plus fort.
   
(une seconde)
   
(anyway j'envoyais un mp)
   
Mao tourne la tête dans cette direction pour voir un visage plus ou moins famillier qu'il avait déjà vu une fois ou deux à la maison dernièrement. Il vient caresser la ptite tête de Suika pour lui dire qu'il a vu et la bestiole disparaît dans son col pour se faufiler sous son pull et aller se loger dans une ptite besace qui était là, sur son ventre, à son intention. Oui... Anzu et Suika... Abricot et pasthèque... Chacun son délire hein... Mao a un petit clin d'oeil pour le nouveau venu. Habitué à avoir une clientèl régulière et diversifié, il n'oubliait jamais un nom et un visage...
   
- Hey Junya. Comment était la soirée ? De mon côté...
   
Il tire la langue comme un gamin en faisant le "v" de la victoire avec les doigts. Ouaip, très bonne soirée pour lui !
   
Junya savait déjà que la soirée allait mal se passée... vraiment. Il l'avait sentit ! Et comme de fait... Le mec qui lui gueulait dessus présentement, Hito, lui reprochait de ne pas avoir assez confiance en lui, d'être trop naïf et finalement, parce que visiblement, il avait été assez "gentil" pour la soirée, il fini en le traitant carrément d'imbécile. Toute la soirée, pendant les courses, Junya avait ramasser l'argent des paris. Et bon sang... Il y avait tellement de gens qui pariaient ! Lui était dans la section est. Parce que le terrain avait beau ne pas non plus s'étendre sur des kilomètres et des kilomètres, il y avait quand même une partie est, comme il en avait une nord, sud et ouest. Parce que seul, il n'aurait jamais pu fournir... Personne n'aurait pu fournir en fait. Les trois autres jeunes recrues s'étaient visiblement bien débrouillées ce soir. Mais lui... Lui avait beau recompter l'argent qui lui restait à la fin, il était clair et net qu'il s'était fait voler par les parieur au moins une fois... Non, peut-être deux... Ou trois...
   
En tout cas, il lui manquait BEAUCOUP d'argent et il ne savait pas trop quoi faire pour la récupérer. Bien entendu, il ne pourrait jamais la récupérer... Mais c'était beau d'espérer. Et finalement, Hito lui était tombé dessus. Gueulant, comme d'habitude, de sa voix qui porte toujours trop loin, il lui affirmait donc qu'il était un simple d'esprit et qu'il n'avait rien à faire chez les Kikikan, qu'il faudrait le faire passer devant Natsu... À ce prénom, il eu un frisson inquiet. Il n'avait jamais vu Natsuki que de loin, mais avec ses tatouages et son air pas pratique, il lui faisait peur... Il ne voulait pas devoir lui rendre des comptes ! Et finalement, parce que chez Kikikan, on ne se bat jamais avec les autres, surtout pas les recrues, Junya eu droit à une bonne taloche derrière le crâne et un "Dégage d'ici !" pressé. Ni une, ni deux, mains sur la tête, le jeune homme déguerpie, le coeur gros. Il se faisait l'impression d'un chiot qu'on venait de rabrouer parce qu'il avait fait ses besoins sur le tapis de l'entrée...
   
Ce n'est qu'une fois dans une ruelle qu'il retire ses mains de sa tête, mais la garde baissée, tout penaud. Et c'est une voix qu'il avait déjà entendue qui la lui fait relever. Il observe le jeune homme devant lui. Mao qu'il s'appelle. Et il est là depuis plus longtemps que lui, surtout. Le jeune homme lui affirme avoir eu une super bonne soirée et Junya... éclate en sanglots... Il ne parle pas pendant une bonne poignée de secondes, tentant de se ressaisir. Et finalement, il murmure entre deux reniflements :
   
- J'ai pas assuré... Il me manque plein d'argent... Et je comprend pas ! Je suis capable de rien faire... Il... Il a dit que j'allais devoir aller voir Natsuki !
   
Et cette fois, c'est une peur vive qui brille dans les yeux du jeune homme. Pas Natsuki !
   
Okaaaay....! Mao regarde plusieurs fois autours de lui, comme s'attendant à voir un truc particulièrement horrible pour que Junya éclate soudainement en sanglot, comme ça, pour... Rien... Et puis finalement le jeune homme ouvre la bouche pour expliquer son soucis et un long "haaaaa...!" franchit les lèvres de Mao. Finalement il fait un petit clin d'oeil à Junya, lui faisant signe de relever la tête :
   
- Devant Natuski, évite la crise de larmes. Parl lui franchement, expose les choses comme elles sont. Fais ta petite analyse de ta soirée, dis lui où tu t'es planté et comment tu vas t'y prendre pour éviter que ça ne se reproduise. Tout ira bien, on a tous le droit de se planter au départ.
   
Il lève cependant son index pour souligner un point très important :
   
- Mais pas de crise de larmes attention. Assumes.
   
Il renifle encore, glissant la paume de sa main sous un oeil pour essuyer une larme. Ou plutôt, les chutes Niagara. Déglutissant avec difficulté, Junya opine brièvement, visiblement pas très rassuré. Il ne voulait pas rencontrer Natsuki. C'était pas dur à comprendre, hein... Alors il s'essaie...
   
- Je pourrais peut-être voir Makoto plutôt....
   
Il hésite un moment, cherchant un argument implacable...
   
- Il a l'habitude avec l'argent... heu...
   
Mao rigole, amusé, avant de faire non de la tête.
   
- Assumes j'ai dit. Et puis Makoto gère pas trop cette partie là. C'est plutôt mon supérieur directe à moi tu vois ?
   
Il hausse les épaules en soupirant avant d'indiquer le bout de la ruelle :
   
- Vient, y a un coffe-shop ouvert toute la nuit là bas, on va se prendre un truc chaud et puis on n reparle là bas ok ?
   
Junya baisse à nouveau la tête, mais il fait un geste affirmatif de celle-ci alors que Mao lui propose d'aller boire quelque chose un peu plus loin. Il glisse ses mains dans ses poches, poussant un petit soupir découragé presque enfantin tout en suivant le jeune homme. Tête au sol, il aperçoit ainsi le chien de Mao qui les suit en trottinant. Junya sait que le chien est plus gentil qu'il en a l'air. Du moins, quand on est gentil avec son maître. Alors le jeune homme tend la main pour attraper doucement celle de Junya dans la sienne. Le chien s'arrête net, le fixant d'une façon presque effrayant. Doucement, il glisse son pouce sur la paume, espérant que ça convaincrait le chien. Il voulait le caresser, lui ! Il adorait les animaux et ce chien là était magnifique !
   
- Regarde, je suis gentil avec ton maître. J'aimerais te caresser toi aussi...
   
Ce faisant, il fait de petites mimiques mignonnes au chien. En un clin d'oeil, il avait mis de côté la "menace" Natsuki. Oh, il ne l'avait pas oublié. Ça lui reviendrait bien assez vite comme ça...
   
Mao tourne la tête vers Junya en sentant la main du jeune homme venir près de la sienne. Son regard coule aussi sec sur Anzu qui fige, attendant visiblement un signe de sa part ou de celle de Junya pour lui rentrer dedans... Et 45kgs de muscles qui vous tombait sur l'estomac, surtout avec une mâchoire pareil, ça ne laissait personne indifférent n'est ce pas...? Néanmoins Mao n'amorce pas le moindre gestee, un petit sourire aux lèvres pour détendre quand même le chien et il attend de voir. Anzu semble un peu perdu un instant et Mao rigole, ayant finalement un petit sifflement à l'adresse du chien qui les rejoint immédiatementmais gentiment.
   
- Ca va c'est bon tu peux y aller...!
   
Il n'ajoute rien, reprenant sa marche en direction du café. Il creveux d'envie de se prendre un chocolat caramélisé ou un chocolat coco ou... En fait il avait envie de plein plein de parfum là.
   
- Tu aimes les bêtes ? En général les gens cherchent pas trop à s'approcher d'Anzu.
   
Le chien hésite un moment. Et lorsque son maître siffle, il s'approche... jusqu'à finalement venir se glisser entre eux pour tout de même forcer Junya à lâcher la main de Mao ! Le jeune homme a une petite exclamation amusée et faussement outrée. Il baisse la main tout en marchant, laissant le chien le sentir et, finalement, il vient le caresser avec prudence. Parce que mine de rien, il en avait besoin de sa main... À la question de Mao, Junya relève la tête, un grands sourire étirant ses lèvres. Lorsqu'elles étaient au repos, elles lui donnait une mimique bien sérieuse, voire trop stricte. Ces lèvres avaient été faites pour sourire !
   
- Je les adore ! Anzu, c'est son nom ? Il est tellement beau ! J'aimerais avoir un Rottweiler... Ça m'y fait un peu penser, sûrement à cause de la couleur. Tu es chanceux d'avoir Anzu. C'est un gentil chien ... !
   
Il rigole, s'amusant à caresser le poil de la bête, surtout sur son dos, histoire de ne pas le provoquer.
   
Mao croise ses mains dans son dos, rendant avec joie son sourire à Junya.
   
- Mieux quand tu souris que quand tu pleures. C'est ça qu'il faut montrer à Natsu. C'est moche les gens qui pleurent.
   
Il rigole avant d'avoir une expression ravit en voyant la devanture du café. Il en pousse la porte et immédiatement, la serveuse lui lâche un "Laisse Anzu et Suika dehors Mao !". Ouais... Il était habitué du café ! C'est d'ailleurs pour ça qu'il se content de rigoler en laissant passer Junya pour lui indiquer la banquette tout au fond. De toute façon, à cette heure, le café était désert en dehors d'un vieux type au comptoir qui buvait un irish-coffee et un couple un peu punk près de la baie vitrée. Anzu les devance, habitué aussi, allant se poser droit à "sa place" sous la table et Mao se glisse sur le fond de la banquette, retirant ses mitaines, son manteau et son écharpe pour tout mettre à côté de lui.
   
- Si t'as envie d'un chien, pourquoi tu prends pas ?
   
Junya pousse une petite exclamation surprise lorsque la femme à l'intérieur du café ordonne à Mao de laisser dehors Anzu et... Suika ?? Il se tourne vers le jeune homme, des points d'interrogation plein le regard, mais ne dit tout d'abord rien, allant s'assoir dans un coin d'une banquette, se faisant tout petit. Il murmure lentement, pas très certain :
   
- Tu devrais peut-être laisser Anzu dehors... Si la madame l'a dit...
   
Ils allaient se faire jeter dehors, non ?? Néanmoins, la curiosité reprend le dessus et il demande vivement :
   
- C'est qui Suika ? Il est pas avec toi présentement ? C'est un autre chien ?
   
Mao rigole encore, toujours aussi joyeux que d'habitude et d'un main il attrape le menu qu'il vient remettre entre les mains de Junya :
   
- Vas y prends ce que tu veux c'est moi qui paie. Et puis je viens souvent. Tant qu'il y a pas trop de client, elle veut bien qu'ils restent. Elle râle et tout mais tu vas voir, elle peut jamais s'empêcher de leur donner à bouffer.
   
Et puis pour répondre à la seconde question, Mao vient tirer sur les manches de son pull trop large pour l retirer. Il a en travers du torse une petite besace et sur le ventre, la forme proéminante d'une petite bête cachée.
   
- Suika n'aime pas le froid, elle se cache !
   
Et justement, la petite bête sort le nez de sa cachette, interrompu dans sa sieste bien au chaud.
   
- C'st une furette. Tu aimes ?
   
Junya tend le cou, se penchant par-dessus la banquette pour voir ce que Mao est en train de faire. Ça avait toujours été un de ses défauts... la curiosité ! Il était tellement curieux que parfois, il en était indiscret. Mais, ce n'était jamais voulu et à chaque fois, il se sentait terriblement mal à l'aise. Junya était, à la base, un bon garçon. Il n'était pas le cliché des voyous entrant dans une bande de rue, même s'il était un garçon de la rue depuis trop longtemps déjà. Bref, ça bouge un peu dans la besace de Mao et Junya a une petite exclamation de ravissement en voyant... un furet !! Des étoiles plein les yeux, il fixe la petite bête à moitiée endormit. Ça y est... il est en amour ! Et la femme de sa vie se nomme pasthèque !
   
- Ce qu'elle est belle ! Mais... tu n'as pas peur qu'elle se sauve ? Elle reste vraiment ? C'est comme un très très petit chien de poche !
   
Il rigole, observant la furette qui bouge un peu plus, tentant de s'extirper du sac.
   
- J'adore, plutôt ! Ils sont tellement beaux tous les deux !
   
Junya a un petit soupir contris, baissant la tête pour apercevoir le joli chien sous la table.
   
- Je n'ai pas d'animaux parce que j'aimerais leur offrir un toit les jours où il fait froid.
   
Mao est ravit que ses petites bêtes fassent sensation. Et fier comme un paon aussi ! Il sort de sa poche un sac en simili cuir et récupère quelques croquettes pour chat... Il en prend deux ou trois et tend la main pour les donner à Junya. Pas bête, Suika saute sur la table pour suivre l'odeur de croquette et vient poser ses pattes avant sur la main de Junya, le nez en l'air, demandeuse. Entre temps, la serveuse arrive et fille une gaufre à un Anzu charmé... Evidemment...! Ils commandent et la femme repars.
   
- Tu dors à la maison ou ailleurs ? Ca a été pour Suika mais Anzu, je suis obligé de le faire dormir dans le couloir quand mon voisin de chambrée est là parce qu'il prend de la place.
   
Junya n'a même pas conscience que la serveuse passe tellement il est obnubilé par la petite bête qui vient lui faire de la façon pour avoir droit à ses croquettes. Pas malicieux pour deux sous, le jeune homme les lui donne, une par une. Il l'observe sans rien dire un long moment, se contentant de l'étudier alors qu'elle mange, enregistrant chacun de ses mouvements avec merveille. Ce qu'il adorait les animaux ! Il y en avait tant dans les rues, surtout des chats. Junya ne comprenait pas comment on pouvait laisser un animal souffrir ainsi... Il rigole, donnant la troisième croquette à la petite furette, une dernière caresse... puis elle se sauve pour retourner dans le cou de son maître ! Junya rigole avant de se faire un peu plus sérieux à la question du jeune homme, mais pas non plus énormément. Il était relax... ça faisait du bien !
   
- Là je dors à la maison, mais je n'ai pas encore de chambre assignée... Mais j'aimerais bien dormir dans la tienne ! Moi, je laisserais de la place pour Anzu !
   
Il rigole avant de continuer :
   
- Mais avant je dormais dehors. Je n'ai pas eu le temps de songer à avoir un animal cette dernière semaine.
   
Mao sourit avant d'acquiescer.
   
je re)
   
- Quand tu auras ta chambre, si tu veux on verra si Kenji veut bien changer. En plus il ronfle c'est horrible ! Note, avant mon voisin de chambré c'était Hiroshi... Natsu l'avait mit dans la chambre justement parce qu'il y avait Anzu. Et puis finalement il a finit par vouloir aller dormir ailleurs.
   
Il pousse un petit soupire en caressant sans y penser Suika qui cuine un peu contre son cou, posant le sommet de sa tête contree son menton, visiblement pour lui faire lever la tête pour une raison... Obscure...
   
- Je suis déçu que se soit pas Anzu qui l'ai becté quelque part...
   
La serveuse revient et pose leur commande sur la table. Une belle fumée s'en échappe et Mao saisit son propre gobelet avant d'y laisser tomber pas moins de 3 sachets de sucre. Il était épileptique et prenait pas mal d cachet pour les nerfs. A cause de ça, son orgasime fixait mal toute sorte de chose et c'était la vraie galère pour prendre du poids... Heureusement qu'il adorait manger sucré hein !
   
- Tu faisais quoi avant ? Pourquoi t'es chez Kikikan maintenant ?
   
(je crois que je vais être affreuse avec Mao -))
   
(ben écoute, mon pauvre jun a vécu presque toute sa vie dans les rues alors amuse-toi xD)
   
Junya a un frisson de dégoût lorsque Mao lui confie que Hiroshi avait déjà été son compagnon de chambrée. Mon dieu... lui aurait voulu crever plutôt que d'endurer le stress que ça lui aurait causé ! Il avait déjà eu une main aux fesses par Hiroshi et ça lui avait suffit pour s'en tenir le plus loin possible. Mais heureusement - même si c'était méchant, il en était conscient - le problème était réglé maintenant. On l'avait tué... Il ne savait pas qui, mais il lui en était secrètement reconnaissant. Secrètement oui... Faut pas dire de mal des morts. Junya attrape rapidement une gaufre pleine de sucre qui lui est amenée et mord dedans à belle dents sans même jeter un regard à son breuvage. Il était affamé ! À la question de Mao, il fini sa bouchée avant de répondre sur un ton assez égal :
   
- Je survivais. Je suis ici parce que j'ai eu des ennuis... J'ai volé la mauvaise personne... Genre Ryo... Pas grand chose. De quoi m'acheter un BigMac. Mais il a pas aimé.
   
Il laisse échapper un petit rire, mal à l'aise.
   
- Il gueule fort...
   
Mao éclate de rire. Dans le genre "je tombe mal", Junya avait fait fort oui. Voler Ryo... C'était quand même pas de bol. Et en même temps au moins, maintenant il faisait un peu plus que survivre non ?
   
- Tu as quel âge ? Je te dirais bien d'aller prendre des "cours de vol" auprès d'Haku mais hier soir c'était ambiance ambiance, je suis pas sûr que le moment soit le bienvenu.
   
Junya fait la grimace aux paroles de Mao. Il hoche vivement la tête de gauche à droite, l'air atterré.
   
- Je déteste voler. Je le faisais que pour survivre, pour manger un truc dans la journée... Mais je déteste prendre des choses qu'ils ont gagnés aux gens. Après tout, ils ont réussis à se trouver un travail eux... C'est normal qu'ils en soient récompensés...
   
Il soupire, détachant un petit bout de sa gaufre ayant échappé au sucre... avant de glisser la main sous la table. Il sent le chien lui lécher les doigts avant de prendre le morceau de gaufre, ce qui le fait rigoler.
   
- J'ai 20 ans. Et toi ? Et tu faisais quoi avant d'être ici ?
   
Mao jette un petit coup d'oeil sous la table. L'art et la manière d'amadouer son chien. Du moins pour la soirée au moins ! Suika quand à elle continu de l'enquiquiner à vouloir lui faire lever la tête et il saisit l'animal pour la reposer sur ses genoux.
   
- Mais arrête enfin ! T'es pénible !
   
L'animal lance des petits cris outrés dans sa direction avant d'aller se terrer dans son manteau à côté de lui... Non mais vraiment, quel caractère voyez vous ça... Mao lève les yeux au ciel et vient récupérer de sa boisson, commençant enfin à la boire avec délectation.
   
- 23. Et avant... Rien de précis. J'attendais.
   
Il a un petit sourire encourageant Junya a ne pas être plus curieux.
   
- Tu attends quoi de Kikikan alors ?
   
Junya ne fait pas attention au changement de sujet à 180 degrés. Il observe un petit moment Mao sans rien dire, battant des paupières, surpris. Attendre, oui. Mais attendre quoi ? Et il le demande, parce que présentement, le reste de son cerveau - soit ce qui n'est pas étiquetté "curiosité" - est endormit.
   
- Tu attendais quoi ?... Je ne comprend pas... Tu as attendus longtemps ?
   
Mao observe Junya par dessus son gobelet, buvant plusieurs petites gorgées et finalement il soupire, haussant ls épaules. Son regard glisse du côté du comptoire sans pourtant le voir et il y reste perdu un moment :
   
- J'attend encore...
   
Il en revient à Junya avant de se faire plus clair :
   
- Et je n'ai pas envie d'aborder ce sujet s'il te plaît.
   
Nouveau petit sourire entendu alors qu'il reprend :
   
- Tu attends quoi de Kikikan ?
   
Junya déglutit avec difficulté, la mine basse. Il opine brièvement au paroles de Mao, mais croit bon d'ajouter :
   
- Mais maintenant je me fais plein de scénarios dans ma tête... et j'ai peur pour toi.
   
Il attend une petite poignée de secondes avant de finalement répondre lentement :
   
- Je veux juste faire autre chose que survivre... Et je crois que j'ai trouvé quoi faire. C'est tout... Mais je suis pas doué...
   
Mao a un petit sourire tendre d'entendre Junya lui dire qu'il se fait du soucis. Il lui fait un petit clin d'oeil pour le rassurer et un petit rire franchit ses lèvres alors qu'il est question de ce que Junya croit avoir trouvé à faire mais pour quoi il n'est pas doué.
   
- Ca fait combien de temps que tu apprends à gérer les paris ? Trop peu pour pouvoir dire que tu n'es pas doué. Et puis si tu ne l'étais pas, on ne t'aurais pas envoyé sur le champs de course ce soir. Tu t'es planté, ça arrive. Tu crois que j'ai jamais merdé moi ?
   
Finalement, Junya attire sa tasse à lui. Il observe un moment le liquide chocolaté à l'intérieur avant d'en prendre une gorgée... Bon ! Mais chaud ! Il grimace un moment, sa langue dégustant sévère, puis finalement, il reporte son attention sur Mao. Il hausse les épaules. Les paroles du jeune homme étaient pleines de sens... Mais il avait du mal à y croire ce soir. Il était démoralisé. Ça lui passerait ! Le silence se fait un moment, ponctué seulement par quelques sourires timides de Junya. Et finalement, il s'éclaircit la gorge avant de demander, hésitant :
   
- Un jour, tu vas me dire ce que tu attends ? Que j'attende à tes côtés... C'est moins effrayant quand on est deux...
   
Mao soupire mais ne se défait pas de son sourire. C'était mignon tout de même. De fait, il hoche positivement la tête, promettant :
   
- Un jour...
   
Mais pour l'heure, il n'y avait que Ryo, Natsuki et Makoto pour savoir, c'était bien assez à son avis ! En tout cas, Mao était ravit de sa petite soirée. Il avait supposé rentrer à la maison et comater jusqu'à demain mais là c'était quand même beaucoup mieux hein !
   
- Kenji ne sera pas là ce soir. En fait il est là que le week end. Si tu sais pas trop dans quelle chambre squatter, tu peux venir dans la mienne. Je suis au sous sol. Il fait un peu froid mais il y a un chauffage d'appoint qui traîne.
   
Un grand sourire glisse sur les lèvres de Junya aux paroles de Mao. Il hoche vivement la tête, avant de se pencher pour dire rapidement au chien :
   
- Tu vas dormir avec nous ce soir ! C'est cool, nah ?
   
Le chien lève une oreille, pousse un petit gémissement confus, puis se recouche. Junya rigole avant de ses redresse, s'assoyant en tailleur sur la banquette, prenant une nouvelle gorgée du liquide chaud.
   
- C'est bon. Je suis habitué au froid de toute façon. Je suis certain que ce sera parfait ! Si tu savais à quel point je dors bien depuis que je lui à la maison. C'est vraiment agréable... !
   
Nouveau sourire en réponse à la joie de Junya. Hé bien, ça faisait plaisir à voir tant d'enthousiasme. Et puis ils allaient se tenir chaud. Surtout avec Anzu qui allait squatter entre les deux matelas...! Mao se penche juste assez pour caresser l'animal qui vient peser lourdement contre ses jambes à ce geste d'effection. Il lui flâte l'encolure une seconde avant de repasser sa main par dessus la table.
   
- Elle est là pour ça. On vient tous d'endroits super bizarre. On a tous des parcours complètement fous... Alors forcément, cette maison, elle a un truc... Tu vas voir, rapidement, Kikikan ça va vraiment devenir ta famille.
   
Il fait un petit clin d'oeil à nouveau avant d'ajouter :
   
- Même Natsuki.
   
Junya rougit légèrement lorsqu'on en revient à parler de Natsuki. Dieu qu'il lui fait peur ! C'est peut-être un peu parce qu'il l'admire tellement... Il gronde et même s'il n'est pas très grand, il en impose. C'est tout ce que Jun ne serait jamais... Peut-être gêné, il murmure lentement :
   
- Il est beau, je trouve...
   
Junya se mordille fortement la lèvre, relevant un regard timide vers Mao.
   
- Mais il fait peur...!
   
Il rigole, peut-être un peu grisé parce que ... Ça va peut-être paraître étrange et il n'osera probablement pas le dire, mais il vient de sortir du placard devant une personne pour la première fois...
   
Mao manque de recracher la gorgée de chocolat-caramel qu'il venait d'ingurgiter alors qu'avec un rougissement adorable, Junya lui affirme qu'il trouve Natsuki beau. Il tousse, s'étouffant, et Anzu a un couinement. Même la petite furette sort le museau avant de repartir sous le vêtement quand c'est passé. Et Mao en rit encore. Non, il ne s'était pas du tout attendu à ce genre de réplique. Néanmoins in acquiesce :
   
- Oui, il est pas mal. Mais la dernière fois que je lui ai vu quelqu'un dans les bras, c'était une fille.
   
Il a un petit sourire entendu pour Junya.
   
- Il va falloir te rabattre sur un autre.
   
Cette fois, Junya rougit violemment. Il baisse la tête, confus, marmonnant des paroles sans queue ni tête. Allons donc ! Il n'avait pas voulu dire... Il ne voulait pas !
   
- C'est pas ce que j'ai voulu dire... ! Je... ! Il est trop vieux de toute façon et...
   
Le jeune homme glisse une main sur son front, essuyant une goutte de sueur.
   
- Te moque pas comme ça ! C'est pas drôle...
   
Nouveau rire, parce que malgré tout, il ne peut pas s'n empêcher.
   
- Ho mais soit pas gêné comme ça. t'as vu Ryo nan ? Et tu as dû "entendre" Ryo aussi... Ou plutôt sa conquête. Alors franchement, à côté, le fait que tu trouves Natsuki à ton goût, c'est juste super mignon.
   
- Mignon... ?
   
Il ne le croyait pas. C'était plutôt ridicule, oui... Mais en même temps, il avait du mal à approcher qui que ce soit en ce sens. Il n'avait pas vraiment penser à ce genre de choses ces dernières années. Enfin oui, parfois, quand il avait besoin de réconfort, il s'imaginait dans les bras d'un homme fort, puissant... Qui pourrait lui apporter à manger et un lit douillet. Mais il n'avait jamais songé à quelqu'un en particuliers. Et Natsuki lui avait... tapé dans l'oeil. En même temps, il lui faisait horriblement peur ! Le jeune homme fronce les sourcils, se reprenant juste assez pour demander avec aplomb :
   
- Et toi tu trouves qui de beau alors ?? Tu connais quelqu'un qui te plait ??
   
- Hum...
   
Mao se fait loooonguement pensif, passant en revu la majeur partie des Kikikan. Il avait quelques faibles mais pour être honnête, ça tapait dans toutes sortes de catégories...
   
- Moi j'ai des coups coeurs plutôt bizarres... Aucune des personnes que je trouve à mon goût ne se ressemble... Mais elles ont pour point comme d'être toute vraiment unique en leur genre, tu comprends ?
   
Il a un petit soupire rêveur en s'accoudant à la table, venant ficher son menton dans sa paume, les yeux légèrement dans le vague.
   
- Mais Natsu... ouais pourquoi pas... Le genre super tatoué c'est pas vraiment mon dada par contre. J'aime... J'sais pas...
   
Mao hausse les épaules en se reculant, récupérant encore sa boisson, un peu marabout :
   
- Nan je sais pas...
   
Junya suit la réponse de Mao en espérant une révélation au bout... Mais rien ! Il pousse une petite exclamation déçue, affichant une mine de rien boudeur avant de tirer la langue au jeune homme pour éclater de rire.
   
- Moi je peux te dire !
   
Il fait mine de réfléchir un moment, index posé contre ses lèvres étroites avant de finalement faire sa petite liste, courte mais complète selon lui !
   
- J'aime qu'il soit plus vieux que moi. Qu'il ait un visage aux traits très uniques. Mais je veux aussi m'amuser avec lui, tout en me sentant en sécurité quand il est là. Je veux surtout qu'on ait plein de points communs et qu'il me comprenne, surtout quand ça va pas. D'un autre côté, je veux aussi qu'il me fasse confiance, pour que je puisse le rassurer quand ça va pas...
   
Un petit sourire rêveur glisse sur les lèvres de Junya alors qu'il hoche lentement la tête d'haut en bas.
   
- Oui, c'est ça que je veux...
   
Il se ressaisit, lançant alors :
   
- Et toi ? Il y a forcément quelque chose que tu aimerais trouver chez quelqu'un. Tu crois aux âmes soeurs ??
   
Mao écoute la liste sans rien dire. Il arrive au bout de son chocolat et son regard se perd au fond du gobelet qu'il tourne entre ses doigts pour faire glisser quelques gouttes de liquide abandonnés au fond. Quand Junya lui repose la question de ce qu'il aime, La caractère de Mao frise un peu mais il relève patiemment les yeux sur le jeune homme pour lui répondre. Son ton est naturel mais le contenu un peu décourageant probablement pour Junya qui semblait très emballé...
   
- Non. J'en veux pas. Et j'aime rien en particulier je viens de te dire.
   
Il soupire, s'affessant un peu sur sa banquette et après un petit grognement il vient se pincer l'rrête du nez.
   
- Désolé je suis un peu fatigué je veux pas être désagréable... Et si on rentrait plutôt ?
   
Se disant, il sort un peu d'argent d'une poche pour le poser sur le rebord de la table.
   
L'enthousiasme de Junya retombe comme un soufflet. Il observe Mao sans rien dire, mal à l'aise et ... peut-être un peu triste pour le garçon. Il avait eu une histoire amoureuse difficile, peut-être... Oui, ça devait être ça. Vivement, Junya hoche la tête de gauche à droite, rassurant Mao :
   
- Tu n'es pas désagréable. Je suis trop curieux. Je pose toujours trop de questions... Excuse-moi. On peut aller à la chambre directement en rentrant ? Je suis fatigué et... heu...
   
Il rougit légèrement tout en murmurant :
   
- Je veux pas voir Natsuki...
   
Mao récupère son sourire en hochant positivement la tête. Il enfile à nouveau ses mitaines puis son pull. Aussitôt, Suika sort de sa cachette, grimpe le long de son bras et passe sous son col pour retourner dans la petite besace. Anzu se redresse vivement également, déjà prêt à partir et Mao passe son manteau.
   
- Ma chambre est à côté de la sienne. Mais ouais, on va l'esquiver pour ce soir. Mais faudra que t'aille le voir avant qu'il t'appel, ça t'évitera des problèmes.
   
Il fait un signe à la serveuse qui lui envoit un baiser soufflé.
   
- Allez, on s'en va...
   
Junya s'emmitouffle dans son manteau avant de suivre docilement Mao. Il sourit doucement au jeune homme, le remercie à mi-mot pour le chocolat et la gaufre et, finalement, il glisse une main dans celle du jeune homme, appréciant la chaleur de la mitaine contre sa main déjà fraîche.
   
- Je crois qu'on va être amis.
   
Et il l'annonçait comme si c'était la plus grande nouvelle du monde.
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17. À corriger

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