Cassis

 
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 11. Je t'emmerde... Merci

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Freya


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MessageSujet: 11. Je t'emmerde... Merci   Mer 22 Sep - 20:15


Makoto se réveille en sursaut. Il suffoque. Glissant une main tremblante à sa gorge, il tente de reprendre son souffle... Pour se rendre compte qu'il peut toujours respirer normalement. L'air qui entre dans sa gorge est cuisant pendant deux ou trois respirations. Ça avait été un rêve ou avait-il réellement perdu le souffle ? Il n'en avait aucune idée. Et finalement, il n'était pas certain de vouloir le savoir. Il toussote un court moment, se raclant la gorge avant de tourner la tête vers Natsuki. L'homme avait les yeux entre-ouverts... puis fermés. Il les rouvrait, comme s'il avait envie de dormir et d'être éveillé tout à la fois. Makoto se redresse. Natsu était tout près. Il n'avait qu'à tendre la main pour l'atteindre. Mais, alors qu'il le faisait, justement, il perd l'équilibre. Il tombe mollement sur le futon, la tête sur le bras de Natsu. Grognant, Makoto se redresse. Il voit des éclairs de lumière. Et il a beau fermer les yeux, ça ne veut pas le lâcher... Ça ne veut pas arrêter.

Makoto a un petit gémissement. Il glisse une main sur le ventre de Natsu, deux longues larmes glissant sur ses joues.

- Natsuki... Natsu... Natsu...!

Il se rapproche de l'homme, déglutissant avec difficulté. Il ne voulait pas faire ça, finalement... Ça ne valait pas la peine de souffrir autant !

- Je... Je vais retourner dans ma chambre... J'ai froid ici...

Natsuki somnolait. Il somnolait assez dangereusement, luttant pour ne pas réellement dormir. Il s'en voudrait réellement si Makoto échappait à sa vigilance parce que la journée avait été un peu trop longue. Il savait qu'il avait grappiller quelques minutes à droite ou à gauche de micro sommeil et tant qu'il pouvait faire ça de façon régulière, tout irait bien. Et même s'il finissait sur les rotules, présentement, ça suffisait à accorder un peu de de repos à son corps. Il y a du mouvement dans la chambre et Natsuki se "réveil" en sursaut alors que Makoto lui tombe pour moitié dessus, se mettant à geindre tout en lui affirmant qu'il allait... Repartir dans sa chambre, rien de moins. Parce qu'il avait froid hein ? Natsuki glisse une main sans rien dire sur le front de Makoto. Il est un peu chaud mais ce n'est pas le froid. C'est le manque. Sans rien dire toujours, l'homme se lève, sort de la chambre un instant, profitant que l'état de faiblesse de Makoto l'empêche de bouger pour le moment et il passe dans la chambre d'en face.

Là il bouscule un peu Yamada et Seguchi qui partage, chacun sur leurs futon respectif, la pièce et leur pique le petit chauffage d'appoint. Il lance un "ta gueule" qui ne souffre pas la réplique lorsque l'un des deux râle et revient dans la chambre où il branche le petit appareil près de la porte. Voilà qui allait réchauffer l'atmosphère même s'il ne faisait pas si froid en fait. Natsuki revient vers Makoto pour le forcer à se rallonger sur son futon :

- Il y a un chauffage d'appoint, dans 10 minutes ça ira mieux.

Il savait bien que ce n'était pas pour la chaleur de sa chambre que Makoto souhaitait remonter mais pas la peine de se fendre de l'effort de le dire si le jeune homme n'était pas prêt à l'admettre...

Makoto a un petit gémissement de détresse lorsque l'homme sort de la chambre sans un mot. Il... lui laissait le champ libre, c'est ça ? Makoto a un petit sanglot. Peut-être qu'en quelque part, il avait espéré que Natsuki le retienne... Mais malgré tout, il tente de se lever... pour retomber mollement contre le futon, le souffle court. Son corps en tremble un moment, puis seulement ses mains. Et pendant ce temps, Natsuki revient. Makoto lui lance un petit regard mi-blessé, mi-soulagé. Il glisse un bras autour de la taille de l'homme, s'y raccrochant pour se redresser malgré tout.

- Merci...

Il n'ose pas parler pendant un moment, le regard dans le vide. Finalement, il ferme les yeux, poussant un petit soupir.

- Mais c'est trop... Je ne suis pas comme toi. Je ne suis pas fort...

Natsuki défait les bras de sa taille et repousse Makoto à nouveau contre le futon. Il n'y met pas vraiment de douceur mais bon... La tendresse, il avait peu l'habitude de l'employer. Au moins n'était il pas brutal non plus hein ?

- Tu es fort parfois.

L'homme rajuste la couverture par-dessus Makoto :

- Et pour les autres moments je suis là. Tu as soif ? Faim ?

Il se saisit d'une banane qu'il épluche et dont il prend un petit morceau pour le tendre à Makoto.

- Pas la peine de dire non.

Il récupère une bouteille d'eau également qu'il lui donnera ensuite, histoire qu'il ne se désydrate pas...

Makoto hésite un moment. Finalement, il opine... avant d'hausser les épaules. Peut-être que Natsuki pouvait être là quand il était trop faible... Mais il comprenait encore mal pourquoi l'homme essayait de l'aider. Lorsque l'odeur de la nourriture vient planer près de ses narines, Makoto a un haut le coeur. Il repousse la main de Natsuki, mais aussitôt, l'homme lui dit qu'il ne pouvait pas refuser. Alors à contre coeur, il prend le morceau de banane, retenant son souffle avant de le porter à ses lèvres. Nouveau haut-le-coeur alors que le goût du fruit, puis son aspect pâteux le saisit. Oh, Makoto adorait les fruits. Mais pas là... Il avale avec un frisson de dégoût, fermant les yeux un moment.

- De l'eau tout de suite, ce serait bien...

Il ne sentait pas la soif, mais si ça pouvait faire passer la banane, il ne disait pas non...

- Ryo... Tu es allé voir Ryo ?

Le ton était presque paniqué cette fois.

Natsuki débouche la bouteille et la garde en main lorsqu'il la glisse entre celles de Makoto, histoire d'éviter qu'il la laisse tomber. A la question du jeune homme il hoche négativement la tête, son regard allant se poser sur un petit carré de papier qui avait été glissé sous sa porte. Les informations étaient certes intéressantes mais il n'avait pas aimé le ton de Shinji lorsqu'il lui avait dit que Ryo se demandait où Makoto et lui avait bien pu filer.

- Non. Enfin... je suis monté jusqu'à sa chambre pour lui parler d'un autre truc mais je me suis pas donné l peine de frapper... Visiblement il était très occupé.

Makoto boit du mieux qu'il le peut. Un peu d'eau glisse sur le bord de ses lèvres, mais il l'ignore, glissant une main sur celles-ci pour y dégager le liquide. Il arque les sourcils aux paroles de Natsuki.

- Avec... Lust ? Ah... Ça été plus vite que je le croyais. C'est un peu bizarre.

Il se couche complètement, levant les yeux vers Natsuki. Glissant une main tremblante sur le visage de l'homme, il dégage son front d'une mèche couvrant tout un oeil.

- Qui a craqué, tu penses ?

Natsuki referme l bouteille d'eau, la posant un peu plus loin avant de revenir s'installer près de Makoto. Bien, au moins il avait rapidement abandonné l'idée de remonter dans sa chambre, ce qui était une bonne chose en soit. Le jeune homme semble chercher à s'intéresser à autre chose pour s'occuper l'esprit et Natsuki est prêt à embrayer sur le chemin de la vie sexuelle d'un de ses meilleurs amis et associé tant que celui à qui il en parle est sans doute presque plus au courant que lui de toute façon...

- J'en sais rien, je savais pas que c'était une compétition... En tout cas s'il y a un perdant, croit moi, il y trouve son compte.

Il a un petit rire amusé avant de regarder autours de lui. Il y a encore deux ou trois mois, lui aussi jouait la compétition pour ce qui était de faire donner un peu de voix à sa conquête. Plus que ça, sa copine, il l'aimait sérieusement à l'époque.

- On dirait que ça t'intéresse drôlement.

Makoto hausse les épaules à la "constatation" de Natsuki. Il l'observe un moment avant de répondre doucement, pas triste, mais peut-être un peu nostalgique :

- Ça doit être parce que depuis quelques temps, ce sont les seules histoires que je peux suivre, les miennes étant au point mort... Ils sont rares à aimer les loques "étrangement"...

Il a un petit sourire, histoire d'alléger la discussion malgré tout.

- Et puis, c'était le moment que Ryo trouve chaussure à son pied. Ça lui pèse plus qu'il ne le dit d'être seul.

Un sourire de compassion passe brièvement sur les lèvres de Natsuki et il pose sa main sur l'épaule de Makoto pour y faire légèrement pression.

- On va régler ce problème Makoto. Et les jolis minois vont à nouveau tomber à genoux devant toi...!

Il fait un petit clin d'oeil avant de repartir sur le sujet de Ryo qui aurait peut être trouvé "chaussure à son pied".

- Ca nous pèse à tous d'être seul, je vois pas pourquoi Ryoshi aurait fait exception de toute façon. Mais j'ai justement peur qu'il soit un peu comme toi la dessus : un coeur fragile. Et Lust n'a pas le genre soigneux. Mais je peux me tromper, je suis pas très visionnaire à ce niveau là.

Makoto donne un petit coup qui n'a certes rien d'impressionnant, mais qui est là pour montrer sa désapprobation. Il n'en perd cependant pas le sourire. Ça lui faisait du bien de parler comme ça... Il pouvait penser à autre chose qu'à sa cure... et à ses effets, surtout.

- Je ne suis pas un coeur d'artichaut ! Et puis, je n'aime pas les minet ! Je te l'ai dis... vous vous faites tous des idées sur moi.

Il laisse échapper un petit rire, concédant :

- Bon, peut-être un peu coeur d'artichaut... Mais pas autant que tu le crois. Et puis, Ryo m'a. Je sais à quel point il est important d'avoir un bon ami en période de crise.

Vrai. Ryo pouvait sans aucun doute se vanter d'avoir Makoto à ses côtés. Et ce n'était probablement pas le moment de demandr au jeune homme s'il ne se sentait pas menacer par la nouvelle relation Ryo/Lust qui s'était faite. Après tout, c'était souvent difficile de concilier deux relations privilégiées et il avait cru comprendre que Lust était du genre pénible. Mais bon... C'était sans doute ps ses affaires et de toute façon, c'était pas non plus le moment de dire des choses déprimantes.

- Bon alors... Monsieur "un peu coeur d'artichaut". Que va tu faire de ta nouvelle vie quand je te laisserais sortir de ma chambre...?

Makoto laisse échapper un petit rire, amusé. Il donne un léger coup sur l'épaule de Natsu, comme il le peut.

- Dis comme ça... ça semble un peu étrange.

Il prend cependant un air un peu plus sérieux, murmurant lentement :

- Finalement, tu devrais peut-être leur dire... à tous... Ce qui se passe... Ils vont dire des trucs...

Il soupire, haussant les épaules. Lui s'en fichait. Mais peut-être pas Natsuki ?

Dire des trucs ? Hein ? Sur eux ? Ouais ben honnêtement c'était pas trop son problème...

- On a Hiroshi qui tente de se taper la moitié des jeunes du clan sans se cacher, quelques autres qui se bécotent de façon plus ou moins discrète et Ryo qui doit être en train de frustré tout ceux qui sont encore dans la maison avec Lust. Alors franchement, je pense pas perdre leur respect parce qu'ils s'imaginent des trucs entre toi et moi... Et tant que j'ai leur respect, je m'en fout de leur avis.

Makoto a un petit rire amusé. Il opine brièvement. Ce n'était pas faux. Mais ça aurait pu être le contraire. Néanmoins, Makoto respectait Natsuki pour ces paroles. Et c'était bien ce que l'homme recherchait, non ? Makoto glisse une main tremblante sur le bras du Kikian, suivant les contours des tatouages les recouvrant.

- Moi je te respecte. Tu es... Fort. Grand. Juste. Je ne sais pas si tu l'as toujours été. Et je m'en fous. Tout ce qui importe, c'est le Natsuki de maintenant.

Natsuki suit de façon distraite les doigts qui parcourent de façon tremblante les lignes de ses tatouages. La plus part avait même était fait avec Ryo. peut être même que le premier avait été fait juste pour copier un peu son chef... Finalement, n'aimait pas vraiment tout ces éloges, il rigole :

- Grand ? Vous ne vous êtes pas vu toi, Shinji... Même Lust est plus grand que moi. heureusement qu'il y a Ryo hein.

Makoto laisse échapper un petit rire. Il se tourne sur le côté, glissant une main sous l'oreiller, mais sans quitter Natsuki du regard.

- Je ne parle pas de la grandeur physique. Quand tu es dans une pièce avec les autres hommes, tu sembles être le plus grand. Tu en jettes, c'est tout. Il y en a qui l'ont... Comme toi. Moi, quand on me regarde, on ne voit qu'un grand dadais un peu trop courbé et trop maigre... J'impose pas, malgré ma grandeur.

L'homme hoche négativement la tête, tout à fait sérieux :

- Ne minimise pas ton impacte sur les kikikan Makoto. Ils te respectent. Ils te respectent vraiment et pour certains, les plus jeunes en général, qui sont les plus sensible en général -et je ne parle pas vraiment de sentiments- ils n'osent pas venir vers Ryo ou vers moi. Ils ont besoin d'être canalisé et guidé dans le groupe et c'est vers toi qu'ils se tourne. Plus tard, c'est vers Ryo et moi mais au début, souvent, c'est toi.

Il a un petit sourire avant d'affirmer avec conviction :

- On a besoin de toi.

Makoto hoche lentement la tête d'haut en bas, un sourire en coin glissant sur ses lèvres. Sans prétention, il avoue néanmoins :

- Je le sais.

Il ne se sous-estimait pas. Du moins, il ne le croyait pas. Cependant, il ne se sur-estimait pas non plus. Mais peu importait.

- Je ne suis pas... mal avec la personne que je suis. Enfin... pas en général.

Soudainement, il se voyait encore prendre de la coke... ça lui coupait net ses histoires de "savoir qu'il était important" parce qu'ainsi, il se voyait plus comme un déchet...

- J'sais pas comment je vais faire pour te ... rembourser ça.

Natsuki lève une main pour couper court à cette suite de phrases qui allait immanquablement les emmener sur un terrain trop glissant.

- Tu feras ce que tu fais de mieux : tu veilleras sur les kikikan en veillant sur Ryo. Qui sait ce que ça donnerait s'il fonctionnait sans toi, en roue libre...?

C'était désagréable à admettre dans un sens pour lui alors que Makoto en profite, il ne l'admettrait pas à chaque fois... Sûrement pas.

- Et si j'ai besoin d'un truc tu seras le premier à le savoir. En attendant ferme là sur le sujet, c'est vraiment pas intéressant, tu veux ?

Makoto soupire en levant les yeux au ciel. Il se redresse lentement, très lentement. Et finalement, il fait un mouvement pour essayer de se lever... Il tremble, un immense sentiment de malaise se faisant immédiatement sentir.

- Je me la ferme. Mais je veux aller me laver...

Il déglutit avec difficulté, tendant une main à Natsuki.

- Je te demande pas de me laver le dos, mais j'ai besoin d'aide pour m'y rendre...

Natsuki fronce les sourcils en réceptionnant plus ou moins Makoto, tentant de le recoucher convenablement :

- C'est le milieu de la nuit Makoto, tu vas pas aller te laver maintenant !

Makoto pousse un petit gémissement frustré. Il voulait se laver. Il en avait besoin. Il fallait ! Il pince les lèvres, fronçant les sourcils.

- Natsu...! Arrête, lâche-moi... Je vois pas le problème...

Natsuki insiste, repoussant à nouveau Makoto :

- Tu feras ça demain matin quand les gars seront pour la plus part partit en vadrouille. Au milieu de la nuit ça va juste ramener les curieux...

Makoto lance un petit regard noir à Natsuki.

- Je croyais que tu t'en fichais des racontars... Et demain, je risque d'être dans un trop sale état...

Il grogne. ca n'avait rien à voir avec les racontars puisqu'il était déjà dans sa chambre !

- Oui hé bien que je t'aide ce soir et que tout le monde s'en rende compte où demain quand tu seras en état limite de choc et qu'il n'y aura pour ainsi dire que nous, ça sera toujours mieux. En plus, demain matin justement, tu risque vraiment d'en avoir besoin...

Makoto grogne, repoussant une bonne fois pour toute Natsuki il ne sait trop comment. Il lui lance un petit regard toujours aussi noir, mais il est surtout en colère contre lui-même. Ce qu'il pouvait détester être dépendant de quelqu'un à ce point ! Il l'avait été quelques fois, pendant des mauvais trips. Ryo s'occupait de lui. Mais cette fois, c'était pas Ryo...

- Demain je risque d'avoir besoin d'aide pour me frotter le dos, ouais...

Natsuki claque sa langue contre son palais et se retient d'avoir le joli réflexe de répondre à la violence par plus de violence. Il prend son oreille et vient s'installer contre la porte de la chambre. Voilà, comme ça, même dans l'éventualité ou plus tard dans la nuit il venait à s'endormir, pas moyen de sortir sans le réveiller.

- Hé oui Makoto. Et me regarde pas comme ça. Tu t'es mit dans la merde tout seul...

Et l'accepter, ça ferait partit de la cure, que ça lui plaise ou bien pas.

Makoto est dégoûté de voir Natsuki aller se coucher contre la porte. Il le hait en ce moment, rien de moins. Il n'avait pas le droit de le garder enfermer ainsi ! Le jeune homme soulève la couverture pour s'en couvrir jusqu'à la tête.

- Vas te faire foutre, Natsuki !

Présentement, il avait la haine.. Il avait l'impression d'être victime d'une terrible injustice. Ryo ne lui aurait jamais fait ça, lui !

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11. Je t'emmerde... Merci

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