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 8. Je n'aurai plus jamais à avoir honte, n'est-ce pas ?

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Kurika
Shut up and Calm down...


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MessageSujet: 8. Je n'aurai plus jamais à avoir honte, n'est-ce pas ?   Ven 17 Sep - 20:01

   
Ça allait encore. Ce n'était peut-être qu'à demi vrai et pourtant, Makoto ne cessait de se le répéter, peut-être pour s'en convaincre totalement. On disait que voir de façon positive aidait à franchir les plus ardus des obstacles. Celui-ci serait probablement le pire qu'il aurait à passer de toute sa vie. Du moins, ça le serait jusqu'à maintenant... et il espérait franchement que ça le serait pour les années à venir. Makoto était un peu intimidé de se retrouver ainsi dans la chambre d'un des "patrons" des Kikikan. Et surtout, il se sentait drôlement mal à l'aise d'être revenu là où tout avait commencé. Depuis qu'il était posté au grenier, Makoto avait sagement évité de revenir dans le sous-sol. C'était dans sa chambre, celle qui était juste en face de celle-ci, qu'il avait pour la première fois consommé de façon plus sérieuse. Adieu les cigarettes aux herbes naturelles et bonjour la poudre... La saloperie de poudre qu'il n'avait plus jamais lâché. C'était aussi là qu'il s'était piqué pour la première et la dernière fois. Il avait fait un bad trip ... et jamais plus.
   
Il avait faillit mourir ici aussi... L'hypothermie, ça pouvait sembler con, mais c'était dangereux. Si ça n'avait pas été de Ryo... Il ne voulait même pas y penser. Bref, il était ici où tous les cauchemars avaient commencés et où plusieurs d'entre eux avaient eu lieu. Et il n'aimait pas ça. Heureusement, la salle de bain était près de la chambre de Natsuki. Juste à côté, en fait. Et l'homme en question était là, près de lui. Makoto était étendu sur le sol, sur un futon qu'ils avaient sortis d'un placard du sous-sol. Ils en avaient toujours de plus au cas où une nouvelle recrue voulait venir passer la nuit ici. Les Kikikan étaient peut-être des durs, mais quand un membre avait besoin d'aide, ils étaient là. C'était un peu un comité d'accueil... mais en cercle bien fermé. Makoto ferme les yeux. Il tremble, mais il frissonne aussi. Sans plus demander son reste, il rabat la couverture par-dessus lui, levant les yeux vers Natsuki. Fidèle à lui-même, stoïque, l'homme le regardait. Makoto lui sourit doucement, admirant son joli visage avant de finalement prendre la parole.
   
- Eh... Si je délire, tu ne vas pas prendre en compte ce que je peux dire, hein ?
   
C'était un point très important qu'il voulait tout de suite éclaircir. Parce qu'il avait un peu peur de ce qu'il pourrait dire... Ça serait vraiment pas cool de sortir un truc super gênant. Et soudainement, des milliers de trucs lui venaient en tête, le faisant rougir.
   
- Même que... J'veux pas savoir après, okay ?
   
Natsuki se passe une main sur la nuque, défaisant une raideur, observant Makoto qui était installé dans son futon. L'homme tremble un peu et Natsuki se bouge un peu pour venir plus près du jeune homme, restant dos au mur mais l'attrapant par le bras pour l'attirer contre lui. Ca n'avait strictement rien de pervers ou quoi que se soit du genre... C'était simplement pour lui tenir chaud. Et dans ce genre d'état physique, la chaleur humaine, ça comptait doublement. Il avait posé un stock de fruits pas loin, parce que Makoto aurait besoin de vitamines même s'il n'aurait pas faim quand il lui en donnerait. Il allait devoir se forcer un peu. Natsu force un peu Makoto à se caler contre lui, passant une main sur son front pour en vérifier la température et satisfait il bascule à nouveau la tête en arrière, gardant ses bras autours des épaules du toxicomane.
   
- Stress pas, tu as déjà bien assez à faire avec la situation actuelle pour pas te soucier de ce genre de conneries maintenant tu crois pas...?
   
Un petit sourire passe rapidement sur ses lèvres alors qu'il demande néanmoins, amusé :
   
- Et je peux savoir quels genres de trucs tu penses être capable de me sortir ?
   
Makoto ferme les yeux, se laissant traîner jusqu'à Natsuki sans rechigner. Il se tourne légèrement sur le côté, juste assez pour pouvoir se pelotonner dans ses bras, savourant cette chaleur tout simplement exquise. Il n'y avait rien comme la chaleur humaine, qu'on se le dise bien. Makoto soupire, acquiesçant aux paroles de Natsu, un peu malgré lui. Et à ce que l'homme rajoute, il se raidit. Faiblement, il donne un petit coup sur la cuisse de Natsuki, sourire goguenard aux lèvres.
   
- Même pas dans tes rêves les plus fous. Si je peux éviter de dire des conneries, je le ferai et ce sera tant mieux !
   
Il se voyait mal sortir un truc du genre "Eh bien figure-toi que tu apparais souvent derrière mes paupières closent quand je me masturbe !". Ça c'était digne d'un beau Fail... Avec un F majuscule, oh oui. Néanmoins, puisqu'ils y étaient...
   
- Toi t'aurais des trucs gênant que t'aimerais éviter de dire ?
   
Un ricannement franchit les lèvres de Natsuki alors que Makoto détourne la question pour la lui retourner :
   
- Ouais, un bon millier sans doute. mais je te les dirais quand tu sera plus en mesure de t'en souvenir, comme ça on sera à égalité non ?
   
Makoto fait la grimace. Il évite cependant de bouger à nouveau la tête, histoire de garder ce qu'il avait mangé ce midi. Heu... Avait-il seulement mangé ce midi ? Bref.. Peu importait à présent. Il avait Natsu pour s'en rappeler pendant quelques temps. C'était drôlement rassurant.
   
- Pas du tout. Si je dis un truc du genre, toi tu vas très certainement t'en souvenir.
   
Il glisse une main dans ses cheveux, rieur. Ça l'inquiétait, certes, mais Natsuki avait raison : il y aurait bien pire dans les prochains jours, voire les prochaines heures.
   
- Si tu me dis un truc, j't'en dis un... Et je suis vraiment pas hardis pour déclarer des faits gênants, alors...!
   
C'était vraiment un jeu de merde. Néanmoins, Natsuki n'avait pas l'habitude de garder des secrets... Enfin si, ceux des autres évidemment. Mais il n'en planait pas vraiment autours de lui. Il voulait être un point de repère pour les hommes -parfois les enfants de son point de vu- du clan. Qu'ils sachent toujours, même quand ils étaient dans une période de doute, qui il était. Et ça valait autant pour ses qualités que pour ses défauts. Néanmoins, il n'allait pas rappeler à Makoto qu'il pouvait poser ses questions et qu'il y répondrait franchement s'il voulait créer un échange... C'était important de communiquer quand on essayait de deccrocher. Avoir conscience qu'on était pas seul et distraire son esprit c'était une bonne chose.
   
- Alors voyons... Un truc gênant...
   
Il réfléchit un instant avant de lâcher, comme si c'était une blague alors que pas du tout :
   
- J'ai pissé au lit jusqu'à l'âge de 9ans. Et ça a rendu ma mère complètement chèvre.
   
Makoto a un petit rire nerveux, mais qui s'interrompt vite. Il se presse un peu plus contre Natsuki, un frisson le traversant à nouveau. Pauvre enfant, tout de même... Enfin, plus trop enfant, non plus, mais bon. Il se comprenait. Finalement, il hausse les épaules, commentant très sincèrement :
   
- Ben ça aurait pu être pas mal pire. Certains, c'est toute leur vie.
   
C'était vrai. Il ne savait pas trop d'où il tenait ça, mais il savait que c'était le cas. Bref... C'est à son tour. Il réfléchit longuement avant de finalement avouer, dans la même veine :
   
- J'ai des terreurs nocturnes depuis... toujours. Et encore maintenant. J'ai beaucoup de mal à dormir la nuit à cause de ça.
   
Oui, il n'avait jamais fait lui même de terreurs nocturnes mais il avait passé pas mal de nuit à tenir compagnie à des jeunes qui du gang qui semblait paniqué rien qu'à l'idée de se coucher. Alors il voyait ce que c'était. Et savait que c'était terrifiant. Ca lui fait resserrer brièvement son étreinte, c'était moche. A son tour donc ? Alors on continu dans la veine de l'enfance, il allait plus ou moins remonter comme ça il en avait pour un moment ! Mais un peu moins drôle là :
   
- Pour que je m'arrête, mon père refusait de changer mes draps et m'obligeait à porter mes vêtements humides à l'école. Jusqu'à ce que je me fasse renvoyer parce que "j'indisposais" ma prof et mes petits camarades.
   
Il rigole avant d'ajouter :
   
- Mais bon j'ai finit par y retourner avec des vêtements tout propre hein !
   
Makoto ouvre grand les yeux à cette révélation. Il se redresse, mais doit bien rapidement se rendre à l'évidence : il est trop faible et retombe dans les bras de Natsuki en grognant. Néanmoins, ça ne l'empêche pas d'être couroucé.
   
- Mais c'est horrible ! Je... ne veux pas insulter ton père, naturellement, mais je crois que ce ne sont pas des choses à faire. Pauvre coeur...
   
Il aurait soudainement voulu consoler l'enfant qui a dût souffrir des moqueries et des regards désobligeants...! Toutefois, il n'oublie pas qu'il doit continuer avec autre chose de gênant. Il réfléchit avant de glisser une main sur son front, rougissant.
   
- Ah oui... heu... Eh bien une nuit, j'ai vraiment cru que j'allais mourir. J'étais certain qu'il y avait quelque chose dans la pièce avec moi. J'sais pas comment j'ai fais, mais j'ai réussi à me lever. J'étais en état de choc visiblement, parce que je ne me suis jamais rendu compte de ça. Je l'ai su le lendemain matin quand Kenichi m'a poussé en bas de son futon en me demandant ce que je foutais là...
   
Cette fois, l'anecdote fait marrer Natsuki. Il aurait bien voulu voir la tête de Kenichi !
   
- Note qu'en visant mieux t'aurais trouvé mon futon.
   
Makoto éclate de rire, hochant la tête avant de s'arrêter, celle-ci lui rappelant douloureusement qu'il vaudrait mieux la ménager. Il ferme les yeux, demandant en rigolant :
   
- Et toi tu ne m'aurais pas expulsé de ton futon ? C'est toujours bon à savoir... si je trouve le courage de descendre jusqu'au sous-sol en pleine nuit...
   
Il fait la grimace, toujours honteux. C'était pas cool d'être adulte et de ne pas pouvoir sortir seul la nuit dans la maison. Oui, juste la maison. Dehors, tout était nickel !
   
Nouveau petit rire :
   
- Si, je t'aurais renvoyé dehors avec un coup de pied au cul. Mais je serais rester dehors à bavarder jusqu'à ce que tu puisses retourner te coucher.
   
Il ne s'attarde pas, n'ayant pas très envie de tomber dans les bons sentiments, c'était pas son truc et il savait que Makoto lui, par contre, tombait facilement dedans :
   
- Quand j'avais 14ans, j'ai invité Sayuri pour aller à une fête de l'école. Quand j'ai essayé de l'embrassé, j'avais tellement le hoquet que ça a été plutôt abominable...
   
Makoto sourit, attendrit lorsque Natsuki lui assure qu'il serait resté avec lui jusqu'à ce qu'il puisse aller dormir. Ça c'était mignon. C'était bien quelque chose que n'importe qui ne ferait pas. Mais, l'homme change de sujet et Makoto oublie un moment ce qui avait été dit, se concentrant sur ce qui suivait. Il rigole, serrant d'une mains aux longs doigts frigorifiés le bas du t-shirt de Natsuki. Il avoue cependant :
   
- Je ne sais plus trop quoi raconter... Enfin... je... Disons que pour le moment, y'a forcément des trucs auxquels je pense pas !
   
Natsuki hoche la tête de gauche à droite :
   
- Menteur. Y a au moins les trucs gênant que t'as peur de dire lors d'un délire. Et je doute que ça concerne les terreurs nocturnes si ? Alors quoi ? Tu trouve que Ryo est un gros con ?
   
Il rigole avant d'assurer :
   
- Moi aussi, alors t'inquiète pas.
   
Il rigole évidemment. parce que Ryo, il l'adore...
   
Makoto laisse échapper un petit rire, donnant cependant à nouveau un coup sur la cuisse de Natsuki. Quel idiot ! Mais il le trouvait amusant cet idiot, alors ça allait !
   
- Non, mais pas du tout ! J'adore Ryo. Il est adorable ! ...mais ne lui répète surtout pas ça !
   
Il se redresse légèrement, fermant les yeux le temps de repousser ses longs cheveux derrière son épaule. Se rendant compte qu'il a fouetté Natsuki avec, il lève les yeux au ciel, blagueur. Il ne perdait pas sa bonne humeur malgré la douleur au moins, hein ?
   
- Désolé. C'est mon côté sadomasochiste qui ressort, forcément !
   
Natsuki ne relève pas "l'agression" dont il est la victime. Il allait pas mourir pour un coup de mèches de cheveux hein...
   
- Ne t'inquiète pas pour ça, en ce moment je pourrais lui dire n'importe quoi... Je crois qu'il a d'autres chats à fouetter si tu vois ce que je veux dire. Notre fier Ryo à trouver du caractère pour lui répondre semble t-il.
   
Makoto descend un peu sur le futon de façon à être un peu plus couché, posant à nouveau la tête sur le torse de Natsu malgré tout. Il soupire, répondant à l'affirmative.
   
- J'espère que ça va bien aller pour lui, au moins.
   
Il hausse les épaules, sentant le besoin de justifier quelque chose :
   
- Je sais que tout le monde ici crois que je suis un éternel romantique, mais c'est faux. Je n'y connais rien là-dedans. Je crois seulement que les sentiments amoureux sincères sont importants. Les feuilletons et les livres à l'eau de rose me gonflent, la St-Valentin me gonfle et je suis probablement un cas assez typique de "l'homme" tout court. Vraiment... J'sais pas pourquoi tout le monde fait courir plein de rumeur à propos de moi juste parce que je crois encore qu'on puisse tomber en amour avec quelqu'un... C'est con.
   
Natsuki a un nouveau petit ricannement, hochant positivement la tête :
   
- Ne t'inquiète pas. Rien que de voir Ryo faire les courses pour un catin, j'accepte l'idée que l'amour puisse exister. Et si ça lui tombe sur le coin de la gueule, tant mieux. Après, moi je ne fais pas confiance à Lust. Parce que les putains sont pas réputé pour leur grand coeur. Mais je suppose que c'est le problème de Ryo alors tant que ça ne devient pas le problème du clan, je respecte. Et je me mettrais devant lui s'il a des soucis. Mais on a tous notre image. Toi t'es le monsieur romantisme.
   
Il soupire, redevenant un peu sérieux :
   
- Je crois que je vais péter la gueule d'Hiroshi d'ailleurs en parlant de romantisme. On m'a raconté qu'il avait essayé de toucher truc dont j'ai oublié le nom. Il commence à me courire, je vais lui rappeler certaine règle avec des arguments frappant me semble.
   
Makoto pince les lèvres à l'évocation d'Hiroshi. Il se crispe légèrement, fusillant la porte du regard, puisque c'est elle qu'il observe présentement.
   
- Je le tiendrai si tu veux. Ça me ferait un grand plaisir.
   
Il grogne, avant d'ajouter :
   
- Oui, il a essayé de se faire Amane. C'est con. Vraiment con. Amane est un garçon génial qui a justement subie ce genre de chose et qui est ici pour s'en tirer. Que ce connard se la ramène et essaie carrément de violer un des nôtres... C'est Ryo qui l'a arrêté en gueulant un truc de sa fenêtre. En plus c'était dans la cours... J'ai dûe les séparer.
   
Natsuki hoche positivement la tête. En fait, c'était moche à dire, mais il aurait bien aimé qu'Hiroshi soit intéressé à l'idée de se faire Lust. Parce que le problème aurait été vite réglé rendu là non ? Bref, il hausse les épaules, il aurait une conversation un peu musclé avec Hiroshi. Fallait se tenir, au moins dans le gang. Ce qu'il faisait à l'extérieur... A la limite, il était prêt à laisser relativement courir.
   
- J'irais lui parler seul. Ca ira. Et j'en parlerais à Ryo aussi, parce qu'il devient ingérable j'ai l'impression. Il prend trop pour acquit qu'on a besoin de lui. Et si certes ce qu'il nous rapporte est important, il pourrait nous faire perdre beaucoup aussi.
   
Makoto ferme les yeux, un tremblement plus important que les autres le prenant. Il marmonne une réponse incompréhensible à Natsuki avant de reprendre :
   
- Ryo m'a dit que si quelqu'un s'occupait de lui régler son cas, il ferait comme si de rien n'était. Je parle... de régler son cas définitivement. Je crois que Ryo en a marre. Et même si Hiroshi préfère visiblement les adolescents, il a peur pour Lust... Je crois.
   
Nouveau hochement de tête positive de la part de Natsuki alors qu'il admet :
   
- Mais se serait bon pour l'image de Ryo que se soit lui qui règle ce soucis... Forcément qu'il y a un peu d'agitation chez les nouveaux membres ou les membres les plus jeune. Ils l'admirent tous, on se demande pas pourquoi... Mais je crois que ça lui ferait du bien.
   
Un petit sourire sincère glisse sur les lèvres de Natsuki :
   
- Ryo est un homme vraiment parfait pour les kikikan, tout le monde le sait. S'il avait un peu de classe, même ces putains de yakuza nous l'envieraient !
   
Makoto laisse échapper un petit rire, amusé. Peut-être qu'il ne sait déjà plus exactement comment mesurer ses paroles, car il dit sans même y penser ;
   
- Mais il a de la classe, Ryo... C'est juste qu'il ne veut plus l'utiliser.
   
Natsuki soupire en levant les yeux au ciel :
   
- Oui ben il est con, parce qu'il drague un type qui a l'air de n'attendre qu'un type pété de tune et de classe. Enfin on s'en fout, de toute façon je préfère qu'il reste avec nous plutôt que d'aller voir ces connards qui se prennent pour des grands hommes. La rue est à nous ici...
   
Makoto tourne la tête pour faire un petit clin d'oeil à Natsuki.
   
- Pas la rue, mais le quartier. Et même plusieurs quartiers déjà... Je suis allé faire un tour dans deux autres planques hier. Ça marche du tonnerre. On peut être fier d'être Kikikan. Je le suis, moi.
   
Il observe un long moment Natsu avant de finalement demander :
   
- Comment es-tu arrivé ici ? ...et en fait, tu as quel âge ?
   
Natsu à un oeil pour la lucarne en haut du mur de sa chambre qui est fermée. Bon... C'était le moment d'ssayer d'arrêter de fumer c'est ça ? Bref...
   
- J'ai fais partit de la même fournée que Ryo. Enfin... Non pas tout à fait, il est arrivé 2ans avant moi, mais en gros on a été pas mal ensemble. J'ai 34ans. On a pas mal le même âge, ça aide sans doute. On a commencé à se tappant dessus, fallait voir ça, chien et chat... Et puis la rivalité à donné autre chose. Sans doute que Ryo aime les gens qui lui résiste parfois...
   
Makoto laisse échapper un petit rire, amusé.
   
- Eh bien il m'a aimé dès le premier coup d'oeil moi et je n'ai jamais eu à me battre pour ça. J'étais sauvage, par contre... Tu t'en souviens peut-être.
   
Il hausse les épaules avant de continuer :
   
- J'ai toujours l'impression que vous êtes tous plus vieux que moi. Je suis considéré par les nouveaux comme un ancien et franchement, je suis quand même là depuis presque dix ans. Mais quand même...
   
Il rigole, amusé. Vrai que par sa dizaine d'ancienneté, on le prenait souvent pour plus vieux qu'il était.
   
- Haaaaa mais attend, c'est du respect ! Normal ! Ryo et moi ça fait 20ans qu'on est là... Franchement si un ptit jeune arrive et commence à se la raconter devant nous, je crois que ça me ferait mal... Mais non, en général ça va, ils se calment vite. Même toi !
   
Il a un petit sourire. Oui il se souvenait de l'arrivée de Makoto dans le gang. Il n'avait pas la place qu'il a aujourd'hui. justement à cause de cette perte de confiance qu'il avait subit à cause de ses vices de l'époque. Ce qu'il avait ré-acquit aujourd'hui, il ne le devait à personne.
   
- Mais crois moi, c'est bon de savoir qu'il y a plus ancien que toi. Parce que quand tu fais partit des plus vieux tout à coup, tu te rend compte que c'est parce que les anciens sont en prison, mort, trop amochés pour poursuivre... Très rarement ils ont trouvé mieux à faire...
   
Makoto fronce les sourcils. Un frisson le prend, mais pas de froid. Peut-être était-ce un peu d'horreur... Il n'aimait pas penser à ce que serait Ryo à 50 ans. Ou plutôt à ce qu'il devrait être. C'était dans si peu de temps, en vrai...
   
- Mais j'ai parfois l'impression que Ryo et toi, vous êtes éternels... Tu vas peut-être trouver ça con... Mais j'aimerais que ça soit ainsi. Vous êtes les seules constantes dans ma vie. C'est égoïste, mais j'aimerais que ça continue.
   
Natsuki ferme les yeux. pas pour dormir mais se reposer un peu lui aussi. il reste cependant très alerte et attentif à leur conversation :
   
- Mais on ne l'est pas. c'est pour ça qu'il faut que tu sois clean Makoto. Parce qu'en cas de pépin, quel qu'il soit, faut quelqu'un qui gère un minimum pour réaligner tout le monde le temps qu'on revienne... Ou que les choses se refassent.
   
Glissant une main sur la cuisse de Natsuki, cette fois il ne frappe pas, mais caresse. Ses yeux se ferment et rapidement, il remonte de sa main libre la couverture sur eux. Il tremble encore plus si possible, sa tête lui semble prise dans un étaux et il entend de drôles de claquement suivis de petits flash blancs. C'était le début de la fin... un truc dans le genre.
   
- Je vais l'être. Pour moi, mais aussi pour toi. Parce que tu prends de ton temps pour m'aider et ça... je crois que je ne pourrai jamais te le rendre.
   
Une des mains de Natsuki vient se poser sur la tête de Makoto sans non plus caresser mais... Attendrit dans un sens. Il hoche positivement la tête aux bonnes résolutions du jeune homme et ne vas pas le contre-dire si ça peut lui donner une motivation supplémentaire pour s'accrocher.
   
- Essais de te reposer un peu. Je vais te réveiller quand je te sentirais trop tremblant histoire que tu prennes des vitamines et beaucoup d'eau. Ca sert à rien de violenter à mort ton corps, même si tu n'as ni faim ni soif, tu lui donneras un peu de ce qu'il demande. Se sera peut, ça passera peut être dans l'autre sens au début... Mais ça aidera et ça tiendra de mieux en mieux fais moi confiance.
   
Makoto opine brièvement, pas trop rassuré. Il lève une main pour tâter les cheveux de Natsu, comme s'il était aveugle et tentait de "voir" à quoi ils pouvaient bien ressembler. Finalement, il laisse tomber sa main mollement à côté de lui, déjà sur le point de s'endormir un peu malgré lui.
   
- Tu dois avoir un élastique... pour mes cheveux...
   
C'est la dernière chose qu'il entend : sa propre voix. Makoto ferme complètement les yeux, sombrant immédiatement dans un sommeil qui promettait d'être agité...
   
Un élastique...? Natsuki est un peu désorienté par cette question... Rapport au fait qu'il allait probablement rendre ses prochains repas...? En tout cas ouais, il devait avoir de quoi faire pas loin. Natsu récupère sa propre couverture, passant sur Makoto et un peu sur lui et il soupire, somnolant, s'interdisant de dormir et espérant que lorsque ça arriverait, parce que se serait forcément le cas, il ait le réflexe de se réveiller immédiatement. Il demandait beaucoup à Makoto présentement, il en avait conscience mieux que personne. Alors pas question de le décevoir en étant pas attentif à tout...

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