Cassis

 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

 

 7. Je ne t'achète pas, apprivoise moi...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Freya


Messages : 698


MessageSujet: 7. Je ne t'achète pas, apprivoise moi...   Ven 17 Sep - 18:00


Lust avait finit par risquer un oeil en dehors de la chambre de Ryo. Il avait besoin de changer d'air, surtout après le réveil plutôt intense qu'ils avaient eu... Sur la pas de la chambre, il avait sursauté quand une haute silhouette avait descendu un escalier qui menait aux combles. Mais il ne s'agissait "que" de Makoto. Ou plutôt de son ombre dans un certain sens... Ils n'avaient pas échangé beaucoup de mot... Makoto semblait dans un état plus ou moins second et Lust lui en voulait un peu pour l'avoir poussé à se remettre un peu trop en question. Juste assez pour qu'il explique qu'il avait besoin de sortir de cette chambre et pour que Makoto lui donne la permission de monter à sa chambre, bredouillant quelque chose à propos d'une télévision. Alors Lust avait saisit cette occasion, grimpant les marches qui menait à l'étage le plus haut, sous le toit et se faufilant dans la chambre où il faisait une température légèrement supérieur à la moyenne du reste de la maison. Du moins au reste qu'il avait vu en arrivant.

Il y avait un futon à même le sol, des cartons un peu partout... Lust s'était même agenouillé devant certains d'entres eux pour farfouiller un peu. Non, il n'avait pas trop la notion de propriété sans doute mais bon, il ne culpabilisait pas... Finalement, quand en ouvrant un des cartons il avait vu une arraignée de belle taille, le prostitué était revenu aussi sec du côté propre de la chambre ! Il avait allumé la petite télévision et télécommande en main, il s'était allongé sur le ventre sur le futon, ses pieds relevés, battant l'air, son menton fiché au milieu de sa paume gauche tandis que de la main droite, il zappait d'une chaîne à l'autre, s'arrêtant de temps en temps un peu plus longtemps. Il était tombé sur l'une de ces émissions matinales pour les ménagères... Avec un présentateur (enfin présentatrice le cas présent) qui interrogeait des invités soit disant lambda masi qui avaient tous vécu des trucs bien particulier quoi. Des grosses déceptions amoureuses le cas présent puisqu'il était question de divorce et de parents enfuit à l'autre bout du monde avec la progéniture.

Lust avait finalement zappé également, soupirant et des pas s'étaient fait entendre dans l'escalier. Il avait baissé le son immédiatement, le coeur battant, espérant qu'il s'agirait de Makoto et pas de n'importe qui... La porte s'ouvre... Et c'est finalement Ryo qui entre. Un sourire soulagé mais légèrement mal à l'aise glisse sur les lèvres de Lust et finalement, avisant le sachet à l'effigie d'une très bonne pâtisserie qu'il connaissait, une petite exclamation ravie et surprise franchit ses lèvres. Il se redresse pour s'installer en tailleur d'un seul coup, tendant les deux mains :

- Pâtisserie ! Si c'est pour moi, tu viens juste d'apprendre à me parler tout à coup...!

Ryo était sortit. Et vraiment juste pour prendre l'air. Il avait soigneusement évité tout quartier pouvant se révélé dangereux pour lui, traînant dans des coins qu'il ne visitait que très peu. Lui, son truc, c'était les gros plans, pas les petits vols à la tire. C'était le genre de truc que faisaient ses subordonnés... et encore, ceux qui étaient encore à de très bas échelons dans le gang. Les Kikikan ne faisaient ce genre de chose que rarement. C'était les nouveaux qui devaient faire leur preuve qu'on envoyait pour vider les poches des friquards qui dépensaient dans les grandes boutiques. Alors non, Ryo ne s'approchait pas souvent de ce genre de boutique... Mais là, si. Il avait d'abord été mangé, parce qu'il crevait de faim. Même qu'il s'était presque assoupie sur la banquette, mais la serveuse n'était vraisemblablement pas assez charitable pour le laisser là une heure ou deux. Vieille aigrie... Finalement, il s'était arrêté devant une boutique de chassures. Longuement... vraiment. Il avait observé la vitrine si longtemps qu'il aurait probablement pu la dessiner...

Et à sa plus grande surprise, il y était entré. Ouais, lui, Ryoshi Inoue, qui ne jurait que par les vêtements seconde main, était entré dans une boutique de pompes chics. Et il avait acheté. Ça, c'était encore pire que tout. Il avait acheté des souliers trop grands pour lui. Des genre de ballerines très mignonnes, frôlant presque la féminité. Du moins un peu trop à son goût. Mais peu importe. Ce n'est pas lui qui les porterait. Dieu qu'il se sentait mou présentement... C'était horrible. Mais il passa tout de même à la caisse et acheta les foutues pompes en bonne et dûe forme ! Un passage par la boulangerie et hop! maison. Mais il n'y avait personne dans la chambre lorsqu'il y entre finalement... Il laisse tomber la boîte de chaussure sur le lit en grognant, commençant à se demander si Lust n'était pas partit. Mais impossible : à moins qu'il n'ait sauté d'une fenêtre du deuxième. Et ça ne semblait pas trop être dans son caractère. Alors Ryo commence à explorer la maison. Et ne trouvant rien, mais répugnant d'aller au sous-sol, il monte au grenier, histoire de consulter Makoto.

Ouvrant la porte, il est surpris de trouver là non pas Makoto, mais bel et bien Lust, devant la petite télévision de son ami. Eh bah... Lust se lève, se faisant drôlement gamin pour réclamer les pâtisseries. Fermant la porte derrière lui, Ryo les lui tend, sourcils froncés.

- Makoto sait que tu es ici au moins ? Tu l'as vu au fait ?

Ça, c'était bizarre.. parce que lui ne l'avait pas vu. Et Makoto apparaissait toujours dans son champ de vision moins d'une heure après qu'il soit levé. C'était une règle en or dont personne n'avait parlée, mais qui était en place depuis qu'ils se connaissaient. Et ne pas apercevoir Makoto soudainement l'effrayait ... un peu. Ou beaucoup. Connaissant la "santé" du jeune homme, c'était plutôt "beaucoup".

Lust récupère le sachet avec toute la gourmandise qui est la sienne associée à la faim qui lui tordait l'estomac présentement. Sa main plonge à l'éinterieur, sortant un beignet couvert de sucre qu'il observe un instant. Un petit soupire de bonheur -sans mentir- franchit ses lèvres. Ouf, heureusement, Ryo n'avait pas pensé "à sa ligne". Il mord dans la pâtisserie et un "hum !" très inspiré lui échappe en sentant le goût de la confiture à l'intérieur. Ca c'était parfait... Y avait pas mieux que ce genre de choses pour le consoler et lui remonter le moral...!

- C'est lui qui m'a dit que je pouvais monter regarder la télé.

Il revient mordre dans la pâtisserie avec un plaisir non feint et finalement il arque un sourcil :

- Tu vas rester debout ? Tu as fait quoi ?

Ryo pince les lèvres lorsque finalement, Lust lui dit qu'il a vu Makoto. Ah ? Eh bien le jeune homme semblait bien occupé tout à coup... L'homme grogne aux paroles de Lust, haussant les épaules. Il partirait à la chasse aux Makotos plus tard... Pour le moment... Il soupire, observant à gauche et à droite. Il n'était pas venu bien souvent ici. Trois fois, en fait. Une fois pour monter une boîte. Une autre fois pour accompagner Makoto jusqu'à sa nouvelle chambre et rester avec lui pour s'assurer qu'il reprenait des couleurs autres que le bleu qui sertissait ses lèvres. Et finalement, une dernière encore la nuit, parce que Makoto était en pleine crise de manque. Tant et si bien que de cette fois, Makoto ne se souvenait pas. Et ce n'était pas Ryo qui allait le lui rappeler... Bref. L'homme fini par dégager une chaise en bois de quelques boîtes. Il l'attire près du futon, puis se laisser tomber dessus.

- À peu près rien d'intéressant. Alors tu en avais marre de ma chambre ?

Lust se lèche les doigts pour en retirer le sucre avant de regarder à l'intérieur. Il y a une seconde pâtisserie ! Il s'en saisit avant de relever les yeux sur le blond, ignorant volontairement le malaise de la matinée pour le moment.

- Je passe ma vie dans des chambres, j'en avais marre, je voulais sortir.

Il regarde autours de lui, soupirant :

- Oui, une autre chambre finalement... mais y a la télé ici...

Ryo hausse les épaules, croisant les bras et les jambes, mais en posant seulement une cheville sur son genou.

- Oui bon, c'est pas comme si les chambres ici t'évoquaient des souvenirs "particuliers"...

Ce disant, il envoie malgré lui un regard noir au jeune homme. Mais bien vite, le blond se retourne vers la télévision, observant sans vraiment y faire attention ce qui s'y passe.

- Y a pas que ça à faire ici... Si t'es moindrement doué au poker, plusieurs mecs se réunissent dans le salon pour y jouer. Et puis, j'ai la TV moi aussi, tu l'as juste pas trouvée... Je te croyais plus fouineur que ça, tiens.

Ho vraiment ? Il avait la télé ? Non, il n'avait effectivement pas vu. Pourtant il avait jeté un coup d'oeil hein... mais pas assez bien visiblement. Lust termine presque sa seconde pâtisserie, laissant entre ses doigts l'équivalent d'une bouchée avant de se mettre à genoux venant Ryo, posant une main sur une cuisse avant de tendre la pâtisserie vers les lèvres de l'homme, une petite moue boudeuse aux lèvres :

- T'arrêtes avec tes regards noirs oui ? Tiens mange, ça rend de bonne humeur le sucre.

Quand au sujet du poker, il savait "un peu" jouer. Du moins il connaissait les bases. Mais...

- Crois le ou pas, je ne joue pas à des jeux d'argent. Tu vas encore m'insulter mais j'y tiens trop pour ça. Tu as vu mon appartement non ? Je dépense pas non plus comme un con.

Il soupire :

- Et puis j'ai pas vraiment envie de faire ami-ami avec....

Il se râcle la gorge, ne terminant pas. Avec des clients potentiels quoi...

Ryo soupire, bras toujours croisés. Il s'adoucit néanmoins, venant glisser une main dans les cheveux de Lust avant de saisir la pâtisserie pour la glisser entre ses lèvres, mastiquant sans réelle envie. C'était peut-être méchant à dire, mais Lust lui faisait pitié. Rien de moins... Et ce n'était pas voulu. Bref...

- Alors tu fais ami-ami avec qui, Lust ? Parce que tu parlais vraiment de ne pas être copain avec des membres d'un gang ou bien avec de peut-être futurs clients ? Si c'est la dernière option et puisque tu vois tout le monde comme un porte-feuille ambulant, alors tu as des amis, mis à part les putains que tu fréquentes ?

Il observe longuement Lust avant de finalement conclure :

- C'est triste. Tu es triste.

Ok... Comment briser la bonne humeur revenur en quelques phrases made in Ryo... Lust se recule, un soupire excédé franchissant ses lèvres. Il envoit un regard de désapprobation et d'agacement à Ryo :

- Tu me trouvais trop souriant et tu as jugé que me rabaissé serait sympa ?

Ryo hésite... et finalement, très sérieusement, il hoche la tête de gauche à droite.

- Non. Même que ça fait plaisir de te voir sourire. Mais je ne peux pas m'empêcher de me demander comment tu fais pour vivre comme tu le dis. Je ne suis pas un Makoto en puissance, rassure-toi. Mais il faut être fou pour croire qu'on peut vivre sa vie complète seul et avoir tout ce dont on a besoin.

Un petit sourire glisse sur les lèvres du blond malgré lui alors qu'il murmure :

- Au moins, tu es pris avec moi pour le reste de tes jours... Ou des miens, pour être plus exact.

Lust ne dit rien pendant quelques minutes, sa main revenant chercher la télécommande qu'il tripotte quelques instants sans chercher à changer de chaîne ou à se retourner vers la télévision. Lust relève les yeux sur Ryo, tout aussi sérieux que le blond :

- Pourquoi les gens que je fréquente devraient être de mauvaises personnes ? Parce qu'elles font mon métier ? Donc en fait, je devrais me détester c'est ça ? Tu côtois des violurs et des drogués, en quoi ta vie est meilleur que la mienne ?

Nouveau soupire un peu irrité pendant lequel son regard fait le tour de la pièce jusqu'à se refixé sur l'homme en face de lui :

- Ca te choque que je puisse m'aimer comme je suis ? Que je sois aussi prêt de l'argent ? J'ai vu la différence entre "en avoir beaucoup" et "ne pas en avoir du tout". Et je ne veux plus faire partit de la seconde catégorie. Point barre.

Ryo hoche la tête négativement à tout ce que peut lui dire Lust. Il lève une main, demandant un moment de silence alors que c'est sa voix à lui qui s'élève.

- Non, je ne crois pas qu'un prostitué soit automatiquement une mauvaise personne. Sinon, je ne t'aurais sûrement pas fait du rentre-dedans ces derniers jours. Je ne crois pas non plus que le fait que tu t'aimes ainsi soit choquant. Seulement, tu présumes un peu trop sur la vie alors que tu n'en as vu encore qu'une petite partie. Je ne suis pas sage, je ne suis pas non plus si vieux que ça, mais je sais que quand on croit avoir tout découvert, une dure réalité nous frappe pour nous faire réaliser que finalement, on est peut-être pas aussi complet qu'on le désirerait.

Il hausse les épaules, son regard se posant à nouveau sur la télévision.

- Tu vois, c'est un peu de ça que j'ai peur pour Makoto... Il croit que sa vie va se résumer à ça. À ce qu'il a présentement. Alors que pourtant, il est bien plus fort qu'il ne le croit. J'suis certain qu'il y a encore plein de trucs géniaux qui l'attendent. Mais à stagner comme il le fait, il en rate quelques uns...

Et alors quoi ? Lui aussi stagnait et ratait des trucs c'est ça ? Comme quoi ? L'amour ? Ben voyons... En plus, mattez un peu qui lui faisait la leçon sur la façon de s'épanouir dans sa vie...

- Bien, alors si tu es aussi convaincu, tu dois avoir apprivoisé le passer. Parle moi du Ryo "avant" Kikikan ?

Ryo hoche lentement la tête de gauche à droite.

- Non, justement, le Ryo d'avant Kikikan n'était pas le Ryo qui vivait chaque jour pleinement. Et de toute façon, tu ne me croirais même pas. Je suis né le jour où on m'a recueillit parmi le groupe, je te l'ai déjà dis.

Lust garde le silence une seconde et finalement il s'allonge complètement sur le futon, les mains croisées sur son ventre. Son coeur bat plus ou moins rapidement alors qu'il propose :

- Si tu m'en parle un peu, je te donne mon prénom...

C'était peut être pas super égale mais bon... De son point de vu, c'était une info que personne n'avait alors...

Ryo lance un petit regard en coin à Lust. Allons... Son prénom contre des infos sur son passé ? C'était assez peu égal comme marché, non ? Alors Ryo ajoute tout de même une clause...

- Et j'ai le droit de t'appeler par ce prénom.

Lust fronce les sourcils, tournant la tête vers Ryo, pas réellement ravit à cette idée...

- Pas en public...

Ryo soupire avant de finalement opiner, un peu malgré lui. Bon... Pas en public. Mais il trouverait bien une variante. Parce que mine de rien, il parlait couramment anglais et avait pleinement conscience d'appeler Lust "luxure". C'était.. un peu traumatisant, non ? Ryo ferme les yeux, comme s'il devait faire d'immenses efforts pour se souvenir parfaitement, ce qui n'était pas non plus complètement faux. Et finalement, après un petit temps de battement, il commence. Ce serait probalement assez bref, mais concit.

- J'ai été accueillis par les Kikikan à l'âge de 16 ans.

Ça faisait déjà 21 ans... presque 22 ans, qu'il était ici. Il s'en surprenait lui-même. Le temps passe tellement vite, c'est effrayant.

- Je suis encore en contact avec ma mère. Je crois que c'est important à savoir. Ma mère était enseignante. Elle a pris sa retraite depuis. Mon père était juge en cours suprême. Lui est décédé. Ne sois pas désolé. C'est moi qui ai ordonné son meurtre. J'habitais dans une maison luxueuse, voire un manoir... Oui, c'était probablement plus ça. Avec la grande fontaine en avant. Je m'en souviens. Elle me faisait horreur. C'était en marbre blanc. Une sirène avec les cheveux dans le vent. De l'eau giclait de sa bouche et elle me fichait une de ces peurs monstre quand j'étais encore gamin !

Il a un petit rire amer à ces souvenirs. Saloperie de sirène...

- Son visage était tout tordu... Du moins il me semblait à moi. Je fréquentais les écoles privées. J'avais les meilleures notes de ma classe. J'avais intérêt, sinon mon père m'attendait à l'entrée avec sa ceinture. Quand mon bulletin était parfait, je m'en tirais, heureusement. Mais ça te coupe l'envie des études le temps de le dire... Ma mère s'occupait de moi quand mon père était absent. Quand il était là, elle devait s'occuper de lui, sinon j'avais encore droit aux coups de ceinture. Enfin... je dis ça, mais il avait aussi une espèce de raquette en bois exprès pour taper. C'est joyeux, je sais. Et aussi les règles en fer sur les doigts. Ça, je m'en souviens encore mieux, je crois.

Il rouvre les yeux, ceux-ci encore plus noirs que quelques minutes plus tôt, si c'est possible. Ça le mettait souvent dans tous ses états de parler ainsi de son père...

- Ma mère avait peur. Alors je lui ai pardonné. Reste qu'à 14 ans, j'ai fais mon sac et je suis partis. Ça été la misère dans les rues. J'ai faillis faire le trottoir, justement... C'est drôle, hein ? Mais mon premier "client" a été le chef des Kikikan. Il m'avait vu me battre dans une ruelle pour un morceau de pain. Un vrai chien qu'il a dit. Après deux ans de bataille, on connait ça. Et me voilà maintenant. Un nouveau Ryo pour le mieux.

Lust écoute sans rien dire, sans s'émouvoir non plus au départ. Ou plutôt sans le montrer. Toute son attention est concentré sur le récit qui lui est fait. Et au début il y cette explication longue et pas vraiment utile sur la fontaine... une façon de noyer le poisson c'est ça...? Finalement il se redresse au fur et à mesure, se crispe alors qu'il est question de coup de ceinture, de bagarre de rue... Au bout du compte il se redresse, se met même debout et se penche sur Ryo, le prenant dans ses bras mais sans essayer cette fois de jouer de ses charmes. Etreindre juste pour étreindre. Parce que oui il en était capable même si tout le monde croyait le contraire. C'était juste qu'il le faisait pas facilement. Finalement, ils avaient commencé et finit plus ou moins au même endroit non ? Les coups mis à part s'entend... Et puis après, ils avaient eu des chemins différents, guidés par des gens différents...

- Non...

Il fait une pause avant de préciser :

- Ce n'est pas drôle.

Il dépose un baiser bref dans les cheveux blond en serrant un peu plus l'homme contre lui. Lust laisse passer un long moment et de mauvaise grâce il lâche :

- Maiya.

Ryo détourne le regard lorsque Lust vient le serrer dans ses bras. Il ne voulait pas de pitié ou de réconfort. Il n'avait plus mal. Ça faisait trop longtemps. Maintenant, c'était oublié. Mais, il n'a pas non plus le coeur de repousser le jeune homme. Il glisse même un bras autour de sa taille, l'attirant à lui pour l'assoir sur ses genoux. Ses mains ne se baladent pas sur le corps pourtant désirable. Il pose seulement son front contre l'épaule du jeune homme, poussant un long soupir. Pas drôle ? Il aimait mieux en rire, même s'il avait l'impression de devenir un salopard de vieux amer lorsqu'il en parlait. Pour les fois qu'il en parlait... Makoto savait. Juste Makoto. Et maintenant Lust. Non... Maiya... À cette révélation, Ryo dépose un baiser sur le bras du jeune homme avant d'avouer :

- J'aime beaucoup ce prénom. C'est tout en charme. Comme toi.

Lust se recule un peu, passant sa main sur la joue du chef de bande, glissant ses doigts sous son menton pour lui relever légèrement la tête et le regarder comme il faut dans les yeux.

- C'est mon père qui l'a choisit. C'est son second prénom.

Il soupire en haussant les épaules :

- Peu importe.

Il observe les yeux bruns un instant et finalement vient dégager une mèche blonde ou deux, repensant à ce que l'homme lui avait dit. A propos de son père, de sa mère...

- Et l'avenir ? Tu le vois comment alors ?

Ryo ne sait trop si c'est positif ou négatif, que ce soit son père qui ait choisit son prénom. Visiblement, négatif... Mais ce n'est qu'une supposition, après tout. Le blond continue d'observer le joli jeune homme, songeur. Maiya... Il s'y ferait rapidement. C'était très joli... À la question de Maiya, il hausse les épaules.

- Je ne sais pas. Je le vois positif, au moins. Je crois que je serai encore ici. Peut-être pas ici "ici", mais avec les Kikikan. C'est ma famille. Mon chez-moi. Ils sont un peu comme mes enfants, même ceux qui sont plus vieux que moi.

Il grogne, songeant au fait qu'ils étaient rares à être plus vieux que lui, pour dire vrai...

- Mais pour le reste, c'est un grand mystère. C'est peut-être mieux ainsi ?

Il hésite, puis ajoute :

- Mais si la question c'est ce que j'aimerais avoir dans l'avenir... Probablement un compagnon de route. Quelqu'un qui sera une constante près de moi. Que j'aimerai et qui me le rendra bien malgré mon manque de classe flagrant et tout ce qui l'accompagne.

Curieux, il ne peut s'empêcher de demander :

- Et toi ?

Lust écoute à nouveau sans rien dire, caressant de son pouce la jou où la lèvre inférieur qui bouge au rythme des mots qui sortent de la bouche de Ryo. Il s'assombrit légèrement quand il parle d'être accompagné. Il avait des doutes sur ce qu'on appelait "fidélité". Son traumatisme n'était sans doute pas aussi grand et aussi violent que celui qu'avait vécu Ryo dans son enfance. Mais c'était quand même celui d'un gamin de 9ans et ça comptait. Quand la question lui est retourné il se penche et dépose un baiser sur les lèvres de Ryo, se brisant presque le coeur à le faire avant de se reculer pour essayer de faire le point. Comment il voyait l'avenir...? Un petit sourire un peu peu triste passe sur ses lèvres :

- J'en sais rien... J'ai déjà du mal à savoir ce que je ferais demain. Je ne compte pas me prostituer toute ma vie. Juste... Tu vas me détester et m'insulter mais peut être que j'ai espoir de trouver quelqu'un qui pourra s'occuper de moi, me permettre d'éviter de faire le trottoir, me donner... Ce que je mérite.

C'était prétencieux ? Et alors...

- Quand à la notion d'amour... C'est vraiment une souffrance que j'aimerais être capable de m'éviter...

Ryo se laisse bercer par les petits gestes tendres qu'a Maiya pour lui. Il sait que ça ne va pas durer et compte en profiter au maximum. Et pourtant, il bouge à peine, laissant le jeune homme le toucher sans pour autant le faire plus que pour une caresser ou un baiser sur le bras, juste sous l'épaule. Peut-être qu'il avait peur qu'à trop prendre, Maiya se referme à nouveau complètement... Ryo opine brièvement aux paroles du jeune homme avant de constater, un peu mélancolique :

- Alors la personne qui te dira "je t'aime" te sera désagréable ?

Lust hoche négativement la tête avant de corriger :

- Seulement celle à qui j'aurais envie de le dire.

Ryo hoche lentement la tête d'haut en bas, soudainement las. C'était voué à l'échec. Oh, il ne fallait pas se mentir. Il avait très bien compris qu'il était attiré par Maiya.

- Alors qu'est-ce que je dois faire pour continuer à t'être agréable ?

Prétencieux ? Peut-être... Mais après tout, Maiya n'avait-il pas changé de comportement depuis leur première rencontre ?

Les deux mains de Lust se posent cette fois sur les joues de Ryo et il l'observe un long moment. C'était rellement une question piège. Finallement, il pose honnêtement tout haut une question qui était plutôt une affirmation :

- Il y a un truc n'est ce pas ? Entre toi et moi.

Ryo ne peut cacher la surprise qui l'anime lorsque Maiya pose directement la question qu'il redoutait tant. Du moins, à laquelle il aurait préféré ne pas répondre tout haut. Car le dire, c'était ne plus pouvoir affirmer le contraire par la suite... Néanmoins, il franchit la petite distance le séparant de Maiya pour poser ses lèvres contre les siennes dans un baiser tout chaste.

- Oui. C'est indéniable. Il y a quelque chose entre toi et moi.

Il soupire, s'adossant à nouveau complètement contre la chaise.

- Mais qu'est-ce qu'on en fait...?

"Quelque chose". Mais est ce qu'ils en voulait seulement...? Lust relâche Ryo, hésite un bref instant et finalement se penche pour reprendre un baiser un peu plus appuyé que ceux qu'ils avaient échangé mais sans approfondir, autant par peur d'être repoussé que d'en vouloir plus. Il se recule, prêt à se relever, passant une main dans ses cheveux et finalement il hausse les épaules, déboussolé :

- On se hurle dessus en premanence, je vais probablement démarcher des gens de ta bande histoire de payer mon loyer... Je pense qu'il y a pas grand chose à y faire...

Ryo profite de ce baiser comme d'un homme qui serait perdu en plein désert depuis des jours sans possibilité de boire. Il glisse doucement les mains autour de la taille de Maiya, l'attirant un peu plus à lui. Et lorsque le juene homme tente de s'éloigner, il le retient, suppliant presque du regard pendant quelques secondes.

- C'est parce que nous n'avons pas encore fait le choix...

Il hésite avant de finalement conclure :

- Attendons. N'en parlons plus. Attendons encore un peu... C'est trop tôt.

Trop tôt ? Du point de vu de Lust c'était "trop tard". Parce qu'il était déjà en lutte avec lui même.

- Je ne peux pas me prostituer ici.

Ca en voulait pas dire qu'il ne pouvait pas le faire tout court... Enfin... Oui mais disons que c'était plus facile de dire qu'il ne pouvait pas le faire sous le toit de cet homme là. Il se sentait complètement épuisé tout à coup.

- J'ai pas envie d'en discuter.

C'est un réel soupir de soulagement qui se fait entendre lorsque Maiya déclare qu'il ne peut pas se prostituer ici. Ryo ferme les yeux un moment pour reprendre contenance, hochant néanmoins la tête d'haut en bas. De toute façon, il les aurait tués... Tous ces salauds qui auraient posé leurs mains sur Maiya. Sur Lust... Il serre le jeune homme contre lui, rouvrant les yeux.

- Alors pour le moment, descendons juste à la chambre. Je t'avais amené un truc...

À nouveau, il parle sur un ton un peu plus rauque et désintéressé, peut-être légèrement violent. Le Ryo de d'habitude. Néanmoins, il rajoute rapidement :

- Je l'ai laissé là-bas que parce que je ne te trouvais pas , hein...

C'était pas une tactique pour le ramener dans la chambre... Quand même...

Perplexe au départ, un sourire amusé revient finalement flotter sur les lèvres de Ryo. Il lui avait "ramené un truc" ? Ca c'était mignon ! Tout excité à l'idée de voir ce que ça pourrait être, il n s'intéresse pas d'avantage à ce que l'homme lui dit, quittant ses genoux pour se diriger vers la porte puis descendre les escaliers rapidement, curieux. Venant de Ryo ça pouvait être à peu près n'importe quoi... Et ça avait un petit côté flippant. Il entre dans la chambre et regarde le lit... Et pas besoin d'ouvrir le sachet pour savoir ce qu'il y a à l'intérieur. Il n'entre pas tout à fait dans la chambre, tournant plutôt la tête en indiquant le sac plastique :

- C'est vraiment le sac qui vient de la boutique ou alors le sac n'a rien à voir avc ce qu'il y a à l'intérieur...?

Ryo lève les yeux au ciel lorsque Ryo bondit hors de la chambre pour descendre d'une traite les escaliers. Il le suit, plus paresseusement, les mains dans les poches. Un de ses hommes passe près d'eux. Il lance un regard interrogateur à Ryo, mais celui-ci lui lance un regard du genre "Oh tu sais, les femmes...". Mais là, c'était plutôt "Oh tu sais, Lust...". Aucune question à poser. Il s'arrête devant la porte alors que Maiya n'entre même pas encore dans la chambre au complet. Grognant le petit blond glisse ses mains sur la taille du jeune homme, le poussant doucement à l'intérieur avant de refermer la porte derrière eux.

- Non. J'ai trouvé une vieille paire de godasse en chemin et j'ai pensé que ça ferait plus classe dans ce sac là alors je suis rentré pour leur en demander un en plus d'une boîte.

Il lève les yeux au ciel encore une fois, marmonnant :

- T'es mieux d'aimer... J'ai cru qu'ils allaient sortir les chiens de garde quand ils m'ont vu entrer là-dedans... J'suis certain que je dois mon entrée là qu'à la chance, rien de plus.

Et pas con, il avait fait enlever le prix et tout et tout. Il ne voulait pas que Maiya sache qu'il avait payé pour ces souliers le prix qu'une nuit avec le prostitué lui aurait probablement coûtée...

Lust ne lâche pas des yeux le sac plastique, pas même quand Ryo le pousse à l'intérieur de la chambre ou que quelqu'un passe près d'eux. Il adorait les chaussures. D'ailleurs Ryo devait le savoir parce que son placard à chaussures était particulièrement encombré. Est ce que c'était pour ça que l'homme lui en avait acheté une paire ? Son coeur bat vite, c'est stupide... Mais c'était la première fois depuis vraiment très longtemps qu'on lui offrait quelque chose de valeur qui lui plaisait et pas pour une histoire de fesses... Lust vient finalement rapidement jusqu'au lit, s'agenouillant devant, ouvrant d'une main le sac pour regarder à l'intérieur, presque... intimidé, comme un con. Finalement il sort la boîte, l'ouvre... Et est vraiment très agréablement surprit de voir une très, vraiment très jolie paire de souliers fin... Il en sort une, la regardant sur la longueur et un petit sourire amusé glisse sur ses lèvres en s'apperçevant que la pointure était la bonne. Il ne disait rien mais il en remarquait des détails le petit blond hum...?

Finalement en quelques secondes Lust se débarasse de ses chaussures et de ses chaussettes pour les passer. Il observe ses pieds, ravit, se met debout, marche un peu pour les tester, lève le bas de ses jeans et remonte les yeux sur Ryo, aux anges :

- Elles me vont bien ?! Non ne dit rien, évidemment qu'elles m vont bien !

Il ne les aurait probablement jamais acheté lui même... parce qu'il ne portait pas beaucoup de chaussures de ce type, si fin... mais celles là... C'était un cadeau alors elles étaient encore plus belles ! Et comme il ne faisait pas la réflexion tout fort, tant pis si c'était con ! Finalement, il vient resserer le blond contre lui, euphorique :

- Merci !

Il prend néanmoins une seconde pour demander, légèrement soucieux :

- Mais elles ont dût couter cher non...?

Ryo a un petit sourire malgré lui. Il ne comprendrait sûrement jamais comment on pouvait faire pour être aussi porté sur l'argent, mais soit... C'était probablement une valeur qui se défendait malgré tout. Il ouvre la bouche pour commenter sur la petite parade de Maiya, mais ce dernier l'interrompt avant qu'il n'ait le temps d'en placer une. Alors il continue de sourire peut-être un peu connement, mais c'était bien payé ces petits achats parce que le sourire qu'affiche Lust est tout simplement ravissant. Glissant doucement ses bras autour de la taille fine, il hausse les épaules à la question...q ui n'en était pas vraiment une, non ?

- Je peux me le permettre.

C'est tout ce qu'il dira sur le sujet. Il hésite, puis finalement, relâche Maiya pour s'assoir sur son lit, en tailleur, ignorant le fait que ce genre de position lui donne un air juvénile qu'il essaie pourtant de chasser.

- Je n'aime pas jouer la carte de l'argent avec toi. J'ai l'impression qu'en le faisant, je marche sur la corde raide. Mais tu ne le prends pas mal, non ? C'est juste moi, finalement, qui le prend mal et qui me trouve salopard de te faire des cadeaux...?

Lust vient s'installer près de Ryo sur le lit, amusé de le voir dans cette position qui le rajeunissait encore mais ses yeux se reposent sur ses pieds. Ouais, il adorait ses nouvelles chaussures, il avait le droit d'en profiter non ? Et finalement, aux questions de Ryo il tourne la tête vers lui, un sourire amusé aux lèvres :

- Si tu comptais te servir de ces chaussures pour m'acheter, tu l'aurais fait avant non ? Ou du moins, depuis que je les ai vu, tu m'aurais proposé quelque chose.

Finalement il redevient un peu plus sérieux et un peu plus touché :

- Elles me plaisent beaucoup...

Ryo en rougirait de plaisir. Mais, il baisse la tête, feignant de s'intéresser à un fil qui dépasse du bout de son jeans, le triturant un moment. Finalement, une fois cet élan de joie passé, il relève la tête, un petit sourire encore sur les lèvres.

- Je suis content qu'elles te plaisent. J'espère qu'elles vont être un minimum confortable...

Il fait la grimace, prouvant qu'il avait du mal à le croire...

- Bon, alors c'est possible que parfois, tu reçoives d'autres... trucs.

Lust rosie de plaisir à cette affirmation et surtout, devant la bouille gênée de Ryo. Il se penche sur lui, rieur, avant de demander :

- Et si je t'embrasse pour te remercier, tu vas encore y voir une réaction dûe à mon métier ou pas ?

Ryo laisse échapper un peu malgré lui un petit rire. Il n'hésite pas avant de sagement hocher la tête de gauche à droite, visiblement ravit.

- J'y verrais seulement un remerciement tout de même bien mérité, puisque je suis un exemple de sagesse à ton égard !!

Lust lève les yeux au ciel : ce qu'il fallait pas entendre. Néanmoins il ne se braque pas. Pas maintenant, pour une fois que Ryo faisait un bon geste vers lui et qu'il avait envie d'en faire un, lui aussi. Alors il vient plus près, se passant la langue sur les lèvres pour les humidifier légèrement mais il ne prend pas des longueurs qu'ils n'avaient ni l'un ni l'autre l'habitude de prendre sans doute. En quelques instants ses lèvres rejoignent celles du blond, les embrassant avec insistance, sa main glissant dans la nuque tendue, massant légèrement alors que sa langue passe sur les lèvres du blond, demandant un accès privilégier avant même que Ryo le fasse lui même. Parce que c'était lui qui le donnait ce baiser non ?! Il capture finalement complètement la langue de Ryo, s'en donnant à coeur joie, ne jouant pas sur la pudeur, y prenant tout ce qu'il pouvait y prendre, déchargeant la frustration des dernières 24h, les envies, les désirs... Remettant plus ou moins les compteurs à zéro avant de s'écarter... Pour se rendre compte que ça ne les avait pas du tout remit à zéro...

Mais au moins il en avait pleinement profité. Un petit sourire espiègle passe sur son visage :

- J'espère être la personne qui t'a le mieux remercier jusque là au moins, que mon égo s'en relève...

Ryo pousse un petit soupir de contentement en accueillant le jeune homme dans ses bras. Il ferme les yeux, les sens en alerte. Les lèvres viennent se poser sur les siennes sans tergiverser. Ils n'étaient pas fait pour ça ni un, ni l'autre, n'est-ce pas ? L'homme attire Maiya un peu plus à lui. Son désir d'approfondir ce baiser d'abord sage, mais sûrement pas chaste lui vient au même moment où Maiya prend les devants. Okay... il fallait lui donner ça : il savait appréhender ses désirs. C'était peut-être parce qu'il en avait l'habitude. C'était peut-être aussi parce qu'ils désiraient la même chose. Il ne le savait pas trop et ça importait peu. Ryo s'en donne à coeur joie, répondant à la passion de Maiya par une passion encore plus forte si possible. Si quelqu'un était entré ici en ce moment même, il aurait forcément cru qu'ils allaient s'envoyer en l'air dans deux secondes, qu'il y ait un lit ou pas. Mias sagement, Maiya met fin à ce baiser. Ryo le rattrape cependant avant qu'il n'aille trop loin, déposant un baiser plus sage sur les lèvres indescentes. Mais un seul.

- Ton égo est déjà plus gros que toi. Je me demande comment tu fais pour tout rentrer ça dans un aussi petit corps !

Il rigole, avouant néanmoins :

- C'est le genre de baiser que je partagerais encore volontiers. Et n'importe quand.

Et lui donc. Difficile à admettre mais sa libido le chatouillait. Et ça n'avait rien à voir avec le fait qu'il n'avait pas fait l'amour depuis environs 24h et que c'était inhabituel. Néanmoins il ne parvient pas à se faire à l'idée de faire ce pas lui même alors ne dit rien, ne bouge pas, se contentant de se passer une fois la langue sur les lèvres pour récupérer un peu de cet arôme particulier qui lui était resté sur les lèvres. Il ne dit rien pendant un moment, se faisant la réflexion qu'il rappelerait cette information à Ryo si besoin plus tard, quand il serait encore frustré après lui. D'autant qu'il pouvait parler en terme d'égo non ?

- Le tien prend au moins autant de place dans un corps encore plus petit, alors je suis tranquille...

N'importe quand hum...? C'était intéressant... Et flippant. Vraiment flippant...

Ryo grogne lorsque à nouveau, Maiya parle de sa taille. Mais cette fois, pas l'ombre d'un coup du plat de la main ne vient obscurcir leur tableau. Ryo n'y songe même pas et s'il s'en était rendu compte, ça l'aurait probablement choqué. Mais il n'y pense pas et c'est bien ainsi. Il se laisse plutôt tomber complètement sur le lit, attirant Maiya contre lui. Ce simple mouvement mêlé aux sensations de ce baiser haut en couleur qu'ils venaient d'échanger le rend toute chose. Il étreint Maiya et une étrange chaleur se glisse en lui, se présisant dans ses reins. Zut... Il allait être terriblement frustré aujourd'hui et ça, c'était pas cool... vraiment pas ! Il ferme néanmoins les yeux, se raclant la gorge, peut-être un peu mal à l'aise. C'est la nature qui reprend ses droits, comme il aimait si bien le dire...

- Je suis bien, comme ça... Avec toi.

Qu'il n'en attende pas plus. C'était déjà beaucoup pour Ryo. Mais ça voulait tout dire, non ?

Un petit rire à peine discret passe les lèvres de Lust mais il ne dit rien, s'amusant au contraire à prendre un peu plus ses aises par dessus Ryo, jouant un peu avec le feu autant pas amusement que par plaisir. Il finit néanmoins par se poser, plus sage, étreignant le blond contre lui pour profiter de ce moment où tout allait bien. Où il n'y avait plus ces histoires de mafia, de trottoir, de n'importe quoi... Un petit soupire tranquillement pas ses lèvre et il se cale correctement.

- J'avoue... Je suis bien.

Pas besoin de le formuler autrement. C'était probablement aussi dur pour l'un comme pour l'autre de l'admettre... Et leurs deux caractères fort n'avaient probablement pas finit de faire des étincelles... Mais aussi violents qu'étaient les orages entre eux, l'attraction présente le reste du temps l'était encore plus...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

7. Je ne t'achète pas, apprivoise moi...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Cassis :: Kikikan 危機感-