Cassis

 
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 4. Je te ferai taire

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Freya


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MessageSujet: 4. Je te ferai taire   Mar 14 Sep - 20:17


Un résumé de la soirée ? Ennuyant à crever. Makoto et lui était resté dans la chambre sans s'adresser un seul mot, on aurait pu entendre une mouche voler et chacun était soigneusement de son côté. Et puis il y avait eu un peu d'agitation dehors, Lust s'était levé pour aller à la fenêtre et voir que Ryo était rentré. Ce dernier avait ouvert la porte de la chambre, Makoto en avait profité pour filé et un sac avait été purement et simplement bazardé dans la pièce avant que la porte... Ne se referme. Le jeune prostitué était resté con une seconde et finalement il avait sauté sur la porte pour l'ouvrir et tombé nez à nez avec deux types qui d'un seul regard lui avaient fait comprendre que c'était mieux pour lui de ne pas franchir le seuil de cette porte. Alors il avait essayé un peu, pour tester et devant le sourire très amusé d'un des deux qui avait sortit un cran d'arrêt, il avait renoncé, faisant un pas en arrière et fermant à nouveau la porte. Mais c'était quoi ces manières de merde...?

Alors Lust en était revenu au sac à dos qu'il avait ouvert pour y trouver pêle-mêle ses affaires... Qu'il avait posé tranquillement dans un coin, faisant le tri de ce qui avait été prit, nottant l'absence de vêtement de nuit... Ok il avait pas précisé mais bon... Pas qu'il dormait en pyjama chez lui mais présentement, il n'était pas chez lui justement... Bref. Lust avait attendu encore un peu, feuilletant deux ou trois bouquin, zieutant ce qu'il y avait comme CD de musique, faisant les 100 pas... Et toujours personne qui pointait le bout de son nez dans la chambre... Il avait rouvert la porte à deux ou trois reprises, mais les 2 crétins étaient toujours devant... Et finalement il avait investit la douche, bloquant bien le verrou, au cas où, avant de profiter d'une douche brûlante avec SON gel douche, qui parfumait un peu l'atmosphère d'une odeur sucrée et fruité. Il enfila ensuite un pantalon en toile qui ferait l'affaire pour tout pantalon de nuit puis un t-shirt qu'il avait trouvé dans une armoire de Ryo et qu'il soupçonnait ne pas lui appartenir vu la taille.

Finalement il s'était couché, prenant largement tout la place, essayant d'être plus ou moins attentifs aux bruits de la maison tout de même. La nuit avait remplacé la clarté du jour et bien qu'il ne se couchait jamais si tôt, Lust s'était endormit. Et c'est en grognant qu'il avait accueillit le bruit de la porte qui s'ouvre et se referme. Encore qu'en se rappelant où il était, ça l'avait juste fait sursauter et se redresser à genoux sur le lit, saisissant le premier bouquin qu'il avait pu saisir sur une tablette pour le jeter purement et simplement à la figure de la personne qui était entrée ! Jusqu'à ce qu'il se rende compte de qui était la personne en question... Une main sur le coeur, les yeux encore écarquillés de stupeur et le coeur battant à tout rompre, Lust commença à se plaindre, évitant inconsciemment de trop élever la voix parce que l'horloge indiquait 4h du matin et que généralement, les gens dormaient à cette heure ci...

- Tu m'as foutu une trouille bleue !!! Mais ça va pas de rentrer à des heures pareilles !!

Ryo était fatigué. Même plus que ça... À cause de cet idiot - et séduisant - de Lust, il avait dût faire des heures supplémentaires. Ou du moins, il était resté éveillé à lui parler pendant qu'il aurait dût dormir. Mais pas moyen de se reposer : il devait sauver sa peau. Lust n'aurait jamais idée à quel point parcourir les rues d'Osaka lui avait été pénible aujourd'hui. Il avait dût aller chercher tous ses trucs et... Bon sang, il était tombé sur un autre type de la mafia qui, heureusement, n'avait pas fait attention à lui. Mais le coeur, lui, avait pompé plus rapidement que d'habitude et c'était presque en état de choc qu'il était entré chez Lust. Il ne connaissait pas du tout l'appartement, mais s'y était étrangement sentit en sécurité ! Là, il avait pris son temps. Il avait fouiné un peu à gauche et à droite, songeant qu'il était sûrement le seul mec auquel Lust essayait de vendre ses charmes qui était entré ici. Mais rien n'avait été déplacé. Ryo avait d'autre chose à faire, tout de même... Il avait emplit un sac à dos de divers produits, espérant ne rien oublier.

Ce n'était pas tant pour plaire à Lust que pour éviter les cris... Une fois dans la chambre, il s'était souvenu de ce que Lust lui avait demandé. Des vêtements pour lui plaire, hein ? Alors il avait cherché dans la garde-robe qui, effectivement, était très bien - trop bien - rangée. Il avait trouvé ce qu'il cherchait une fois les vêtements de travail de Lust éloignés : des jeans qui seraient sûrement ajusté, mais vraiment à peine, une chemise blanche à manche longues, un t-shirt blanc, une autre chemise, celle-ci noire à manches courtes... Il n'avait pas pris les tenues complètes qui, à son goût, n'étaient jamais assez masculines. Et il n'avait même pas oublié les souliers confortable ! C'est qu'il faisait fort. Finalement, le sac était plein. Il était partit, verrouillant derrière lui puis glissant les clés dans le sac à dos. Il ressemblait à un écolier avec son sac sur les épaules et ça l'énervait profondément, mais en gentil petit garçon, il était revenu sagement jusqu'à la planque... pour repartir aussitôt. Il avait beaucoup de travail à faire aujourd'hui. Sa faute, en plus...

Et finalement, lorsque Ryo était revenu ce soir - nuit - il était cassé, crevé, désoufflé... Bref, il avait besoin de dormir ! Il était entré dans la chambre en renvoyant les deux hommes qui avaient remplacés ceux qu'il avait posté là juste avant de partir, puis avait verrouillé derrière lui. Pas le temps d'allumer la lumière qu'un livre lui passe par-dessus la tête, frôlant ses cheveux. Bordel... pour la première fois de sa vie, il était heureux d'être plus petit que la moyenne !! La lumière est ouverte rapidement et Ryo envoie un regard furibond en ramassant le livre, un de ses précieux livre de Stephen King. Sa voix est froide, mais terne. Trop fatigué pour s'emballer...-

- Si je voulais entendre des trucs comme ça, je serais marié ! T'avais qu'à pas te réveiller !

Eh bah logique... non ?

Lust lui en aurait bien passé un autre par la figure tien, rien que pour lui sortir une ânerie pareille ! Mais d'un geste rageur il vient plutôt s'installer dans le lit, ne faisant pas la moindre place pour suggérer à Ryo de venir l'y rejoindre :

- Premier arrivé, premier servit.

Ho bien sûr, il avait bien vu l'air complètement crevé de Ryo... Fallait être aveugle pour ne pas voir qu'il réclamait à corps et à cris quelques heures de sommeil là... Mais il aurait fallu y penser avant de le laisser tout seul dans cette chambre sans rien dire avec deux têtes inconnues et peu amènes devant la porte. Il avait même envisagé la fenêtre... Et renoncé rapidement. De toute façon, il serait aller où vu le quartier hein ? S'il avait seulement réussi à descendre de la fenêtre sans se rompre quelque chose...

Ryo lance un petit regard ennuyé à Lust. Il grogne quelque chose d'inaudible, mais pas besoin de comprendre : il n'avait vraiment pas la tête à endurer les lamentations de Lust. Retirant vivement son t-shirt, il le lance dans un coin avant de se diriger vers la salle de bain.

- J'espère que tu réalises à quel point ce que tu fais présentement est vain...

Sinon, c'est que c'est un pauvre con. Ryo lance un petit regard par-dessus son épaule à Lust avant de lever les yeux au ciel. C'était quoi ce truc qu'il portait sur le dos ? L'homme soupire, ouvrant la porte de la douche pour commencer à régler l'eau. Ahh... une bonne douche... que ce serait délicieux ! Et ensuite, hop, au lit !

- Tu fous quoi avec un t-shirt de Makoto ? Il est pas ici, alors tu l'as pris où ?

Lust descend les yeux sur le t-shirt qu'il porte et tire un peu dessus pour mieux en voir le dessus. Ha oui, Makoto. Qu'est ce que son t-shirt foutait dans le placard de Ryo ? Au moins ça lui permettait d'avoir quelque chose sur le dos... Finalement il se lève, allant jusqu'à la salle de bain, suivant des yeux les courbes et les angles du corps à demi dénudé devant lui. Et si de loin on pouvait confondre Ryo avec un adolescent, ainsi torse nu, c'était rigoureusement impossible... Il y avait quelques marques ici et là, sans doute les empruntes de la vie dans la rue... Quelques bleus aussi...

- Dans ton armoire. Tu ne m'as pas prit de vêtements de nuit chez moi.

Il fait une courte pause, se posant contre le chambranle de la porte, visiblement pas décidé à bouger de là.

- J'ai discuté avec Makoto. Outre son blabla d'homme hippies refoulés -ou pas refoulé d'ailleurs- et ses petits travers, il m'a apprit que tu m'avais mentit quand tu as dit que tu n'avais pas d'argent...

Dans son armoire ? Ah eh bien... Qu'est-ce que ça foutais là ? Bah, peu importe... Ça devait avoir été mélangé dans la machine à laver. Ryo hausse les épaules, ouvrant la pharmacie pour en sortir un petit tube d'aspirines. Il en prend trois... puis se ravise, en avalant une quatrième. Ça le soulagerait dans quelques minutes. Du moins, il espérait fortement ! Un nouveau grognement se fait entendre alors qu'en plus de rester là à l'embêté, il commence à parler d'argent - encore. Makoto... espère de grande gueule quand il s'y mettait...

- J't'ai pas mentit...

C'était vrai. Il se tourne vers Lust, croisant les bras.

- J'ai dis que j'avais pas d'argent pour te payer. C'est vrai. C'est une dépense que je ne ne prévois pas. Puis, tu as parlé de mes bénéfices de la journée. C'est aussi vrai que je n'avais pas fais assez d'argent pendant cette journée pour te payer trois jours de salaire. De toute façon, ça ne te regarde pas !

Lust relève le menton, dans une attitude fière, un petit "humpf" vexé franchissant ses lèvres. Il ne bouge cependant pas, continuant de faire face au petit blond qui vient de s'envoyer pas moins de 4 aspirines. Il songe à nouveau à ce qui avait été sa discussion avec Makoto et se fait curieux. En fait plus que ça, la question lui brûlait les lèvres tout à coup :

- Si Makoto me payait pour m'avoir, tu t'y opposerais ?

Ryo lève les yeux au ciel. C'était quoi ces questions de merde à quatre heures du matin ?! Ce garçon n'avait vraiment pas les priorités au bon endroit ! Lui voulait dormir. Et plus que ça même... S'il pouvait se réveiller dans trois jours, ça ferait bien son bonheur !!

- Pourquoi ? Makoto veut t'engager ? Excuse-moi, mais ça m'étonnerait grandement. Il est contre toute forme d'exploitation sexuelle que ce soit.

Lust a une petite expression agacée. Doublement agacée de se faire rappeler indirectement qu'il s'était prit une veste...

- J'ai dit "si" !

Ryo se tourne vers le miroir à nouveau, s'observant un long moment dans celui-ci avant de finalement baisser la tête pour s'asperger le visage d'eau. Questions débiles... Il n'allait pas se taire, un jour ?! Se redressant, il gronde :

- Non, parce que ça ne serait pas le Makoto que je connais ! Je t'ai dis qu'il avait horreur des abus sexuels et la prostitution, selon lui, en est un.

Lust pince les lèvres. Il n'avait pas sa réponse à sa question et ne l'aurait probablement pas. Ca lui apprendrait à avoir de la curiosité sur le sujet. Une partie de lui était déçu mais la plus importante s'y attendait assez pour ne rien avoir à y faire. Il tourne finalement les talons, revenant dans la chambre, s'asseyant sur le lit, récupérant l'oreiller entre ses mains qu'il tripote quelques instants avant de finalement se relever pour revenir vers la salle de bain. Si Ryo ne voulait pas être dérangé, fallait fermer la porte et la verrouiller !

- Il a dit que c'était de ta faute s'il se droguait.

Ok, finalement, peut être que la partie déçue était plus grande que prévu et que la rancune parlait...

Ryo soupire, ramassant une bouteille de de shampoing sur le sol pour l'amener avec lui à la douche. Cependant, il n'a pas le temps de faire un pas vers la douche en question qu'il lâche la bouteille. Celle-ci n'a pas le temps de tomber au sol qu'il se tourne vivement vers Lust. Sa main se lève rapidement et avec rapidité, il assène une nouvelle gifle au jeune homme, du dos de la main toujours. Ça résonne dans la pièce, mais il ne bouge pas d'un centimètre.

- Qu'est-ce que tu ne comprend pas dans "Ferme ta grande gueule" ?!

La gifle part, et comme celle qu'il avait prit dans l'après midi, il ne l'avait pas vu venir. Lust porte une main à sa joue et celle ci lui semble cuisante contre sa paume. Il fixe Ryo qui malgré sa petite taille sait comment occuper l'espace et ne dit rien pendant un bon moment.

- Très bien.

Fallait pas qu'il espère la moindre coopération de sa part. La seule chose qui le retenait de ne pas mettre le nez dehors tout de suite pour rentrer chez lui c'était bien qu'il avait trop peur de se retrouver dans le quartier au milieu de la nuit. Lust retourne dans la chambre et vient s'allonger. Et s'il a envie de pleurer c'est uniquement de colère et cette dernière est entièrement redirigée vers Ryo. C'était de sa faute tout ce qui arrivait. c'était lui qui avait tué quelqu'un, lui qui avait des problèmes avec la mafia, lui qui l'avait amené ici, lui qui l'avait cloîtré dans sa chambre sans personne à qui parlé sauf un type avec des idées bizarres. Qu'il aille mourir tien, ça lui ferait des vacances !

Ryo pousse un long soupir. Il ferme la porte derrière lui avant de se dénuder complètement sans prendre son temps. Il voulait aller dormir... et il se sentait mal. Ça le blessait toujours trop lorsqu'on parlait de la dépendance de Makoto. Il ne l'avouerait jamais, mais il sentait effectivement que c'était de sa faute. Fermant les yeux, entrant sous la douche, Ryo tente d'oublier le temps de se laver, ce qui n'est pas très facile... et qui échoue lamentablement. Il sort de la douche, puis carrément de la salle de bain, se fichant bien de sortir nu devant Lust. Ouvrant un tiroir, il sort un boxer, l'enfilant rapidement. Puis, il s'approche du lit. L'homme se laisse carrément tomber sur le matelas, près de Lust. Il glisse une main sur le ventre plat, le caressant doucement.

- Tu n'es pas un gentil garçon comme tu m'avais déjà promis de l'être...

Lust envoie un regard noir à Ryo qui sort de la pièce en tenue d'Adam mais il ne commente pas. Il n'attend qu'une chose : que la lumière soit éteinte. Sa joue lui fait encore mal et sa fierté peine à s'en relever. Ce type avait de la chance de trop lui en imposer pour qu'il lui rende ses paires de gifles... Ryo vient s'échouer littéralement sur le matelas et lorsqu'un main se pose sur son ventre, il l'en chasse.

- Je t'avais promis d'être sage avec Makoto. Pas avec toi.

Ryo hoche lentement la tête de gauche à droite, attrapant la main de Lust. Il mêle ses doigts à ceux du jeune homme, tirant légèrement sur cette main.

- Si, tu l'as promis. La première journée. Quand on est allé au restaurant.

Lust tourne la tête vers Ryo, réfléchissant à ce dont il parlait. Ça met le temps mais finalement ça lui revient finalement et de façon acerbe il souligne :

- Si on me traitait comme un prince.

Ce qui de son point de vue était vraiment loin d'être le cas. Il ne défait pas sa main de la prise de celle de Ryo mais son regard est clair : il lui en veut à mort. Et s'il lui parle encore, c'est juste parce que de toute façon, il est incapable de se taire en vrai...

Ryo soupire. Il se glisse un peu plus près de Lust, une jambe glissant doucement entre celles du beau jeune homme.

- Mais toi, pour te traiter comme un prince, il faut te couvrir de diamants et t'enfermer dans une prison de verre... Ce n'est pas ma vision du bonheur.

Lust lutte avec lui même pour savoir s'il doit envoyer mourir Ryo ou pas. Et ça l'agace d'hésiter alors qu'en temps normal il aurait déjà essayer de le faire tomber du lit !

- Ta vision du bonheur c'est "ferme ta gueule", des paires de gifle et une prison de quelques mètres carrés ? C'est pas ma vision du bonheur non plus.

Ryo opine... peut-être malgré lui, mais il le fait tout de même. Il approche lentement son visage de celui de Lust, les yeux plongé dans les siens.

- Non... Ma vision du bonheur, c'est un budget au-dessus de la moyenne. Une jolie maison, de longues matinées dans le lit. Des journées de congé à profusion... De la liberté à la tonne, aussi. Mais on ne peut pas tout avoir dans la vie.

Lust garde les yeux dans ceux de Ryo au départ, les baissant rapidement sur les lèvres qui remuent alors qu'il parle, laissant un souffle chaud arriver sur son visage. Il a un peu chaud, effet de cette proximité imprévue et indésirable au moins tout autant que désiré même si le mot lui est en horreur, surtout maintenant. Pendant une seconde, sans s'en rendre compte, Lust avait même commencé à se pencher à son tour vers Ryo et alors qu'il en est vraiment tout près, il reconnecte, se reculant, poussant un grand coup sur le torse de l'homme pour au minimum l'éloigner, au mieux le faire tomber du lit cette fois...!

- Tu m'agaces.

Il se retourne ensuite, venant se loger la tête prêt du mur, laissant la place à Ryo de s'installer même s'il aurait bien reprit toute la place. fixe un instant le mur avant de fermer plus ou moins résolument les yeux, légèrement tremblant, à peine. Quelle situation de merde.

- Je retournerais à ma conception du bonheur dans 3 jours et tu retrouveras la tienne.

Ryo cesse de respirer lorsque soudainement, le jeune homme se penche sur lui, lui affolant le coeur. Est-ce qu'il avait déjà... gagné ? Au moment où il s'apprêtait finalement à fêté sa victoire, il se fait brusquement repousser. Un coin de sa table de chevet frappe contre une omoplate, lui arrachant un cri de douleur. Il se redresse vivement, glissant une main sur l'endroit endolori. S'approchant de Lust, il glisse une main sur son torse, venant déposer un baiser sur la joue du prostitué.

- Et tu te sentiras drôlement vide une fois revenu à ta petite réalité. Plus d'extase, plus d'aventure, plus personne pour crier...

Lust rouvre les yeux. C'était Ryo tout à coup qui avait envie de bavarder non...? Ce qu'il disait n'était pas complètement faux et en même temps :

- Y a rien qui changerait ça.

Il hausse les épaules, soupirant, ne sachant plus trop, à cause de l'heure, s'il avait envie de se rendormir ou s'il voulait plutôt restr éveillé.

- Pourquoi est ce que tu es toujours tout seul à ton âge ?

Oui, la question le travaillait. Ce qu'avait dit Makoto sur le sujet aussi.

Ryo hésite à la question de Lust. Il hausse les épaules, sans trop savoir quoi répondre. Finalement, il se couche à nouveau, le nez dans la nuque de Lust. Il y dépose un petit baiser avant de lécher légèrement la peau.

- Parce que. Il y a vraiment une réponse à ça ? Personne n'a encore réussi à me faire tourner assez la tête, je suppose. Séduire un homme pour une nuit, c'est du talent. Pour la vie, c'est de l'art...

Les mains de Lust se crispent un peu sur la couverture en sentant les lèvres de Ryo se poser dans sa nuque et sa langue remonter légèrement à ce même endroit. Un petit frisson trahit un bref instant l'émoi qui s'était pour une seconde emparé de lui tandis qu'une légère chair de poule se profile sur son épiderme. Il donne un petit coup d'épaule pour inciter Ryo à cesser :

- Je ne coucherais ps ni ne ferais rien gratuitement...

C'était dit sur le même que celui de Ryo et non sur un ton qui disait "tu sais ce qu'il te reste à faire". D'ailleurs, il précise finalement :

- Et même si tu le faisais, on ne ferait probablement rien.

Ryo soupire, glissant une main par-dessus des épaules de Lust. Eh bien cette nuit, il avait envie de dormir tout contre un petit corps chaud. Voilà qu'il se servait, malgré tout... !

- Qu'est-ce qu'on ne ferait pas, Lust ? L'amour ? Tu ne me désire plus, mon coeur ?

Un petit rire se fait entendre, mais il est déjà bien faible. Ryo s'étire juste assez pour attraper la couverture, la levant par-dessus leurs corps.

- Dormons. Demain, je m'organiserai pour que ta journée soit plus agréable...

Lust n'ajoute rien. C'était tout le contraire. C'était parce qu'il y avait un minimum de désire que c'était mort maintenant. Ils avaient un peu trop bavardé, c'était mauvais pour les affaires. Heureusement qu'après une bonne nuit de sommeil il allait reprendre du poil de la bête hein ! De fait il ne dit rien, ne bougeant pas d'un centimètre dans le lit, se laissant envelopper par la couverture et son propriétaire. Peut être qu'ils devraient mettre des règles au point tous les deux là hum...? Parce que c'était triché si Ryo avait le droit à ce genre de geste pour essayer de le convaincre de coucher sans rien à la clef mais que lui ne pouvait pas tout à fait déployer tous ses charmes ! Et puis merde, il le détestait ce nain à la con de toute façon !
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4. Je te ferai taire

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