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 8. Hyun Hee & Ketsueki

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Kurika
Shut up and Calm down...


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MessageSujet: 8. Hyun Hee & Ketsueki   Jeu 31 Juil - 12:51


Ketsueki avait à nouveau revêtu ses habits modestes d'homme du peuple, quittant les kimonos masculins, mais très chics. Il n'était pas friand de ce genre de vêtements, pour dire vrai et préférait de loin la latitude que lui laissaient ceux-là. Il avait entendu parler de la mort de Kobayashi et de ce qu'elle avait de bizarre. Il n'était pas contre, même si ça pouvait sembler affreux. Cet homme était un gros con, vraiment. Pour lui avoir parlé quelques fois, Ketsueki pouvait confirmer. Il considérait les jeunes hommes efféminés et les femmes comme des objets dont il pouvait disposer à sa guise et ça rendait Ketsu complètement dingue. Bref, c'était un bon débarras. Mais il avait aussi entendu parler de ce futur mari coréen. Kobayashi se vantait carrément de l'avoir acheté, ne s'en cachant même pas. Et à présent, ce mari était étonnamment chez les Zhao, ce qui était fort particuliers. Il ne croyait pas que Kobayashi puisse avoir des relations amicales avec les Zhao, qui vivaient dans une fermette assez grande, mais un peu pauvre aussi. Ça ne collait pas. Alors il allait là.

C'était le jour, vers le midi ,mais Ketsueki n'avait rien d,autre à faire puisque son père l'avait ENCORE jeté en dehors de la dernière réunion ! Alors il toque à la porte, visage caché par son ample capuchon. Pas rassurant il savait mais il n'avait pas envie qu'un des Zhao éventuellement présent le trahisse. Or, c'est un délicat Coréen qui vient lui ouvrir. Ketsueki s'incline brièvement.

- Bonjour. Tu es Hyun Hee ? J'aimerais te parler.

Hyun Hee était à la maison. Le soleil bien à l'extérieur l'avait convaincu d'abandonner pour l'heure les travaux d'extérieur pour se cantonner à ceux de l'intérieur. Dans un coin, une banse de vêtements s'apprêtait à prendre avec lui le chemin du lavoire et ça pouvait sembler peu sympathique comme occupations de la journée mais Hyun Hee se sentait... Vraiment bien ! Il trouvait aisément ses marques dans cette maison, Jiang Li ne manquait pas une occasion d'avoir un mot ou un geste aimable pour lui et si XiuMin tenait plus de distance, il l'avait expliqué brièvement par le fait qu'il ne voulait pas qu'on s'imagine des choses en passant près de la fermette. Jiang Li lui avait chuchoté qu'il craignait probablement qu'une mauvaise interprétation n'arrive aux oreilles d'un certain danseur de théâtre et Hyun Hee avait rit avant de s'éloigner pour s'occuper de la maison. Mais voilà qu'on frappe tandis qu'il reprise quelques vêtements et un peu étonné, Hyun Hee laisse ce qu'il faisait sur la table pour venir ouvrir.

Il ouvre seulement à demi, cette grande silhouette encapuchonnée ne lui disant rien qui vaille... Et de fait :

- Je suis seul à la maison, ce n'est pas la mienne. je ne pense pas avoir le droit d'ouvrir aux inconnus.

C'était surtout une façon polie de dire "j'ai pas confiance alors tire-toi !" !

Ah, seul. C'est exactement ce que Ketsueki voulait. Il attrape les bords de son capuchon pour s'en défaire, faisant un petit sourire au jeune homme.

- Tu peux m'appeler Tsu. Je ne suis pas là pour te faire du mal, au contraire. J'aimerais qu'on parle de ta condition.

Hyun Hee tient fermemant la porte entrebâillée, fronçant les sourcils alors que "Tsu" lui dit vouloir lui parler "de sa condition". Et encore un peu méfiant, avant d'envisager de lui ouvrir :

- Quelle condition ?

Ketsueki se doutait bien que le sujet allait être délicat, mais bon. Il n'allait pas non plus inventer un prétexte ou parler à mi-mots pour qu'ils aient un dialogue de sourds.

- Je sais que tu as été acheté par Kobayashi et arraché de force à ton pays. C'est de ça dont j'aimerais te parler. Et éventuellement des Zhao...

Il y a un moment de silence pendant lequel Hyun Hee observe les traits de Tsu. Jeune, joli garçon avec ce soupçon de quelque chose qui pouvait lui donner facilement l'air méprisant mais pas là. Hyun Hee continu de se taire un moment... Et finalement il ouvre la porte pour laisser entrer l'homme, demandant de manière impérative mais sans brusquerie :

- Enlève tes chaussures s'il te plaît. Veux-tu de l'eau ?

Ketsueki entre dans la maison lorsqu'il y est autorisé. Il retire ses chaussures, un peu surpris par le ton du jeune homme. Il semblait un peu être maître de maison et il ne s'attendait pas à ça, à dire vrai.

- Non merci, je ne serai pas long.

Il y a un moment de silence... et finalement, Ketsueki demande :

- Dans un premier temps, j'aimerais éclaircir quelque chose... Est-ce que tu as été kidnappé contre ta volonté par les Zhao ? Tu peux me parler librement. Ça restera entre nous.

Hyun Hee acquiesce, priant donc son invité de s'assoir, reprenant son ouvrage en demandant :

- Cela t'ennui ? Je voudrais avoir finit assez tôt pour aller au lavoir ensuite.

Il manque d'ailleurs de se piquer avec son aiguille lorsque Tsu s'enquiert de quelque chose d'inattendu. Il y un moment de stupéfaxion du côté de Hyun Hee qui hoche néanmoins la tête négativement.

- Non. Je suis bien ici. Ils sont bons avec moi.

Et après une seconde il ajoute :

- Si je peux parler librement, je dirais que ça n'aurait pas été le même discours il y a quelques jours.

Ketsueki secoue négativement la tête, faisant ensuite signe au jeune homme de continuer. Il y a un moment de silence peut-être un peu perplexe de son côté mais finalement, il convient :

- Tu te comportes comme un maître de maison. Ça me fait penser que tu ne dis pas ça par peur de froisser les Zhao.

Il acquiesce ensuite, assurant :

- Je sais. Kobayashi était une ordure, je suis d'accord.

Ketsueki prend une aiguille, commençant à y passer un fil tout en expliquant lentement :

- Il y a un homme en ville. Kim Jae Hwa. Il est venu avec une petite délégation. C'est un général coréen qui est ici pour essayer de protéger les hommes et les femmes qui sont vendues tous les jours sur le marché noir. Il veut aussi essayer d'en retrouver le plus possible pour les ramener chez eux. Je peux te conduire à lui si tu veux.

Et vengeance perso :

- Il est un peu idiot mais personne ne peut être parfait, je suppose...

- Je ne le suis pas...

Mais le suspens dans la fin de sa phrase laisse peut être filer le fait qu'il ne désespérait qu'un jour, peut être... Il avait dû reconstruir son monde extrêmement vite et ce dernier était bâtit autours de Jiang Li. Pouvait-on l'en blâmer ? Tsu vient visiblement l'aider à coudre et Hyun Hee a un sourire pour lui, assurant :

- Tu n'es pas obligé.

Il écoute ensuite... Mais tranchant rapidement sur le sujet, il affirme :

- Je ne veux pas repartir. Je veux rester ici. Il n'y a rien qui m'attende de toute façon en Corée.

Il penche ensuite la tête de manière un peu amusé à la suite, finissant par demander :

- Qui es-tu exactement ? Ton mari ou ta femme ne s'inquiète pas à te savoir dehors à parler en mal de Kobayashi alors qu'on cherche son assassin ?

Non, mais il en avait l'air en tout cas. Et il semblait le vouloir. Ketsueki observe quelques secondes le jeune homme avant d'avoir un petit sourire mi-amusé, mi-malicieux.

- Non. Pas encore, je suppose.

Quant à la couture, il ricane, taquinant :

- Si ça se trouve je suis très nul et tu vas bientôt pleurer de m'avoir laissé faire.

Mais il prend un kimono, visiblement tranché par une lame. D'ailleurs, il arque un sourcil en regardant le vêtement, mais ne pose pas de question, commençant à coudre beaucoup plus lentement que Hyun Hee, mais bien.

- Tu es sûr ? Je t'avoue que je ne m'attendais pas à ça... Mais si tu as trouvé ce que tu désires ici alors je suis heureux pour toi. C'est un cauchemar qui se termine bien, n'est-ce pas ?

Quant à qui il était, Ketsueki assure :

- Ça n'a pas d'importance. Et ne me parle surtout pas de mariage..!

Il grimace, expliquant :

- On veut me marier de force. Du coup, j'ai beaucoup médité sur le sujet...

Il pose le kimono devant lui, demandant :

- Si tu n'avais pas le choix de te marier mais que tu pouvais éventuellement choisir la personne sans que ton coeur ne soit amoureux... qu'est-ce que tu ferais ? Un mariage de beauté ? De richesse ? De noblesse ? ou un mariage qui t'assure d'avoir un allié dans un très gros conflit à venir ?

hyun Hee rougit quand même un peu... Avant de signaler :

- Ce n'est aps bien d'en parler alors que l'homme que je devais épouser est mort.

Mais bon, son regard trahissait probablement ses pensées qui étaient toutes autres ! Il a un rire amusé pour la couture, venant superviser une seconde... Avant d'assurer :

- Tu t'es sors bien !

Quant à son cauchemar qui s'était terminé, Hyun Hee acquiesce.

- La vie semble valloir la peine d'être vécue, finalement. Plus personne ne m'ordonne de m'exhiber, ne me touche de manière inconvenante ou ne me rappelle le prix qu'il m'a "payé" en menaçant de se rembourser en m'envoyer me prostituer si je ne suis pas assez sage. On ne me tape plus sur les doigts avec des règles en fer si j'oubli un mot japonais et on me confie une maison qui a besoin de moi autant que j'ai besoin d'elle.

Par contre il est un peu surprit à la suite...

- Toi aussi tu as été acheté en Corée ? Je n'avais pas supposé malgré tes traits... Parce que tu parles très bien japonais...! Et que tu as choisit cette langue pour parler alors j'ai pensé...

Quant à la question qui suit, il est un peu surprit... Réfléchissant avant de convenir :

- Je choisirais un homme qui me mérite.

Et d'expliquer :

- Quelqu'un qui me respectera.

Homme ? Kobayashi était tout juste un chien et encore, c'était insultant pour les chiens. Il ne répond pas, un sourire malicieux étirant néanmoins ses lèvres, voulant tout dire ! Il y avait un Zhao qui plaisait à ce point à Hyun Hee ? Taquin, Ketsueki demande :

- Lequel...?

Quant à bien s'en sortir, il rigole brièvement.

- Ma mère m'a appris. Mais elle était bien plus rapide que je ne le serai jamais. Un peu comme toi ! On dirait que tu couds aussi naturellement que tu respires.

Il repose brièvement son ouvrage à la suite néanmoins, se sentant un peu nauséeux. Ce que ces hommes et ces femmes vendues vivaient était horrible... Ketsueki murmure d'ailleurs :

- Je ne sais pas comment on peut traiter des êtres humains de la sorte... Je suis tellement désolé, Hyun Hee.

Puis, il est forcément un peu surpris, hein ! Lui ? Acheté ? Olà...! Il reprend la parole en coréen, histoire que Hyun Hee puisse constater son accent mouillé typiquement japonais.

- Non, pas du tout. Ma mère était Coréenne. Mon père est Japonais. Elle aussi, a été vendue... Mais d'une toute autre façon.

Un mariage noble. Pas d'argent. Juste un échange de paix et d'accords entre monarques. Mais même si le peuple levait le nez sur ce genre de pratique, ça restait de l'abus... En tout cas, il se fait songeur ensuite, finissant par convenir :

- Ça ne passerait par la tête de personne de ne pas me respecter. Donc pour ça, ça va...

Hyun Hee rougit à nouveau... Mais parce qu'il faisait bon parler de ces choses aussi, il reconnait :

- Jiang Li, le cadet...

Quant à la couture, Hyun Hee assure :

- Si tu veux je peux t'apprendre. La couture et la broderie.

Il a un sourire ensuite devant la bienveillance de Tsu, constatant :

- Je m'en sors à bon compte. C'est derrière moi à présent.

Tsu s'adresse ensuite à lui dans un coréen parfait si ce n'était de l'accent qui venait clairement d'ici...! Hyun Hee apprécie néanmoins entendre parler dans sa langue, se sentant même brièvement ému. Il ne demande pas au sujet de la mère de Tsu, respectueux de la situation délicate, constatant plutôt :

- Elle t'a bien apprit. Tu parles vraiment bien.

Quant à la dernière réflexion elle laisse Hyun Hee un peu désarmé, ça doit se voir... Toutefois :

- Tu sais le respect ça ne s'achète pas non plus. Il y en a beaucoup pour le feindre. Le vrai respect c'est autre chose et parfois il a une forme plus sauvage.

Ah... Ketsueki voyait, oui. Pas qu'il le connaisse personnellement, mais les hommes de son père avaient un oeil sur lui en tout temps. On le soupçonnait de quelques activités illicites, surtout pour le compte de la yakuza. Mais ça ne choquait guère Ketsueki puisqu'il lui semblait que l'empereur lui-même avait de quoi être envoyé en enfer...

- Il est séduisant. Mais un peu taciturne, non ?

Puis, Ketsueki a un sourire ravit à la proposition.

- Sérieux ? Parce que je suis pas vraiment un élève très patient, tu sais... Mais je kifferais.

Il acquiesce brièvement, content de savoir que Hyun Hee allait bien. C'était la moindre des choses. Il a un clind 'oeil pour le jeune homme à propos de son coréen avant d'admettre :

- Elle n'avait pas le droit mais je suis heureux qu'elle l'ait fait quand même.

Puis, Ketsueki est un peu surpris à la suite. Il n'avait jamais pensé à ça de cette façon. Et songeur, il demande :

- Sauvage ?

Hyun Hee réfléchit... Puis acquiesce. Taciturne oui. On pouvait sûrement dire ça.

- De loin oui. Mais c'est une personne très sensible à ce qui l'entoure. Il peut avoir l'air brusque mais c'est parce qu'il va droit à l'essentiel. C'est une personne sincère et son manque de subtilité me rassure.

Parce qu'il n'avait pas besoin de chercher midi à quatorze heure. Quant à l'enthousiasme de Ts ça fait rire Hyun Hee qui acquiesce néanmoins.

- Sûr oui. Tu n'as qu'à venir avec ton linge demain à la même heure. J'aurais mauvaise conscience à te faire repriser le miens ! Je t'apprendrais quelques points faciles pour débuter. Nous ne sommes pas pressé, ce n'est pas grave si tu ne veux pas toujours apprendre.

Hyun Hee est ensuite un peu triste d'apprendre qu'on avait interdit une chose aussi simple à la mère de Tsu. Notez que lui non plus n'avait pas le droit de parler coréen. Et même :

- Je déteste ces règles. Kobayashi-san m'avait interdit de parler à tout autre coréen que je croiserais.

Carrément oui ! Bref. Quant à al sauvagerie du respect, Hyun Hee a un petit rire avant d'assurer :

- C'est une façon de parler. Juste de dire que les courbettes, les "oui monsieur"... C'est le respect du pauvre. Celui qui n'en a pas vraiment et se fait payer en monnaie de singe. Parfois se faire respecter c'est aussi se faire bousculer pour nous remettre sur les rails.

C'était vraiment beau d'entendre Hyun Hee parler de Jiang Li. Ketsueki réalisait que c'était la première fois qu'il voyait un homme amoureux. C'était vraiment agréable et ça lui fait encore plus hair ce mariage forcé qu'on voulait qu'il célèbre le plus rapidement possible. Il n'avait pas l'âme romantique, mais ce n'était pas nécessaire pour désirer de l'amour...

- Tu m'inviteras à votre mariage, j'espère !

Une petite taquinerie qui avait quand même un fond de vérité...! Puis, Hyun Hee lui demande d'apporter son linge et... quelque chose disait à Tsu qu'il allait l'oublier ! Ça ferait bizarre de recoudre de riches kimonos rouges et bleus bordés d'or et d'argent devant Hyun Hee...! Quant à cette règle idiot, il grimace quand même. C'était répugnant.

- En tout cas, rassure-toi. L'enquête est déjà fermée même si ce n'est pas encore officiel. Un voleur est recherché...

Parce que bon, il n'était pas con, hein. Puis, Hyun hee lui parle du respect... et ses pensées vont jusqu'à Jae Hwa. Il réfléchit un peu avant de convenir :

- J'ai toujours préféré les rustres aux snobs. Mais bon sang qu'il est idiot, ce Coréen, quand même !

- Ha tais-toi ! Si Jiang Li t'entendait, que dirait-il ?!

Mais bon, ça lui faisait plaisir quoi ! Il n'allait pas complètement s'en cacher ! Quant à cette histoire de voleur, sur un ton détaché, Hyun Hee constate :

- Nul n'est à l'abri du vol décidément. C'est inquiétant.

Tu parles. Puis il a un bref éclat de rire en posant la chemise dont il avait reprisé un bouton sur le côté.

- Kim Jae Hwa ? Il te plaît ? Mais c'est un homme important non ? Tu as pu vraiment lui parler tout de même ?

- Que je suis omniscient, peut-être ?

Ketsueki rigole tout en faisant un petit clin d'oeil à Hyun Hee. Quant à cette histoire de vol, il se fait plus sérieux.

- Très inquiétant.

Ils savaient tous es deux à quoi s'en tenir, pas vrai ? Puis, Hyun Hee lui parle de Kim Jae Hwa et il a quand même un petit air renfrogné parce que bon !

- C'était la première fois qu'on osait me parler sur ce ton ! C'est vraiment un abruti, surtout que je voulais l'aider et qu'il a décidé que j'étais inutile ! Moi ! Inutile ! Ce soir, je vais aller à la taverne et il va voir...!

Puis, cessant de s'énerver tout seul, Ketsueki acquiesce brièvement.

- Oui, c'est unhomme important. Mais je pense qu'il va repartir bientôt... Ça va être dangereux pour lui de rester s'il défend de telles idéologies. C'est dommage parce que j'aimerais qu'il fasse changer les choses...

Si seulement ! Mais Hyun Hee n'ajoute rien, surtout pas au sujet du "drame" qui avait frappé Kobayashi. En tout cas, Tsu était une personnalité probablement plus importante que ce dont il avait l'air non ? Quoi que peut être pas tant non plus si Kim lui avait parlé de manière à provoquer une telle ire chez Tsu !

- A la taverne ? Il ne réside pas au palais impérial ?

C'était plus que surprenant ! Quant au reste... Hyun Hee soupire... Mais convient :

- Même si je ne souhaite pas repartir... Ca me fait du bien de savoir que quelqu'un a bravé le danger pour revenir me chercher.

Pas "lui" en particulier bien sûr mais voilà.

Tsu secoue négativement la tête à propos de l'endroit où logeait Jae Hwa.

- Je lui ai conseillé d'aller à la taverne.

Il glisse une main dans ses cheveux tout en se relevant, parce qu'il allait devoir repartir. Il avait plusieurs choses à faire avant que la nuit tombe. En tout cas, à propos du général Kim, il assure :

- Si tu veux, je peux vous présenter. Il pourrait te parler un peu de la façon dont c'est perçu en Corée et de comment ils tentent de régler le problème.

- Décidément, je crois qu'il y a des choses que tu me caches.

Ceci étant dit, Hyun Hee lève une main, signe que Tsu n'était pas obligé de se confier. Il se relève lui-même tandis que son invité semble sur le départ, assurant à propos de la rencontre :

- Je n'y tiens pas. J'ai peur qu'il ne comprenne pas mon désire de rester et je ne voudrais pas avoir l'air d'insulter son courage. Mais n'hésite pas à lui dire que j'apprécie si tu lui parles encore.

Et finalement :

- Nous nous revoyons demain ? Le matin je suis occupé à l'extérieur et en fin d'après-midi au lavoir. Mais si tu passes en début d'après-midi je serais disponible.

Oui ça...! Mais avec un sourire, Ketsueki assure :

- Plus tard.

Ils en reparleraient. Juste pas maintenant. Il n'avait pas envie que ce qui semblait être le début d'une amitié soit ternie par un faux respect face à un prince qui ne le méritait pas puisqu'il n'était pas encore capable de se tenir droit devant le peuple pour ses convictions... Il s'incline devant Hyun Hee.

- Merci de m'avoir accueillit chez toi. Je le dirai au Général Kim, c'est promis.

Il a un sourire ensuite, peut-être un peu excité. Il n'avait jamais vraiment eu d'amis et Hyun Hee avait cette personnalité calme et maternelle qui lui rappelait sa mère, même s'il n'oserait pas lui dire là, comme ça !

- Oui, je passerai alors. À demain, Hyun Hee !

Plus tard, d'accord. Ils avaient tous les deux leurs petits secrets. Hyun Hee raccompagne Tsu à la porte, le saluant tandis qu'il est sur le départ en lui donnant quelques voeux pour qu'il soit prudent sur la route remontant à la ville. Finalement il vient refermer la porte pour s'appuyer un moment contre celle-ci, le coeur battant. Tsu lui avait fait réaliser à quel point il tenait à cette maison... Et à quel point il désirait s'y enraciner...

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