Cassis

 
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 12. I know I could suffer but I just can't help it...

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Kai
The GazettE - Batteur


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Date de naissance : 28/10/1981

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MessageSujet: 12. I know I could suffer but I just can't help it...   Lun 4 Jan - 14:05

    Kai était écroulé de rire sur le bar, là où il avait été renvoyé de force après avoir tenté de reprendre possession de son portable. Il aurait habituellement été assez énervé qu'on utilise ainsi son cellulaire, surtout quand c'était ce petit prétentieux de Kyo qui le prenait. Oui, Kai savait se faire presque méchant dans sa tête ! Mais de là à le dire tout haut, c'était autre chose... En fait, il ne pensait pas vraiment tout ça. Mais, il avait été en quelque sorte repoussé et ça, c'était un peu dur à prendre. Surtout pour lui, qui n'avait en premier pas voulu craqué.

    Mais présentement, il se tordait de rire, probablement parce qu'il entendait tout l'énervement de Die alors qu'il savait parfaitement bien qu'à côté de lui, Uruha devait faire de très gros efforts pour ne pas être écroulé de rire.

    Alors que faisaient-ils tous là ? Enfin, tous c'était vite dit. Ils y étaient cinq. Kyo, qui était survolté même s'il n'avait apparemment rien consommé. Reita, qui allait bien finir ivre mort, mais qui s'en tirait remarquablement bien pour sembler presque normal... enfin, presque, tout était relatif, quoi. Toshiya, qui devenait terriblement comique quand il buvait un peu trop. Shinya, toujours fidèle à lui-même, calme, un martini dans sa main parfaitement manucurée.

    Puis finalement, il y avait lui, Kai, qui commençait à avoir la tête qui tournait, ce qui était une bien mauvaise chose. Il n'avait jamais très bien supporté l'alcool et ce soir, il avait peut-être abusé un petit peu trop. Après un « Joyeux anniversaire » retentissant, il avait vidé un nouveau shooter de rhum, allez savoir pourquoi. Lui-même se demandait pourquoi il repoussait autant ses limites ce soir... limites qui se savaient être assez facile à atteindre.

    Bref, ils étaient là pour décompresser un peu après le spectacle des plus magistral qu'ils avaient tous donnés ! Malheureusement, alors qu'ils auraient bien aimé être tous les dix pour fêter, pour une fois, quelques éléments avaient disparus de la surface de la planète... Enfin, ils pourraient toujours essayer de se reprendre un peu plus tard. Pour l'heure, ils s'amusaient bien, fallait avouer. Même si les yeux de Kai revenaient un peu trop souvent se perdre sur les traits rieurs de Kyo...


    - Oh, c'est bon, tu me rends mon portable !

    Kyo était en train de chercher dans l'annuaire de Kai un numéro... probablement celui d'Uruha. Légèrement chancelant, le petit batteur se dirigea vers le chanteur pour lui arracher le portable des mains, cette fois sans lui laisser l'opportunité de le récupérer. Il le glissa rapidement dans la poche arrière de son jeans, bien décidé à ne pas s'en laisser conter une fois de plus.

    - Et puis si tu y tenais tant à ton peignoir, t'avais qu'à venir le chercher !

    Sur ces paroles terriblement matures - notez ici le sarcasme - Kai tira la langue à Kyo avant de lui tourner le dos. Mais, pas une pas deux, il chancela, cette fois le vertige se mêlant de la partie et du se retenir contre cette grande perche de Toshiya qui rigola en le remettant sur pieds.

    Massant ses tempes légèrement douloureuse, Kai chercha Reita du regard, bien décidé à lui annoncer son départ. Il avait besoin de se retirer dans sa chambre là, parce que toutes ses inhibitions étaient en train de voler en fumée et ce salaud de Kyo devenait de plus en plus alléchant. Pas question de courber l'échine devant lui... même si soudainement, cette pensée devenait de plus en plus excitante.

    Mais, avec Reita disparu et Toshiya et Shinya dans un autre coin, rester sain d'esprit était de plus en plus difficile. Enfin... pas tant. Il pouvait toujours tourner le dos et se sauver rapidement dans sa chambre. Aussi rapidement qu'il le pouvait dans cet état, du moins.

    Kai poussa un soupir en voyant Shinya glisser une main sur la cuisse de Toshiya, main qui fut rapidement chassée par un Toshiya visiblement surpris. Fallait avouer que dans le genre dragueur, Shinya n'était pas un spécialiste de la chose... Du moins, il ne le semblait pas. Avait-il lui aussi consommé un peu trop ? Mystère et boule de gomme...

    Avisant Kyo qui, maintenant, se tenait seul au bar, apparemment frustré d'avoir perdu ses 6 000¥ , Kai se dirigea vers lui. Il glissa une main sur la cuisse du chanteur et, apparemment pas dans son état habituel, il murmura avec une moue enfantine :


    - Si tu veux ravoir ton peignoir, Tooru, tu peux toujours venir le chercher... 416.

    Oui, il avait bel et bien utilisé le véritable prénom de Kyo dans un ultime effort de le choquer, ce qui ne semblait jamais être très difficile à faire avec cet ochibi.

    Le batteur tourna le dos au chanteur sans plus de cérémonie et se dirigea vers les ascenseurs, histoire de remonter en toute sécurité à sa chambre.
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Kyo
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MessageSujet: Re: 12. I know I could suffer but I just can't help it...   Lun 4 Jan - 15:27

    Kyo, s'étranglant à moitié de rire sauva son verre de coca cola dans lequel Toshiya venait de tenter de renverser le contenu du sien.

    - "Je ne supporte pas l'alcool Tochi !"

    Le Tochi en question haussa les épaules, goguenards, avant de jeter un regard autours de lui, avisant les joyeuses têtes fatiguées et familière présentes.

    - "Si Die était là je suis sûre qu'on arriverait à te faire boire pour te dérider un peu plus."

    Kyo eu un nouveau petit rire avant de sortir son portable de sa poche.

    - "Tu fais bien d'en parler, je vais lui pourrir un peu son rancard pour lui souhaiter son anniversaire."

    Il y eu l'air d'y avoir un regain d'intérêt général et, amusé, Kyo se demanda si l'intérêt visait le fait qu'on était le 20 et que Die fêtait ses 35ans ou bien au fait que chacun voulait savoir où en était le rendez vous en question.

    - "Je te parie qu'en bon gent... En bon gintle... En bon... Bref, je te parie qu'en bon garçon il va juste le raccompagner à sa chambre avant de retourner comme un con tout seul dans la sienne."

    Le chanteur, qui venait de se faire raccrocher au nez fronça les sourcil en poussant un petit juron de frustration. Avisant la veste de Kai il eu un petit sourire machiavélique avant de fouiller rapidement les poches, profitant du fait que l'attention de ce dernier semblait toute vouée à son verre.

    En deux temps trois mouvements il composait le numéro de Die qu'il connaissait par coeur, comme celui de tous les autres membres de Dir en Grey.

    - "Moi je suis sûr qu'ils vont rester à deux dans la chambre d'Uruha."

    - "6 000¥ ?"

    Kyo eu un petit sourire.

    - "Tenu."

    Pourtant la suite de la conversation lui donna tord. Ou presque. En tout cas il venait de perdre 6 000¥ ça c'est sûr... Et il s'était à nouveau fait raccrocher au nez alors même qu'il se vantait mentalement de son subterfuge pour faire décrocher le guitariste.

    Pas découragé, Kyo commença à farfouiller dans le répertoire du téléphone de Kai à la recherche du numéro d'Uruha. Il savait déjà qu'il était inutile de retenter le coup sur celui de ce bâtard de Daisuke.

    Mais pas le temps de chercher bien longtemps par qu'une main pâle mais forte -batteur oblige- venait de lui retirer soudainement le cellulaire des mains. Kyo tenta de protester mais avant qu'il ait pu faire quoi que se soit, Kai avait déjà fourré son portable dans la poche de son jean. Pas qu'aller la chercher là lui soit particulièrement difficile mais il y avait des choses qu'on ne faisait pas en public. Avec sa veine il se ferait surprendre par un paparazzi...

    - Et puis si tu y tenais tant à ton peignoir, t'avais qu'à venir le chercher !

    Kyo eu un petit sourire pervers. Il lui semblait avoir été tout à fait clair à ce sujet, si Kai voulait quelque chose, il allait devoir le demander et visiblement, l'alcool aidant, le "petit" -certes, sa petitesse était toute relative par rapport à lui...- batteur était comme légèrement dés-inhibé.

    D'ailleurs il avait un peu abusé le brun là non ? Toshiya, tenant visiblement plus l'alcool que lui le récupéra alors que Kai menaçait de se vautrer au sol et d'une poussée sur son dos il l'envoya directement au bar où lui même venait de s'échouer pour commander un nouveau coca.

    Kyo eu un petit regard moqueur dans sa direction. Au moins le batteur ne perdait il pas son joli sourire dans l'ivresse, un bon point pour lui. Kyo ne supportait pas les personnes qui avaient l'alcool en chagrin. Heureusement, dans le groupe, personne n'était comme ça et pour les deux Gazette présent, il en allait de même.

    Son regard poursuivit sa course, passant de Kai à Shinya et Toshiya qui se regardait visiblement légèrement perplexe. Kai aussi avait brièvement regardé dans cette direction et Kyo se sentit frustré. De toute évidence il avait encore raté un truc !!

    Le chanteur revint à la réalité en sentant une main un peu trop baladeuse venir glisser sur sa cuisse. Tournant la tête il fut -agréablement- surprit de trouver les deux billes sombres du regard de Kai.

    - Si tu veux ravoir ton peignoir, Tooru, tu peux toujours venir le chercher... 416.

    Kyo se renfrogna à l'entente de son prénom. Il détestait qu'on l'appelle autrement que "Kyo". Tooru c'était vraiment nase !

    Quand au contenu à peine suggéré de sa phrase, il amena un sourire amusé sur les lèvres jusque là rendues grognons.

    Le blond savait déjà dans quelle chambre dormait Kai. Pas qu'il se soit réellement renseigné mais heu... Bon, peut être un petit peu...?

    En tout cas, la proposition, lourde de sous entendu d'après lui, était alléchante. Cependant... Cependant Kyo qui n'aimait pas l'alcool pour ses effets divers et variés n'était pas non plus homme à profiter de ceux ci sur les autres.

    Il éprouvait une certaine satisfaction à tenter de déchiffrer cette petite lueur dans le regard d'opale noire. Tout autant qu'il en avait éprouver à sentir la main glisser contre sa cuisse. Mais ça ne changeait rien au fait que Kai était ivre et que même s'ils avaient déjà entamé une histoire, Kyo se serait refusé à toute soirée "intimiste". C'était une des rares lignes de conduite qu'il suivait encore...

    Kyo observa la silhouette du batteur qu'il s'éloignait en direction des ascenseurs et lorsqu'il sentit une main se poser sur son épaule pour glisser dans sa nuque il leva les yeux au ciel :

    - "C'est pas bientôt finit vos chaleurs là ?"

    Amis de la poésie... Le regard amusé de Toshiya lui répondit et Kyo fronça les sourcils l'air de lui dire "hé bien quoi ? Accouche !".

    - "Je vais ramener Shinya à sa chambre, il en a pas l'air mais je crois qu'il est complètement rond..."

    Le blond se pencha sur le côté pour voir au delà de la haute silhouette du bassiste pour constater qu'effectivement, Shinya semblait un peu plus avachit que d'habitude. Ou peut être était ce là fatigue ?

    En tout cas, il opina brièvement.

    - "Ben je vais pas rester ici tout seul... Je finit mon verre et je remonte !"

    Toshiya acquiesça et Kyo regarda les deux derniers musiciens s'évaporer en direction des ascenseurs.

    Durant les minutes qui suivirent, il continua à siroter son coca cola, profitant des glaçons délicieux qui anesthésiaient sa gorge douloureuse.

    Ca lui fit penser à Ruki un bref instant. Est ce que ce dernier allait bien ? Il lui avait fichu la trouille sur scène en s'écroulant ! Mais l'autre chanteur lui avait aussi paru plus agréable et abordable. Quelque chose avait changé et si là encore, il ne savait pas quoi, il se doutait que ses questions ne tarderaient pas à trouver de réponses.

    Sautant de son tabouret, Kyo jugea qu'il serait tout de même de bon ton de remonter dans sa propre chambre. Oui oui, dans la sienne. Ca avait beau être frustrant de son point de vue, il n'y avait pas moyen pour qu'il mette les pieds dans celle d'un certain batteur ivre qui lui avait fait des propositions qu'il n'aurait jamais tenu sobre. Du moins pas aussi vite...

    Ouais, il ne doutait de rien !

    Avisant un membre du personnel il lui dit néanmoins :

    - "Chambre 416. Aspirine. Tout un flacon."

    Et il se dirigea à son tour vers les ascenseurs...
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Kai
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MessageSujet: Re: 12. I know I could suffer but I just can't help it...   Lun 4 Jan - 16:09

    Kai était dans sa chambre depuis... un certain temps. Il ne comptait même plus les minutes. Il avait l'impression d'y être depuis deux heures alors qu'il venait probablement tout juste de franchir le portique. Il était seul et c'était silencieux : quelque chose qu'il détestait. Et comble du malheur, Kyo ne semblait pas décidé à venir frapper à sa porte. Quelle plaie... Il lui avait bien dit qu'il devrait courir pour l'attraper. Mais était-il vraiment prêt à le faire ?

    L'aventure qu'il avait eu avec cet exécrable warumono de Keizo lui tombait encore sur le coeur et pourtant, ça c'était passé il y avait bien plus d'un an de ça. Reita avait été là pour lui et ça, il ne l'oublierait pas de si tôt. Keizo était un mauvais garçon, un vrai. Le genre à vous dire qu'il vous aime passionnément un soir pour ensuite vous ignorer pendant deux semaines. Et quand il revient, c'est toujours plus agréable. Et quand il repart, c'est toujours plus douloureux.

    Kai y avait laissé toute envie d'avoir une nouvelle relation. Parce que pour lui, il n'était pas question d'avoir une quelconque relation sexuelle sans qu'un fond de sérieux s'installe entre lui et l'homme concerné. Et voilà que comme un pauvre gland, il était à nouveau attiré par un de ces hommes qui avaient toutes les meilleures chances de lui briser le coeur.

    Quel con il faisait...

    Et pourtant, même s'il était bien conscient de ça, lorsqu'on frappa à sa porte, Kai se redressa rapidement, accusant mal les maux de crâne qui s'emparèrent de lui à l'instant. Mais, ignorant la douleur dont il était le seul coupable, Kai se dirigea vers la porte. Il l'ouvrit... pour y découvrir un homme qui n'avait rien du warumono qu'il attendait avec impatience.

    Le groom lui tendit un flacon d'aspirine avec un petit sourire compatissant. Kai l'attrapa en pestant.

    - Qui ?

    Heureusement, l'homme d'étage semblait être tout à fait habitué à ce genre de situation et n'eu pas besoin de plus d'explication pour saisir le sens des paroles de Kai. La description qui suivit le rendit un peu plus joyeux, même si pourtant, il n'avait aucune raison de l'être. Petit et blond, hein ? Ce n'était pas Ruki. Celui-ci était probablement occupé avec Aoi... à Dieu seul savait quoi.

    Kai ferma la porte au nez du groom sans plus de considération pour lui. Il lança le petit pot d'aspirine sur son lit en pestant à nouveau, mais cette fois, le sourire aux lèvres. Se dirigeant dans sa salle de bain en se concentrant de toutes ses forces pour ne pas tomber à la renverse, Kai actionna la douche qui n'avait pas encore été réparée, allez savoir pourquoi. Mais, peu importait sur le coup puisqu'il n'avait besoin que d'une chose : une douche froide !

    Lentement, il se défit de ses jeans qui se retrouvèrent au sol. Le son de son portable contre le sol résonna dans la pièce, mais Kai n'en avait rien à battre. Son t-shirt rejoignit alors le morceau de vêtement alors que ses boxers glissaient le long de ses cuisses. Baskets et chaussettes en moins, puisqu'il les avait enlevé dès son entré dans sa chambre, Kai n'hésita pas plus avant de s'engouffrer sous la douche.

    Un petit cri de surprise franchit ses lèvres alors que l'eau glacée coulait doucement sur sa peau, telle des lames acérées se frayant un chemin sur son torse, suivant les courbes de sa musculature fine. Sans attendre plus longtemps, il se retourna, puis recula doucement vers le jet, laissant cette eau froide glisser dans ses cheveux épais, sur son visage rougit par l'alcool, caresser sa nuque brûlante...

    Cinq petites minutes s'écoulent avant que finalement, Kai n'en puisse plus de ce traitement inconfortable. Sa main s'abat sur la poignée de la douche et il reste là, dans le silence, grelottant de tous ses membres.

    Sans qu'il ne sache réellement pourquoi, Kai se mit à genoux sur le sol de la douche. Il étira la main vers ses jeans et fouilla dans la poche arrière pour en sortir son portable. D'une main tremblante, il composa le numéro d'Uruha, qui répondit dans un grognement mi-exaspéré, mi-rieur.


    - Demande le numéro de Kyo à Die.

    Kai ignora les questions d'Uruha qui, apparemment, se faisait inquiet d'entendre la voix de son batteur aussi pâteuse que présentement. Il insista. Pas question d'abandonner alors qu'il avait dans l'idée d'entendre la voix de Kyo là, maintenant, à l'instant. Il en avait besoin, peut-être pour se donner assez de courage pour sortir de cette douche, qui sait ?

    Finalement, Uruha le lui donna, lui demandant une énième fois s'il allait bien. Se ressaisissant, le petit batteur le remercia en lui demandant de ne pas s'inquiéter, un petit rire venant ponctuer sa phrase. Puis, il raccrocha et recomposa rapidement le numéro que lui avait donné Uruha grâce à Die. Il faudrait penser à le remercier plus tard même si finalement, Kai aurait probablement oublié cet épisode très rapidement.

    Une sonnerie se fit entendre. Puis une autre. Il semblait au batteur que son coeur battait au rythme de cette sonnerie de téléphone. Il angoissait alors qu'il se demandait si Kyo allait répondre ou non en voyant un numéro inconnu sur son afficheur.

    Et finalement, un déclic se fait entendre, suivit de la voix grave et si sensuelle du petit blond.


    - Vous êtes sur la messagerie vocale de Dieu, il vous écoute mais son temps est précieux, soyez bref...

    Ce n'était pas la messagerie vocale, ça Kai en était bien certain. Il inspira doucement, un petit rire filtrant ses lèvres alors qu'il se moquait légèrement du message. Dieu... Rien que ça.

    - J'ai envie de Dieu. Peut-il partager son temps précieux avec un petit batteur prêt à se rompre le cou une seconde fois ?

    Puis, sans plus de façon, Kai raccrocha, savourant encore la voix de Kyo qui résonnait à ses tympans. Peut-être l'alcool le rendait-elle plus extatique pour un rien, mais il n'avait plus envie de reculer. Il ne regrettait même pas cet appel téléphonique plus qu'explicite.

    Kai posa le cellulaire sur le bord du bain avant de se donner une petite poussée pour en sortir, moins chancelant qu'un peu plus tôt. La douche glacée l'avait réveillé, c'était un fait. Maintenant, il ne voyait plus qu'une chose lorsqu'il fermait les yeux, pas besoin de nommer quoi.

    Il se saisit d'une serviette, son regard ne quittant plus son portable des yeux, se demandant s'il allait le rappeler. Peut-être pas... mais de toute façon, s'il ne le faisait pas, Kai se rendrait à sa chambre et frapperait à sa porte jusqu'à ce qu'il daigne ouvrir. Kyo voulait se faire supplier ? Très bien. Kai était capable de le faire.

    Partiellement séché, ignorant les gouttes humides qui tombaient de la pointe de ses cheveux pour venir s'écraser sur son torse, Kai sortit de la salle de bain sans oublier son portable derrière lui. Il le lança sur le lit, puis se dirigea vers une commode pour en sortir un boxer noir laissant peu de place pour l'imagination, puis une paire de jeans mi-foncé, mi-délavés qu'il enfila rapidement.

    Il boucla la ceinture qui l'accompagnait en se laissant tomber sur le lit. Du regard, il suppliait son portable. Il voulait entendre la sonnerie, voir le numéro de Kyo s'afficher et entendre sa voix à nouveau. Il lui laissait dix minutes. Après ce délais, Kyo aurait à nouveau droit à un Kai torse nu, cheveux détrempés, devant sa porte. Mais cette fois, ce ne serait pas pour prendre une douche. Du moins, pas seul.
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Kyo
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MessageSujet: Re: 12. I know I could suffer but I just can't help it...   Mar 5 Jan - 4:18

    Kyo était remonté dans sa chambre sans se presser mais sans paresser non plus. Oui certes, il était fatigué et le bâillement qu'il étouffa aurait pu le prouver à tous... Cependant il était un peu déçu que leur soirée se soit terminée aussi vite. Reita disparu des signaux radars sans que personne ne s'en rende compte, Toshiya et Shinya partit cuver et Kai... Ben heu Kai idem. Sauf que ce dernier s'était aussi suggestif que son état d'ébriété le lui permettait.

    Oui fallait l'admettre, ça avait un peu troublé le chanteur. En réalité, après leur dernier petit "entretien", il ne s'était pas vraiment attendu à une réponse rapide et surtout, à autant de "bonne volonté". Kai avait semblé exaspéré par tout ce qu'il faisait dans la soirée alors sa dernière réaction avait de quoi surprendre n'importe qui non ?

    Bref... Sortant sa clef magnétique, Kyo se laissa glisser dans la pénombre familière de sa chambre d'hôtel. Il n'alluma pas la lumière et se dirigea un peu au radar dans celle ci. En avançant, il se défaisait de ses vêtement, les laissant trainer sur la moquette. C'était peut être méchant à dire mais : les femmes de chambre étaient là pour ça. Lui il était bordélique, confère sa chère télécommande qui depuis que Kai avait remit la main dessus trônait sur la console qu'il avait installé près de la télévision.

    Attrapant un bas de pyjama il l'enfila avant de se glisser sous ses draps. Le chanteur aurait bien allumé la console en question mais finalement, un peu de sommeil ne lui ferait pas de mal. Il aurait assez des trois jours de repos qui s'offraient à eux pour jouer tout son saoul. Et puis de toute façon Dai devait passer après sa soirée... Mais Kyo continuait de penser qu'il passerait plutôt au matin, après sa "nuit". Un petit sourire amusé flotta sur ses lèvres alors qu'il fermait les yeux, bien décidé à dormir. N'était il pas réputé pour être capable de dormir dans n'importe quelle situation et n'importe tout ? Si si, et un lit moelleux était quand même deux fois plus attractif et...

    Les billes sombres se rouvrirent en entendant la petite musique de final fantasy qui lui servait de sonnerie de téléphone. Kyo fronça les sourcils. Allons donc, qui appelait à cette heure ci ?

    Repoussant les draps, il se dirigea au son vers son pantalon qui jonchait le sol et finit par en extraire le cellulaire. Un regard à l'écran à cristaux liquide l'informa que le numéro n'était pas pré enregistré. Il arque un sourcil mais décroche néanmoins tout en se laissant tomber sur le dos sur son matelas.

    - Vous êtes sur la messagerie vocale de Dieu, il vous écoute mais son temps est précieux, soyez bref...

    Il ferme les yeux et roule sur le côté en emmenant un bout de couette avec lui pour en garder un peu de chaleur sur sa peau nue.

    - J'ai envie de Dieu. Peut-il partager son temps précieux avec un petit batteur prêt à se rompre le cou une seconde fois ?

    Et puis il les rouvre brutalement en entendant cette vois un peu éraillé mais presque lucide pour ce qu'il en entend. Kyo n'a besoin que de quelques secondes pour mettre un visage sur cette dernière, aidé par l'indice du "petit batteur".

    Qu'est ce qui lui prend soudainement à Kai pour l'appeler et... Lui dire un truc pareil ??

    Pour la troisième fois de la soirée, avant qu'il ait pût dire quoi que se soit, on lui raccroche au nez. Kyo met l'appareil devant son regard, poussant une exclamation surprise et indignée. Faut qu'ils arrêtent les gens avec ça pardi !!

    Mais il repousse toutes les malédictions sur dix générations qu'il a envie de proférer à l'encontre des gens qui n'ont aucune politesse -l'hôpital, la charité, tout ça...- pour se concentrer sur le problème présent : le batteur de Gazette.

    Kyo laisse tomber son portable sur son lit et tire un peu plus sur la couverture. Il est con ce batteur ou quoi ? Pourquoi il ne peut pas faire ce genre de demande SOBRE. Rien à faire, il est hors de question pour le blond de donner quoi que se soit à Kai s'il n'est pas dans son état normal. Kyo n'a peut être rien contre les relations d'une nuit mais son égo existe hein...

    Déjà que la dernière fois, celui avec qui il avait fait l'amour s'était imaginé dans les bras de quelqu'un d'autre...

    Qu'est ce que c'était maintenant ? Un besoin de consolation ? Très peu pour lui. Kai était séduisant, plutôt sexy même quand il se démenait derrière sa batterie. Cela dit... Cela dit il avait eu sa dose niveau coup d'un soir avec Aoi. Il s'affirmait peut être et ne niait pas aimer le sexe, mais d'ici à ce taper tous les membres des Gazettes hein... Enfin tous sauf Uruha, celui là il doutait que Die le lui laisse...

    Nouveau petit regard pour son portable qu'il récupère avant d'appuyer sur la touche "bis" du clavier. Kyo porte l'appareil à son oreille, bien décidé à poursuivre cette conversation par téléphone. Pas question de risquer de flancher en se rendant sur place...

    Le silence remplace la tonalité et Kyo devine que Kai à décroché. Il s'offusque :

    - "Pas de "moshi moshi" ? Pas de "Je suis content que tu rappels" ni de "merci mon dieu de m'avoir entendu" ?"

    Un sourire moqueur ourle ses lèvres :

    - "T'es ivre Kai. Si tu te souviens de cette scène demain tu vas raser les murs..."

    Il a un petit rire avant d'ajouter :

    - "Et si tu ne t'en souviens pas je vais te la rappeler."

    Kyo s'étire et roule à nouveau sur le matelas pour se remettre sur le dos. Son regard se pose sur le plafond plongé dans l'obscurité.

    - "Dis moi ce dont tu as envi..."

    Sa voix s'est fait plus sensuelle comme il sait le faire lorsqu'il se veut séducteur. Se déplacer jusqu'à la chambre de Kai ? Il ne le fera pas, pour tout un tas de raison déjà énoncé. Et puis il ne se prostitue pas. Si Kai veut quelque chose, qu'il s'assume jusqu'au bout et vienne frapper à sa porte.

    Par contre... Par contre il peut le faire languir au téléphone, ça oui. Et même qu'il peut se défrustrer tout seul comme ça...
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Kai
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MessageSujet: Re: 12. I know I could suffer but I just can't help it...   Mar 5 Jan - 5:14

    Kai est toujours étendu sur le dos, sur son lit. Il a froid, mais qu'est-ce que ça change ? Il vient tout juste de prendre une douche glacée... C'est un peu de sa faute, non ? Il ne fait rien pour se réchauffer, de toute façon, sachant fort bien que le froid l'aide à rester éveillé. Et pourquoi résister ainsi au sommeil après une si longue journée ? Pour le téléphone qui repose à côté de lui. Celui qui le fait attendre ce qui semble être des secondes, des minutes infinies.

    Mais apparemment, dans le monde de Kai, l'infini a une fin. Et cette fin fut marquée par un petit bruit étrange, annonciateur d'un portable qui vibrait, ici sur le lit. Kai le regarda un instant, comme s'il n'y croyait pas. En fait, il était tellement certain d'halluciner qu'il faillit ne pas décrocher, ce qui aurait probablement mit Kyo dans tous ses états et avec raison.

    Alors il prend le petit appareil qui vibre toujours dans sa main, puis l'ouvre et le dirige vers son oreille sans rien dire. En fait, il ne sait même plus ce qu'il pourrait lui dire. Bien sûr, que c'est Kyo... qui d'autre ? Et la voix qui parle à l'autre bout du fil le lui confirme sans même qu'il n'ait besoin de regarder le numéro de téléphone.

    Parce que Kyo, il a bien ça d'unique, sa voix... Ça et puis quoi encore ? Kai, sur le moment, croyait que c'était une très bonne idée de découvrir tout ce que le chanteur de Dir en grey avait d'unique. Peut-être demain matin s'en maudirait-il, mais pour l'instant, c'était une option alléchante...

    Quoi qu'il en soit, Kai ne parlait toujours pas et finalement, Kyo sembla se décider à commencer pour lui.


    - Pas de "moshi moshi" ? Pas de "Je suis content que tu rappels" ni de "merci mon dieu de m'avoir entendu" ?

    Un petit rire amusé franchit les lèvres de Kai. Sa tête tournait beaucoup moins depuis qu'il était couché sur le lit, fort heureusement. Sinon, il n'aurait probablement même pas pu suivre décemment une conversation au téléphone.

    Relentit par l'alcool, probablement, Kai n'eu pas le temps de répondre que Kyo continuait sur sa lancée.


    - T'es ivre Kai. Si tu te souviens de cette scène demain tu vas raser les murs... Et si tu ne t'en souviens pas je vais te la rappeler.

    Il ne fallait pas en douter ; l'information avait bel et bien tracé son chemin jusqu'au cerveau brumeux de Kai. Cependant, il ne releva pas, car pour l'heure, ça ne lui semblait pas si important que ça. Le mal était fait, non ? Kyo lui avait affirmé que de toute façon, s'il ne se souvenait pas assez de ce qu'il avait fait pour en être mal à l'aise, il allait le lui rappeler avec plaisir. Comme quoi le chanteur était aussi assez sadique en son genre...

    Un warumono, hein ? Un mauvais garçon, ceux que l'on rencontre dans le fond des ruelles à minuit le soir. Ceux qui nous font crier, de plaisir ou de douleur. Kai devait probablement aimer crier pour se laisser à nouveau piéger...


    - Dis moi ce dont tu as envi...

    Ce ton si sensuel... Kai en frissonna. À se demander si Kyo savait le pouvoir qu'il avait présentement sur lui, même à distance. Il y avait fort à parier que non.

    Le petit batteur s'étira dans son lit en soupirant, tentant d'imaginer Kyo. Que faisait-il ? Que portait-il ? Où était-il ? Cette fois, il se décida néanmoins à répondre.


    - J'ai envie que tu prononces à nouveau mon prénom...

    Oui, car même si l'information avait atteint son but, Kai n'avait enregistré qu'une information importante pour l'instant : la possibilité d'entendre Kyo prononcer son nom avec cette voix terriblement séduisante, chaude à lui en faire perdre la tête.

    Cette fois, Kai ferma les yeux. L'une de ses mains glissa sur son torse nu. De petits frissons l'accompagnèrent, mais elle ne se risqua pas plus bas qu'à la hauteur de son nombril.


    - J'ai aussi envie d'aller frapper à ta porte... De m'improviser proie pour un prédateur des plus séduisants...

    Oh oui, il allait regretter demain, lorsqu'il serait dégrisé. Mais, pour l'heure, cette petite discussion qui promettait déjà le satisfaisait énormément. Et peut-être même qu'elle lui convaincrait de franchir les quelques mètres qui le séparait de la chambre de Kyo.

    Kai éloigna le portable de son oreille quelques secondes, le temps de mettre l'appareil sur haut-parleur. Puis, il le lâcha à côté de lui en soupirant, comme si cette tâche seulement avait été des plus exténuante.


    - J'ai envie de toi. De crier ton nom. De tes mains et ta langue sur mon corps. De tes ongles contre ma peau...

    Il aurait probablement pu continuer à énumérer tout ce qu'il désirait s'il ne s'était pas interrompu lui-même, se disant que Kyo avait bien compris le message... Oh oui, il l'avait probablement très bien compris. Et qu'est-ce que le warumono répondrait à cela, lui qui avait semblé prêt à séduire alors que plusieurs murs épais les séparaient ?
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Kyo
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MessageSujet: Re: 12. I know I could suffer but I just can't help it...   Mar 5 Jan - 6:42

    La voix de Kai, dans le combiné, lui paru comme étouffée. Et en même temps, il n'avait fait que l'entendre rire à voix basse et soupirer. Est ce que le batteur regrettait déjà son appel ? C'était à se le demander compte tenu du temps qu'il mettait à lui répondre.

    - J'ai envie que tu prononces à nouveau mon prénom...

    Finalement peut être qu'il ne le regrettait pas... Kyo par contre, était encore partagé. Est ce que c'était une bonne idée que de mettre de l'huile sur le feu ? Parce que pour être chaud, Kai l'était ce soir. Comme les braises...

    Pourtant, peut être parce qu'il était juste un homme qui suivait ses envies et qu'il pensait qu'il n'y avait rien de mal à se faire plaisir au téléphone, Kyo finit par ouvrir la bouche, accédant à la demande du batteur :

    - "Kai..."

    Il le répéta une nouvelle fois, il mêlant une pointe d'érotisme, l'oeil pétillant. Le chanteur avait l'habitude de jouer sur les différents timbres de voix, il le faisait en permanence sur scène. Toute fois, s'il fallait bien reconnaître quelque chose à Kai, c'est que Kyo n'avait pas beaucoup à se forcer pour jouer la sensualité et un peu plus.

    Ses seules vraies récriminations concernant toujours l'état d'ébriété avancé du brun qui continuait, sans pudeur aucune, à lui faire part de ce dont il avait envie :

    - J'ai aussi envie d'aller frapper à ta porte... De m'improviser proie pour un prédateur des plus séduisants...

    De toute évidence, Kai aussi savait se faire sensuel et séducteur. Que dire de l'état de Kyo qui, fixant toujours le plafond, sentant une agréable chaleur prendre naissance dans son abdomen ?

    Le chanteur se passa une main dans les cheveux, retenant à grand peine un soupir de contentement. Sa main redescendit ensuite pour venir se poser sur son torse qui se soulevait au rythme encore tranquille de sa respiration.

    Envie de frapper à sa porte hein ? Putain, le pire c'est qu'il lui donnait envie de lui dire de le faire. Et c'est en rassemblant toute sa bonne volonté qu'il parvint à ne pas le faire. Kyo était comme un gamin qui ne résistait pas à ce qui brillait. Saurait il résister si le batteur mettait ses "menaces" à exécution ?

    - J'ai envie de toi. De crier ton nom. De tes mains et ta langue sur mon corps. De tes ongles contre ma peau...

    Cette fois, un court gémissement rendu rauque par sa soirée à hurler sur scène passe la barrière de ses lèvres. Dieu que c'était sexy d'entendre Kai lui parler de cette façon, la voix voilée de désir... Et c'était sans parler du contenu on ne peut plus explicité.

    Le batteur des Gazette en demandait sans cesse plus. Il avait parlé de lui rendre son peignoir, puis avait voulu jouer au téléphone et maintenant il réclamait quelque chose de nettement plus physique qu'en d'autres circonstances, Kyo aurait probablement été ravi de lui donner.

    C'est qu'ils étaient rapide en affaire les Gazette ! Qui l'eut cru !

    Sentant que sa main glissait à présent sur son ventre, jouant avec le haut de son pantalon de pyjama, Kyo se ressaisit un peu. Tout à coup, il se sentait étrangement de mauvaise humeur. Pourtant leur conversation téléphonique, malgré le fait que leurs chambres soient très proches l'une de l'autre, avait très bien commencé.

    Oui mais...

    - "Vous me prenez tous pour la 5ème roue du carrosse chez Gazette ? Vous vous êtes refilé mon numéro en cas de crise de solitude ?"

    Ouais, il l'avait un peu mauvaise quand même. Entre Aoi qui voulait de lui pour sa ressemblance avec Ruki et Kai qui semblait avoir l'alcool câlin, il se demandait si les gens réfléchissaient un peu à ce que lui pouvait désirer. Marre d'être le bon coup express des coeurs blessés !

    - "Appel un professionnel qui lui s'en foutra que tu sois pas dans ton état normal. Moi je vaux mieux que le titre de putain de la tournée."

    Et il raccroche, de décidément fort mauvaise humeur. S'il s'énerve tout seul c'est parce qu'il en a vraiment envie. Son corps entier lui fait part de son mécontentement suite à sa décision mais Kyo sait qu'il a fait le bon choix.

    Finit le rôle de l'épaule câline et/ou sauvage pour les autres membres de la tournée, il ne veut plus entendre murmurer le prénom d'un autre ou quelque chose dans ce style. Qu'est ce qu'ils croient, tous ? Qu'il n'a pas de coeur ?
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Kai
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MessageSujet: Re: 12. I know I could suffer but I just can't help it...   Mar 5 Jan - 13:13

    Kai laissa échapper un petit gémissement voilé d'un désir qu'il pouvait maintenant difficilement nier alors que Kyo prononçait son prénom avec un timbre de voix qui aurait probablement fait chaviré le coeur du plus solide des rocks. Comment faisait-il pour se montrer aussi désirable alors qu'ils n'étaient qu'au téléphone ? Comment faisait-il pour faire monter cette chaleur incroyable au creux des reins de Kai alors qu'ils ne se voyaient même pas ?

    Et alors que le petit batteur se demandait si Kyo pouvait bien ressentir la même chose que lui, l'espérant même alors qu'un main glissait doucement sur son torse, ses doigts s'infiltrant sous la ceinture de son jeans, le chanteur laissa échapper à son tour un gémissement rauque qui enflamma Kai.

    Mais, avant même qu'il n'ait le temps de lui dire tout l'effet qu'il pouvait bien lui faire, Kyo lui donna l'effet d'une seconde douche froide...


    - Vous me prenez tous pour la 5ème roue du carrosse chez Gazette ? Vous vous êtes refilé mon numéro en cas de crise de solitude ? Appel un professionnel qui lui s'en foutra que tu sois pas dans ton état normal. Moi je vaux mieux que le titre de putain de la tournée.

    Et sur ces magnifiques paroles, Kyo lui raccrocha au nez. Kai entrouvrit les lèvres d'où une petite exclamation de surprise sortie. Il observait le téléphone, toujours à côté de lui sur le lit, incrédule. Le désir qu'il éprouvait envers Kyo n'avait pas disparu, loin de là. Mais soudainement, Kai se sentait beaucoup moins bien.

    Le petit chanteur blond croyait apparemment n'importe quoi. Certes, ses agissements pouvaient peut-être laisser à désirer, surtout qu'il avait bu quelques verres de trop... Mais il n'avait pas du tout l'intention d'aller rejoindre Kyo pour ensuite repartir comme un voleur. Si le blond l'acceptait dans ses draps, il aurait du mal à se débarrasser de Kai par la suite et ça ne se ferait pas sans briser quelques pots.

    Kai se redressa rapidement, raccrochant à son tour son portable. Il grimaça sous le vertige bref qui le saisit, mais ne s'arrêta pas pour autant. Sur un fauteuil près de la grande fenêtre, traînait un peignoir qui n'avait rien du siens, même s'ils se ressemblaient tous. Celui-là, c'était celui de Kyo. L'homme le saisit et, l'approchant à son nez, huma le parfum musqué du chanteur blond qui traînait encore dessus. Oui... c'était bel et bien celui de Kyo.

    Sans plus attendre, le petit batteur se glissa en dehors de sa chambre et se dirigea vers celle de Kyo. Pas question de perdre son temps. Il devait lui expliquer qu'il n'avait jamais eu l'intention de le considérer comme la putain de la tournée... C'était ridicule.

    Kai s'arrête devant une porte. Pendant un moment, il n'est plus trop certain que ce soit celle de Kyo, encore perdu dans les brumes de l'alcool. Mais, il prend une profonde inspiration puis toque contre le battant en bois. Oui, c'est bel et bien celle de Kyo, pas de doute. Comment aurait-il pu oublier ?

    De petits pas se font entendre de l'autre côté de la porte. Kai retient son souffle alors que la porte s'ouvre sur un Kyo torse nu. Certes, il l'avait déjà vu ainsi pendant les spectacles qu'ils donnaient. Mais là, c'était différent. Là, s'il tendait la main, il pouvait suivre les motifs étranges de ses nombreux tattoos, caresser ses cicatrices, souvenir de la scarification dont il se faisait lui-même la victime et suivre les fines lignes des abdos du petit Japonais.

    Cependant, Kyo ne semble pas l'entendre de la même façon que les pensées les plus secrètes de Kai. Un regard mauvais qui a le mérite de vraiment appartenir à un warumono accroché sur le visage, il laisse échapper d'une voix rauque et grognonne :


    - Jacadi a dit : mauvaise pioche.

    Et sur ces magnifiques paroles, c'est un Kyo apparemment frustré de la situation actuelle qui tente de lui refermer la porte au nez. Mais pas question, ah non ! Quand il a un peu bu, Kai est encore plus spontané que d'habitude, ce qui est presque impossible à croire, mais pourtant...

    Le petit batteur tend la main qu'il plaque brusquement contre le battant en bois. Puis, sans demander son reste, il se glisse dans la chambre, repoussant légèrement un Kyo apparemment pas très enchanté de la tournure des événements. Mais Kai a déjà refermé la porte et si son regard est empreint de tous les doutes qu'il ressent encore, ses gestes semblent pour leur part bien assurés.

    Sans quitter Kyo du regard, il lance le peignoir sur le petit meuble à l'entrée.

    - J'ai... l'étrange impression que tu m'as mal compris, Kyo.

    Très très mal compris, oui. Le batteur affiche une moue enfantine alors qu'il avance de quelques pas vers le chanteur blond.

    - Je ne couche jamais pour un soir. Jamais.

    Affichant cette fois une mine beaucoup plus sérieuse, Kai insista sur le dernier mot. Non, il n'est pas homme a accepter une baise d'une nuit. Ce qu'il veut, c'est plus, toujours plus. Et c'est tout ce qu'il veut de Kyo.
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Kyo
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MessageSujet: Re: 12. I know I could suffer but I just can't help it...   Mar 5 Jan - 15:04

    Kyo reste là, résigné, son regard brun posé sur le maudit cellulaire. Un objet du diable que ce truc...

    Pourtant, quand le dit appareil émet une petite sonnerie significative de la réception d'un texto, sa main s'en empare à toute vitesse et sans attendre, il ouvre le message. Un grognement agacé passe ses lèvres alors qu'il aperçoit le nom de l'expéditeur. Alors ce bâtard à rallumé son portable ?

    Ouais... Die qui lui demande s'il y a un problème. C'est quoi cette question à la con ? Il a des dons de médium pour lui demander ça ou bien pour changer il est passé à côté d'une info importante ? En tout cas, Kyo pianote rapidement une réponse :

    "La corde était trop haute, je serais toujours là pour écouter tes conneries demain."

    C'est pas trop son genre de se moquer de lui même comme ça, mais au moins Daisuke comprendrait qu'il ne fallait pas insister et qu'ils en parleraient le lendemain. Parce que oui, le guitariste était ce qu'il pouvait qualifier de confident et de meilleur ami. Kyo en aurait bien besoin là pour se défouler un peu. Parce que sérieux, qu'est ce qu'il est sur les nerfs ! Et rien que de se dire qu'il l'est, c'est encore pire !

    Ses yeux se fixent à nouveau sur le plafond et il ouvre la bouche, près à hurler, juste pour le plaisir de finir de se briser la voix. C'est con ? Et alors, de quoi il se mêle ?

    Sauf qu'alors que ce cri prend naissance au niveau de son estomac, on frappe à la porte et le cri se mût en soupire de découragement. Pitié, même pour ça on vient le déranger ? Parole de Kyo, celui qui squatte son pallier à cette heure avancée de la nuit va déguster sévère...

    Le chanteur se lève et franchit les quelques mètres qui le sépare de la porte d'entrée de sa chambre. Pas de coup d'oeil à l'œilleton, il se fiche bien de savoir qui est derrière, il veut juste profiter de l'occasion pour se déchaîner un peu.

    Oui mais... Il ne s'était pas attendu à trouver Kai, tremblant légèrement de froid, mouillé et torse nu. C'était son truc c'est ça ? Il kiffait sortir détrempé et à moitié fringué, obligé...

    Sa mauvaise humeur pas disparu mais son envie de hurler soudainement carapatée, Kyo se contente de ronchonner :

    - "Jacadi a dit : mauvaise pioche."

    Ouais... Si Kai compte encore sur lui pour lui prêter sa douche, y a pas moyen. Il est d'ailleurs sur le point de fermer la porte lorsque la main du batteur s'abat dessus pour l'en empêcher. Pis encore, sans se soucier de ses protestations, son cadet s'invite dans le couloir de sa chambre avant de jeter un peignoir -qu'il imagine être le sien de fait- sur un meuble. Le premier venu.

    - J'ai... l'étrange impression que tu m'as mal compris, Kyo.

    Le chanteur lève les yeux au ciel, sentant à nouveau la vexation et l'irritation le chatouiller :

    - "Non ça va, t'as été on ne peut plus clair."

    Vrai que Kai aurait difficilement pût être plus limpide dans ce qu'il voulait. Il le voulait lui. Ok, ça s'était enregistré et techniquement, Kyo se serait bien laissé tenté parce que le batteur était tout sauf désagréable à regarder fallait l'admettre. Sauf que là non, pas de bonne humeur, pas dans de bonnes dispositions, pas envie, malade, grognon, capricieux, fâché...

    - Je ne couche jamais pour un soir. Jamais.

    Kai, qui vient de le couper dans son énumération mentale, s'est approché de quelques pas et si Kyo en a amorcé un en arrière il se reprend bien vite. Genre il va reculer devant ce nain ! Ouais bon... Mauvais choix d'insulte...

    - "Je ne couche jamais avec des gens qui n'ont pas toute leur tête."

    Pas qu'il ne croit pas Kai sur parole mais... En fait non, il ne le croit pas. Pourtant le batteur à l'air sur de lui ! Oui, Kyo le voit bien, mais là il est dans sa phase "je ne te ferais pas le plaisir d'abonder en ton sens". Disons que si kai le lui avait dit ce genre de chose sobre, le blond aurait réagit de façon différente. Mais pas là.

    Là il est juste encore plus frustré. Pourquoi cet idiot n'a pas attendu d'avoir complètement dessaoulé pour venir lui dire ce genre de truc ?! Kyo ne demande que ça d'entendre ce genre de phrases !

    Encore que... Du physique, jamais rien que du physique... Il sait qu'il finit toujours par tomber dans le panneau et il va encore le faire. Mais ça le gonfle un peu... Ou alors c'était une déclaration masquée ? Oui et bien Kyo n'a pas branché le décodeur, game over, zéro continu, pas de sauvegarde dans la machine...

    - "Si tu tentes de me violer je te tue."

    Disons qu'il veut quand même bien repartie sur un sujet moins glissant et s'il lui dit ça, un petit sourire aussi bref qu'un quignon de pain au milieu d'un groupe d'affamé sur le visage, c'est qu'il se détourne du couloir pour revenir à la pièce principale dont il allume la lumière.

    Kyo attrape sa télécommande, allume le téléviseur, change de chaîne et démarre la console.

    - "On va attendre que tu dessaoules..."

    Se saisissant d'une manette, Kyo s'effondre dans l'un des deux fauteuils qui sont installé devant la télé. L'autre étant généralement occupé par, dans l'ordre des habitués : Die, Kaoru puis Toshiya. Shinya n'aime pas les jeux vidéo. Il trouve ça "barbare"... Qu'est ce qu'il peut être cloche quand il veut... Mais bon, là il s'égare, c'est la frustration qui parle.
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Kai
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MessageSujet: Re: 12. I know I could suffer but I just can't help it...   Jeu 7 Jan - 5:39

    - Non ça va, t'as été on ne peut plus clair.

    Le petit chanteur était exaspéré : ça c'était bel et bien claire. Et pire encore, il était une vraie tête de mule et ça, Kai le savait parfaitement bien. Peut-être même qu'alors qu'il est là, tremblant de froid, la tête qui tourne, pas très bien en soi, que c'est justement parce que Kyo le repousse sans cesse, pour quelque raison qu'il soit, qu'il revient tout le temps. Parce que aussi bien se le dire tout de suite, dans le genre stupide en amour, Kai remportait probablement la palme d'or.

    Néanmoins, le petit batteur n'était pas non plus du genre à se laisser marcher sur la tête juste pour s'amuser. Certes, il était bonne poire. Mais, il n'était pas non plus incapable de s'affirmer dans ses idées et sa façon d'être. Et là, il n'avait pas dit son dernier mot. Et il avait cru que ça pèserait beaucoup dans la balance, mais Kyo le coupa net dans ses espoirs avec une toute petite phrase bien sensée...


    - Je ne couche jamais avec des gens qui n'ont pas toute leur tête.

    Un peu stupidement, probablement à cause de l'alcool, Kai posa une main sur sa tête, comme pour s'assurer qu'elle était bel et bien là. Mais, il ne poussa pas le vice jusqu'à demander à Kyo pourquoi il trouvait qu'il n'avait pas toute sa tête... parce que ça, c'était assez clair, non ? Alors il se tut, tout simplement. Il n'y avait pas grand chose à rajouter... Sauf qu'il aurait bien été se coucher sur ce lit, là-bas, au moins pour dormir...

    Encore que là, Kai avait du mal à comprendre ce que Kyo pouvait bien lui reprocher. Et cette fois, il était certain que ce n'était pas parce que l'alcool le rendait lent. Certes, ça lui donnait beaucoup plus d'aplomb pour dire à peu près tout ce qui lui passait par la tête, mais il n'était pas con non plus. Kyo était frustré et il ne voyait tout simplement pas pourquoi.


    - Si tu tentes de me violer je te tue.

    Cette fois, Kai sursauta légèrement. Eh bien... ça avait le mérite d'être clair. Un grand sourire apparu sur les lèvres du batteur alors qu'il tentait de réprimer un éclat de rire. Ce n'était pas une bonne idée de rigoler devant un Kyo apparemment en pétard. Il ne le connaissait peut-être pas encore très bien, mais savait par contre que l'homme avait du caractère. C'était pas une légende urbaine !

    Cependant, Kyo lui-même semblait être dans de bien meilleures dispositions présentement. Il lui tourne effectivement le dos et ce, sans le renvoyer dans ses pénates. Magnifique... C'était encore plus que Kai n'aurait pu l'espérer présentement, surtout après ce qu'il s'était fait hurler au téléphone.

    Alors sans dire un mot, le petit batteur suivit le blondinet dans la pièce, trottant gaiment derrière lui. Un petit sourire made in Kai flottait toujours sur ses lèvres. Maintenant que l'ouragan semblait être en partie passé, il était bien heureux d'être ici !


    - On va attendre que tu dessaoules...

    Ce disant, Kyo s'installa dans un fauteuil, apparemment prêt à jouer à un jeu quelconque. Kai n'avait rien du tout contre ça, même s'il avait espéré un autre genre de soirée... Mais qui sait ? Si vraiment il dessaoulait vite, peut-être n'aurait-il plus envie que d'une chose : descendre six pieds sous terre.

    Quoi qu'il en soit, présentement, Kai ne pensait pas trop à cela, préférant attraper une manette à son tour pour venir s'assoir dans le deuxième fauteuil à côté de Kyo.


    - Ça c'est si je m'endors pas avant, mais ok... pourquoi pas !

    Oui, parce que déjà, le petit batteur avait l'impression que ses yeux fermaient tous seuls. Il passa rapidement une main dans ses cheveux humides, les ébouriffant savamment au passage, puis s'accrocha à la manette.

    Ses yeux se posèrent sur ce que Kyo avait utilisé pour allumer la télévision. Un petit sourire taquin apparu sur les lèvres rosées de Kai.


    - Alors comme ça, tu as retrouvé ta télécommande, hein ?

    La lueur de malice qui brillait dans les deux billes noires qui, cette fois, étaient posées sur le chanteur, en disait long. Il n'allait tout de même pas en rater une. Pas ce soir, même saoul !

    À la télévision, le jeu démarrait déjà. Rien de bien compliqué, fort heureusement. Un bon vieux jeu où on se tapait tout simplement sur la gueule. Tekken qu'il s'appelait... et même si c'était assez basique et barbare, Kai adorait ce jeu vidéo, peut-être justement parce qu'il n'avait pas besoin de se casser la tête pour y jouer. En somme, c'était le jeu parfait pour attendre patiemment qu'il dessaoule.

    Kyo choisit son personnage, puis c'est au tour de Kai. Alors qu'il sélectionne un homme-scorpion qu'il affectionne particulièrement, le petit batteur décide que faire la conversation, c'est bien mieux que de se murer dans un silence quasi-complet jusqu'à ce que Kyo ait jugé qu'il était de nouveau dans son état normal.


    - Et si je te tiens toujours le même discours une fois dessaoulé, qu'est-ce que tu vas faire ?

    Et le pire, c'est qu'alors qu'il pose cette question, Kai est sérieux comme un pape. Bah oui... Il est intéressé à savoir s'il va ENCORE se faire renvoyé brutalement ou pas !
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Kyo
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MessageSujet: Re: 12. I know I could suffer but I just can't help it...   Jeu 7 Jan - 8:51

    Kai s'installe et Kyo remonte ses jambes contre sa poitrine, enfonçant ses pieds dans le coussin. C'est qu'il ne prend pas beaucoup de place dans le grand fauteuil. Au moins il a chaud. D'ailleurs en parlant d'avoir chaud, Kai n'a t-il pas froid ?

    Le chanteur tourne un regard vaguement intéressé sur le batteur qui semble d'assez bonne humeur, confère son éclat de rire qui avait précédé et auquel Kyo avait répondu par un petit grognement. Pas qu'il était courroucé d'entendre le batteur rire, mais il aimait autant que se ne soit pas à ses dépends.

    Ses yeux s'étrécissent alors que sur l'écran, arrive la sélection des personnages. Kyo laisse le curseur passer sur à peu près tous les personnages et finalement il choisit une gamine chinoise au nom imprononçable sans avoir 2 grammes d'alcool dans chaque bras. Un peu méprisant il se rend compte que Kai pourrait peut être le prononcer, lui...

    - Ça c'est si je m'endors pas avant, mais ok... pourquoi pas !

    Bah, de toute façon si le batteur s'endort, il n'est pas perdu non plus hein. Kyo se contenterait d'aller se recoucher aussi et d'attendre le lendemain que la belle au bois dormant se réveil avec son mal de crâne, les muscles grippés par la position qu'il aurait prit durant sa nuit et peut être même un bon rhume à force de se balader partout trempé et à moitié nu.

    Pourquoi avait il fallu que ça tombe sur lui...? Ou plutôt : pourquoi fallait il que Kai ait l'air -d'après lui- d'un perfusé au rhum charette ?

    Certes il était mauvaise langue... Si Kai était de toute évidence légèrement imbibé, il n'était pas non plus complètement saoul. Il arrivait sans trop de peine à s'exprimer, se déplaçait presque en ligne droite et semblait avoir un bout de logique. Mais pour Kyo qui ne buvait jamais jamais, le moindre changement de tempérament chez les autres à cause de l'alcool le rendait grognon.

    - Alors comme ça, tu as retrouvé ta télécommande, hein ?

    Le blond eu un regard pour l'objet et concéda un sourire amusé à Kai. Ouais, pour ça il lui en devait une belle. Disons que Kai venait, en lui rappelant l'anecdote, de s'octroyer quelques points. Et c'était pas un luxe après la dégringolade que ces mêmes points avaient prit. Encore que c'était temporaire sans doute. Jusqu'à ce que Kai ne soit plus enivré... Jusqu'à ce qu'il se rappel que ça lui ressemblait peu d'agir de cette façon.

    Encore que comme ça non plus, le brun n'était pas désagréable. Et c'était le moins que l'on puisse dire compte tenu du fait qu'il lui avait demandé une nuit -plusieurs donc ?- tout en sensualité.

    L'écran de sélection de l'arène s'affiche et Kyo recentre son attention dessus. Son curseur glisse à nouveau rapidement sur chacun d'entre eux, évaluant les chances de choisir tel ou tel niveau. Pas que ça ait une grande importance, certes, mais ça distrait un peu son attention de l'homme qui, à côté de lui, est toujours simplement en jean et les cheveux humides.

    - Et si je te tiens toujours le même discours une fois dessaoulé, qu'est-ce que tu vas faire ?

    Kyo s'arrête sur une arène et regarde Kai comme s'il cherchait à lire dans ses pensées. De toute évidence, le batteur ne va pas lâcher l'affaire ce soir. Encore que sa question soit presque légitime non ?

    - "Je vais attendre que tu m'envois une boîte de chocolat pour te faire pardonner d'abord."

    Appuyant sur la bonne touche, il sélectionne l'arène et le premier round démarre. Un petit sourire flotte sur ses lèvres en imaginant Kai lui offrir une boîte de chocolat pour excuser son comportement haut en couleur. Vrai que se serait une jolie victoire non...? Il n'était pas le genre d'homme à apprécier ce genre de cadeau, mais là, c'était différent.

    Commençant le combat il poursuit, les yeux toujours collés à l'écran :

    - "Ensuite je te laisserais l'occasion de me redire et redemander tout ça quand tu seras redevenu le batteur sexy, réservé et un brin irritant que j'ai presque embrassé sur ce lit derrière nous."

    Poussant un petit juron alors qu'il vient de rater un contre, se prenant une jolie mandale Kyo se renfonce dans son fauteuil pour être mieux installé :

    - "Et si je te pense sincère je t'inviterais... A la fête foraine !"

    De toute façon il comptait bien y aller... Elle était un petit peu loin, à une heure environs de voiture et il n'avait pas le permit, mais Kai l'avait non ? Die aussi voulait y aller mais à choisir, il prendrait le batteur, le guitariste comprendrais. De toute façon, selon comment se passait sa soirée, souhaiterait il toujours y aller ?

    - "Un vrai rendez vous." décréta t-il.

    Pourquoi voulait il d'un rendez vous dans les formes de l'art ? Difficile à dire. Disons qu'il avait déjà eu sa part de satisfaction purement physique avec Aoi et que là, il voulait autre chose. Si Kai lui avait dit la vérité à propos de ses intentions, il ne pouvait pas dire refuser si ?

    - "Alors ?" demanda t-il alors que le premier round touchait à sa fin.
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Kai
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MessageSujet: Re: 12. I know I could suffer but I just can't help it...   Dim 31 Jan - 2:42

    - Je vais attendre que tu m'envois une boîte de chocolat pour te faire pardonner d'abord.

    Non, Kai ne s'était pas attendu à cette réponse. Et pourtant, avec l'alcool, ses pensées s'envolaient pour trouver des scénarios parfois très cocasses. Mais ça, il n'y aurait jamais pensé. Et le pire, c'est que Kyo ne semblait pas du tout trouver la situation drôle. Il était même plutôt sérieux avec son histoire de chocolats.

    Certes, un petit sourire s'étira sur ses lèvres, mais rien de plus. Il riait ou pas ? Ah et puis après, peu importait. Il voulait du chocolat ? Il en aurait ! Kai, aussi saoul fut-il, se promis de garder ce renseignement caché dans un coin de sa mémoire. Il le ressortirait quand il le faudrait... demain... à la première heure, par exemple.

    Car bien qu'il fut encore sous l'effet néfaste de l'alcool, le jeune homme compris très bien qu'il en aurait beaucoup à se faire pardonner. Un peu de lucidité qui lui revenait ? Ça ou bien simplement le fait que lorsqu'il était marabout, Kyo était très clair. En fait, pour ce qui était de manifester son mécontentement, on faisait rarement mieux que Kyo... Il était doué dans ce domaine, ok, mais ça n'effrayait tout de même pas le petit batteur !

    Kai observait Kyo pendant tout ce temps. Il du cependant s'arracher à cette comtemplation alors que la musique émanant de la télévision lui annonçait que le combat allait commencer. Rapidement, peu déstabilisé par l'alcool qu'il avait ingurgité, le petit batteur commença à appuyer frénétiquement sur les boutons de la manette et si pour plusieurs il aurait pu sembler qu'il cliquait n'importe où, il ne fallait pas s'y tromper : Kai était un vrai gamer et il savait ce qu'il faisait !


    - Ensuite je te laisserais l'occasion de me redire et redemander tout ça quand tu seras redevenu le batteur sexy, réservé et un brin irritant que j'ai presque embrassé sur ce lit derrière nous.

    Réservé et un brin irritant, ça tout le monde le sait bien. Sexy ? Kai en rougit de plaisir, ne cherchant même pas à camoufler sa joie aux paroles du petit chanteur. Son coeur ne fait qu'un bond alors qu'il repense à ce qui s'était passé sur ce lit. Presque rien aux dires de plusieurs. Mais pour Kai, c'était déjà assez pour qu'il tombe dans le panneau.

    - Et si je te pense sincère je t'inviterais... A la fête foraine ! Un vrai rendez vous.

    Si Kai avait une bonne longueur d'avance sur Kyo dans le jeu, cette fois, le petit blond eu tout le loisir de mettre presque K.O. son personnage tant il fut surpris par les paroles de l'homme. Le batteur se ressaisit rapidement, éloignant son cher demi-homme demi-scorpion de la chinoise détraquée pour respirer un peu.

    - Alors ?

    Kai laisse alors échapper un petit rire tout en effectuant une combinaison de touches spéciale afin de lancer un sort puissant à son adversaire, le genre de truc tout bête et qui faisait à peine de dommages, mais qui était toujours chiant parce qu'on pouvait frapper à distance. Il ne semblait peut-être pas en être rendu là, mais il réfléchissait à 100 à l'heure présentement et avec la tête qui tournait un peu, ce n'était pas l'idéal. Mais, pas question de se plaindre alors qu'ils semblaient si bien partis.

    Le batteur se mordit la langue, retenant un juron alors que Kyo le mettait finalement K.O. Ça paraissait bien qu'il n'était pas dans son état normal, car il aurait du la gagner celle-là ! Cependant, bon perdant, Kai se retourna vers le petit blond, le sourire aux lèvres.


    - Alors je vais avoir droit à un vrai rendez-vous ? C'est le pied !

    Trop direct ? Oui, mais seulement quand il avait bu... demain, il s'en mordrait les doigts. Cependant, il devait bien prendre en note que demander des faveurs sexuelles à Kyo n'était PAS la façon de l'aborder pour avoir quelque chose d'un peu plus qu'amical ou professionnel avec lui !

    Le jeune homme laissa tomber la manette sur le sol en poussant un petit soupir. Il commençait à l'avoir un peu dure là, il fallait l'avouer...


    - Je ne bois pas comme ça d'habitude...

    Il se cherchait une excuse ? Peut-être, mais en même temps, c'était loin d'en être une. C'était seulement une constatation et il n'avait pas vraiment l'intention d'approfondir. De toute façon, il n'y avait aucun raison pour laquelle il avait bu plus que d'habitude. Il avait seulement eu besoin de se détendre et avait quelque peu perdu le compte...

    Le batteur se recroquevilla sur lui-même, se calant un peu plus dans le fauteuil par le fait même. Il observait Kyo, les yeux grands ouverts, alors que pourtant il avait on ne peut plus sommeil.


    - Je suis jaloux d'Aoi.

    Point, alinéa.

    Maintenant, il restait à savoir s'il avait une bonne raison d'être jaloux de son second guitariste. Peut-être que oui. Peut-être que Kyo avait eu une bonne partie de plaisir avec Aoi et qu'il ne le voyait que comme bon second. Mais, en même temps, ne lui avait-il pas demandé plutôt un rendez-vous en bonne et due forme ? Ça pouvait laisser présager autre chose, non...?

    Cependant, il se reprit. Sa phrase pouvait porter à confusion, non ?


    - Enfin, j'étais jaloux d'Aoi... ou je le suis encore... J'en sais rien. Je l'ai détesté pendant les premières secondes après qu'il m'ait raconté ce qui était arrivé dans cette chambre... sans les détails, naturellement. Là, je l'aurais peut-être largué non sans une bonne gifle dans le visage. C'est drôle, hein ? Je n'ai même pas cherché à t'approcher avant qu'il ne me raconte ça. Comme quoi les hommes fonctionnent vraiment mieux quand on presse le bouton « jalousie »... En tout cas, c'est mon cas apparemment.

    Kai hausse les épaules, poussant un petit soupir.

    - Je vais mourir de honte quand je vais dégriser et je le sais bien, mais bon. Tu le sais maintenant.

    Et que Kyo le prenne bien ou pas, ça le soulageait lui d'un poids énorme ! Parce qu'en plus de l'avoir dit à Kyo, il se l'était enfin avoué à lui-même et ça, c'était tout simplement sans prix !
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Kyo
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MessageSujet: Re: 12. I know I could suffer but I just can't help it...   Mer 3 Fév - 12:47

    - Alors je vais avoir droit à un vrai rendez-vous ? C'est le pied !

    Kyo regarda du coin de l'oeil Kai qui, toujours rendu outrageusement de bonne humeur et bavard par l'alcool -même s'il semblait évident qu'il n'avait pas besoin de ça pour être dans cet état là- paraissait ravi de la tournure des évènements. C'était amusant quelque part de le voir se réjouir comme un enfant à l'idée qu'ils allaient sortir ensemble.

    Et ce n'était pas seulement amusant pour Kyo. C'était valorisant. Pendant un moment il avait cru que le batteur ne cherchait qu'à passer une nuit plaisante au milieu de son ivresse et il était agréablement surprit -même s'il ne le montrait pas, fierté oblige- de se rendre compte que la perspective de ne pas avoir de sexe avant de se fendre d'un rendez vous ne décourageait pas le musicien.

    C'est à dire que son orgueil l'empêchait tout à fait d'accepter l'idée de passer pour le bon plan des soirées en solitaire. Prendre du plaisir ok, mais se coller l'étiquette de la Marie-couche-toi-là, non merci.

    - "Je rectifie, tu auras "peut être" un vrai rendez vous."

    Non, rien n'était acquit même si, revenu presque à une bonne humeur habituelle, Kyo était certain d'inviter quand même Kai pour aller à la fête. Le batteur était non seulement des plus séduisant mais il avait un caractère auquel Kyo n'avait que trop peut l'habitude de faire face. Celui qui s'en rapprochait le plus chez Dir en grey c'était sans doute Toshiya. Mais Tochi était aussi un homme qui aimait se "dévoiler" sans pudeur là où Kai observait un peu pus de pudeur.

    Enfin... Enfin ça c'était avant que le GazettE ne semble affectionner de se balader dans les couloirs de l'hôtel en petite tenue après sa douche...

    - Je ne bois pas comme ça d'habitude...

    Kyo relâcha la manette de sa console pour la poser sur l'accoudoir. Se recroquevillant légèrement dans son fauteuil il se tourna pour faire face à Kai en soupirant.

    L'alcool. Il ne comprenait vraiment pas ce besoin qu'avait les autres de se rendre ivre pour s'amuser. Pour Kyo, l'amusement n'était pas toujours une conséquence logique de la boisson. Certains l'avaient grognon parfois. Kaoru faisait partit de ces gens qui, prit à rebrousse poil après une cuite, pouvait se révéler un peu difficiles d'approche.

    Bon... Pour être tout à fait honnête, peut être qu'il avait déjà été tenté de boire un verre ces derniers temps, sans jamais passer le cap. Avant, il avait un autre vice qui l'empêchait de se jeter sur celui de la boisson. La drogue était quelque chose qui avait suffisamment altéré ses sens et son esprit pour qu'il ne pense même pas à en chercher encore plus dans l'ivresse.

    Depuis qu'il était tout à fait clean. Kyo se refusait à se laisser séduire par quelque chose de ce genre à nouveau. Finit la drogue et jamais d'alcool. C'était ses résolutions les plus ferme. Il se souvenait encore de son sevrage et de la patience extrême de son groupe à cette époque. Et puis il se souvenait surtout de son attitude envers ceux qui essayaient de l'aider. Envers Die qui l'avait attendu à toutes ses réunions de drogué, était venu le voir en cure tous les jours... Et qui avant ça avait toujours nettoyé par terre après un shoot un peu trop corsé...

    Il connaissait les ravages de ce genre d'addiction et plus que la peur de retourner dans son trip de mutilation, il avait peur que les gens comme son meilleur ami ne se lasse de le voir se détruire.

    - "Alors ne le fait plus."

    On disait parfois "facile à dire". Mais Kyo avait une conscience très aigüe de cette phrase. Et il regardait soudain Kai avec un peu plus de sérieux mais aussi un peu plus de douceur, prêt à admettre que son emportement était sans doute dût au fait qu'il n'était pas prêt à faire face à quelqu'un qui pouvait lui rappeler ce qu'il avait été lui même : une épave.

    Bien sûr Kai n'avait, présentement, rien d'une épave, que du contraire, mais on était pas toujours logique lorsque les trips prenaient le dessus.

    Leurs deux regards s'accrochèrent alors que Kai lui fit un aveu pour le moins surprenant :

    - Je suis jaloux d'Aoi.

    Kyo garda le silence. Jaloux ? De leur nuit passionnée ? Il ne fallait pas. Certes les souvenirs de cette nuit étaient parmi les plus délicieux des derniers temps, mais ça restait une feuille de temps coincées entre deux autres et qui ne servait plus, aujourd'hui, qu'à décorer sa mémoire.

    Est ce que c'était faire preuve de trop de romantisme, pour un warumono, que de préférer les souvenirs qui se prolongeais dans l'avenir ?

    - Enfin, j'étais jaloux d'Aoi... ou je le suis encore... J'en sais rien. Je l'ai détesté pendant les premières secondes après qu'il m'ait raconté ce qui était arrivé dans cette chambre... sans les détails, naturellement. Là, je l'aurais peut-être largué non sans une bonne gifle dans le visage. C'est drôle, hein ? Je n'ai même pas cherché à t'approcher avant qu'il ne me raconte ça. Comme quoi les hommes fonctionnent vraiment mieux quand on presse le bouton « jalousie »... En tout cas, c'est mon cas apparemment.

    Kyo eu un petit regarde désabusé. Même s'il n'était pas le fière défenseur de la vertu et de la pudeur... Et même s'il racontait lui même tout à Die, ça lui faisait toujours bizarre de savoir que GazettE tout entier savait pour lui et Aoi. D'autant plus qu'il n'avait lui même pas encore réussi à trouver une minute pour en parler avec le guitariste !

    Bref... Il ne fallait pas tellement s'attarder aux détails sans doute, car cette information n'était là que pour accompagner le corps du message que Kai voulait faire passer. Et que de mots mes amis !

    C'était un peu étrange, mais vraiment pas désagréable que d'entendre Kai lui dire qu'il avait été jaloux. Et qu'il l'était même encore. Voir même, pour le chanteur, ça expliquait un peu la précipitation du petit batteur à vouloir rattraper Aoi dans la "compétition". Compétition qui n'existait d'ailleurs pas le moins du monde. Aoi et Kai était vraiment trop différent pour pouvoir lutter dans la même catégorie de toute façon.

    - Je vais mourir de honte quand je vais dégriser et je le sais bien, mais bon. Tu le sais maintenant.

    Kyo à un petit sourire. Pas vraiment moqueur ni amusé. Juste un sourire sans arrière pensée. Kai lui faisait l'effet d'un petit garçon, ainsi roulé en boule sur son fauteuil, le regardant de ses grands yeux fatigué et lui déversant par seaux entiers les petits et grands tourments de son coeur.

    Se levant, le chanteur vint se rasseoir sur un des accoudoirs du fauteuil de Kai. D'un mouvement un brusque, mais qui se voulait néanmoins amical, le blond passa sa main dans les cheveux humide pour les démêler un peu.

    - "Blanc les chocolats."

    Une petite pointe d'humour pour dédramatiser un peu avant d'aborder l'autre sujet. Celui qui était important.

    - "Ce qui s'est passé entre Aoi et moi s'est fait entre deux adultes consentant qui savaient très bien qu'il était question de tout sauf d'amour. En fait pour t'en révéler à mon tour sur le sujet, se serait difficile de s'imaginer quoi que se soit de sérieux avec Aoi après que le seul nom qu'il ait gémit cette nuit là fut celle de votre chanteur."

    Kyo leva les yeux au ciel, pas vraiment gêné de devoir admettre la chose mais néanmoins un peu griffé dans sa fierté.

    - "Je ne vais pas nier que la nuit fut délicieuse et haute en couleurs et en sons... Mais..."

    Kyo récupéra le menton du batteur entre deux doigts pour lui faire lever un peu la tête. Se penchant, il vint passer sa langue sur les lèvres du musicien, taquin.

    - "Je suis sûr que tu n'as rien à lui envier. Mais pas comme ça. Pas comme avec lui. Ca sera différent. Et ça sera mieux."

    Le chanteur se relève et s'étire un bref instant avant d'en revenir au batteur :

    - "Et je te conseil de retrouver ton lit avant de t'endormir sur ce fauteuil sinon tu seras tellement courbaturé que tu ne pourras rien faire de plus physique que végéter dans un canapé... Hors il me semblait que tes plans étaient assez différent...!"

    Voilà qu'il redevenait un brin coquin et séducteur. Parce que les aveux de Kai l'avaient un peu désinhibé et rassuré.

    - "Allez, dégage maintenant, et ne reviens pas sans ma boîte de chocolat !"

    Malgré le côté un peu bourru de sa phrase, Kyo avait un petit sourire de satisfaction qui démentait l'animosité de celle ci.

    Note pour lui même : dès que Kai serait partit, envoyer quand même un texto à Die pour lui dire qu'ils n'iraient pas ensemble à la fête...
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