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 11. Pour comme le phoenix, renaître de ses cendres...

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Ruki
The GazettE - Chanteur


Messages : 158

Age : 35
Date de naissance : 01/02/1982

Nationnalité : Japonaise

MessageSujet: 11. Pour comme le phoenix, renaître de ses cendres...   Dim 27 Déc - 10:15

    Quand il s'était éveillé au matin, c'est parce qu'un pâle rayon de soleil hivernal avait réussi à se frayer un chemin au travers des épais rideaux pour venir lui caresser le visage. Les paupières du chanteur s'ouvrirent lascivement et le coloris rouille des pupilles semblait encore légèrement rempli d'une nappe de brouillard dût au sommeil.

    Ruki se sentait étonnamment bien, glissé entre des draps chauds et reposant auprès d'un corps tout aussi chaud dont la respiration calme l'avait bercé presque toute la nuit. Avec une lenteur toute calculée pour ne pas réveiller Aoi, la petite tête brune s'était redressée sur un coude. Il étouffa un bâillement et d'une main frotta ses yeux qui ne demandaient qu'à se refermer pour une durée plus ou moins longue. Désengageant l'une de ses jambes maladroitement coincée au milieu de celles plus longue du guitariste, le chanteur se redressa en position assise.

    Son regard d'automne passa en courtes caresses sur le corps endormit et sur le visage aux traits détendus. Lui même avait dût avoir à peu de chose prêt le même il y avait encore moins de cinq minutes. Il en était sûr parce que pour la première fois depuis très longtemps, Ruki se sentait reposé. Enfin... "Très longtemps"... Disons que dernièrement, les jours lui avaient semblé s'étirer sur des semaines entières.

    La gêne de la situation ne l'avait pas quitté mais ainsi glissé dans son sommeil, Aoi ne voyait rien et sa quiétude apparente était un "tic tac" dans le coeur du chanteur qui suffisait à le rassurer. Il y avait encore bien des choses qui lui restait à analyser. A commencer par ce qu'il ressentait exactement pour le guitariste. Est ce que l'on pouvait parler d'amour alors qu'à l'ordinaire il n'était pas attiré par la gente masculine ? En tout cas, depuis la révélation de celui qui dormait encore, il était certain que le coeur de Ruki se refusait à appeler ça de l'amitié.

    Il aimait Uruha, Kai et Reita de cet amour fraternel qu'il avait toujours éprouvé pour eux mais Aoi... Aoi c'était différent et pas seulement parce que ce dernier lui avait admit l'aimer.

    Aoi était un petit territoire de réconfort lorsqu'il avait un coup de spleen. Le pire c'est que Ruki n'avait jamais eu à le lui dire. Il lui suffisait d'être en compagnie du brun pour que le silence devienne moins pesant et la journée plus belle. Nul besoin de dire à Aoi qu'il se sentait morose de temps en temps puisque les silences et les sujets qu'ils abordaient lui apportait plus de quiétude que n'importe quelle conversation au sujet de ses tourments.

    Peut être que c'était aussi pour ça qu'il dormait mal dernièrement et pas seulement à cause de ses déboires avec les différents membres de son groupe ou de Dir en Grey. Peut être qu'il se laissait rattraper par son trac, par ses doutes, par ce viol qu'il avait l'impression de subir à chaque interview. Sa tête lui faisait mal, lui donnait le tournis et il avait mal au coeur à chacune d'entre elles. Le stress ne s'ôtait plus de ses épaules et à force d'y mettre du poids, il se demandait chaque soir comme il pouvait bien faire pour ne pas y succomber durant les concerts. L'envie de toute abandonner avait parfois été si fort qu'il ne s'expliquait pas sa présence à chaque nouvelle date.

    Bref... Cette nuit dans le lit d'Aoi, comme si rien ne c'était passé entre eux cette dernière semaine avait été pour ainsi dire salvatrice. Pas qu'il se sentait réellement mieux finalement vis à vis de tout ces tracas, mais le problème le plus urgent et le plus épineux avait commencé à se régler. Aoi et lui parvenaient à se reparler, enfin. Et si Ruki n'osait pas encore aborder un sujet quelconque de peur de commettre une nouvelle impaire, il espérait néanmoins que la situation évoluerait calmement et assez doucement pour qu'il ne se sente pas piqué comme la dernière fois.

    Quelle stupide façon de réagir hein ? La lâcheté dans toute sa superbe. Mais le chanteur ne voulait plus y penser. Ça faisait mal, la blessure n'était pas encore totalement refermée et il avait besoin de laisser de l'eau couler sous les ponts.

    Ses yeux remontèrent jusqu'au visage endormit, notant chaque angle et chaque courbe. Sa langue glissa, inconsciente, sur ses lèvres alors qu'il caressait du regard celles du guitariste. Il y avait eu quelques baisers un peu prude la veille au soir ou plutôt très tôt ce matin. Il avait fait de son mieux pour doser ses envies et ses besoins. Manquerait plus qu'il s'effarouche lui même, d'autant qu'Aoi aurait pu être nettement moins réceptif.

    Dans un sens, Ruki s'était imaginé que le brun serait un peu plus câlin mais finalement, cette présence non étouffante qu'avait opéré Aoi avait été du meilleur goût. Rétrospectivement, Ruki se rendait bien compte qu'il avait eu besoin de cette nuit de douce retrouvaille.

    Toujours en silence et avec lenteur, le chanteur s'extirpa des draps. Une fois debout, il resta une minute immobile, touchant des yeux chaque coin de la pièce comme s'il cherchait à discerner le vrai du faux. Le rêve de la réalité. Ruki se sentait encore un peu cotonneux et ses muscles étaient encore douloureux, contractés du stress des derniers jours, des derniers concerts...

    Enfin il fit quelques pas vers la table et sa main alla tirer d'un nouveau bouquet floral -probablement l'hôtel là encore qui renouvelait- une fleur. Il aurait bien aimé trouver une fleur d'abricotier pour la signification -on pouvait être membre de GazettE et s'y connaître en langage des fleur- mais la composition, bien que regorgeant de fleurs en tout genre, n'en contenait pas. Son choix se porta donc sur un chèvrefeuille blanc, symbole à la fois d'amitié et d'amour. Peut être plus réaliste des tourments de son coeur que l'abricotier, encore que...

    Du bout des doigts de son autre main, il vint caresser les longues pétales blanches et les pistils légèrement courbes. Son coeur commença à battre plus rapidement alors qu'il se demandait quoi faire. Le chanteur n'était pas prêt à réveiller son guitariste. Pas prêt à l'affronter ce matin. C'était idiot mais il avait encore l'impression de devoir demander la permission à Aoi pour le moindre rien.

    Se décidant finalement, Ruki revint au niveau du lit et déposa la fleur unique sur son propre oreiller dont il avait assez peu profité durant la nuit finalement. Peut être le guitariste ne connaissait il pas le langage des fleurs, peu le connaissait, mais le chanteur espérait au moins que ça lui fasse comprendre qu'il ne l'avait pas abandonné. Qu'il était juste partit sans parvenir à se faire à l'idée de le réveiller.

    Il avait posé la fleur en retenant sa respiration, comme si la sienne, saccadée, allait désaccorder celle très paisible de l'autre homme. Ruki avait de nombreuses choses à faire aujourd'hui. Il devait entre autre demander un petit coup de main pour récupérer une blondeur d'antan... Il lui fallait aussi assister à une nouvelle interview, encore une, en compagnie de Kyo. Visiblement les deux chanteurs étaient requis.

    Dure séance en perspective mais avec le repos qu'il avait prit, il pourrait au moins y aller sans avoir l'impression de porter le poids du monde sur ses épaules. Pourquoi Kai ne pouvait il pas venir pour le sauver à chaque question en répondant à sa place comme d'habitude ?

    Peu importe.

    Traversant le couloir, toujours en silence, Ruki finit par tirer sur la poignée de la porte et en quelques secondes, il la refermait derrière lui.

    En se retournant, son regard croisa celui de Reita. Ce dernier arqua un sourcil curieux et Ruki sentit ses joues brûler intensément. Dire qu'il y a encore 2 semaines, le bassiste n'aurait même pas été surprit de le voir sortir de cette chambre et Ruki n'en aurait pas rougit non plus. Tout avait changé et perturbé les habitudes de tout le monde. Le chanteur avait été aveuglé par ce qu'il avait ressentit. Il n'avait rien vu de ce qu'il faisait endurer aux autres, se contentant de constater que ces derniers s'écartaient légèrement de lui, le laissant seul aussi moralement que physiquement, presque par crainte de ne subir les foudres qu'il ne réservait pourtant d'ordinaire qu'à Aoi.

    Cependant, le bassiste eu un petit sourire, un rien moqueur peut être devant sa teinte pivoine avant de passer son chemin. Ruki eu un soupir de soulagement. Il n'avait pas envie de s'expliquer aujourd'hui. Pas plus que celle de s'excuser. Pas encore. Il fallait qu'il fasse le point avant de leur exprimer ses regrets.

    Le chanteur avait rejoint sa chambre et après une douche rapide, s'était habillé et avait appelé la réception. Un rendez vous avait été fixé pour son problème "capillaire" et avec un peu de chance, il aurait même le temps de manger un morceaux avant de devoir partir pour l'interview qui promettait d'être difficile. Non seulement parce qu'il n'aimait pas ça mais aussi parce qu'il la faisait avec Kyo et qu'actuellement, l'autre chanteur lui était de mauvaise compagnie. Pas qu'il fut désagréable, loin de là mais... Sans doute pouvait on appeler ça de la jalousie.

    Il n'en avait pas vraiment le droit, il avait laissé toute latitude à Aoi pour faire ce dont il avait envie après tout. Pourtant... Pourtant Aoi avait avoué avoir gémis son prénom à lui et pas celui de l'autre blond. Et de ça, Ruki éprouvait une violente jalousie. Celle de savoir que ce gémissement était tombée dans l'oreille d'un autre.

    Allongé sur son lit, profitant des derniers instants qui lui étaient permit avant de devoir retrouver la maquilleuse pour sa teinture, le brun se sentit légèrement engourdit. Une chaleur venait de lui monter à la tête, inondant d'une même vague ses reins et, sans qu'il s'en rende réellement compte, l'une de ses mains était descendu le long de son ventre pour venir chatouiller son propre sexe au travers du tissu de son pantalon.

    Il n'avait pas envie de réfléchir ou de se poser des questions. Le visage du guitariste était gravé sur sa pupille et les yeux ouverts tout aussi bien que fermés, il l'imaginait dénudé, les yeux mi clos et plongé dans un plaisir au moins aussi doux que le sien actuellement.

    Peu importait qu'Aoi soit un homme à ce moment là. Il était l'objet de son fantasme. Son corps devenait la seule image que sa rétine semblait vouloir capter et sa voix le seul son que ses oreilles acceptaient encore d'entendre.

    Ses doigts défirent la boucle de la large ceinture avant de s'attaquer au bouton du pantalon. C'est sans attendre que sa main se faufila ensuite sous le tissu de ses sous vêtement pour venir s'emparer de son membre qui déjà, se durcissait au simple recours de son imagination.

    Ses yeux s'étaient fermés, ses lèvres légèrement entrouvertes, laissant s'échapper sa respiration déjà légèrement haletante. De légers murmures les faisaient également parfois remuer dans d'inaudibles mots. Tous ces mots qui, sur l'instant, n'étaient destiné qu'à celui qui réchauffait son corps à distance, le tendant littéralement, lui donnant même des vertiges. Tous ces mots qu'il ne savait pas comment lui dire sans mourir de gêne, ces mots qu'il ne s'imaginait même pas capable de lui dire.

    Il accéléra son propre mouvement, bougeant ses hanches à un rythme régulier, laissant à loisir son imagination déshabiller Aoi et le caresser dans le moindre de ses recoins, goûtant sa peau de sa langue fictive et profitant des frissons brûlants de son épiderme absent.

    La tête du chanteur partit violement vers l'arrière alors que ses reins se cambraient sur son lit. Sa main se referma plus fort sur son sexe, donnant quelques derniers à-coups un peu plus forts et plus rapides, finissant sa séance de masturbation en solitaire dans un murmure, un gémissement presque plaintif. Le prénom d'Aoi.

    L'homme resta ensuite quelques instants les yeux fermés, haletant, encore perdu dans son orgasme. Un fin sourire ourla ses lèvres pleines et humides. Voilà, ils étaient à égalité. Aucun d'entres eux n'avait entendu ce premier gémissement prononcé dans ce si court et pourtant si intense moment de jouissance...

    Le téléphone sonna presque aussitôt, le tirant de sa douce torpeur, annonçant l'arrivée de la jeune femme dans une salle prévue juste pour l'occasion. Prévenant qu'il aurait quelques minutes de retard, Ruki retourna à la salle de bain, un peu plus détendu et prit une douche très brève avant de s'habiller à nouveau. Autrement.

    Deux heures plus tard il était blond, comme avant et encore deux de plus et il faisait face, avec Kyo, au journaliste. Les deux chanteurs avaient chacun prit le partit de jouer la carte de la sympathie devant la caméra et le journaliste avait semblé très satisfait même si Kyo avait mentit comme un arracheur de dent encore une fois et que Ruki avait esquivé, mal à l'aise, une grande partie de ses questions.

    A la fin de cet "interrogatoire" rébarbatif, Ruki s'était littéralement enfuis de la pièce. Tout aussi bien pour éviter les questions officieuses du journaliste que pour éviter Kyo qu'il ne savait plus comment aborder. A dire vrai, plus moyen de savoir ce qu'il ressentait à son égare. Ruki voulait juste de la tranquillité. Il en avait besoin. Trop de questions, trop d'indiscrétions. Il aurait aimé avoir la faculté de mensonge de son homologue, les choses seraient ainsi tellement plus faciles.

    Les heures qui avaient suivit, Ruki les avaient passé dans la salle du concert. Avec l'aide de quelques techniciens il s'était installé sur scène avec sa guitare et avait entamé quelques chanson à voix basse pour ne pas "esquinter" son instrument vocal. Il avait arpenté la scène de long en large, été voir les différents instruments. Ruki avait même bavardé un peu avec quelques membres du staff.

    Dans le début de la soirée, il avait croisé Shinya et Kaoru qui comme d'habitude, étaient les premiers à arriver. Le chanteur avait sourit devant leur air surprit de le trouver là avant eux et avait prétexté un besoin de chauffer sa voix un peu plus longuement, chose qu'il avait alors commencé à faire avec application. Le reste des deux groupes avaient suivit et s'il ne lui avait pas été permit de s'entretenir seul à seul avec Aoi, Ruki avait néanmoins eu quelques sourires timides à son intention.

    Il avait également profité d'un court briefing de Kai pour baragouiner quelques excuses incompréhensibles. Heureusement, chaque membre avaient semblé les prendre comme s'il les avait parfaitement énoncé. Avait il tant d'orgueil d'ordinaire pour que ses mots soient si facilement acceptés ? Ou les membres de GazettE lui avaient ils déjà tous pardonné avant même qu'il ne s'excuse ?

    En tout cas, c'est le coeur un peu plus léger qu'il s'était rendu sur scène. Et ce soulagement l'avait rendu extatique. Il en oubliait soudainement la fatigue et la douleur de ses muscles contractés. Jamais de toute cette semaine il n'avait autant bougé, dansé, remué dans tous les sens. Jamais il n'avait autant hurlé non plus. Il allait finit la soirée aphone mais tant pis, c'était la dernière avant le prochain lieu, il pouvait y aller et tout donner.

    Tout y était passé et sa pudeur avait prit la poudre d'escampette. Il s'était fait aguicheur mais avec moins de vulgarité qu'à l'ordinaire et sur "Sugar Pain" il avait fait ce qu'il ne faisait que trop rarement en spectacle. Il avait simulé ce début d'orgasme exaltant, surprenant tout le monde à commencer par lui même. Et dieu sait qu'il y avait mit tout son coeur, offrant même un clin d'oeil amusé au second guitariste. Comme quoi sur scène il se sentait vraiment désinhibé.

    Quand se fut au tour de Dir en Grey, les cinq autres hommes les avaient regardé. Eux aussi avaient donné leur meilleur. Déjà chez GazettE, chaque membre paraissait avoir perdu 2 kilos rien qu'en eau tant ils transpiraient.

    Ruki avait ressentit, à cet instant là, le premier contre coup de cette semaine et de la fougue qu'il avait mise dans sa prestation. Mais il avait fait bonne figure. Il tiendrait jusqu'au bout. Pas de problème. Non. Pas de problème.

    Ils étaient tous les cinq retournés sur scène en courant et sautillant, se joignant à Dir En Grey pour un magnifique final, offrant aux fans décidément survoltés une sorte de bouquet final à ce feu d'artifice que chacun des dix artistes semblaient vouloir leur offrir.

    Sur la première chanson, Ruki avait sentit sa voix dérailler légèrement et il avait cherché un appui auprès de Kyo que ce dernier lui avait accordé sans même réfléchir, usant d'avantage sa voix pour permettre à Ruki de moins se donner, juste sur celle là.

    A la seconde, il reprenait son rôle et les fans n'y voyaient que du feu, ignorant la fatigue de chacun des musiciens présent sur scène.

    Toshiya s'était soudainement approché de lui, l'attrapant par le cou et pendant une seconde, Ruki cru que le bassiste s'était trompé de "petit blond". Mais la lueur à la fois perverse et amusée dans le regard brun l'avait convaincu que ce dernier savait tout à fait à qui il avait à faire.

    Avant qu'il ai pu réagir, le bassiste s'était penché sur lui et avait reproduit ce "truc" de fan service qu'il réservait généralement à Kyo. Cette lèche tout sauf innocente aux yeux des fans qui avaient littéralement hurlées de plaisir. Toshiya n'avait pas son pareil pour les mettre en transe, c'est sûr, mais Ruki en avait été si surprit que le micro avait faillit lui échapper des mains. Il en avait même éclaté de rire au milieu de sa chanson et avait dût écarter soudainement le micro pour que ça ne s'entende pas trop.

    Par la suite, Ruki s'était placé nettement plus loin du bassiste de Dir en Grey, un peu craintif malgré tout à l'idée qu'il ne remette ça. Pas que lui même soit moins démonstratif dans son "fanservice", mais chez GazettE ce dernier était généralement un peu plus "perso".

    Ho Ruki allait bien lécher la guitare d'Uruha ou mettre la main aux fesses d'Aoi de temps en temps durant leurs concerts, mais ça s'arrêtait là. Point barre. Là il se sentait gêné malgré le fait qu'il soit sur scène et qu'il avait pu se montrer nettement plus "démonstratif" par le passé.

    Sur la dernière chanson, une composition commune aux deux groupes, Ruki avait à nouveau sentit dans son corps ce tremblement nerveux annonçant que ce dernier n'en pouvait plus de le supporter.

    Sans réfléchir, le blond s'était approché du pied du micro pour l'y remettre, se retenant à lui comme à une bouée de sauvetage. Ses lèvres s'ouvrirent à nouveau mais aucun son n'en sortit tout d'abord. Kyo dût le remarquer immédiatement parce qu'il s'avança vers lui.

    Trop tard cependant, Ruki avait laissé ses genoux plier et ses mains s'étaient détachées du micro toujours sur le pied. Il était épuisé, complètement KO et malgré sa bonne volonté, le manque de repos, de nutrition, de... D'Aoi et d'a peu près tout finalement l'avait rattrapé. Heureusement sur la fin.

    Kyo était venu l'attraper à son tour par le cou, s'asseyant à ses côtés et plaçant le micro entre eux, lui permettant ainsi de chanter avec lui dedans tout en faisant passer cet instant de faiblesse pour une comédie à but fanservice.

    Ruki lui en était immensément reconnaissant. Tout à coup, une grande partie de l'animosité qu'il lui portait s'était volatilisée. Voilà la différence qu'il y avait entre les deux chanteurs. Kyo avait plus d'expérience, c'était un très grand show man et il récupérait sans même y songer les faiblesses des autres. C'était la deuxième fois ce soir et le chanteur de Dir en Grey venait de récupérer tout son respect.

    Quand les lumières s'étaient éteintes, Ruki avait murmuré un "merci" à peine audible à l'autre chanteur, espérant qu'il l'ai entendu malgré les hurlements déchaînés de la foule. Kyo l'avait aidé à se relever et Ruki, ayant récupéré un peu d'aplomb, s'était littéralement jeté en dehors de la scène.

    Sans un regard derrière lui, il s'était rué dans la première douche venue et une fois nu, il s'était assit dans le bac de douche, laissant glisser l'eau qu'il avait allumée sur sa peau brûlante et pourtant frissonnante de froid. Il avait un peu de fièvre sans doute, due au manque de sommeil. Que se serait il passé si cette nuit avait été comme les autres ?

    Aoi n'avait il pas, sans même s'en rendre compte, sauvé le spectacle ?

    Si. Aux yeux de Ruki, il avait non seulement sauvé le spectacle mais il l'avait sauvé lui, malgré tout le mal qu'il lui avait fait. Pour la première fois depuis le matin, le chanteur laissa court à de silencieuses larmes de soulagement. Il était complètement épuisé certes mais bien. Peut être pas "heureux" mais définitivement quelque chose de proche.

    Alors il resta là, sous le jet d'eau, laissant les gouttes du pommeau glisser sur son visage et se mêler à ses larmes salées. C'était une sorte de nouveau départ, ces trois jours allaient lui faire un bien fou il le savait. Et quand il reviendrait sur scène pour la prochaine date, il montrerait à tous que lui aussi pouvait être un incroyable show man...
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Aoi
The GazettE - 2e Guitariste


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Nationnalité : Japonais
Humeur : Sombre

MessageSujet: Re: 11. Pour comme le phoenix, renaître de ses cendres...   Mar 5 Jan - 2:57

    Aoi n'était pas insomniaque. Mais, il lui était tout de même impossible de s'endormir au simple contact de sa tête sur son oreiller, comme la plupart des membres du groupe semblaient pourtant être capable de le faire après un long et exténuant spectacle. Et pourtant, Dieu seul savait à quel point Aoi pouvait être exténué autant physiquement que moralement.

    Mais, c'est près d'une demi-heure après Ruki, malgré ses yeux fermant seuls sous la fatigue, qu'il avait pu enfin trouver le repos. Il ne s'en plaignait pas. Le petit homme était recroquevillé contre lui, un bras par-dessus son flanc, la tête nichée au creux de son cou. Aoi avait peine à respirer, se demandant si ce simple mouvement réveillerait Ruki. Mais, apparemment, le petit chanteur était paisiblement endormi, ce qui rassurait passablement Aoi.

    Après tout, il n'était pas stupide : il était certain que Ruki avait au moins aussi mal dormi que lui ces derniers temps et ce, pour la même raison. Le petit chanteur n'était pas un homme mauvais. Si ça avait été le cas, il ne serait pas tombé amoureux de lui, n'est-ce pas ? Non, Ruki n'avait pas voulu le blesser. Il l'avait fait pour se protéger, tout simplement. Mais, se protéger de quoi ? Aoi était encore bien trop incertain de la réponse à cette question et, en fait, il se demandait s'il allait un jour savoir ce qui s'était réellement passé dans la petite tête blonde.

    Peut-être que c'était mieux de l'ignorer, après tout ? Aoi n'était pas certain de vouloir savoir, en fait. Ce qu'on ne sait pas ne nous fait pas de mal : vrai. Apparemment, c'était une situation nouvelle pour Ruki. Il le comprenait. Il ne fallait pas croire que parce qu'il assumait entièrement le fait d'être bisexuel aujourd'hui, que ça avait toujours été comme ça. Lorsque lui-même s'était découvert un penchant assez complexe pour les hommes, il avait eu grande peine à l'accepter.

    Mais, même si Ruki était incertain à cause de cette nouvelle attirance pour le même sexe - du moins, Aoi espérait que ce soit le cas - il ne voulait tout simplement pas savoir que le petit blond puisse douter de ses sentiments envers lui. Pas question de se faire encore plus mal pour rien. Car ça pouvait peut-être sembler un peu idiot, mais Aoi savait très bien qu'il aurait du mal à accepter le fait que Ruki ait pu se questionner à savoir s'il avait des sentiments un peu plus puissants que l'amitié pour lui ou non. Pas question de se blesser... pas question de savoir.

    Pendant cette petite demi-heure de pur bonheur, alors que Morphée jouait à cache-cache avant de finalement le prendre dans ses bras, Aoi avait observé Ruki avec tendresse. Il avait balayé les mèches noires qui, bientôt, seraient de nouveau blondes, de son visage. Il avait même osé déposer un chaste baiser sur la joue diaphane du chanteur alors que celui-ci poussait un profond soupir de contentement dans son sommeil, ce qui avait fait échappé un petit rire tendre à Aoi.

    Puis finalement, les phares se sont éteints et voilà qu'Aoi entrait doucement dans ce sommeil tant attendu...

    Et le lendemain matin, il avait froid.

    Avec peine, le guitariste ouvrit les yeux. S'il s'était éveillé très lentement, se frayant un chemin avec peine au milieu du coton du sommeil, c'est avec une certaine panique qu'il fini de retrouver tous ses sens. Sursautant, Aoi avait regardé frénétiquement autour de lui. Mais, peine perdue : pas de Ruki. Il avait sentit d'amères larmes de déception se pointer au coin de ses yeux jusqu'à ce que les deux billes sombres tombent sur l'oreiller à côté de lui...

    Une longue tige sertie de fleurs blanches reposait à l'endroit où la tête de Ruki avait précédemment été. Fronça les sourcil, chassant ses larmes éphémères, Aoi approcha doucement la main de la fleur en question. D'un doigt fin, il caressa une feuille verte pour ensuite se perdre sur un des pétale d'un blanc pur de la fleur. Finalement, il la prit entre ses doigts pour la porter à son nez. Il huma le parfum délicat qu'elle dégageait, ce qui fini par le faire sourire légèrement. Les larmes menaçaient encore de se pointer, mais au moins là, il pouvait les contrôler.

    Qu'avait-il pensé ? Que Ruki l'avait encore abandonné ? C'était un peu le cas, il fallait l'avouer... Personne n'aimait se réveiller seul alors que la nuit avait été partagée avec l'être de leur désir. Mais pouvait-il vraiment le reprocher à son blond ami ? Probablement pas... Après tout, Ruki devait être encore bien confus. Ils avaient partagés le même lit ; c'était plus qu'Aoi n'avait pu espérer.

    Sans plus attendre, sachant fort bien que s'il s'abandonnait trop longtemps à ce moment de réflexion, il allait encore se mettre dans tous ses états, Aoi sortit du lit. Non, il ne savait pas pourquoi Ruki était partit ce matin avant qu'il ne se réveille à son tour. Mais, s'il ne voulait pas stresser inutilement, le meilleur moyen était de demander au petit blond pourquoi il l'avait fait. Cela, Aoi le ferait ce soir, après le spectacle. Oui, car il comptait encore se retrouver seul avec l'homme qui faisait battre son coeur. S'il voulait le conquérir, il devait user de douceur et, surtout, avec tout le temps nécessaire devant lui. Aoi n'avait pas l'intention de négliger une étape importante avec Ruki.

    Aussitôt sur ses pieds, le guitariste se dirigea à la salle de bain. Il avait fait une promesse à Ruki, en quelque sorte, même si elle n'avait pas été officielle. Si le petit chanteur redevenait blond, Aoi, lui, devait reprendre sa couleur naturelle, soit le noir de jais. Et c'est ce qu'il ferait sur le champ. Certaines personnes lui avaient peut-être affirmé préférer le brun cuivré. On lui avait déjà mentionné que ses traits paraissaient beaucoup plus doux ainsi. Mais, si Ruki préférait le noir, alors noir ce serait. De toute façon, lui, il n'avait vraiment aucune préférence.

    En deux temps trois mouvements, probablement parce qu'il était habitué, Aoi revint à sa couleur naturelle. Il s'observa dans le miroir une heure plus tard, satisfait. Voilà qui commençait bien la journée, pas vrai ? Il aurait peut-être encore mieux préféré se réveiller avec Ruki dans ses bras, mais qu'importe ? Peut-être aurait-il assez de chance pour s'endormir à nouveau avec lui ce soir... et demain matin, qui sait ? Peut-être le petit blond serait-il encore là, avec lui ?

    Le reste de la journée sembla durer une éternité pour un Aoi qui traînait des pieds, tantôt avec Uruha, tantôt avec sa précieuse guitare et, pourquoi pas, avec les deux en même temps. Et il se trouva que finalement, quand il fut temps pour lui de donner le concert avec les autres membres de son groupe, il n'avait pratique fait que ça de toute sa journée, jouer de la guitare. Mais, qu'importe ? C'est ce qu'il aimait faire.

    Le spectacle avait été électrisant, il fallait l'avouer. Aoi avait laissé plané tout ses soucis et ses envies loin de lui et n'en avait eu que pour la foule. Ses solos avaient tous été parfaits, ainsi que ceux partagés avec Uruha et la chimie entre les membres des deux groupes confondus semblait bien meilleure que ce qu'ils avaient expérimenté durant la semaine. Enfin, GazettE redevenait ce qu'il était vraiment : un groupe composé de membres talentueux qui savaient donner un bon spectacle, qui jouaient avec leur âme et leur coeur.

    Ce ne fut cependant pas sans un petit hic majeur, du moins pour Aoi. Il n'était pas fou. Peut-être son attention n'était-elle pas portée principalement sur Ruki, mais il avait bien vu leur chanteur faiblir jusqu'à s'écrouler sur scène. Si ça n'avait pas paru aux yeux des milliers de fans qui criaient avec encore plus d'acharnement, c'était uniquement grâce à Kyo qui avait magnifiquement sauvé le coup.

    Cependant, même si Ruki semblait vouloir se faire rassurant, le coeur d'Aoi s'était arrêté de battre pendant un instant et son regard s'était voilé. Sa partition de guitare avait connu plusieurs ratés pendant quelques secondes, ce que Reita et Uruha s'empressèrent de corriger d'une main de maître. Mais il n'y pouvait rien. S'il y avait bien quelque chose de plus important que les milliers de fans ainsi rassemblés devant eux qui scandaient leurs noms, c'était bel et bien le petit bout d'homme qui venait tout juste de s'effondrer, apparemment à bout de force.

    À la fin de ce spectacle pour le moins riche en rebondissements, Aoi n'avait même pas eu le temps de s'approcher de Ruki pour s'assurer que tout allait bien que le petit blond sautait littéralement en dehors de la scène pour se ruer vers les vestiaires. Le guitariste jeta un coup d'oeil vers les autres. Son regard rencontra celui d'Uruha et il vit que, fidèle à son côté mère poule, le premier guitariste de leur groupe était lui aussi bien inquiet.

    D'un signe de la main, Aoi lui intima de rester avec les autres alors que lui, il allait rejoindre Ruki pour en avoir le coeur net. De toute façon, voilà depuis le matin qu'il voulait se retrouver seul à seul avec le chanteur. Il n'avait pas eu cette opportunité dans la journée, alors il la volerait ce soir, maintenant.

    Rapidement, Aoi se dirigea vers les vestiaires. Il n'y entendait qu'un bruit : celle de l'eau d'une douche qui coulait abondamment. Ruki avait-il eu le temps de se défaire de tous ses habits de scène pour ensuite sauter dans la douche la plus près ? Les vêtements lancés un peu négligemment sur une table de maquillage lui prouvèrent bien que oui.

    Ses pas résonnant sur le sol, Aoi se dirigea vers la douche qu'occupait l'homme qui faisait battre son coeur, inquiet. Il étira une main vers la porte de fortune qui supprimait Ruki à la vue des curieux et la toucha du bout des doigts, comme si ça pouvait le mettre en contact direct avec le chanteur.


    - Ruki...?

    Aoi laissa un silence s'installer pendant quelques secondes avant de continuer, sur un ton inquiet, mais qui se voulait tout de même rassurant.

    - Est-ce que ça va aller, Ruki ?

    Ruki... Ruki... Il aurait pu prononcer ce petit sobriquet des millions de fois que ça n'aurait pas été assez. Même dans ces moments d'inquiétude, ces deux petites syllabes semblaient chanter à ses oreilles alors qu'il les prononçait.

    Prenant une profonde inspiration, Aoi se résolu à ne pas pousser la porte. Et pourtant, il aurait tellement aimé prendre Ruki dans ses bras, peu importe s'il était en tenu d'Adam. Il voulait seulement s'assurer que tout allait bien, sentir son coeur battre contre le siens. Calquer sa respiration sur celle de son petit blond...

    Mais, sage, Aoi resta devant la porte, la main toujours posée sur celle-ci, attendant qu'une réponse daigne franchir les lèvres en coeur de celui qu'il aimait.
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Ruki
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MessageSujet: Re: 11. Pour comme le phoenix, renaître de ses cendres...   Mar 5 Jan - 7:30

J'ai changé de couleur pour Ruki c'était illisible. Nouvelle couleur : coral !

    Dire qu'il somnolait c'était faire preuve d'un certain manque de discernement parce que Ruki était vraiment pire que somnolant. En fait, pour peu que les autres n'arrivent pas en beuglant dans les vestiaires, il serait même capable de s'endormir sur place, assit dans le bac de douche un peu froid et réchauffé par l'eau chaude de la douche qui lui tombait dessus en pluie.

    Quelle importance de toute façon ? Le spectacle était terminé, il pouvait bien dormir non ?

    - Ruki...?

    L'homme rouvrit les yeux, comme s'il n'avait finalement jamais été sur le point de s'endormir. Le chanteur avait retenu sa respiration et, levant la main vers l'arrivée d'eau, il la coupa un instant. Est ce qu'il avait bien entendu ou l'avait il rêvé dans son état un peu comateux ?

    - Est-ce que ça va aller, Ruki ?

    Non, il ne l'avait pas rêvé et un petit frisson secoua son corps. Faut dire que sans l'eau chaude tout à coup, il faisait nettement moins bon de son point de vue. Pas que les vestiaires étaient froid mais il était nu et las, ça jouait forcément.

    L'inquiétude dans la voix d'Aoi le touchait. Il ouvrit la bouche pour répondre que tout allait bien mais fronçant les sourcils, il porta une main à sa gorge. Allons bon ! Aphone ? Sérieusement ???

    Ruki fixa le pan de la porte de la douche en se maudissant. Sans doute prendre un petit coup de froid après avoir tant épuisé sa voix avait il été un mauvais choix. Se levant, le blond posa sa main contre le battant. Son rythme cardiaque s'accéléra de savoir qu'il n'y avait que cette porte pour les séparer.

    Est ce qu'il était seulement capable de faire face à Aoi seul à seul ? Sur scène ou au milieu des autres c'était définitivement plus facile...

    Réalisant que son silence pouvait être mal perçu, Ruki ouvrit très légèrement la porte, passant sa main pour récupérer une serviette de toilette qu'il avait négligemment jeté devant la porte. La nouant autours de ses hanches il sortit de la cabine de douche, offrant un sourire timide à Aoi.

    Ce dernier était encore en costume de scène forcément, sa peau luisant d'une fine pellicule de sueur. Est ce que c'était seulement permit d'être aussi sexy ? Le chanteur en rougissait de plaisir de savoir qu'il pouvait regarder à loisir ce corps désirable parce qu'il ne serait pas repoussé. Enfin sans doute pas... De fait Aoi ne dût de sauvegarder sa vertu qu'au fait que Ruki n'avait sûrement pas l'intention de se faire surprendre longtemps à le détailler d'une telle façon...

    Ruki se râcla la gorge, grimaçant sous la douleur qui en résulta. Heureusement la perte de sa voix n'était pas non plus total et il parvint à articuler un douloureux et à peine audible :

    - "Plus de voix..."

    Se disant il mima d'une main passant sur sa gorge ce qu'il disait. Ca lui était déjà arrivé par le passé, avec des boissons chaudes et sucré et un peu de silence, tout devrait être revenu à la normale dans les 24h et heureusement pour lui, il disposait même d'un peu plus.

    Un petit silence s'imposa et Ruki se gratta la tête, faisant goutter sa tignasse trempée partout. Il frissonna et indiqua à Aoi un autre morceau du vestiaire, celui où il avait préparé de quoi se changer pour après le concert. Pas que discuter en serviette de toilette était profondément angoissant mais il avait non seulement froid mais également de la pudeur.

    Et puis au moins, pendant qu'il s'habillait, il n'était pas obligé de détourner sans cesse les yeux sur autre chose qu'Aoi. Difficile de dire pourquoi il était si mal à l'aise. Pourtant la présence du guitariste était rassurante, surtout dans cet instant de faiblesse. Il s'était sentit tellement seul ces derniers jours que toute présence était bonne à prendre. Surtout celle du brun.

    Négligent le fait qu'il avait encore de l'eau sur le dos, Ruki enfila un vieux tee-shirt blanc à manche longue avant d'enfiler par dessus un second tee-shirt, noir celui là, à manche courte. Avisant Aoi d'un oeil inquisiteur il se saisit tout de même d'un sous vêtement qu'il passa sans défaire sa serviette. Un peu de pudeur tout de même non ?

    Il lança un petit regard au guitariste par la suite qui signifiait quelque chose comme "alors ?". Ruki doutait qu'Aoi soit venu, avant même de se changer, juste pour le regarder dans le blanc des yeux. Le blond était touché s'il ne s'agissait que de sollicitude face à son presque évanouissement sur scène mais il avait un peu honte et pas vraiment envie d'en parler. Enfin "parler", tout était relatif compte tenu de la situation.

    Un petit sourire amusé s'étira sur ses lèvres alors qu'il amenait une main devant sa bouche, étouffant un rire tristement silencieux. Pendant un instant, il s'était imaginé avoir cette crise d'aphonie plus tôt dans la semaine. Disons que ça aurait évité bien des débordements non ? Amusant que se soit maintenant, alors qu'il en aurait probablement le plus besoin pour parler avec Aoi, qu'il pouvait le moins compter sur sa voix.

    Pourtant, avant, il n'en avait pas vraiment besoin pour se faire comprendre du guitariste...

    Récupérant un jean, Ruki défit la serviette de toilette qu'il envoya sur le dossier d'une chaise et rapidement, il enfila le pantalon dont il attacha le bouton d'acier avec une étrange difficulté.

    Enfin, il se laissa choir sur une chaise, les jambes tendues, les épaules un peu basse et une petite mine à la fois malicieuse et fatigué sur le visage.

    Le chanteur eu un bref regard autours de lui. Chaussettes pas en vue. Tant pis, la flemme de chercher. Il désigna la chaise en face de lui et récupéra un stylo bille et des feuilles de partition qui trainait.

    Sa main gratta quelques mots sur le papier qu'il tendit en faisant un petit clin d'oeil au guitariste :

    "Je t'écoute, je promet de ne pas te couper."

    Ca, de toute façon, il pouvait toujours essayer hein ?!
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Aoi
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MessageSujet: Re: 11. Pour comme le phoenix, renaître de ses cendres...   Jeu 7 Jan - 9:02

    Le coeur d'Aoi accéléra alors qu'aucune réponse ne lui venait de la douche. Il savait que Ruki était là-dedans. Et la preuve, l'eau venait tout juste de s'éteindre. Alors pourquoi ne lui répondait-il pas ? Pendant un instant, le guitariste eu peur, terriblement peur. Pendant ce petit instant pire que l'enfer, il cru que Ruki lui en voulait encore. Que tout allait recommencer, que cette semaine interminable n'était tout simplement pas... finie.

    Mais alors qu'il était sur le point d'ouvrir lui-même la porte, histoire d'en avoir le coeur net, il entendit du bruit. Soudainement, sa peur se mua en une crainte pire. Et si Ruki allait très mal ? Et s'il était malade ? Il avait bien faillit perdre connaissance pendant le spectacle, non ?


    - Ru...Ruki...?

    L'angoisse était facilement perceptible dans la voix du guitariste. Déjà, Aoi se faisait les pires scénarios. Paranoïaque ? À ses heures, apparemment... Mais comment réagir autrement alors que l'être aimé semblait si faible, soudainement ?

    Cependant, il n'eu pas à se casser la tête plus longtemps qu'il entendit un frottement presque imperceptible contre la porte de la douche. Et finalement, après une attente qui paru être éternelle aux yeux d'Aoi mais qui, en fait, n'avait probablement durée que quelques secondes tout au plus, la porte s'entrouvrit pour laisser passer un bras diaphane.

    Le guitariste recula de deux ou trois pas, profondément rassuré. Ou du moins, rassuré en partie. Après un temps qui lui paru encore une fois bien plus long qu'il ne le fut en réalité, Ruki sortit de la douche, serviette autour de la taille. Aoi l'observa de la tête aux pieds, mais même pas en songeant à l'attrait que la silhouette bien découpée de l'homme pouvait avoir sur lui. En fait, il voulait voir s'il n'était pas blessé... s'il n'y avait pas quelque chose qui allait de travers.


    - Ça va aller ?

    Mais, il eu pour seule réponse une mimique qu'il comprit aussitôt, sans même que Ruki n'ait à se forcer pour prononcer les mots... ce qu'il fit tout de même.

    - Plus de voix...

    Oui, ça avait été clair ça. Aoi afficha un instant une petite mine désolée qu'il effaça bien vite, suivant Ruki qui changeait maintenant de pièce. Ça lui était déjà arrivé, mais à chaque fois, le guitariste avait peur pour une raison encore inconnue même de lui. Peut-être avait-il tout simplement peur que Ruki ne retrouve pas du tout la voix ? C'était stupide, mais possible...

    Alors qu'il suivait Ruki, le regard d'Aoi glissa lentement sur la silhouette devant lui. Le chanteur blond était terriblement séduisant... à un point tel que ça aurait du en être interdit ! S'il n'avait pas eu autant de respect pour lui, il y avait fort à parier qu'Aoi lui aurait sauté dessus sur-le-champ. Mais, il savait se faire sage.

    C'est probablement pour ça qu'il détourna le regard alors que Ruki s'habillait, même s'il aurait tout donné pour pouvoir admirer ce spectacle. Ce n'était cependant pas le temps de faire des conneries qu'il aurait pu regretter... Il devait encore prouver au petit blond qu'il en valait la peine, non ? Alors pour ça, il devait se tenir à carreau.

    Finalement, son petit chanteur fini de s'habiller. Aoi s'assit sur la chaise qu'il lui désignait avec un sourire sincère, mais toujours inquiet.

    Ruki, quant à lui, ne perdit pas son temps. Trouvant un crayon et du papier, le petit chanteur barbouilla quelque chose pour ensuite le montrer au guitariste.


    "Je t'écoute, je promet de ne pas te couper."

    Un petit rire franchit les lèvres pleines d'Aoi. Certes, il n'avait pas trop le choix de l'écouter s'il se mettait à parler, non ? C'était un peu difficile d'interrompre quelqu'un en plein discours lorsqu'on était aphone...

    Sur la chaise, Aoi ramena ses longues jambes contre lui, observant son ami sans trop savoir où commencer. Finalement, il opta pour le plus important selon lui.


    - Est-ce que ça va aller ? Tu m'as fichu une de ces peurs quand tu t'es effondré...

    Aoi pencha la tête légèrement sur le côté, toujours aussi inquiet. Tant que Ruki ne se serait pas complètement remis, il serait stressé de toute façon. Lui, il allait bien. Apparemment, cette semaine avait été plus dure pour Ruki que pour lui, même si c'était lui qui avait du endurer le caractère insoutenable du petit chanteur. Comme quoi au naturel, Ruki n'était pas cet être exécrable qu'il avait montré ces derniers temps...

    - Si ça arrive encore une fois, je mets un terme au spectacle et je te conduis à l'hôpital le plus près !

    Et le pire, c'est qu'il était tout à fait sérieux...
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Ruki
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MessageSujet: Re: 11. Pour comme le phoenix, renaître de ses cendres...   Jeu 7 Jan - 9:36

    Le rire d'Aoi tira un petit soupire agréable au chanteur. L'ambiance était plus détendue que ce à quoi il s'était attendu sans trop savoir pourquoi. Dieu seul sait pourquoi Ruki s'était imaginé qu'Aoi serait distant...? Peut être parce qu'il réalisait encore mal qu'ils avaient "fait la paix". Peut être parce que depuis ce matin, depuis ses excuses au groupe et durant sa douche il avait réfléchit à tout ce qu'il avait bien put leur faire subir.

    Le chanteur n'avait plus tout à fait été lui même ces derniers jours. Il avait troqué son attitude discrète et attentive pour un carapace de mauvaise facture qui ne lui avait finalement pas été d'un grand recours au contraire.

    Quel type d'homme pouvait on être à traiter les êtres qui nous sont cher comme il l'avait fait ? Quel type d'homme pouvait il être lui, à avoir rabaissé et torturé moralement celui qui dans le groupe, lui était le plus important...?

    Il y eu un petit silence pendant lequel Ruki observa Aoi se percher sur l'assise de sa chaise. Dans cette position, maquillé et son corps portant les stigmates d'un show conséquent, Aoi lui paraissait infiniment plus jeune qu'à l'ordinaire. Pas qu'habituellement Ruki le trouve vieux... C'est juste que là, soudainement, il était attendrit par toute cette grâce et cette retenu dont le guitariste faisait preuve.

    Le blond avait l'impression de retrouver un morceau de ce cocon de douceur qu'il les enveloppait avant. Mais malgré la familiarité de cet échange silencieux, quelque chose était différent. Pas forcément différent en mal. Et c'était de moins en moins confus.

    Ruki ne disait rien. L'aphonie tombait bien finalement. Après avoir été celui qui avait craché son venin toute la semaine durant pour ne pas entendre les cris du coeur d'Aoi, le destin l'obligeait à devenir celui qui écoute. Du moins, l'obligeais à le redevenir puisqu'à la base, c'était une chose qu'il aimait faire.

    - Est-ce que ça va aller ? Tu m'as fichu une de ces peurs quand tu t'es effondré...

    Un petit frisson le parcouru de la tête aux pieds à l'évocation de ce semi évanouissement. Lui aussi il avait eu peur même si sa fierté lui interdisait de l'admettre. Le chanteur se savait épuisé mais il n'aurait pas pensé que son corps le lâcherait aussi soudainement. Son orgueil mettrait un temps avant de s'en remettre.

    Comme il ne pouvait pas répondre grand chose, il opina lentement pour dire que tout allait bien. Certes il était encore fatigué mais la douche lui avait fait le plus grand bien. Et ce qu'il possédait de sommeil en retard et de poids sur ses épaules serait balayé durant les trois jours de calme qui s'offraient à lui.

    Ruki comptait bien, si c'était possible, passer un maximum de temps avec le second guitariste. Il avait trop conscience du fait que sans la nuit précédente, il aurait tenu bien moins longtemps. Aoi avait été le meilleur remède à son mal et il était prêt à en abuser.

    Récupérant les feuilles il se remit à griffonner avant de le tendre à nouveau au brun :

    "Je vais beaucoup mieux depuis hier."

    Réprimant un rougissement, Ruki se mit à jouer avec le stylo bille. Les paroles s'envolent, les écrits restent n'est ce pas ?

    - Si ça arrive encore une fois, je mets un terme au spectacle et je te conduis à l'hôpital le plus près !

    Il y avait trop de sincérité dans cette vois pour que Ruki puisse le prendre pour une plaisanterie. Il leva les yeux au ciel, à peine troublé par les lentilles encore présentes, comme pour dédramatiser la situation.

    Revenant au papier il écrit, amusé : "The show must go on".

    N'était ce pas le crédo de tous les artistes qui foulaient les planches, quelle qu'elles soient ?

    Néanmoins... Néanmoins si Ruki aurait été un peu vexé qu'on s'intéresse autant à ses problèmes et qu'on le menace d'un hôpital et d'un arrête de spectacle, il se sentait cette fois assez tranquille. L'inquiétude du guitariste lui venait du fond du coeur et c'était le genre de sollicitude que, même avec toute la bonne volonté du monde, on ne pouvait pas rejeter.

    Revenant à Aoi il se perdit encore dans une muette contemplation. Passant sur les lèvres rehausser et sur le piercing qui s'y trouvait, invitant le regard à s'y perdre plus que de raison... Puis les courbes de ses yeux en amandes, souligné par un crayon noir qui les allongeait et faisait ressortir les deux pupilles d'un noir d'encre sur un fond d'oeil d'un blanc virginal... Le nez droit, la courbe de sa mâchoire...

    Depuis quand exactement Ruki ne regardait il plus son ami de la même façon ? Depuis quand avait il tant envie de passer sa main dans la tignasse redevenue ébène ?

    Sans réfléchir, Ruki se redressa sur sa chaise pour venir poser sa main sur le genoux d'Aoi qui était contre sa poitrine. Elle resta posé là quelques secondes avant de se lever pour venir caresser la joue encore légèrement rosie par l'effort du concert.

    Désirable. C'était bien la seule chose qui venait au chanteur présentement : Aoi était désirable.

    Se levant de sa chaise, comme hypnotisé, Ruki laissa sa main glisser dans la nuque du guitariste et commença à se pencher sur lui. Le blond avait déconnecté de ses doutes et de ses interrogation intérieur un instant. Il voulait se rapprocher de cette chaleur qui émanait d'Aoi.

    Alors qu'il fermait les yeux, se baissant toujours d'avantage pour venir cueillir un simple baiser, la porte de la loge s'ouvrit en grand et il sursauta, se reculant et enlevant sa main.

    Les autres musiciens entraient dans la loge et les jouent de Ruki s'empourprèrent. Son regard coula un peu partout autours de lui, cherchant à nouveau sa paire de chaussette et il la trouva finalement par terre, juste sous sa chaise.

    S'en saisissant, il commença à les enfiler et inspira un grand coup avant de revenir à Aoi. Il fixa le brun avec intensité : il ne voulait pas d'un soirée haute en couleur, il était trop fatigué pour ça. Ruki voulait du calme et attrapant le papier encore une fois il écrivit rapidement dessus :

    "Ca te dit de jouer les infirmières ce soir ?"

    Non, Ruki n'avait pas la moindre intention de se faire dorloter même si c'était tentant. Il ajouta à la suite sur la feuille :

    "On pourra discuter, manger ou regarder un film."

    Il lève un regard peu assuré sur le guitariste. Peut être que ce dernier préfèrerait aller à la fête qui ne manquerait pas d'avoir lieu...?
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MessageSujet: Re: 11. Pour comme le phoenix, renaître de ses cendres...   Dim 31 Jan - 1:40

    "The show must go on"

    Aoi lance un petit regard à Ruki qui veut tout dire : il ne la trouve pas drôle du tout. Mais, un sourire tendre accompagne tout de même cette expression légèrement renfrognée. Il ne peut pas se frustrer contre Ruki, ça lui est tout bonnement impossible ! Enfin... sauf cette fois dans sa chambre d'hôtel, mais ça, ça s'appelle une petite erreur de parcours... Et n'est-ce pas ce qui leur a permis d'enfin se retrouver ?

    Certes et Aoi ne peut le regretter complètement, même s'il s'en veut toujours d'avoir été brusque. Il s'en veut parce que c'était contre Ruki. Il s'en veut parce que ce n'était pas lui d'agir ainsi. Et il en veut un peu à Ruki parce que c'est lui qui l'a poussé à agir comme il ne l'aurait jamais fait. Mais il était prêt à oublier tout ça, à oublier cette semaine pour aller de l'avant.

    Et apparemment, le beau blond aussi en avait envie... si l'on peut dire ça comme ça. Aoi n'arrivait pas à cerner le chanteur. Il avait beau l'étudier sous toutes ses coutures, comme présentement, il ne comprenait pas. Ses beaux yeux bridés ne lui renvoyaient que des doutes et de la confusion. Ses lèvres rosées semblaient hésiter à dire des mots qu'il aurait pu regretter. Ses mains semblaient se retenir de se poser là où elles auraient pu - du ? - être.

    Mais, soudainement, il semble que Ruki cède à ses caprices... ou à ceux d'Aoi ? Il se lève, une flamme nouvelle brillant dans ses yeux d'ébène. Qu'est-ce qui a bien pu piquer son petit Ruki pour que celui-ci s'approche soudainement de lui ainsi ? Aoi n'en sait rien, mais alors que la petit main se pose sur son genou, il retient son souffle. Il a peur de faire un seul petit geste, un geste qui pourrait faire peur au jeune homme sans qu'il ne sache exactement pourquoi.

    Alors il attendit sagement, comme un enfant surexcité le ferait tout de même à Noël, de peur de se voir retirer tous ses cadeaux sans plus de cérémonie s'il ne se tient pas tranquille. Les deux prunelles du guitariste suivent le petit blond alors que celui-ci se penche lentement vers lui, trop lentement à son goût. Un long et délicieux frisson le parcours en même temps que la main de l'homme se glisse sur sa nuque. Il ferme finalement les yeux, Ruki s'approchant toujours de lui.

    Aoi attend ce baiser, le coeur battant dans tous les sens... et soudainement, plus rien, que le froid. Il ouvre rapidement les yeux, décontenancé. Il était perdu, perdu dans son petit monde. Il n'avait pas entendu les autres arriver, mais apparemment, Ruki n'en avait pas manqué une miette. Aoi ne peut s'empêcher d'être déçu : c'est dans la nature humaine. Il baisse les yeux, voulant éviter de croiser le regard d'Uruha. L'autre guitariste avait toujours su lire en lui comme s'il était un livre ouvert. Aoi n'avait pas envie d'avoir de ces questions auxquelles il n'était pas encore prêt à répondre.

    Cependant, alors qu'Aoi semblait en proie à un désespoir un peu trop grand pour ce que la situation exigeait réellement, Ruki lui semblait un peu plus serein. Il entreprit à nouveau d'écrire sur sa feuille et rapidement, capta l'attention d'un Aoi déjà réconforté par ce qu'il trouva sur le papier.


    "Ca te dit de jouer les infirmières ce soir ? On pourra discuter, manger ou regarder un film."

    Aoi laisse échapper un petit rire en hochant positivement la tête. Forcément que les autres allaient sortir faire la fête. Mais lui, il aurait bien mieux à faire : il s'occuperait de l'homme qu'il aime. Et ça, c'était encore mieux que toutes les petites fêtes persos auxquelles il avait pu assister.

    L'homme se leva et s'étira. Il pointa les douches, puis murmura doucement :


    - J'ai l'air répugnant présentement. Je vais aller prendre une douche avant tout, si ça ne te dérange pas d'attendre un peu.

    De toute façon, pour le coup, que ça le dérange ou pas, Aoi devait absolument passer par la case « douche » avant de faire quoi que ce soit d'autre, sinon il risquait d'en devenir bougon... et c'était comprenable, tout de même. Il venait tout juste de passer des heures sur une scène à se bouger dans tous les sens et à donner son 110% !

    Alors qu'il levait le regard pour voir où les autres en étaient, Aoi aperçu Uruha qui semblait faire de l'oeil à Die... ou plus que ça. C'était tellement évident lorsque l'on avait, sous les yeux, un Uruha minaudant, usant de ses charmes ! Et c'était très amusant.

    Aoi eu un petit rire amusé et, passant près de Ruki, il se pencha pour murmurer à son oreille :


    - Apparemment, Cupidon est passé chez notre mère poule nationale.

    Ce disant, il pointa les deux tourtereaux qui fricotaient dans leur coin en faisant un petit clin d'oeil complice à Ruki.

    - On pari combien que dans à peine quelques jours, Uruha lui fait une grande déclaration ?

    Il était vrai que jamais il n'avait vu son ami ainsi... et pourtant, ça faisait bien longtemps qu'il connaissait Uruha !

    En tout cas, pour le premier guitariste de GazettE, tout semblait aller comme sur des roulettes. Aoi se prit à espérer que la suite soit ainsi pour lui aussi.. Mais dans le fond, il ne pouvait pas en être certain tant qu'il ne savait pas ce que Ruki pensait de tout cela, n'est-ce pas ?

    Aoi posa sa main sur l'épaule du petit chanteur en lui faisant un sourire tendre. Non, il n'avait pas envie de pousser son petit blond non plus. Ils iraient à son rythme, même si à la fin, Aoi en serait d'autant plus essoufflé.
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Ruki
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MessageSujet: Re: 11. Pour comme le phoenix, renaître de ses cendres...   Lun 1 Fév - 7:54

  • Aoi venait d'enlever un poids supplémentaire des épaules de Ruki en acceptant visiblement sans mal, voir même avec un certain plaisir, l'invitation du chanteur à passer la soirée en sa compagnie.

    C'était agréable de voir le guitariste sourire comme ça. Ruki avait oublié à quel point ça lui avait manqué et chacun des derniers sourires du musicien aidait à cicatriser les blessures qu'il s'était infligé tout seul. Peu importe comment les choses se passeraient à l'avenir, ils les aborderaient tranquillement, sans plus se précipiter. Cette dernière semaine leur avait au moins servit de leçon sans doute.

    Aoi se leva, dépliant son ossature toute en courbe, en souplesse et en sensualité.

    - J'ai l'air répugnant présentement. Je vais aller prendre une douche avant tout, si ça ne te dérange pas d'attendre un peu.

    Ruki eu un petit sourire à ces mots. Non, Aoi n'avait pas l'air "répugnant". Certes il luisait d'une fine pellicule de sueur mais présentement ça l'embellissait. Parce que ça rappelait immanquablement au chanteur le dernier concert qui venait d'avoir lieu. Le guitariste avait été électrisant, voir même captivant et ce n'étaient sûrement pas les fans qui avaient scandé son nom durant la moitié du show qui allaient prétendre le contraire.

    Le blond articula un "je t'attend" muet et un assez douloureux pour ses cordes vocales sans lâcher son ami du regard. Il s'était privé de réellement le voir et à présent il compensait en posant outrageusement les yeux sur lui, aux limites de l'overdose. Et aucune importance si les autres s'imaginaient quoi que se soit tant qu'il était bien.

    Bon cela dit, si le fait que GazettE ou Dir en Grey se fasse des films ne l'ennuyait pas, il voulait quand même éviter que se soit flagrant au niveau de la presse et il saurait se tenir en en faisant pas plus que d'habitude. Ruki n'aimait pas la presse, elle se mêlait toujours de ce qui ne la regardait pas et lançait des rumeurs qui grossissaient, encore et encore, faisant souvent plus de ravages que de bien.

    Le guitariste se pencha vers lui et Ruki détourna les yeux pour fixer Uruha un peu plus loin dont Aoi venant de lui parler.

    Effectivement, le premier guitariste, leur diva nationale, mère poule à temps plein était en train de minauder auprès de Die. Minauder n'était pas encore exactement le bon terme. Uruha respirait la sensualité et le charme. Pas le même qu'Aoi, ils avaient un charme tout à fait différent. Celui d'Uruha avait un parfum presque féminin et suave avec des gestes aguicheurs, lents et calculés... Aoi était plus masculin, plus tendre et spontané. Mais les deux guitaristes de GazettE étaient de véritables attrape coeur.

    Ruki eu un petit sourire alors que les deux guitaristes avaient brièvement fait attention à eux le temps d'un petit clin d'oeil. Au moins ils ne se cachaient pas spécialement...

    - On pari combien que dans à peine quelques jours, Uruha lui fait une grande déclaration ?

    Ruki leva à nouveau les yeux sur Aoi, un peu perplexe. Est ce qu'Uruha ne courait pas au drame ? Après tout, aussi mère poule et diva que soit leur ami, le chanteur savait qu'Uruha avait un coeur tout aussi d'or que d'artichaut. Dir en Grey et GazettE se trouvaient souvent à voyager dans tous le pays, rarement au même endroit... Comment est ce que le guitariste le vivrait ?

    Le blond leva une main pour se saisir de l'une des mains d'Aoi et la serrer fort dans la sienne, soudain conscient de la chance qu'il avait d'avoir la personne la plus proche de son coeur si près de lui au quotidien.

    Il déposa un petit baiser sur le dos de la main du guitariste, cherchant à lui témoigner son affection physiquement à défaut de pouvoir le faire à haute voix.

    Finalement Ruki relâcha la main de son ami pour se retourner vers le miroir. Son autre main glissa rapidement sur celle sur son épaule et il lui sourit dans le miroir avant de pencher dessus pour se défaire de ses lentilles qui commençaient à lui piquer les yeux.

    Désignant l'horloge murale il arqua un sourcil l'air de dire "je t'attend mais l'heure tourne !".

    Et lorsqu'Aoi partit enfin vers la douche, le regard de Ruki croisa dans le reflet du miroir celui de Reita d'abord qui le regardait avec un petit sourire à la fois moqueur et ravi. Le chanteur voulu fuir ce petit regard satisfait mais il tomba alors sur celui de Kai Et levant les yeux au ciel il fit mine de s'interesser aux partitions qu'il avait gribouillée...
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