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 8. Ma façon de te demander "pardon"...

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Ruki
The GazettE - Chanteur


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Date de naissance : 01/02/1982

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MessageSujet: 8. Ma façon de te demander "pardon"...   Dim 13 Déc - 11:46

    Installé sur son lit, le dos reposant contre le sommier, Ruki regardait la télé d'un oeil distrait, comme s'il ne la voyait pas. A dire vrai, ce n'était même pas lui qui l'avait allumé mais Reita quand ils étaient rentré. Le bassiste et lui avait grignoté un morceau, sans grande conviction, avant de s'installer sur le lit pour regarder une émission nocturne sans intérêt.

    A son plus grand soulagement, Reita n'avait rien dit. Et comme dernièrement, si tôt qu'il ouvrait la bouche c'était pour lui faire un reproche vis à vis de son attitude, ce changement lui faisait le plus grand bien. Et tout en même temps, il le faisait culpabiliser d'avantage encore.

    Pendant toute la semaine, Kai et Reita avaient essayé de lui remettre les idées en place et ils n'avaient pas été avares de mots. Pourtant, c'est comme si Ruki n'avait rien entendu, s'entêtant dans son attitude blessante et méchante. C'était presque même pire d'ailleurs. Plus on se plaignait de lui, plus il en rajoutait et ça tombait toujours sur le dos d'Aoi qui ne disait rien, se faisant tout petit, comme cherchant à éviter les foudres de Ruki qui, il le savait, allaient lui arriver directement dessus.

    Mais aujourd'hui, le vent avait tourné. Ruki s'était fait surprendre à son propre jeu cruel et Aoi en 20 minutes avait eu plus d'impact sur lui que les 3 autres en une semaine.

    Quand il fermait les yeux, il revoyait encore le visage furibond du guitariste lui hurlant dessus des choses blessantes. Et les pires n'avaient pas été celles qui concernaient directement Ruki. Non les pire avaient été celles qui concernaient ses sentiments, ceux d'Aoi et dans une moindre mesure, ceux de Kyo des Dir en Grey.

    Ruki prit la télécommande pour couper la télévision. A la fin de l'émission, Reita était partit, et il avait posé une main sur son épaule, l'air de lui dire "je suis là". Le chanteur en avait été touché même si ça ne changeait pas grand chose à la solitude qu'il pouvait bien ressentir pour le moment.

    Relevant les jambes, il les glissa sous les draps. Il était tout habillé, encore maquillé, bijoux en place... Mais une flemme violente s'était emparée de lui. Tant pis, il dormirait comme ça, quitte à s'en repentir un peu plus tard.

    La tête sur l'oreiller, Ruki se coucha sur le côté, ses yeux bruns ouvert sur l'obscurité de la pièce. Pendant tout le concert, il avait fait de son mieux pour essayer de penser à autre chose, tentant par un surplus d'activité de retenir ses pensés un peu sombres. Il avait aussi fournit beaucoup d'effort à ne pas poser les yeux sur le guitariste. Pas qu'il eu craint de partir dans un élan de colère mais il n'avait pas pu s'y résoudre.

    En fait, s'il était encore en colère, c'était contre lui même mais comme c'était encore difficile à admettre, Ruki préférait se dire qu'il n'en éprouvait plus vraiment. Il y avait un mélange de beaucoup de chose. Pas mal de honte parce qu'il avait réellement réalisé à quel point il avait pu briser le guitariste.

    Le pire, et on ne le croirait peut être pas, c'est qu'il ne s'en était pas rendu compte jusqu'à ce qu'Aoi lui explose à la figure. En fait, dans son esprit, il le voyait juste fuyant et indifférent, ce qui avait nourrit maladroitement sa furie intérieure.

    Et maintenant... Maintenant il était là, dans son lit, au chaud sous sa couette à ne penser qu'à lui, ce qui était énervant. Ruki ne savait plus ce dont il avait envie ni ce qu'il voulait faire. La vérité c'est que si la colère avait disparue, les multiples interrogations, elles, étaient toujours là.

    Aoi avait toujours été un ami très proche, quelqu'un avec qui il se sentait bien et pour qui il se faisait beaucoup de soucis. Dire qu'il l'aimait bien était en dessous de la vérité. Il y avait toujours eu ce calme et ce côté rassurant à l'avoir près de lui. Oui définitivement, en toute franchise, Aoi était quelqu'un qui, par son côté honnête sécuritaire, avait toujours rassuré Ruki.

    Voilà pourquoi, quand la situation avait semblé déraper sans qu'il l'ait vu venir, le chanteur s'était sentit agressé, trahit. Il avait mal réagit. Il le savait et il l'avait toujours su mais c'est comme s'il n'avait pas pu s'empêcher de se défendre bec et ongle.

    Mais se défendre de quoi exactement ? C'était ridicule en y repensant... Est ce qu'il cherchait vraiment à se défendre des sentiments d'Aoi à son égare ? Pourtant ces sentiments étaient ce qu'il y avait de plus noble et ils le mettait probablement dans une position que faisait du guitariste l'une des personnes qui lui voulait le moins de mal au monde.

    Comme quoi, sous l'effet de surprise, on réagissait vraiment n'importe comment.

    Et lui alors ? Où en était il ?

    Ruki soupira en fermant les yeux, même s'il savait que c'était inutile. Son cerveau subissait bien trop d'impulsion électrique à cet instant pour qu'il soit capable de dormir.

    Disons qu'il n'était pas capable de dire qu'il éprouvait les même sentiments à l'égare du châtain. Mais il acceptait de laisser dire qu'il éprouvait quelque chose qui s'en approchait beaucoup. Ruki aurait juste aimé que ces sentiments se développe visiblement des deux côtés plutôt que de se rendre compte qu'il avait "prit du retard".

    En tout cas, la jalousie qu'il éprouvait envers Kyo le confirmait dans ses idées : Aoi était plus qu'un ami au fond de lui et même si dans l'état actuel des choses, c'était difficile à admettre -surtout quand on avait eu que des femmes dans sa vie- il ne pouvait décemment plus le nier.

    D'ailleurs, cette nuit qu'Aoi avait admit avoir passé en la compagnie de l'autre chanteur le hantait littéralement. Quand il avait réalisé que c'était leur ressemblance qui avait poussé le guitariste à se lancer la dedans, Ruki avait mit beaucoup d'ardeur à casser ces ressemblances. Du moins, celles qu'il pouvait, confère ses cheveux teint par exemple.

    Comme il se retournait encore dans son lit, Ruki finit par repousser sa couette pour s'asseoir sur le rebord. Son regard couleur rouille passa sur la petite pièce, plongé dans un silence qui tout à coup, l'assourdissait complètement.

    Le chanteur se leva et, sans se donner la peine de remettre ses chaussures, il sortit de la chambre. Une fois dans le couloir, il eu un petit regard pour toutes les portes qu'il pouvait voir depuis l'endroit où il se trouvait. Et finalement il bifurqua à droite, direction celle du guitariste.

    Ruki avait la ferme intention de lui dire. Et cette fois de lui dire avec de vrais mots et plus des insultes ou des attaques.

    Rendu devant la porte, il la regarda comme s'il la voyait pour la première fois et qu'il s'y trouvait quelque chose de très intéressant. Ses pieds étaient serrés l'un contre l'autre, cherchant à capturer un peu de la chaleur qui émanait de la moquette du couloir.

    Finalement, après des minutes entières d'hésitation qui lui semblèrent durer des heures, il leva la main sur le battant, frappant dessus mais cette fois sans y mettre ni violence ni brutalité.

    Il attendit, espérant un peu, quelque part, qu'Aoi ne serait pas là. Mais la porte s'ouvrit et les bonnes résolutions de Ruki commencèrent à fondre comme neige au soleil.

    - "Aoi..." commença t-il, surprit tout à coup par sa propre voix.

    Légèrement rauque et cassée, comme chaque soir après un concert.

    Le guitariste se tenait là, son visage dénué de tout artifice et pourtant, figé dans sa triste pose naturelle, il émanait de lui une force et un charme qui lui faisait chavirer le coeur. Ses yeux étaient d'encre et son visage pâle auréolé d'une tignasse châtain qui lui faisait prendre une palette de couleur obligeant le regard à se perdre sur lui.

    - "Je venais... Je venais..."

    Il eu un petit grognement, regardant ailleurs pendant une courte seconde avant de revenir au châtain qui lui faisait face dans l'encadrement de la porte.

    - "Je venais te demander..."

    Pardon. C'est ça qu'il voulait dire. C'était ce simple mot qui agitait tout son corps. Dieu seul sait à quel point le chanteur voulait le dire, voulait exprimer tout les réflexions qu'il s'était faites, seul dans sa chambre.

    Mais "pardon" n'exprimait pas tout ce qu'il voulait dire. Pas plus qu'une autre formule type de ce genre. Alors il pensa à autre chose et, sortant de sa poche les fameuses paroles de chanson qui ne le quittait jamais il les montra à Aoi :

    - "... Si tu voulais toujours bien m'aider pour ma chanson...?"

    Puis comme s'il récitait une leçon il ajouta :

    -"S'il te plaît."

    Le chanteur aux cheveux corbeau se tenait droit comme un "i", légèrement en retrait de la porte, et seuls ses doigts de pieds qui s'enfonçaient convulsivement dans la moquette trahissaient sa nervosité.

    Il y avait encore une distance entre eux et Ruki n'imaginait pas être capable de franchir cette distance qu'il avait lui même instauré.

    - "Si tu ne veux pas je comprendrais."

    Ca... On ne pouvait pas dire qu'il serait réellement surprit qu'Aoi l'envoi balader.

    - "Mais j'ai besoin de toi."

    Dit il en baissant la tête, heureux de pouvoir reposer ses cordes vocales presques douloureuses. Comme si ses vieilles habitudes étaient revenues, il se sentait horriblement gêné de faire ce double sens et il grogna légèrement, juste pour la forme, histoire de se redonner contenance.

    Timidité ? Oui un peu. Frayeur aussi. D'être rejeté.
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Aoi
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MessageSujet: Re: 8. Ma façon de te demander "pardon"...   Lun 14 Déc - 21:41

    Aoi était calé dans son lit, presque complètement disparu sous les couettes. Mais, il n'était pas ainsi parce qu'il allait dormir, loin de là. Premièrement, il savait très bien qu'il n'arriverait pas à dormir. Son esprit bouillonnait et si habituellement c'était parce qu'il avait une idée de composition ou quelque chose du genre, cette fois, ce n'était pas aussi positif. Cette fois, il se rongeait les sangs et, bien entendu, à propos de Ruki.

    Qui d'autre pouvait occuper ainsi ses pensées ? Son petit chanteur blond - plus si blond que ça finalement - ne voulait pas le quitter, même lorsqu'il faisait tout son possible pour le repousser. Et pourtant, il devrait s'y faire : Ruki ne l'aimait pas. La vérité ça vous sciait les des jambes parfois... et celle-là était particulièrement douloureuse.

    Aoi laissa échapper un sanglot. Mais, celui-ci ne fut pas accompagné de larmes. Il avait seulement eu besoin de laisser sortir un trop plein d'émotions douloureux. Puis, il prit une profonde inspiration, afin de se soulager... et se leva finalement d'un bond.

    Il ne pouvait pas non plus se laisser mourir, non ? Certes, ce n'était pas facile. Mais, s'il fonctionnait presque normalement pendant quelques jours, presque comme un robot, forcément que ça irait mieux. Il n'avait pas le choix de toute façon... Même si présentement, tout ce que Aoi voulait ,c'était de revoir Ruki après leur conversation plus que mouvementée. Ils ne s'étaient pas adressés la parole après le spectacle et ne s'étaient sûrement pas approchés pendant celui-ci.

    L'homme s'approcha du miroir et soupira. Il avait fait l'effort de se remaquiller légèrement après le spectacle, mais soudainement, il avait plutôt l'impression que c'était un masque. Rien de plus qu'un masque qui cachait son âge, ses défauts, mais surtout, le vrai Aoi. Celui-ci serra les dents, observant ce visage presque parfait qui n'était pas le siens.

    Aoi se rua dans la salle de bain, soudainement pris d'une immense hâte d'effacer ce masque de son visage, presque comme si le maquillage le brûlait. Naturel... il voulait être naturel ce soir ! Une serviette démaquillante dans les mains, l'homme entreprit d'essuyer vivement son visage. Tout y passa, du fond de teint au eyeliner. Puis, lorsqu'il fut certain que plus aucune trace de cette exécrable peinture n'était encrée dans ses traits, il laissa tomber la serviette en poussant un soupir de soulagement. Ça faisait du bien, vraiment.

    Triturant les nombreuses bagues qu'il portait aux doigts, Aoi retourna dans sa chambre, fermant la porte de la salle de bain derrière lui sans vraiment s'en rendre compte. C'est fou comme il faisait plein de trucs sans s'en rendre compte ces derniers temps. C'était un peu comme s'il était toujours entre deux états, semi conscient de ce qui l'entourait. Sur scène, c'était encore pire. Les sons lui parvenaient au ralentit parfois, et d'autres fois ils étaient si intenses qu'ils lui donnaient le tournis.

    C'était ça, être en amour ? Eh bien c'était nul, très nul. Et pourtant, il ne pouvait se résoudre de souhaiter ne jamais être tombé amoureux de Ruki. Parce que Ruki, c'était le seul qui avait réussi à lui arracher des sentiments aussi puissants. Et à chaque fois qu'il le voyait, de toute façon, il fondait comme neige au soleil, ne pouvait même pas se défendre contre ses assauts verbaux. Fort heureusement, ça semblait être fini, ça au moins... du moins, il l'espérait fortement parce qu'il n'était pas certain de pouvoir l'endurer encore très longtemps.

    Aoi était perdu dans ses sombres pensées, debout au milieu d'une pièce mal éclairées, les mains dans ses poches et le regard dans le vide lorsque soudainement, on toqua à la porte. Il sursauta, son regard se posant sur le battant en bois. Qui venait le voir à une telle heure ?


    - Aoi...

    Le guitariste posa un regard interloqué sur son chanteur. Qu'est-ce qu'il faisait là, à sa porte, à deux heures du matin ?

    - Je venais... Je venais... Je venais te demander...

    Là, y'avais pas à dire, peu importe l'étrangeté de la situation, Aoi était pendu aux lèvres de Ruki. Le chanteur ne semblait pas être certain de ce qu'il voulait, mais le guitariste, lui, savait très bien ce qu'il voulait entendre. Est-ce que le fier Ruki venait s'excuser ? Est-ce qu'il pouvait vraiment espérer une telle chose venant de lui ? Pas qu'il considérait Ruki comme un rustre, loin de là. Mais il était tellement fier... De la fierté mal placée ? Peut-être, mais ça ne faisait qu'ajouter un point de plus à son charme.

    Comme s'il voulait l'aider à continuer ses paroles, les lèvres d'Aoi bougèrent, à peine, mais tout de même. Mais, celles qui sortirent de la bouche du petit Japonais ne furent pas celles qu'il comptait entendre...


    - ... Si tu voulais toujours bien m'aider pour ma chanson...?

    Pendant un instant, Aoi resta con. Il observait Ruki comme s'il tentait de trouver un signe dans le visage du chanteur qui lui prouverait qu'il se moquait de lui. Mais non... rien. Il était sérieux comme un pape.

    - S'il te plaît.

    Cette simple formule de politesse servie à faire sortir Aoi de cette étrange léthargie dans laquelle il s'était plongé. Mais apparemment, il avait hésité trop longtemps. Ruki ajouta rapidement quelques mots, peut-être dans le but de le convaincre ou de le rassurer.

    - Si tu ne veux pas je comprendrais. Mais j'ai besoin de toi.

    Mais vraiment, il n'en aurait pas eu besoin. Un doux sourire apparu sur les lèvres pleines d'Aoi, mais Ruki ne pouvait sûrement pas le voir parce qu'il avait baissé la tête, tel un enfant prit la main dans la boîte à biscuits.

    Aoi recula d'un pas. Mais, plutôt que de refermer la porte comme il ne se serait pas gêné pour le faire un peu plus tôt, juste avant le spectacle, il fit signe de la main à Ruki pour que celui-ci entre.


    - Reste pas là, tu vas avoir froid.

    Disant cela, il pointa les pieds nus de l'homme. Quelle idée de sortir de sa chambre sans chaussettes... Ruki entra, mais il semblait légèrement nerveux. Un air blessé apparu sur le visage du guitariste, mais il n'échappa aucun commentaire. Pas question de jouer le grand blessé avec Ruki, pas quand il avait enfin la possibilité de recoller les pots brisés !

    Aoi n'était pas stupide : il avait cru comprendre que Ruki n'avait pas été là à la base pour lui parler de sa chanson. Mais, c'était une belle opportunité, non ? Ensuite, il verrait bien... Peut-être était-ce réellement pour cette chanson après tout et qu'il s'imaginait n'importe quoi ?

    Aoi se mordilla la lèvre inférieure en observant Ruki, gardant ses distances sans vraiment s'en rendre compte. Eux qui étaient si près avant, ça ne risquait plus d'arriver de si tôt apparemment... Le brun lui montra la table d'un signe vague, puis se dirigea vers le mini bar.


    - Assis-toi... Tu veux quelque chose à boire ?

    Ce disant, il lui montra une bouteille d'eau. Non, pas question de boire de l'alcool ce soir ! C'était la pire chose à faire et ce n'était pas Aoi qui allait tomber dans le panneau. Sans attendre la réponse du petit Japonais, il apporta la bouteille qu'il posa devant lui. Puis, il alla s'assoir à une chaise, près de lui, mais prit soin de la reculer un peu, comme s'il y avait un cercle de protection invisible autour du chanteur à la voix rauque. Il avait trop crié encore ce soir, même si pourtant, il avait été plus calme que d'habitude... Aoi avait parfois peur que sa voix se brise en mille éclats et qu'il ne puisse plus chanter. Mais ça, c'était autre chose...

    L'homme observa la feuille détenant quelques paroles de chanson qui, maintenant, était posée à plat sur la table. Il tendit la main vers celle-ci alors que le bout de ses doigts allaient se poser sur le coin supérieur droit.


    - Je peux ?

    Il voulait voir ce que Ruki avait déjà écrit... au moins, ce serait un bon commencement pour faire semblant d'être intéressés par quelque chose qui, finalement, n'avait pas du tout leur attention.
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Ruki
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MessageSujet: Re: 8. Ma façon de te demander "pardon"...   Lun 14 Déc - 22:21

    - Reste pas là, tu vas avoir froid.

    Un soulagement immense le submergea alors que la silhouette longiligne s'écartait du passage, un bras s'étendant pour lui faire signe d'entrer. Est ce qu'il avait froid ? Un peu. Pas parce que le couloir manquait de chaleur, mais ses rapports avec Aoi dernièrement avait été tellement glacé que ça leur tournait autours comme une aura dont ils avaient du mal à se débarrasser. Tout au moins Ruki.

    En entrant, il eu comme une nouvelle distance de sécurité entre eux. Le chanteur était nerveux, ne serait ce que parce que ses derniers pas dans cette chambre lui avait collé une frousse peu commune.

    Lorsqu'il était passé près d'Aoi, le reste d'un parfum lui parvint et il fut légèrement troublé une minute. Ca faisait tellement longtemps lui semblait il, qu'ils n'avaient pas été aussi proche sans se hurler dessus -enfin sans que Ruki lui hurle dessus- que cette fragrance si particulière au guitariste semblait lui sauter au visage tout à coup. S'y mêlait une odeur encore nette de démaquillant qui appuyait la première analyse de Ruki quand au visage naturel.

    D'eux tous, Aoi était probablement celui qui en avait le moins besoin. Il savait faire profiter de son charme sans accessoire ni artifice. C'était injuste mais ça le rendait unique. Et inaccessible à en crever aussi parfois. A se demander comment cet homme qui aurait pu avoir qui il voulait, Ruki en était sûr, avait pu jeter son dévolu sur lui. Et comment après le traitement qu'il lui avait infligé il parvenait à esquisser ces brefs sourires et à lui dire, comme plus tôt dans la soirée, qu'il l'aimait encore.

    Méritait il seulement l'attention désespérée et les sentiments d'Aoi ? Ou plutôt : les méritait il encore ?

    La table lui fut désignée et opinant sans dire un mot, Ruki se jeta sur la première chaise venue. Pour une fois il s'assit dessus tout à fait normalement. Cette même chaise où il s'était assit une semaine plus tôt, mangeant quelques sushi, épuisé mais heureux, avec son guitariste.

    - Assis-toi... Tu veux quelque chose à boire ?

    Pas le temps de répondre que de toute façon, Aoi revenait à lui avec une bouteille d'eau qu'il posa entre eux alors qu'il prenait une chaise. Une chaise qu'il recula légèrement et les mains de Ruki se mirent à triturer le papier entre ses doigts avec anxiété. Est ce qu'il devait dire quelque chose ? Bien sûr qu'il devait dire quelque chose !

    Mais ça ne voulait pas sortir. Ca restait bloqué au fond de sa gorge et tout ce qu'il avait trouvé pour essayer d'y voir un peu plus clair, c'était cette chanson sur laquelle il avait enfin mit quelques paroles maladroites et griffonnées dans tous les sens. Ils étaient comme lui ces premiers jets : un peu perdu et sans sens au premier coup d'oeil.

    Aucune mélodie ne lui était venu, ni aucune tournure de phrase plus claire... Il n'en était pas satisfait c'est sûr. En fait, les deux premiers couplets étaient écrit depuis un moment déjà et ce n'était que ce soir, en attendant Reita dans les vestiaires qu'il avait essayé maladroitement d'en ajouter des bouts.

    Attrapant la bouteille d'eau, délaissant ses notes, Ruki en dévissa le bouchon pour porter le goulot à ses lèvres. L'eau était fraîche. Plus qu'il ne l'avait imaginé et il manqua de s'étrangler avec la première gorgée. Secouée par une courte toux, il donna un coup sur son sternum, un peu secoué.

    - "Avalé de travers..." dit il dans un un dernier spasme.

    Finalement il se reprit pour en avaler encore, savourant le contact froid contre ses cordes vocales usées. Encore qu'avec le silence dans lequel il s'était muré avec Reita, les choses étaient sans doute moins pire qu'elles n'auraient pu.

    - Je peux ?

    Ruki eu un regard qui alla de la feuille à Aoi, inquiet. En fait, oui, il pouvait. Aoi avait toujours été un conseiller précieux quand il butait sur une chanson pour une raison ou une autre. Il avait toujours su lui montrer du doigt le problème. Il lui était même déjà arrivé de lui dire que ce qu'il avait fait était vraiment nul, ce qui faisait de lui quelqu'un de confiance.

    Sauf que là, entre les lignes de cette chanson, Ruki qui avait mit une partie de son coeur que lui même ne comprenait pas encore très bien et essuyer une mauvaise critique l'angoissait horriblement.

    Sa main se posa sur celle d'Aoi, l'empêchant de tirer à lui la feuille et il le regarda de ses yeux cuivrés.

    - "C'est pas terrible. On devrait peut être la refaire complètement en fait."

    Sous sa main, celle du châtain était chaude là où la sienne était moite de passer du chaud au froid incessamment. Ce contact l'avait presque électrisé parce qu'ils n'en avaient eu aucun des jours durant. Il se rendait compte à quel point ça lui avait manqué et son coeur heurtant avec violence sa cage thoracique exprimait tout son émoi.

    Ruki relâcha néanmoins la main de l'autre homme pour qu'il puisse récupérer la feuille. Entre ratures diverses, flèches dans tous les sens, notes de musique gribouillés pour rayées... Quelques paroles en vrac :

    Spoiler:
     

    N'ayant plus de feuille à triturer ses mains repartirent sur la bouteille dont le plastique craquait légèrement sous ses doigts.

    - "Ca fait pas tellement chanson..."

    Il dévisse à nouveau la bouteille, en avalant une autre rasade, cette fois sans s'étouffer.

    - "Et ça ne veut rien dire en plus personne va comprendre !"

    Ruki commence à s'énerver tout seul sur sa bouteille pour passer son anxiété ailleurs.

    - "Non c'est nul donne, on va en écrire une autre."

    Ruki tend la main pour récupérer sa feuille. Ses yeux se perdent un instant sur Aoi. Il semble incapable de s'en défaire et pourtant, ça fait une semaine qu'il fait de son mieux pour l'éviter. Le chanteur se maudirait presque d'avoir la faiblesse de laisser son coeur tambouriner comme ça.

    Il sait bien ce que ça signifie mais c'est trop dur à accepter, pour tout un tas de raison à commencer par le fait qu'il est seul. Tout le groupe lui en veut et plus particulièrement Aoi. Aoi sur qui il a hurlé et levé la main malgré lui.

    S'il ne lui dit pas maintenant il va pleurer tellement il culpabilise.

    - "Je te demande tellement pardon..."

    Il l'a murmuré en détournant le regard, sa main toujours tendue pour récupérer sa chanson.

    - "J'ai l'impression de n'être plus tout à fait moi même."
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Aoi
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MessageSujet: Re: 8. Ma façon de te demander "pardon"...   Lun 14 Déc - 23:02

    Un toucher... Un seul petit contact et déjà, Aoi avait l'impression d'avoir reçu un choc électrique. Ruki posa sa main sur la sienne et l'homme eu soudainement l'impression qu'il venait d'avoir une vision de la fin du monde. Comment Ruki pouvait-il encore se pointer dans sa chambre en lui demandant tout simplement de l'aide pour une banale chanson ? Comment pouvait-il laisser échapper des paroles qui, aux oreilles de l'homme qui était amoureux de lui, semblaient avoir un double sens ?

    Lui en voulait-il ? Non, pas du tout. Ce qui avait été dis un peu plus tôt dans la soirée n'avait été que stricte vérité. Mais, maintenant, toute envie de crier sur le chanteur avait disparue en même temps que sa rage. Non, Aoi n'était pas rancunier. Mais, il n'était pas non plus un sain et les sentiments qu'il refoulait depuis si longtemps commençaient peu à peu à lui faire mal. Très mal.

    Ainsi, ce simple petit geste - une main posée sur la sienne - lui sembla être comme mille couteaux planté en son coeur. Tout à la fois, c'était aussi mille baisers pour panser ses plaies. Peut-être était-ce la raison pour laquelle il était encore là, assis à cette table avec Ruki ? Parce qu'à chaque fois qu'il avait mal à cause de Ruki, c'était ce même petit homme qui l'apaisait ? Et peut-être que ces éphémères moments de plénitudes étaient tout ce qui comptait réellement ?

    Ou pas... Parce qu'il voulait plus. Il voulait quelque chose qu'il n'aurait probablement jamais. Ruki se rendait-il seulement compte du pouvoir qu'il avait sur lui ? Peu de gens pouvaient se venter d'en détenir autant sur un être humain. Pourtant, Aoi aurait eu l'impression que se donner tout entier au beau chanteur n'aurait pas été assez.


    - C'est pas terrible. On devrait peut être la refaire complètement en fait.

    Le regard d'Aoi qui, jusque là, avait été posé sur leurs mains presque enlacées, remonta vers le visage de l'homme. Il avait l'impression que de là, il pouvait sentir le parfum subtil, mais addictif du bel ange. Et ce n'est pas que ses paroles étaient secondaires, mais avant d'enregistrer ses mots, Aoi avait fixé ces belles lèvres se mouvant au rythme de la voix certes rauque et épuisée, mais aussi grave et sensuelle de Ruki.

    Cependant, il tenait à lire cette chanson que Ruki trimbalait sur lui depuis plus de six moi. Il n'en savait même pas le titre - si seulement elle en avait un - et ça commençait à le travailler. La curiosité est un vilain défaut, certes, mais il avait envie de savoir ce qui tourmentait son petit chanteur rebelle à ce point.

    Il hocha négativement la tête, se retenant à grande peine de ne pas retirer sa main. Parce que si ce toucher était divin, il le brûlait tout de même et Aoi n'avait pas envie de valser avec ses démons ce soir. Heureusement pour lui, Ruki sembla se raviser et retira sa main de la sienne. Aussitôt fait, comme s'il avait peur que l'ex petit blond revienne à la charge, Aoi tira sur la feuille et la posa devant lui.

    Il du se faire un court instant à l'écriture irrégulière de Ruki. Ces hachures n'aidaient en rien, mais il avait l'habitude.


    - Ça fait pas tellement chanson...

    Aoi fronça les sourcils en relevant la tête vers Ruki. Il n'avait eu le temps que de lire le titre, qu'il trouvait fort joli. Mais pourquoi parlait-il de sa chanson en ces termes peu cérémonieux ? Après tout, avec un bon air de guitare, tout pouvait devenir chanson. Il suffisait de savoir quoi en faire.

    - Et ça ne veut rien dire en plus personne va comprendre !

    Cette fois, Ruki commençait pour de bon à s'énerver et contre lui-même, apparemment. Aoi baissa rapidement les yeux sur la feuille avant que le petit chanteur ne se ravise et lui reprenne la chanson. Pas question de laisser filer ce bout de papier avant qu'il n'ait pu lire ce qu'il y avait dessus.

    ...et finalement, peut-être aurait-il du la redonner à Ruki.

    Ce qu'elle contenait lui fit mal, très mal. Et ça se lu instantanément sur son visage.


    - Non c'est nul donne, on va en écrire une autre.

    Ruki avait tendu la main pour avoir à nouveau sa feuille, mais Aoi ne la voyait même pas. Ses yeux lisaient et relisaient le court texte comme s'il cherchait à y trouver quelque chose d'autre, quelque chose qu'il n'avait pas vu. Ou bien peut-être croyait-il seulement que ses yeux le trompaient ? Quoi qu'il en soit, il n'était pas question qu'il redonne cette feuille au petit chanteur avant d'avoir compris ce qu'il y avait d'écrit là.

    Tous ces mots assemblés ensemble pour ne faire qu'un seul tout, c'était exactement ce qu'il ressentait pour Ruki, ce qu'il vivait à chaque jours à cause de ses beaux yeux. Il avait tant cherché à trouver, dans le regard automnal du chanteur, une petite flamme n'y brillant que pour lui. Mais, jamais il n'avait réussi à y trouver autre chose que l'amour d'un frère. Et ça le tuait. Il en avait rêvé, il en avait pleuré, mais il lui semblait que rien qu'il ne puisse faire ne lui permettrait d'avoir l'amour du jeune homme. Il en était même venu à y trouver sa haine... mais rien qui semblait se rapprocher de ce que lui-même ressentait.

    Dans les mains d'Aoi, le bout de papier se mit à trembler telle une feuille à l'automne se détachant de l'arbre, balayée par le vent. Mais, c'était plutôt lui qui se sentait ballotté dans tous les sens par un Ruki qui ne réalisait même pas ce qu'il faisait. Une main d'albâtre se plaqua contre les lèvres pleines, tentant de retenir vainement un sanglot qui, aux paroles du chanteur, s'échappa finalement.


    - Je te demande tellement pardon... J'ai l'impression de n'être plus tout à fait moi même.

    Serrant la feuille dans sa main libre comme si sa vie en dépendait, Aoi se pencha lentement pour que son front touche le bois frais de la table. Son corps était parcouru de soubresauts. Même s'il tentait de se calmer, son état ne semblait qu'empirer. Il en eu alors assez de lutter et un nouveau sanglot franchit sa gorge, cette fois accompagné de fines larmes qui coulaient sur ses joues.

    Il avait mal, si mal. Il voulait seulement que ça cesse. Pourquoi aimer était-il aussi douloureux ? Ce n'était pas normal. Il n'était pas normal. Pourquoi ne pouvait-il pas se contenter d'histoires simples ? Mais bien sûr que non. Il devait faire compliqué en tombant amoureux d'un de ses meilleurs amis qui, de plus, n'était pas intéressé par les hommes !

    Entre deux sanglots, Aoi ouvrit la bouche, prononçant quelques paroles d'une voix tremblante et incertaine.


    - C... c'est ce...cette chanson que je veux... P...pas une autre !

    Une main aux longs doigts usés par la guitare se glissa dans la chevelure brune pour y serrer avec violence une mèche, comme si la douleur physique pourrait atténuer celle du coeur.

    Soudainement, les yeux toujours embués, secoués de sanglots plus ou moins grands, l'homme se redressa. Sans regarder Ruki, la mine défaite, il leva une main en sa direction, signifiant par là de ne pas bouger d'où il était, peu importe ce qu'il avait en tête.


    - N...Non, ça va ! Je p...peux prendre sur moi !

    Il était fort. Tout le monde autour de lui le lui disait. Il était gentil, mais avait assez de caractère pour imposer son idée. Oui, il était fort. Alors il ne pouvait pas se laisser aller à cette petite crise, pas en avant de Ruki. Il en avait déjà trop fait.

    Aoi ferma donc les yeux tout en prenant quelques bonnes inspirations. Les yeux toujours clos, le coeur battant la chamade et des empreintes de larmes sur ses joues, le guitariste dit doucement, d'une voix déjà beaucoup moins tremblante :


    - J'y arriverai. Je te le jure, donne moi le temps. J'oublierai mes stupides espoirs. Mais tu dois me promettre de rester là, de rester avec moi.

    Il ouvrit les yeux, fixant droit devant lui pendant quelques secondes, puis tourna la tête vers Ruki. Observant le chanteur, son regard le suppliant, il demanda avec tout le sérieux du monde :

    - Ne m'abandonne plus, c'est tout ce que je demande de toi.

    Et voilà. C'était tout et c'était rien à la fois. C'était ce qu'il voulait plus que tout, peu importe la façon dont Ruki pouvait être là pour lui. Il avait besoin de lui, c'était tout.
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Ruki
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MessageSujet: Re: 8. Ma façon de te demander "pardon"...   Lun 14 Déc - 23:31

    Aoi commença à pleurer et Ruki, stupéfait, commença à regarder autours de lui, un peu paniqué, comme s'il s'était attendu à voir débouler Uruha lui intimant l'ordre de cesser de s'en prendre à Aoi alors qu'il avait fait de son mieux pour essayer de mettre de l'ordre dans la situation.

    Incapable de bouger, les pupilles brunes fixaient le corps sanglotant dont le visage lui était pour le moment invisible. Il aurait voulu se lever et le prendre dans ses bras comme il l'aurait fait avant. Mais avant, Ruki n'avait pas l'impression que chacun de ses gestes avaient un sens particulier. Aujourd'hui il ne pouvait de se demander comment chacun de ses mouvements serait interprété.

    Et pourquoi pleurait il ? Est ce qu'il avait dit quelque chose de mal ? Ne devait il pas s'excuser ? Ou bien... Ou bien... Ou bien quelque chose, n'importe quoi, mais pourquoi ces larmes tout à coup ?

    - C... c'est ce...cette chanson que je veux... P...pas une autre !

    Ruki ouvrit la bouche, cherchant à dire quelque chose mais il n'avait aucune idée tout à coup de ce qu'il pouvait bien dire qui consolerait le guitariste du mal qui semblait le saisir.

    Le chanteur se faisait l'effet d'un éléphant dans un magasin de porcelaine. Il faisait de son mieux pour ne rien casser mais de toute évidence il finissait par faire voler en éclat la moitié de la boutique.

    Et c'était dur. Déchirant même, de voir ce homme adulte bouleversé comme ça par sa seule faute. Comment avait il pu être aveugle à ce point tout ce temps ? Et cette dernière semaine ? Il avait non seulement fermé les yeux mais son coeur aussi. Sans doute que c'était plus facile de se faire détester que de se faire aimer.

    Se levant de sa chaise, Ruki avança une main pour retirer de la tignasse autrefois aussi noire que la sienne une main crispée. Mais avant qu'il y soit parvenu, Aoi s'était relevé, son visage gardant cette beauté touchante parmi le flot intarissable de larme qui l'avaient dévalé dernièrement.

    Aoi venait de lui intimer l'ordre de na pas bouger d'une main et Ruki stoppa aussi sec. Le chanteur était prêt à presque tout pour que le guitariste cesse de pleurer.

    - N...Non, ça va ! Je p...peux prendre sur moi !

    Mais prendre quoi sur lui ? Qu'est ce que Ruki lui avait dit ou fait ce soir ? C'était à n'y rien comprendre décidément !

    Aoi se mit à inspirer à plein poumon plusieurs fois et les larmes se firent moins nombreuses. Enfin, elles cessèrent de dévaler les joues pâles et les yeux sombres ne luisait plus de cette épaisseur d'eau superflus.

    - J'y arriverai. Je te le jure, donne moi le temps. J'oublierai mes stupides espoirs. Mais tu dois me promettre de rester là, de rester avec moi.

    La phrase percuta de plein fouet Ruki. Est ce qu'ils avaient donc tant de mal à se comprendre ? Est ce qu'il allait encore faire souffrir Aoi longtemps juste parce qu'il n'arrivait pas à laisser parler un peu ses sentiments ?

    Deux yeux insondables se tournèrent vers lui, se faisant suppliant :

    - Ne m'abandonne plus, c'est tout ce que je demande de toi.

    Ruki déglutit. C'est pour ça qu'il pleurait ? Parce que ses émotions l'avaient débordées...? A cause de sa chanson...?

    Le chanteur lança un petit regard à la feuille de papier. Aoi venait il d'interpréter les paroles pour lui ? Les avait il comprises ? Ruki lui même avait beau s'entêter à répéter qu'elles n'avaient aucun sens, ne pouvait d'y trouver l'écho de ses pensés les plus intimes.

    - "Aoi..."

    C'est résolu qu'il fit un pas en sa direction, faisant voler en éclat le périmètre de chacun.

    - "Je ne vais pas m'en aller."

    Il s'humidifia les lèvres de sa langue pour les rendre moins sèche. Ca lui coûtait terriblement de devoir s'ouvrir un peu alors qu'il n'avait pas finit de faire le point.

    - "Je sais pas ce que ça vaux pour maintenant mais tu comptes pour moi. Plus qu'un ami et... J'ai besoin que tu m'aides parce que toi tu sais où tu en es, tu sais ce que tu ressens mais..."

    Il inspira profondément, comme s'il manquait d'air pour parler.

    - "Mais moi c'est nouveau, je voulais avoir le temps de découvrir ce qui m'arrivait. Je ne voulais pas être mit au pied du mur..."

    Ruki avance une main légèrement tremblante pour la poser sur la joue qu'il avait giflé la veille au matin.

    - "Et je ne le veux toujours pas. Laisse moi découvrir. Montre moi mais... Tout doucement..."

    Le chanteur s'avance, franchissant le reste d'espace qui les sépare et récupérant la main d'Aoi il la place sur sa hanche avant de le prendre dans ses bras. Il y a encore de l'hésitation mais c'est moins marqué.

    - "Cette chanson elle est pour toi. Mais aide moi à la décrypter."
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Aoi
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MessageSujet: Re: 8. Ma façon de te demander "pardon"...   Mar 15 Déc - 6:28

    Aoi avait honte, vraiment honte de s'être laissé allé à ces émotions hautes en couleur devant Ruki. Le chanteur n'avait pas besoin de voir ça, il n'avait pas besoin d'endurer le poids des sentiments d'Aoi. Il s'excuserait, mais pas là, parce que là, il avait l'impression que s'il ouvrait à nouveau la bouche, ce serait le retour des chutes du Niagara et il ne le voulait sûrement pas.

    - Aoi...

    Ce simple surnom, qui était même un mot banal du dictionnaire prenait tout son sens dans la bouche de Ruki, allez savoir pourquoi. Le Aoi en question releva son regard noir vers le petit Japonais, un regard qui n'avait rien de commun avec son nom. Aoi aurait donné cher pour avoir le regard tel le bleu de l'océan ou encore le vert des plantes, mais il avait hérité du noir charbon : sa génétique asiatique n'avait pas failli.

    - Je ne vais pas m'en aller.

    Et malgré lui, à cette phrase, Aoi laissa échapper un profond soupir de soulagement, comme s'il croyait Ruki sur paroles. Eh bien, c'était déjà ça, non ? Au moins, il ne remettait pas la parole de l'homme en doute constamment, même s'il aurait pu le faire... dû le faire ? Après tout, Ruki pouvait si facilement lui briser le coeur. Lui laissé le ticket d'entrée aussi facilement était un peu risqué, surtout après avoir vécu une telle semaine. Mais ça, Aoi avait déjà oublié. Il voulait oublier.

    Le guitariste observa son chanteur. Celui-ci semblait mesurer le poids de ses paroles ou du moins tenter de le faire mais sans vraiment y parvenir. Il humidifia ses lèvres, un geste terriblement sexy même s'il ne semblait pas s'en rendre compte, mais ne comptez pas sur Aoi pour le lui dire présentement. Il ne fallait pas non plus mettre de l'huile intentionnellement sur le feu.


    - Je sais pas ce que ça vaux pour maintenant mais tu comptes pour moi. Plus qu'un ami et... J'ai besoin que tu m'aides parce que toi tu sais où tu en es, tu sais ce que tu ressens mais...

    Cette fois, Aoi eu le souffle coupé. Les lèvres légèrement entrouvertes, accusant une surprise peu commune, il fixait l'homme en face de lui comme si cette fois, il avait peine à le croire. Que lui racontait donc Ruki ? C'était... C'était insensé. Lui qui se convainquait qu'il n'y avait plus rien à espérer, voilà que les mots de l'homme, voulus ou pas, lui redonnait toutes ses chances.

    Abasourdit, Aoi passa une main tremblante dans ses cheveux bruns - dont il regrettait déjà le noir ébène naturel - tout en reposant un regard incertain sur la table. Ruki l'aimait... plus qu'en ami. Il ne lui avait pas dit qu'il l'aimait d'amour, pas encore. Mais, ça s'en allait vers là, n'est-ce pas ? Oh bon sang, il avait du mal à y croire cette fois, vraiment.


    - Ruki...

    Mais ce fut tout. Apparemment le jeune homme n'avait pas fini et Aoi ne voulait pas l'interrompre. Il avait seulement eu besoin de prononcer ce petit surnom, tout simplement.

    - Mais moi c'est nouveau, je voulais avoir le temps de découvrir ce qui m'arrivait. Je ne voulais pas être mit au pied du mur...

    Aoi posa ses coudes sur la table, laissant son visage reposer dans ses mains ramenées en coupes pour l'accueillir. C'était nouveau... aimer un homme ? Avoir des sentiments pour un homme ? Était-ce de cela que Ruki parlait ? Il avait tellement du mal à le croire, mais il le voulait, vraiment.

    Aoi releva le visage juste à temps pour voir Ruki franchir les derniers pas qui les séparaient. Il n'avait pas été aussi près de lui depuis combien de temps ? Oh, certes, il avait eu droit à une magnifique gifle et il avait été assez près quand il avait engueulé l'homme, mais ça ne comptait pas. Pour Aoi, c'était du passé.

    La main du petit chanteur se posa sur sa joue. Aoi leva un regard confus vers lui, mais ne pipa mot. Il n'en avait pas la force ou peut-être simplement ne voulait-il pas gâcher le moment.


    - Et je ne le veux toujours pas. Laisse moi découvrir. Montre moi mais... Tout doucement...

    C'était presque trop beau pour être vrai. Après l'avoir engueulé comme du poisson pourri pendant toute une semaine, voilà que Ruki lui proposait de le guider dans l'étroit sentier empli d'embûche de la découverte de l'amour. Rêvait-il ? Non... cette main sur sa joue qui l'électrisait rien que par sa présence lui prouvait bien le contraire.

    Ruki franchit la distance minime qui les séparait. Mais, Aoi n'était plus surpris. Il l'avait probablement trop été dans les dernières minutes. Le chanteur prit l'une de ses mains dans la sienne, mais plutôt que de la garder, il l'obligea à se poser sur sa hanche. Aoi poussa un petit soupir alors que Ruki le prenait dans ses bras, comme s'il se sentait délivré d'un horrible poids.


    - Cette chanson elle est pour toi. Mais aide moi à la décrypter.

    Un sanglot quitta encore la gorge d'Aoi, mais ce fut le dernier. Sa main caressa doucement, presque imperceptiblement, la hanche de Ruki alors qu'il inspirait le doux parfum de son ami. Ainsi, c'était SA chanson. Vraiment ? Il en était plus touché que Ruki ne pouvait se l'imaginer. Mais, en même temps, il avait l'impression qu'aucun mots de sa langue ni de celle des autres ne pourraient décrire ce qu'il ressentait à ce moment. Alors, son autre main se posa dans le dos du jeune homme, l'autre la rejoignant. Il le serra contre lui, espérant ainsi lui communique toute l'amour qu'il pouvait ressentir pour lui.

    Puis, il hocha doucement la tête, même si Ruki ne pouvait pas le voir. C'était peut-être plus pour lui-même. Ainsi, il acceptait la requête de Ruki, il acceptait d'aider son ami à y voir plus clair. Il n'allait pas l'obliger à l'aimer. Il n'allait même pas essayer de l'amener à l'aimer. Il devait seulement l'aider à comprendre ce qui se passait dans son coeur.


    - J'espère être digne de la confiance que tu me portes, Ruki... Parce que les méandres de ton coeur me sont bien plus secrets qu'il peuvent te l'être, même si tu es confus ces temps-cu. Mais je ne te laisserai pas tomber. Je ne le ferai jamais.

    Jamais pouvait sembler être une promesse bien difficile à tenir, mais Aoi savait qu'il ne l'abandonnerait pas de sitôt. Ruki était tout ce qui comptait pour lui. Sa vie était tellement chaotique que c'était à se demander comment il faisait pour espérer encore avoir une histoire stable. Mais, avec Ruki, c'était tout ce qu'il désirait.

    Doucement, le jeune homme caressa d'une main le dos de son ami, profitant de sa présence. Il avait peur de ne pouvoir l'avoir aussi près de lui avant longtemps. Peut-être n'était-ce qu'une crainte non fondée, mais elle était tout de même présente, malgré tout.

    Finalement, Aoi s'éloigna de quelques centimètres, afin d'observer le doux visage de son ami. Une de ses mains restait sagement posée sur la taille de Ruki, mais l'autre revint vers son propre visage et il essuya ce qui restait des larmes traîtres qui avaient coulées sur ses joues.


    - Tu devras cependant découvrir ce dont tu as besoin toi-même. J'ai tellement peur de faire une bêtise...

    Après tout, il n'était qu'un homme. Perdre la tête serait si facile avec Ruki. Il ne voulait pas que ça arrive, du moins pas avant que le jeune homme ne soit prêt à accueillir ses baisers, ses caresses et tout son amour pour lui.

    Un nouveau soupir franchit les lèvres pleines d'Aoi, mais cette fois, un doux sourire l'accompagnait. Il regardait Ruki avait tout l'amour qu'il pouvait lui témoigner, ce qui était déjà plus qu'il ne l'avait lui-même imaginé.


    - Je t'aime. C'est important. Sinon nous n'en serions pas là cette nuit.

    Oh... ça c'est certain. Si tout ce qu'il voulait, c'était avoir Ruki dans son lit, il ne se serait pas foulé à avoir cette discussion ce soir. Il aurait plutôt passé la nuit avec Kyo... À cette pensée, cependant, l'homme baissa les yeux au sol. N'avait-il pas quelque chose à dire ? Oui et c'était important. Relevant son regard de charbon vers son ami, il murmura doucement, mais sincèrement :

    - Excuse-moi pour tout, même pour ce que je ne comprend pas. Je suis désolé si je t'ai fais mal d'une manière ou d'une autre.

    Et il n'y avait rien de plus vrai que ces mots. Rien du tout.
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Ruki
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MessageSujet: Re: 8. Ma façon de te demander "pardon"...   Mar 15 Déc - 7:25

    Il y avait eu un sanglot. Encore un, et Ruki sentit la panique revenir. Est ce qu'il avait donc encore commit une impaire en essayant de lui exprimer ce qu'il ressentait ? Pourtant il croyait vraiment bien faire ce soir nom de Dieu !

    Heureusement, ce sanglot n'en annonça finalement pas d'autre. Pas plus que des larmes d'ailleurs et Ruki en était bien soulagé fallait l'admettre. Non seulement il n'aimait pas voir le guitariste pleurer mais en plus, si cet élan d'affection qu'il avait eu n'avait fait que le pousser à pleurer encore, le chanteur n'aurait plus su quoi faire pour consoler Aoi.

    Finalement il sentit les bras du châtain venir se nouer dans son dos, l'étreignant avec conviction alors que lui même osait enfin resserrer sa prise sur le corps svelte.

    - J'espère être digne de la confiance que tu me portes, Ruki... Parce que les méandres de ton coeur me sont bien plus secrets qu'il peuvent te l'être, même si tu es confus ces temps-ci. Mais je ne te laisserai pas tomber. Je ne le ferai jamais.

    Ruki opine. Il sait bien qu'Aoi ne le laissera tomber. Il le sait parce que malgré son attitude toute cette semaine, le guitariste est toujours là, à lui rendre ses étreintes maladroites. Parce qu'il sent ce corps chaud entre ses bras et qu'immanquablement, son coeur s'emballe sans cérémonie.

    Tout ça lui avait affreusement manqué. Aoi lui avait manqué, son odeur, sa chaleur, sa douceur quand il était avec lui. Comme il s'en voulait d'avoir troquer son sourire et son regard tendre pour de la tristesse et des larmes à présent, juste parce qu'il s'était sentit un petit peu coincé.

    - Tu devras cependant découvrir ce dont tu as besoin toi-même. J'ai tellement peur de faire une bêtise...

    Ruki observa le guitariste venir effacer une larme encore présente sur son visage. Il en resta une près de sa paupière, emmêler dans ses cils, refusant de rouler sur sa joue et le chanteur regarda cette petite perle translucide un instant.

    - Je t'aime. C'est important. Sinon nous n'en serions pas là cette nuit.

    Un petit frisson le saisit et ses mains se crispèrent légèrement sur les vêtements d'Aoi. Mais cette fois, ce n'était pas le même genre de frisson que ceux qu'il avait eu au matin en se réveillant, lorsque le châtain le lui avait dit pour la première fois. Cette fois le frisson était plaisant. Très plaisant même. Sans doute parce qu'il ne se cachait plus et qu'il n'avait pas l'impression de se faire violer dans son intimité.

    Aoi baissa les yeux, délogeant presque la larme accroché à son regard. Et c'est dans un murmure, il reprit doucement :

    - Excuse-moi pour tout, même pour ce que je ne comprend pas. Je suis désolé si je t'ai fais mal d'une manière ou d'une autre.

    Le guitariste n'avait pas comprit alors. Ce n'était pas grave, il aurait le temps de lui expliquer un peu mieux quand il serait lui même capable de tout mettre bien en ordre.

    Levant une main, il repoussa une mèche de cheveux brun derrière une oreille droite. Approchant ses lèvres de la joue d'Aoi, il les posa au sommet de sa pommettes, récupérant du bout des lèvres cette bille salée toujours présente.

    Sur sa langue, la larme avait paru amère tout à coup, conscient qu'il avait goutté à la peine d'Aoi. Redescendant tout doucement, sans toujours prononcer un mot, Ruki vint embrasser la joue du guitariste et ne s'arrêta pas en chemin, baisant cette fois la commissure de ses lèvres.

    Sa respiration était haletante alors qu'il osait. Si on lui avait dit il y a encore une semaine qu'il... Non, si on lui avait dit il y encore quelques heures à peine même, qu'il serait là à désirer de toutes ses forces oublier le goût des larmes d'Aoi en venant embrasser ses lèvres pleines, Ruki n'y aurait jamais cru.

    Pourtant, alors que sa main dans les cheveux d'Aoi glissa lentement dans sa nuque, il vint enfin cueillir un baiser essoufflé. Ses yeux s'étaient fermés tout seul alors que son coeur à force de battre si fort, s'était soudainement arrêté.

    Ce baiser était... C'était différent que tout ce qu'il avait bien pu imaginer. Différent en mieux.

    - "Je crois..." dit il en déposant un autre baiser, troublé.

    - "Je crois que je t'aime aussi."

    Il savait que "je crois" n'était pas ce qu'il y avait de plus romantique pour le dire, mais il avait besoin de temps pour pouvoir le dire. La situation lui paraissait encore complexe.

    - "J'ai seulement deux questions à te poser tout de suite parce qu'elles sont importantes pour moi..."

    Ruki inspira profondément, essayant de quitter du regard les lèvres invitantes qu'il venait de quitter pour fixer les deux obsidiennes d'Aoi.

    - "Sora ?"

    L'ex compagne d'Aoi. Il avait connu la jeune femme, comme tous les membres de GazettE et pour le guitariste, le fait d'aimer les hommes ne semblait pas être une découverte énorme. Enfin il pouvait se tromper.

    Quand à la deuxième, elle allait être tout aussi courte mais nécessaire pour qu'il sache où il se situait par rapport à lui :

    - "Kyo...?"

    Ruki eu un petit tremblement nerveux à ce prénom. Il se sentit le besoin de se justifier.

    - "Je sais que tu m'as dit... Enfin... Mais lui ?"

    Le chanteur finit par s'écarter sensiblement, rendu agacé parce qu'il n'arrivait pas à s'exprimer aussi facilement que pouvait le faire Aoi. Il passa une main sur son visage, cherchant à ôter toutes difficultés, en vain et se retourna encore vers le guitariste.

    Il était magnifique, sa silhouette se découpant dans la semi obscurité. Oui indéniablement, il ressentait quelque chose de très fort pour Aoi. Ca l'effrayait d'autant qu'il n'avait pas envie de se montrer ridicule.

    Revenant à Aoi il noua ses bras autours de son cou avec force.

    - "Parles moi, touches moi, mais ne me laisse pas encore dans le silence."

    Se serait pire que tout. Les mots en rapport avec Sora ou Kyo ne comptaient pas. Ruki ne voulait que des mots pour lui, égoïstement, parce qu'il n'y avait bien qu'Aoi à cet instant pour le rassurer.

    - "Je te fais confiance." affirma t-il.

    Et puis tentant de plaisanter un peu pour se détendre un peu, même si le sujet n'était pas drôle il poursuivit :

    - "Et puis je t'ai prouvé que je savais faire savoir quand quelque chose ne m'allait pas déjà..."

    Et malgré le but qui avait été de plaisanter il resserra encore d'avantage son étreinte, comme blessé lui même cette fois par son attitude des derniers jours.
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MessageSujet: Re: 8. Ma façon de te demander "pardon"...   Mar 15 Déc - 9:44

    Dire qu'Aoi avait peur d'effrayer Ruki était presque trop loin de la réalité. En fait, c'était une vraie terreur. Il avait l'impression que s'il faisait un simple petit geste auquel l'homme n'était pas prêt, il le perdrait pour toujours. Et ça, il ne pouvait pas s'y résoudre. Il ne pouvait pas faire ainsi le « deuil » de Ruki une seconde fois.

    Alors lorsque le petit chanteur s'approcha de lui et déposa ses douces lèvres sur son visage, Aoi ne su soudainement plus quoi faire et encore moins ce qui se passait. Mais il ne bougea pas d'un centimètre, peut-être parce qu'il avait peur que soudainement, tout cela s'arrête aussi vite que ça avait commencé. Il s'en empêchait presque de respirer.

    Un doux frisson le parcouru alors que les lèvres de Ruki descendaient doucement sur sa joue. Aoi ferma les yeux, savourant ce moment unique, espérant qu'il ne resterait pas tristement unique, justement... Si Ruki faisait tout ça pour ensuite le laisser, il allait en mourir... C'était peut-être un peu exagéré, mais c'était pourtant l'impression qu'Aoi avait sur le moment.

    Lentement, mais sans artifices inutiles comme s'il était uniquement guidé par son coeur, Ruki traça un mince trajet jusqu'à la commissure de ses lèvres. Aoi sentit son coeur chaviré. Il attendait impatiemment la suite, mais sans oser aller cueillir lui-même le baiser qu'il désirait tant, ne voulant pas brusquer l'homme qui, finalement, avait décidé d'agir.

    Ce fut un baiser simple et doux, mais parfait pour ce qu'il représentait. La caresses éphémère dans son cou l'électrisait et bien qu'il se faisait violence pour ne pas céder à la tentation, Aoi ne pu résister à poser à nouveau ses mains sur la taille de Ruki, qu'il caressa doucement en appréciant ce baiser.


    - Je crois...

    Mais Ruki ne fini pas sa phrase que déjà, Aoi avait droit à un nouveau baiser. Cette fois, il s'avança un peu sur sa chaise, voulant le goûter le plus possible. Ruki ne pouvait le lui reprocher. On ne tendait pas un verre d'alcool à un alcoolique pour le lui retirer après la première gorgée.

    - Je crois que je t'aime aussi.

    Les lèvres d'Aoi s'étirèrent dans un magnifique sourire alors qu'il prenait quelques centimètres de distance pour observer le doux visage de son petit chanteur. Certes, il avait dit qu'il « croyait » l'aimer. Mais, Aoi connaissait ce genre de questionnement. Ça lui était déjà arrivé, même s'il n'en parlait à personne dans le groupe. Il préférait encore que ses penchants homosexuels ne soient découverts que quand il trouverait le vrai amour.. et apparemment, ils commençaient tous à s'en douter dans le groupe. Mais il savait aussi fort bien qu'il n'était pas le seul, ce qui le rassurait déjà beaucoup. Uruha et lui en avaient déjà parlé ensemble.

    - J'ai seulement deux questions à te poser tout de suite parce qu'elles sont importantes pour moi...

    Aoi hocha doucement de la tête. Si Ruki avait des questions, qu'il les pose. Il tenterait de lui répondre du mieux qu'il le pouvait.

    - Sora ?

    Aoi poussa un petit soupir. Oui, il aurait du y penser... Mais en même temps, est-ce que Ruki pourrait comprendre ? Peut-être que oui, peut-être que non... Il avait posé une question et il lui répondrait tout de même. Mais, pas tout de suite. Ruki semblait vouloir continuer avec sa deuxième question.

    - Kyo...?

    Cette fois, Aoi baissa la tête. Dire qu'il regrettait à 100% la nuit passée avec Kyo aurait été un mensonge et il ne comptait pas mentir à Ruki. Il ne comptait pas non plus lui dire la vérité. Parce qu'après tout, ça n'aurait fait que le blesser d'avantage. Oui, il avait aimé cette nuit, mais ça n'avait été que de la luxure, rien de plus. Il avait eu de l'attention et du plaisir, c'est tout.

    - Je sais que tu m'as dit... Enfin... Mais lui ?

    Cette fois, Aoi hésita. Il ne savait pas trop quoi dire, en fait. Bien sûr, il allait parler. Mais avant, il devait mettre ses idées en place. Cependant, Ruki s'éloigna de lui. Aoi releva vivement la tête, observant le jeune homme avec angoisse. Est-ce que cette histoire avec Kyo pourrait vraiment mettre fin à ce qui n'avait même pas commencé entre eux ?

    Cependant, alors qu'il croyait que Ruki allait encore partir, ce dernier revint rapidement vers lui en nouant ses bras autour de son cou.


    - Parles moi, touches moi, mais ne me laisse pas encore dans le silence.

    Alors il ferait les deux. Aoi posa ses mains sur la taille fine de Ruki, l'observant en silence, mais un silence qu'il comptait briser très rapidement.

    - Je te fais confiance.

    Cette phrase valait son pesant d'or, que Ruki se le dise bien. Aoi le serra un peu plus contre lui, l'attirant ainsi sur ses genoux pour le faire s'assoir.

    - Écoute-moi bien.

    Il posa son front contre l'épaule du jeune homme pendant quelques secondes, inspirant doucement cette odeur qui le rendait fou. Ruki n'avait qu'à lui demander, n'importe quoi, tout, rien.... Il aurait tout fait pour lui dans la seconde. Mais il avait tellement peur de le blesser que répondre à ses questions était un vrai calvaire.

    - Sora.

    Ainsi, il lui annonçait qu'il commencerait par parler de son ex petite amie. Il était resté près de quatre ans avec cette fille, ce n'était pas rien.

    - Je l'ai aimé, sincèrement. Ce n'était pas la même chose... Enfin, disons que c'était...

    Il soupira, relevant la tête vers Ruki. C'est dans ces moments là qu'il aurait aimé avoir la nonchalance de Reita...

    - Je ne l'aimais pas autant que je peux t'aimer toi. Mais, je l'ai tout de même aimé et j'ai eu de bons moments avec elle. Si j'ai mis un terme à notre relation, ce n'est pas parce qu'elle était une femme, mais tout simplement parce que cet amour n'a pas duré de mon côté.

    Il savait bien sûr ce que Ruki voulait savoir... et non, il n'avait pas d'attirance que pour les hommes. Il avait été clair quant à ça en parlant ainsi de Sora. Maintenant...

    - Kyo.

    Cette fois, le temps de réponse fut plus lent, comme si Aoi cherchait à trouver une façon de le dire. Mais finalement, y avait-il plusieurs manières de dire ce qu'il avait à lui dire ? Non... alors autant se jeter à l'eau. Les yeux charbons se posèrent sur le visage aux traits harmonieux de Ruki et il trouva finalement le courage de parler. En même temps, l'une de ses mains caressait doucement le flanc gauche de Ruki, presque distraitement.

    - Entre Kyo et moi, c'est purement physique... et je n'en ai pas besoin. J'ai seulement cru que ça avait été le cas. Et de son côté, je peux affirmer que c'est la même chose. Il m'avait avertit.

    Soudainement, le regard d'Aoi se fit beaucoup plus inquisiteur alors qu'il détaillait Ruki. Ses yeux s'arrêtèrent sur les cheveux autrefois blonds qui, maintenant, étaient foncés. C'était joli, certes, mais Aoi avait toujours préféré Ruki en blond.

    - Pourquoi as-tu teins tes cheveux ?

    Il se doutait de la réponse... mais voulait l'entendre de la bouche de Ruki. Kyo avait-il à voir là-dedans ? Oh... il n'était sûrement pas le seul à s'être posé la question, disons-le nous tout de suite. Mais, si c'était bel et bien le cas, Ruki ne devait pas trop s'en être vanté...
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Ruki
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MessageSujet: Re: 8. Ma façon de te demander "pardon"...   Mar 15 Déc - 10:38

    Aoi venait de l'attirer contre lui, obligeant Ruki à s'installer sur ses genoux. Le chanteur eu la spontanéité de lever les yeux au ciel, trouvant qu'il avait l'air d'un enfant tout à coup, assit de cette façon, à califourchon, ses doigts de pieds nus frôlant la moquette.

    Pourtant, lorsque le guitariste posa sa tête contre son épaule, l'attention de Ruki se recentralisa sur lui. Il avait conscience d'avoir posé des questions assez personnelles mais en même temps, le chanteur avait besoin de savoir quelle était exactement sa place dans la vie d'Aoi.

    Il savait que l'homme l'aimait et était tout à fait disposé à ne plus en douter. Cependant, c'était viscéral : il fallait qu'il l'entende encore. Qu'il entende qu'il n'y avait que lui et ça dépassait le simple côté nombriliste et arrogant. Quitte à se lancer, quitte à accepter qu'il aimait un autre homme il ne voulait pas se tromper.

    - Écoute-moi bien.

    Ca, qu'il n'en doute pas un seul instant. Ruki était on ne peut plus attentif et silencieux. Chaque mot allait être soigneusement entendu et comprit, il prendrait le temps cette fois plutôt que de réagir soudainement.

    Aoi commença à parler de Sora. Lui disant qu'il l'avait aimé et qu'il ne l'avait pas quitté en se rendant compte d'une soudaine attirance pour la gente masculine. Ruki eu un petit sourire, le premier depuis longtemps. En fait, ça le tranquillisait de savoir ça. De savoir qu'Aoi ne changeait pas d'idée comme ça quand à ses goûts en matière de partenaire.

    Et puis le guitariste n'avait il pas dit qu'il l'aimait plus qu'il n'avait aimé Sora ? Même si ce n'était qu'une pieux mensonge, même s'il y croyait parce que le temps lui avait fait oublié ses sentiments pour la jeune femme, Ruki prenait ce "compliment" tel quel. Orgueilleux ? Et alors ? Il avait souffert d'une immense solitude cette semaine alors maintenant qu'il captait l'attention d'Aoi qu'il avait si ardemment rechercher, il n'allait pas cracher dans la soupe.

    - Kyo.

    Ruki cilla brièvement et dû se faire violence pour garder son sourire et ne pas se relever. Rien qu'à entendre le prénom du chanteur, une bouffée rageuse lui donnait des suées. C'était lui qui avait mit le sujet sur le tapis mais plus Aoi semblait prendre son temps pour répondre à la question, moins Ruki avait envie d'en entendre la réponse.

    Le regard d'encre revint se planter dans le sien, apaisant un peu le chanteur. Dieu seul savait comme Aoi parvenait à faire ça...

    Et c'était sans compter ces caresses sibyllines contre son flanc, accélérant et décélérant sans cesse son rythme cardiaque.

    - Entre Kyo et moi, c'est purement physique... et je n'en ai pas besoin. J'ai seulement cru que ça avait été le cas. Et de son côté, je peux affirmer que c'est la même chose. Il m'avait avertit.

    La première phrase mit Ruki extrêmement mal à l'aise. Pas parce qu'il était question de sexe mais parce qu'Aoi avait employé le temps présent. "C'est" et non pas "c'était". L'avait il fait sciemment ?

    La suite tendait à dire que non. Le temps avait juste été employé pour la facilité. Mais ça n'en était pas moins douloureux que de se rappeler qu'il avait en quelque sorte lui même précipité Aoi dans les bras du chanteur des Dir en Grey. Il s'en maudissait de lui ressembler autant dans les grandes lignes.

    Mais là il avait un peu cassé la ressemblance non ? Ils n'étaient plus vraiment pareil alors le guitariste ne serait plus tenté par cet homme plus "mûr" dans ses expériences et ses relations...?

    - Pourquoi as-tu teins tes cheveux ?

    Ruki essaya vainement de fuir le regard inquisiteur. Aoi venait de lui dire, avec difficulté il n'en doutait pas, toutes les réponses à ses questions et voilà que c'était à son tour ?

    Il se passa une main dans les cheveux, tirant sur une mèche pour la mettre devant ses yeux. Le chanteur les avait teint, certes. Ce n'était pas la première fois qu'il le faisait mais tout le monde avait semblé ne voir que ça ce soir.

    - "Quand j'ai émit l'hypothèse que tu avais... Enfin quand tu n'as pas nié l'avoir fait à cause de notre ressemblance je ne pouvais plus les voir blond."

    Il soupira, relâchant la mèche de cheveux qui partit rejoindre les autres.

    - "Je t'en ai voulu à mort, même si je sais que c'était de ma faute. Enfin un peu."

    Ruki réfléchit un moment, détaillant presque inconsciemment les détails du visage d'Aoi. Il avait certes repoussé Aoi violemment mais il ne l'avait pas mit devant la chambre de Kyo non plus hein.

    - "Je ne pouvais plus entendre les autres s'amuser à plaisanter en nous confondant tous les deux..."

    A nouveau son regard se pose ailleurs.

    - "Parce que ce n'était pas moi cette nuit là."

    On frappe à la porte et Ruki se retourne pour la fixer, malgré l'obscurité du couloir.

    - "Tu attendais quelqu'un ?"

    Le chanteur fronce légèrement les sourcils. Pas qu'il soit jaloux mais... Bon d'accord, peut être un tout petit peu...

    - "Aoi-kuuuuuuuuun ! Ouvre moi ça uuurge !"

    Hé ? Kai ? Ruki se détend sensiblement.

    - "Parfois je me demande comment fait Kai pour toujours se retrouver là où il ne faut pas, quand il ne faut pas..."

    Et pourtant il sourit, soulagé, parce que sans le vouloir, leur batteur vient de détendre l'atmosphère en ce qui le concerne. Ruki s'appui sur les épaules d'Aoi puis se lève, décidément nettement plus amusé tout à coup.

    - "Tu vas lui ouvrir ? Si je le fais je crois qu'il va s'imaginer que je t'ai noyé dans la baignoire pour de bon."

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Kai
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MessageSujet: Re: 8. Ma façon de te demander "pardon"...   Mar 15 Déc - 12:09

    - Da da di do duuuu ! Ba da di douuuu !!! BA BA DI DO DUUUU DUUU !!!

    Ça, c'était le bruit caractéristique de Kai qui se rend à la douche. La taille entourée d'une simple serviette de bain, un petit sac contenant ses bouteilles de shampoing, de revitalisant et de gel de douche à la main, une éponge d'un vert vif à la main, le Japonais se dirigeait vers sa salle de bain.

    La journée avait été longue. Malgré ses airs bon enfant et gamin à souhait, Kai était un homme posé. Il n'aimait tout simplement pas montrer ce côté de lui à tout le monde. Mais, les problèmes que rencontrait son groupe présentement étaient bel et bien à son esprit et lui aussi commençait à en avoir assez. Il n'allait sûrement pas laisser GazettE couler comme une pierre au fond de la mer. Mais, il ne pouvait pas non plus forcer les principaux concernés à se pardonner.

    Pas grave ! Pour l'instant, fallait seulement se détendre un peu et le tour serait joué ! Une bonne nuit de sommeil pour Kai ! Chantonnant toujours à tue-tête, le jeune homme entra dans la salle de bain. Il se dirigea rapidement vers la douche et déposa tous ses produits sur le bord du bain. Il se tourna vers le miroir pour s'observer un peu.

    Comme après tous les spectacles, Kai enlevait la totalité du maquillage qui recouvrait son visage. Il se préférait au naturel, tout simplement. Se faisant un grand sourire, puis saluant son reflet de la main, comme s'il avait vu un ami de longue date - ce qui n'était pas faux hein ? - le jeune homme laissa échapper un petit rire, puis se détourna du miroir.

    Direction la douche ! Il monta dans le bain, puis alluma l'eau. Aimant sentir l'eau bien chaude couler sur son corps, puisque ça apaisait si bien les muscles après avoir tapé pendant des heures sur sa batterie, Kai poussa la poignée de la douche du côté chaud et se glissa sous le jet...


    - AAAAAAAAHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!

    Si son cri n'avait pas été entendu par la moitié de l'hôtel, c'est que les chambres étaient vraiment très bien insonorisées. Le jeune homme avait sauté en dehors de la douche, arrachant le rideau par le fait même. S'en servant comme d'une couverture, comme s'il y avait quelqu'un d'autre avec lui dans la pièce, Kai recula loin de la douche.

    - Bordel !!

    L'eau était glacée et c'était pas peu dire ! Il avait presque les larmes aux yeux ! Boudeur, le jeune homme s'approcha à nouveau de la douche, histoire de voir c'était quoi le problème. Mais, il eu beau faire tout son possible, ça ne changeait rien : sa douche était brisée et il n'avait que de l'eau glacée.

    Le jeune homme refit son petit sac et sortit de sa chambre, serviette autour de la taille. Il avait laissé le rideau de douche au milieu de la salle de bain en signe de protestation. Et maintenant, il allait chercher l'hospitalité d'un de ses camarades. La première chambre à avoir sa visite fut celle de Reita... mais il n'eu pas de réponse. Bougonnant, le jeune homme se dirigea vers celle de Ruki.. toujours pas de réponse !


    - Mais !!! Ils sont oùùùùùù ?!

    Tapant du pied, le batteur continua sa recherche d'une salle de bain potable en direction de la chambre d'Aoi. Il frappa à la porte, cette fois prévoyant le coup : Aoi ne pourrait pas l'ignorer !

    - Aoi-kuuuuuuuuun ! Ouvre moi ça uuurge !

    Il continua à taper, peut-être avec un peu trop d'entrain, mais des pas se faisaient déjà entendre ! Ça payait, nah ?
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Aoi
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MessageSujet: Re: 8. Ma façon de te demander "pardon"...   Mar 15 Déc - 21:44

    - Quand j'ai émit l'hypothèse que tu avais... Enfin quand tu n'as pas nié l'avoir fait à cause de notre ressemblance je ne pouvais plus les voir blond.

    Aoi hocha doucement la tête en observant Ruki jouer avec ses cheveux quelques instants, vérifiant leur couleur comme s'il croyait soudainement que ça avait pu changer entre-temps. Malheureusement, ce n'était pas le cas. Enfin, dit comme ça c'était presque méchant, mais Ruki était pourtant toujours magnifique, surtout aux yeux d'Aoi. Seulement, il préférait son petit chanteur en blond. N'avait-il pas droit à ses caprices lui aussi ?

    - Je t'en ai voulu à mort, même si je sais que c'était de ma faute. Enfin un peu.

    Aoi fronça les sourcils. Quoi ? De sa faute ? C'était vraiment n'importe quoi, ça ! L'homme resserra ses bras autour de la taille de Ruki et posa sa tête sur son épaule, inspirant à nouveau ce parfum dont il ne pourrait jamais se lasser.

    - Ce n'est pas de ta faute... C'est moi qui ai cru bêtement que je pourrais et, surtout, que je voudrais t'oublier, ce qui était complètement stupide.

    - Parce que ce n'était pas moi cette nuit là.

    Aoi soupira doucement, la tête toujours sur l'épaule du beau Japonais. Non, ça n'avait pas été lui cette nuit-là, même s'il avait eu le culot de l'espérer. Même si du point de vu du plaisir physique, Aoi avait été servit, ce n'était tout de même pas comme ça qu'il imaginait de tendres soirées avec Ruki. Kyo avait une rudesse qui certes, était plus qu'appréciable pendant ce genre de moment, mais Aoi voulait la douceur de Ruki, tout simplement. Sa douceur et son amour, surtout.

    Mais, alors qu'il était sur le point de répondre à cette constatation, on frappa à la porte. Aoi releva la tête, fixant la porte. Le regard de Ruki se dirigea lui aussi dans cette direction.


    - Tu attendais quelqu'un ?

    Aoi remarqua l'air peu sympathique qui s'afficha sur le visage de son petit chanteur. Il rigola en déposant un baiser dans ses cheveux nouvellement teints.

    - Non, je n'attendais personne... mais apparemment, vous avez tous décidé de venir me visiter ce soir !

    Bien que la plus belle visite fut celle de Ruki et que personne ne pourrait le battre... et surtout pas celui qui venait tout juste d'huler !

    - Aoi-kuuuuuuuuun ! Ouvre moi ça uuurge !

    Aoi afficha un air surpris en observant la porte. Eh bien... qu'est-ce qui se passait chez Kai pour qu'il soit aussi pressé ?!

    - Parfois je me demande comment fait Kai pour toujours se retrouver là où il ne faut pas, quand il ne faut pas...

    Le guitariste laissa échapper un soupir, mais le petit sourire en coin qu'il avait sur les lèvres prouvait bien qu'il n'était en rien frustré contre le meneur de leur groupe. Laissant échapper un petit rire alors que Ruki lui expliquait qu'il préférait éviter d'alarmer Kai avec un supposé meurtre, Aoi se leva à son tour, regrettant tout de même la chaleur du corps de Ruki contre le siens. Il se reprendrait bien après le départ de Kai... Oui, parce que Kai ne resterait pas longtemps, parole d'Aoi !

    Mais, lorsqu'il ouvrit la porte, ce fut pour y découvrir un Kai à moitié habillé... ou plutôt pas du tout habillé ! Vêtu d'une unique serviette, le drummer le regardait avec un air enfantin qui n'allait pas du tout avec le corps qui l'accompagnait. Bon, qu'est-ce que Kai avait encore inventé, cette fois ?


    - Aoi-kun ! Tu dois m'aider !

    En moins de deux, Kai se jeta presque dans les bras d'Aoi... avant de remarquer Ruki qui l'observait au loin.

    - Oh... je tombe mal...

    Aoi arqua les sourcils, croisant les bras.

    - J'hésite à te renvoyer d'où tu viens avec, pour seule tenue, une serviette dont le meilleur accessoire serait un canard en plastique...

    Pour seule réponse, il eu un grand sourire de la part de leur meneur - allez savoir pourquoi, mais il était aussi doué dans ce rôle que pour faire des pitreries et se mettre dans des situations pas possibles. Le regard de Kai passa rapidement de Ruki à Aoi... puis d'Aoi à Ruki, ce grand sourire toujours figé dans son visage. Puis, avec une rapidité désarmante que seule Kai possédait, il reprit son air de meneur, celui qui faisait trop sérieux pour son visage poupon.

    - Alors j'espère que vous ne comptez pas encore vous tirer les cheveux ! Je ne veux pas d'un musicien chauve... c'est pas très esthétique ! À plus les poulettes !

    Et, aussi soudainement qu'il était arrivé, Kai leur tourna le dos pour aller frapper à la porte d'en face, celle d'Uruha. Un air un peu perturbé sur le visage, Aoi referma la porte pour ensuite se tourner vers Ruki. Il observa un instant le petit chanteur, puis finalement lui avoua :

    - Je sais que depuis le temps je devrais m'y être fait... mais non, décidément, voir Kai frapper à ma porte trempé de la tête aux pieds et avec une serviette autour de la taille, ça ne le fait pas encore !

    Puis, il éclata de rire en s'approchant de Ruki. Décidément, rien de mieux que Kai pour mettre un peu d'ambiance ! Ça avait au moins redonné à Aoi un peu d'aplomb. Il avait pu se déconnecter de la situation qu'il vivait avec Ruki pendant quelques secondes, juste assez pour y voir plus clair.

    Arrivé juste à côté du petit Japonais, il passa ses bras autour de ses épaules et le serra contre lui sans dire un mot. Il n'en avait pas besoin de toute façon.
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Ruki
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MessageSujet: Re: 8. Ma façon de te demander "pardon"...   Mar 15 Déc - 22:21

    Ruki avait beau avoir plus ou moins l'habitude maintenant, il lui arrivait encore d'être surprit par leur batteur. Et là pour le coup, personne n'aurait pu le lui reprocher. Se penchant légèrement sur le côté, il ne pouvait que constater l'étrange attitude du jeune homme. A moitié nu devant la porte d'Aoi, il continuait de quémander son aide avec ses yeux de cocker.

    Qu'est ce qu'il avait encore inventé...?

    Puis leurs deux regards se croisèrent et Ruki, sans réfléchir, leva une main pour le saluer. Quand il s'en rendit compte il roula des yeux avant de rabaisser sa main. C'était pas parce que Kai était un vrai gosse qu'il devait marcher dans son jeu...

    Aoi et Kai plaisantèrent un instant et pour une fois depuis longtemps, Ruki eu l'impression que rien n'avait vraiment changé. C'était déstabilisant parce que la fatigue et l'envie aidant, il se surprenait à penser que ces derniers jours n'avaient jamais existé. Pourtant si ça avait été le cas, le guitariste et lui n'aurait probablement jamais avancé. Même si de son point de vue s'avait plus été une embardée violente qu'un petit coup d'accélérateur.

    Kai finit par tourner les talons et avant que la porte ne soit complètement refermée, Ruki pu le voir se tourner magistral et conquérant vers la chambre d'Uruha. Comment faisait donc Kai pour se sentir encore digne dans cette tenue ?

    - Je sais que depuis le temps je devrais m'y être fait... mais non, décidément, voir Kai frapper à ma porte trempé de la tête aux pieds et avec une serviette autour de la taille, ça ne le fait pas encore !

    Un éclat de rire suivit cette remarque et Ruki suivit sans hésiter. Y a pas, le batteur avait le don pour détendre l'atmosphère même sans le vouloir ou à ses dépends. Son rire s'étrangla cependant dans sa gorge, cause de la douleur de ses cordes vocales et il massa son cou une minute en reprenant son sérieux.

    Aoi était revenu près de lui et sans hésiter sembla t-il à Ruki, il passa ses bras autours de ses épaules pour l'attirer à lui. Avec un peu plus d'hésitation au départ, il finit par se détendre pour passer ses bras autours de la taille de guêpe du guitariste. L'odeur d'Aoi imprégnait le vêtement et il la respira à plein poumon.

    Il aurait pu rester là pendant des heures à profiter de la chaleur de l'autre homme mais ce cocon de douceur commençait à lui donner des envies de sommeil. D'ailleurs il retint à grand peine un bâillement.

    - "Je peux t'emprunter ta salle de bain ?"

    Repensant au fait qu'une minute au par avant, c'était Kai qui posait la question, Ruki eu un sourire un rien moqueur.

    - "Je ne veux pas te voler ta douche, je veux ton démaquillant."

    Et sans attendre il se détacha de l'étreinte direction salle de bain. Dans cette dernière, il avisa les lingettes encore sortit et en saisissant une il commença à se démaquiller. Il ne faisait pas vraiment dans la finesse pour ôter la couche de cosmétique mais en même temps, il avait eu la main légère dans les vestiaires à ce niveau.

    Une fois satisfait, il retira sa veste qu'il jeta sur un coin du lavabo avant de revenir dans la chambre du guitariste.

    Saisissant la télécommande il alluma la télé avant d'aller s'installer dans le moelleux du lit.

    - "Le DvD est toujours dedans ?"

    Ruki eu un regard pour Aoi qui disait "je t'avais bien dit que tu serais obligé de le reregarder avec moi".
    Soulevant la couette il s'installa dans les draps, calant un oreiller comme il faut derrière sa tête. Là encore, la fragrance particulière d'Aoi planait, rendant cette chambre beaucoup moins impersonnelle que la sienne.

    Réalisant qu'il prenait tout à coup ses aises, l'air de rien, il en revint à Aoi, légèrement crispé :

    - "Tu veux que je m'en aille ?"

    Il n'en revenait pas lui même d'avoir agit comme il aurait agit d'ordinaire. Pourtant il ne pouvait pas nier qu'il était bien là et que s'il retournait dans sa chambre, il doutait pouvoir trouver la même tranquillité d'esprit.

    - "On peut peut être au moins regarder le film..."

    Ruki cherchait dans le regard d'obsidienne si cette possibilité était envisageable. Le chanteur voulait juste profiter d'un tout petit peu de sommeil pour une fois réparateur et il savait qu'ici il le trouverait. Ici il faisait chaud. Aussi bien en dehors de lui qu'à l'intérieur.

    Nul doute qu'à nouveau il allait lutter pour arriver à la moitié du film avant de s'endormir. A ce rythme ils connaitraient tous les dialogues des 45 premières minutes par coeur avant d'en avoir vu la fin. Peut être même pas 45 vu comme il piquait soudainement du nez, son attention tout juste retenue par la réponse du guitariste.
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Aoi
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MessageSujet: Re: 8. Ma façon de te demander "pardon"...   Lun 21 Déc - 16:36

    Aoi serrait tendrement Ruki contre lui, profitant de ce moment avant qu'il ne lui soit ravit. Il s'imprégnait de la chaleur et de l'odeur de l'homme. Avec tendresse, il posa un petit baiser sur les cheveux maintenant foncés de Ruki. Ses lèvres s'étirèrent en un léger sourire alors que les bras du chanteur se trouvaient un chemin autour de sa taille. Cajoler Ruki était un vrai bonheur. Trouver une réponse à ses caresses, c'était un paradis auquel Aoi n'aurait jamais cru pouvoir goûter.

    Mais, la voix grave de Ruki le rappela vite à l'ordre alors qu'il se perdait dans ses songes.


    - Je peux t'emprunter ta salle de bain ?

    Aoi s'éloigna légèrement sans lâcher Ruki, seulement pour l'observer, les sourcils arqués. C'était quoi ce soudain engouement pour sa salle de bain ? Mais le petit chanteur sembla rapidement remarquer ce trouble et répliqua avec moquerie :

    - Je ne veux pas te voler ta douche, je veux ton démaquillant.

    Aoi soupira en levant les yeux au ciel. Bien sûr, son démaquillant. Mais, avant qu'il n'ait pu répondre, la petite frimousse noire et rouge échappait déjà à son emprise. Aoi l'observa se rendre jusqu'à la salle de bain sans rien dire.

    Histoire de ne pas jouer aux voyeurs non plus - même s'il n'y avait pas grand chose à voir finalement - Aoi tourna le dos à la salle de bain pour retourner à la table. Il y prit place et, attendant Ruki, bu quelques gorgées d'eau en observant le ciel noir qu'il parvenait à voir au travers de la grand fenêtre à l'autre bout de la pièce.

    Et finalement, Ruki revint. Le guitariste laissa son regard glisser le long de la courte mais agréable silhouette du petit chanteur jusqu'à ce que celui-ci se saisisse de la télécommande pour prendre le contrôle de sa télévision et de son lit. Comme s'il allait s'en plaindre ! Ses lèvres charnues étirées en un doux sourire, Aoi se leva pour s'approcher de lui.


    - Le DvD est toujours dedans ?

    Aoi approuva d'un signe de tête. Du moins, s'il n'y était plus, ce n'était pas de sa faute : il n'avait pas touché au lecteur DVD depuis que Ruki était venu dans sa chambre.. depuis un bon petit moment, finalement. Ruki qui s'était sauvé de sa chambre dans un ouragan de colère... le même Ruki qui était en train de s'installer confortablement entre les couvertures de son lit.

    - Tu veux que je m'en aille ?

    Un petit rire traversa les lèvres pleines d'Aoi. Il grimpa sur le lit à son tour, se calant entre les couvertures. Fallait avouer que c'était un confort très appréciable après le spectacle qu'ils avaient donnés.

    - Pas du tout. Tu restes aussi longtemps que tu le veux, tu le sais bien.

    Comme si ça pouvait changer... Aoi laissa tomber sa tête sur l'oreiller et ferma les yeux quelques secondes. Lorsqu'il les ouvrit à nouveau, deux grandes pupilles sombres le fixaient. Étouffant un bâillement, Aoi étira un bras vers Ruki et caressa doucement l'une de ses joues.

    - Tu peux mettre le film, mais j'ai l'impression que je ne pourrai pas l'écouter au complet, encore une fois... Et tu peux aussi t'assoupir ici, si tu me promets de ne pas me lancer je ne sais quoi par la tête demain matin à ton réveil.

    Cette fois, Aoi eu un petit sourire coupable. Après tout, il était vrai qu'il n'avait pas été très brillant de révéler ainsi ses sentiments à Ruki, au levé du lit. Il ferma à nouveau les yeux. Pas question de repenser à ces événements alors qu'il pouvait profiter de la présence si agréable du petit chanteur.

    Il étira un bras jusqu'à ce que ses doigts fins entrent en contact avec une main. Il saisit la main libre de Ruki et la serra dans la sienne. Les yeux toujours fermé, l'homme fini par poser une question qui le chicotait depuis quelques minutes, mais qu'il n'avait toujours pas osé demander.


    - Tu accepterais de te reteindre en blond, Ruki ?

    Ce n'était pas un ordre, mais une demande en bonne et due forme. Aoi adorait le Ruki blond, allez savoir pourquoi. Lui-même n'aurait pu le dire.
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Ruki
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MessageSujet: Re: 8. Ma façon de te demander "pardon"...   Mar 5 Jan - 2:08

    - Pas du tout. Tu restes aussi longtemps que tu le veux, tu le sais bien.

    Petit hochement de tête à demi convaincu. Oui, il sait qu'il a toute latitude pour venir dans la chambre d'Aoi en général, mais les choses ont pas mal bougé dernièrement. En fait, jusqu'à ce soir, Ruki ne pouvait pas se vanter d'avoir vu un sourire orner ces lèvres charnues. Aoi avait semblé loin de tout et surtout du groupe. C'était uen vraie bouffée d'oxygène et une certaine source de culpabilité que de le voir tout à coup de bien meilleur humeur.

    En fait, même s'il se doutait bien que son comportement avait une réelle incidence sur celui d'Aoi, Ruki n'avait jamais imaginé à quel point ça pouvait être le cas. Il lui semblait presque, l'espace d'une seconde, avoir une télécommande terrifiante entre les mains : celle qui faisait lever le soleil du guitariste ou bien pas.

    Ouais, c'était se jeter beaucoup de fleures que de dire les choses comme ça, mais l'image était parlante après tout et c'est vraiment comme ça que Ruki avait ressentit les choses.

    Aoi vint se planter dans le lit à son tour, laissant sa tête retomber lourdement sur l'oreiller et quand il rouvrit les yeux, se fut pour amener une main sur la joue du chanteur qui pencha légèrement la tête sur le côté pour profiter de la caresse. C'était si bon, après ces derniers jours passé à se prendre l'animosité de tout le monde, de profiter de ce genre de geste tendre...

    - Tu peux mettre le film, mais j'ai l'impression que je ne pourrai pas l'écouter au complet, encore une fois... Et tu peux aussi t'assoupir ici, si tu me promets de ne pas me lancer je ne sais quoi par la tête demain matin à ton réveil.

    Bah, le fil n'était qu'une excuse de toute façon. Lui ce qu'il voulait, s'était dormir et Ruki était convaincu qu'il n'y arriverait pas mieux qu'ici. Pour tout un tas de raison à commencer par le fait que cette réconciliation était si fraîche qu'il doutait la trouver encore intacte demain matin en se réveillant dans son propre lit. Non, définitivement, celui d'Aoi était une meilleure solution.

    Bien sûr, il fut un peu piqué par la dernière remarque à propos d'objets volants plus ou moins identifié qui avaient volé dans sa direction. C'est vrai qu'en y repensant, une canette de jus de fruit avait effectivement suivit ce parcours. D'ailleurs, les points de sutures encore bien net dans la paume de sa main étaient là pour le lui rappeler.

    Comme il n'était sans doute pas temps de discuter de ce genre de détail pas vraiment important, Ruki laissa courir la remarque, s'enfonça à son tour dans les couverture sans avoir d'avantage touché à la télévision. Les draps n'étaient pas encore chaud mais la tiédeur de son propre corps et de celui d'Aoi les réchauffait déjà agréablement.

    Alors que ses yeux se fermaient aussi, tout prêt à suivre Aoi au pays des rêves, sa main fut happé par celle du guitariste et sans réfléchir, il referma ses doigts sur ceux d'Aoi, trop heureux d'avoir toujours droit à ce genre d'attention. A dire vrai, la situation lui semblait tellement complexe qu'il ne savait plus ce qu'il pouvait ou ne pouvait pas faire. Voire pire : ce qu'il ne "devait" pas faire.

    - Tu accepterais de te reteindre en blond, Ruki ?

    La question l'arracha à sa semi inconscience. Se reteindre en blond ? Mais pour quoi faire ? N'était il pas bien avec ses cheveux noir et ses mèches grenat ? Bon, lui aussi préférait la couleur platine habituel, mais chaque changeait un peu dernièrement, Aoi aussi.

    - "Ca dépend..." dit il en étouffant un bâillement.

    En fait ça dépendait surtout de la propension d'Aoi à revenir lui même à cet ébène qu'il aimait tant. Peut être en allait t-il tout simplement de même pour le guitariste. Peut être aimait il juste Ruki avec ses cheveux blond...?

    Cette pensé lui arracha un petit sourire. Certes ça revenait à récupérer un point commun avec l'autre chanteur, mais il avait cherché à les différencier pour ou à cause d'Aoi justement, alors ce n'était plus vraiment pareil si à présent c'était ce dernier qui le lui demandait non ?

    - "Si tu reviens à ta couleur précédente je le fais à la première heure demain matin."

    Oui, demain soir, pour leur dernière date ici, il serait blond et tant pis si on l'accusait de jouer les girouette question style. Il demanderait le soutient d'un membre du staff pour ne pas rater la décoloration voilà tout.

    Sentant qu'il partait à nouveau pour le pays des songes, Ruki se détendit un peu plus dans les draps et vint chercher directement un peu de chaleur auprès du corps du guitariste allongé à ses côté. Sa tête bascula sur son épaule tandis que sa main libre se posait sur son flanc, lui donnant une position plus confortable et bien au chaud.

    Ruki commença à se laisser bercer par le tic tac de la montre qu'il avait au poignet -ou bien était ce celle d'Aoi ?- et en définitif, il ferma les yeux pour de bon. Ce soir pas de prise de tête ni de crise d'insomnie à vouloir tout casser dans sa chambre. Ce soir il y avait Aoi allongé tout contre lui, presque dans ces bras et ça valait toutes les bonnes raisons du monde de réussir à s'endormir...
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