Cassis

 
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 6. Pulse

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Uruha
The GazettE - 1er Guitariste


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MessageSujet: 6. Pulse   Ven 11 Déc - 13:53

    - Aller... juste quelques heures de concert... Je sais que tu n'es pas malade.

    - Non, je ne vais pas pouvoir.

    - Aoi...

    - Je suis malade...

    - Menteur.

    - FERME-LA !!!!

    Uruha sursauta en s'éloignant légèrement de la porte. Wow... Il ne savait pas trop ce qui se passait au sein du groupe - et c'était franchement énervant - mais Aoi n'allait pas bien, pas bien du tout. Ça faisait près d'une heure que, comme un imbécile, Uruha toquait à la porte du brun, tentant de lui parler au travers de la porte, de le réconforter et même de l'amadouer, mais rien n'y faisait : Aoi n'avait pas daigné pointer son nez, ne serait-ce que pour l'inviter à entrer.

    Et voilà qu'il se méritait les cris du second guitariste. Uruha nota mentalement que « menteur » était un mot à éviter avec Aoi. Lui qui était habituellement si doux avec ses amis... Énergique et taquin, certes, mais doux. Que se passait-il donc ?

    Uruha soupira en s'appuyant contre la porte close.


    - Vas-t'en.

    Il leva les yeux au ciel sous l'ordre que lui lança son aîné. Vraiment, Aoi était dans une humeur pas commode du tout. Il aurait donné cher pour savoir ce qui se tramait dans la tête du beau guitariste, mais malheureusement, Uruha n'était pas devin - pas encore.

    - J'ai bien le droit de camper en avant de ta porte si ça me chante ! Y'a aucune loi contre ça !

    Aoi lui marmonna quelques paroles incompréhensibles, mais Uruha s'en moquait bien. Il se laissa glisser contre le battant en bois. Ainsi assis sur le sol, il observait ce qu'il y avait de plus intéressant dans le coin... ses ongles.

    Ils étaient courts - guitare oblige - et noirs... et... Levant les yeux au ciel, Uruha poussa un soupir de découragement. Vraiment, qu'est-ce qu'il ne ferait pas pour son petit guitariste débile ? Uruha faisait partie de ceux qui détestaient perdre leur temps. Pas qu'il était un bourreau de travail, loin de là. Ça, il le laissait à Reita. Mais, si se refaire une beauté voulait dire pour lui qu'il ne perdait pas de temps, c'était une bonne chose. C'était suffisant, surtout.

    Le dos collé contre la porte, les yeux fermés, le jeune homme commença à marmonner quelques paroles de chanson qu'il aimait bien, histoire de passer le temps. Sa préférée ces derniers temps, une de Dir en Grey, pour faire bien chic, Kodou.


    - Koe koroshite me wo fusaide yami ni oborete samayotte mou sugarenai...

    Dépressif à fond, mais ça le faisait. L'air était trop bon et Uruha commença à battre la mesure d'un pied. Il avait probablement été celui qui avait manifesté le plus d'entrain à l'idée de faire une tournée avec Dir en grey, mis à part Kai, qui était celui qui manifestait toujours le plus d'entrain, de toute façon. C'est un groupe qu'Uruha avait toujours énormément apprécié et maintenant qu'il jouait avec eux, c'était encore mieux.

    Alors qu'Uruha était plongé dans ses pensées, chantonnant encore Kodou, des pas s'approchèrent. Sans relever la tête tout d'abord, il soupira en annonçant :


    - Zone sinistrée, il va falloir revenir plus tard...

    Son regard se posa alors sur des bottes.. inconnues. Son regard suivit une longue paire de jambes pour continuer à courir sur un torse et des bras minces et pâles et, finissant finalement par atteindre un visage aux traits agréables et aux cheveux d'un rouge éclatant. Ah non, ce n'était sûrement pas un membre de GazettE.

    Die l'observait, semblant se demander ce qu'il faisait assis là, sur le sol. Uruha lui fit un sourire sincère, avec une touche toute calculée de charme.


    - Je m'attendais à voir Reita ou Kai, mais pas toi, je l'avoue.

    Il posa une main pâle sertie de bagues à côté de lui, sur le sol et tapota la place, comme s'il invitait Die à s'y assoir. Le sourire sur son visage démontrait cependant qu'il blaguait.

    - Je me reposais entre deux chambres. C'est pas facile la vie de femme de ménage.

    Non, il ne se considérait pas comme une femme. Il n'avait seulement pas pu se résoudre à parler d'homme à tout faire qui passait de chambre en chambre, parce que là, ça aurait pu sembler assez étrange, merci...
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Die
Dir en grey - 2e Guitariste


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MessageSujet: Re: 6. Pulse   Ven 11 Déc - 14:21

    Die observait le bout de paille qu'il avait dans la main. En face de lui, les autres membres le regardait avec soulagement...

    - "Je n'ai jamais eu de chance à la courte paille, pourquoi on essaierait pas le janken plutôt ?"

    Soupirant, Shinya se retira, se désintéressant de la conversation et montrant bien qu'il n'avait pas la moindre attention de recommencer à jouer à ce genre de jeu débile. Kyo était retourné à l'une de ses pages blanches, Toshiya récupérait un crayon noir pour parfaire son maquillage et Kaoru... Kaoru le regardait l'air de dire "c'est toi qui à la paille la plus courte, c'est toi qui t'y colle.".

    Il y avait probablement plus sérieux comme façon de faire pour savoir lequel d'entre eux ferait le déplacement du côté de chez GazettE pour savoir ce qu'ils foutaient. A quelques heures du concert à peine, une partie de leur groupe n'était toujours pas sur place ce qui signifiait que leurs instruments n'étaient pas accordé, la voix de leur chanteur pas chauffée et qu'ils n'étaient pas prêt tout court à grimper sur scène.

    Résigné, Die se leva. Fin près pour le concert il trouvait dommage de risquer de ruiner ses préparations à jouer les coursiers mais les lois du hasard étaient impénétrables...

    Bon, après fallait admettre qu'il ne lui avait pas fallu plus d'une quinzaine de minute pour se rendre à l'hôtel. Le plus fastidieux avait été de sortir incognito du bâtiment dans lequel se déroulait le concert en lui même. Une fois cette rempart franchit, c'était du gâteau !

    Dans le salon principal, pas la moindre trace des retardataires. Un peu grognon de devoir ainsi courir après l'autre groupe, Die s'engouffra dans l'ascenseur et appuya sur le bouton d'étage. Dans le miroir au fond de l'élévateur, le musicien rectifia d'un ongle court une trace de maquillage sous son oeil droit. Pas que quiconque aurait réellement vu la différence mais c'était une question de fierté personnelle.

    Au bon étage, l'homme regarda brièvement autours de lui, espérant presque voir ceux qu'il venait chercher en train de se précipiter dans sa direction, leur annonçant qu'ils arrivaient dans la minute. Hélas, façon western spaghetti, le couleur demeurait vide. Il amorça alors quelques part dans la direction des chambres allouées aux Gazetto.

    Pas besoin d'aller très loin qu'il aperçu une silhouette familière assise sur le sol, appuyée contre une porte. Celle de... Ouais bon, il n'avait jamais eu beaucoup de mémoire à ce niveau là. Par contre il reconnaissait le guitariste, Die n'était pas non plus complètement stupide.

    Visiblement dans son monde, le jeune homme aux traits presque féminin parfois chantonnait en battant la mesure. Die reconnu quelques mesures d'une de leur chanson et bien qu'il eu envie de sourire devant cette espèce de déclaration, il n'en fit tout d'abord rien. Tout le monde les attendait et voilà que lui... Semblait avoir complètement oublié ce qui devait se dérouler ce soir...!

    En quelques enjambées, Die eu rejoint Uruha qui finit par cesser de chanter tout en ouvrant ses yeux brun sur lui. Le regard rendu écarlate par les lentilles eurent une petite lueur amusée malgré tout en entendant la voix flutée le prévenir d'une zone dite "sinistrée", on ne se refaisait pas n'est ce pas ?

    Néanmoins, le côté "sinistré" ne présageait rien de bon...

    - Je m'attendais à voir Reita ou Kai, mais pas toi, je l'avoue.

    Die rendit son sourire à l'autre guitariste.

    - "Tu es déçu ?"

    Il déclina d'un petit signe de tête l'invitation à s'asseoir à ses côtés. Non, il n'avait pas le temps pour ça sinon le reste des DeG allait littéralement lui tomber dessus au retour.

    - Je me reposais entre deux chambres. C'est pas facile la vie de femme de ménage.

    La plaisanterie lui arracha facilement un autre sourire mais sortant ses mains de ses poches, Die récupéra un peu de sérieux, désignant la porte contre laquelle Uruha s'était adossé.

    - "Qu'est ce qui se passe ? On vous attend, vous allez tous nous mettre en retard, c'est vous qui commencez normalement ce soir."

    Bien sûr c'était quelque chose qui pouvait se changer, mais Die voulait éviter les mauvaises surprises du style "pas de GazettE" quand c'était à leur tour de grimper sur scène.

    Ho ça, il avait vu, comme tout le monde, qu'il y avait un couac chez l'autre groupe. Avec Toshiya et Kyo ils en avait un peu discuté dans les loges tout à l'heure. Leur chanteur avait eu l'air d'en savoir plus qu'il ne voulait en dire d'ailleurs mais il n'y avait pas eu moyen de lui tirer les vers du nez. Dieu sait pourtant qu'habituellement Die était doué pour ça.

    - "C'est la chambre de qui ?"

    Sans attendre la réponse, Die se pencha assez en avant pour venir frapper à la porte sans marchez sur l'homme toujours assit par terre.

    - "Hey ! Il est temps de se bouger ! T'auras ma mort sur la conscience si je reviens pas avec tous les membres de votre groupe !"

    Ouais... Il allait se faire tuer par Kaoru... Putain de courte paille...
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Uruha
The GazettE - 1er Guitariste


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MessageSujet: Re: 6. Pulse   Ven 11 Déc - 14:39

    - Tu es déçu ?

    Un fin sourire sur les lèvres, Uruha hocha négativement la tête. Bien sûr que non, il n'était pas déçu. De toute façon, qu'est-ce que ça aurait changé ? Même si Reita ou Kai s'étaient pointés, Aoi ne serait pas plus sortit de cette damnée pièce. Le seul qui aurait vraiment pu faire une différence, c'est Ruki, mais apparemment, ça n'allait pas très bien entre lui et Aoi parce qu'il n'avait même pas voulu entendre le nom de leur second guitariste.

    Uruha poussa un soupir de découragement. Vraiment... ils pouvaient agir comme de vrais gosses parfois ces hommes de presque 30 ans... et 30 ans tout juste pour Aoi, justement !


    - Qu'est ce qui se passe ? On vous attend, vous allez tous nous mettre en retard, c'est vous qui commencez normalement ce soir.

    Cette fois, Die se mérita un regard cuisant de la part d'Uruha, qui avait mal accusé le reproche pas déguisé du tout. Oui, bien sûr qu'ils allaient les mettre en retard, mais c'était loin d'être leur priorité pour l'heure. Pas pour Uruha, en tout cas. Il voulait bien que le spectacle se déroule comme il était supposé le faire, mais si c'était pour qu'Aoi se sente aussi mal, il préférait encore comprendre ce qui se passait et aider son ami. Le moral avant, le spectacle ensuite.

    - C'est la chambre de qui ?

    Uruha ouvrit la bouche pour mentionner Aoi, mais avant même que la première syllabe ne franchisse ses lèvres, cet idiot de Die avait fait un pas dans cette direction et frappant à la porte, il cria :

    - Hey ! Il est temps de se bouger ! T'auras ma mort sur la conscience si je reviens pas avec tous les membres de votre groupe !

    En un éclair, Uruha se leva. Ses mains se serrèrent sur le col du vêtement de Die alors qu'il le repoussait brutalement dans l'autre direction. Au même moment, un bruit de verre se fracassant brutalement contre la porte close se fit entendre.

    - DÉGAGEZ !!!

    La voix d'Aoi était emplie de colère, mais il était aussi évident qu'il était en pleurs. Uruha servit un regard noir à Die, qu'il maintenait toujours fermement par le col. Il n'était pas bien dans sa tête, ce type ?! Il croyait qu'ils prenaient du retard par simple caprice, ou quoi ?! C'était l'état d'urgence chez les GazettE et eux, ils faisaient semblant de ne rien voir ?!

    - Tu comptes me refaire un truc stupide dans le genre ou bien je peux te lâcher ?!

    Le ton d'Uruha n'avait plus rien d'amusé ou d'amical et encore moins de séducteur. Il jaugea un instant Die avant de le relâcher et de s'éloigner d'un pas.

    Lissant ses vêtements, Uruha lança un regard à la porte d'Aoi. Un peu d'eau passait sous celle-ci, lui prouvant que ce qu'il avait lancé par la porte n'était nulle autre qu'un verre d'eau. Bon... Soit. Aoi avait disparu, laissant place à un homme beaucoup plus violent et dépressif, le genre qu'il n'aurait jamais cru voir chez son ami.


    - Je crois qu'on va avoir besoin d'un guitariste de substitution pour ce soir... tu peux lire les partitions ?

    Un air de défi flottait sur le visage maintenant sérieux d'Uruha. Die était-il un assez bon guitariste pour cela ou bien n'était-ce que des belles paroles ?
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Die
Dir en grey - 2e Guitariste


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MessageSujet: Re: 6. Pulse   Ven 11 Déc - 15:05

    Uruha avait bondit alors même qu'il frappait à la porte de la chambre. Sans que Die comprenne bien le problème, le GazettE venait de l'attraper par le col, le refoulant en arrière avec une force qu'il ne lui aurait même pas soupçonnée.

    Dans le même temps, on venait de fracasser quelque chose contre la porte close et une voix brisée mais colérique les avait invectivé violemment à déguerpir. Die en avait été si surprit qu'il ne tenta que très mollement de se dégager de la poigne d'Uruha.

    La main sur le poignet de l'autre guitariste, il fixait la porte, encore tout surprit par ce soudain éclat. Qu'est ce qui se passait chez les GazettE tout à coup ? Les rares fois où précédemment il avait eu à faire au groupe, ils avaient tous semblé très complices. Et même si présentement l'un d'eux vivait une vrai crise, Die avait bien du mal à croire qu'il restait enfermé dans sa chambre, laissant l'un de ses compagnons camper devant sa porte.

    Revenant à Uruha il constata le regard noir que ce dernier lui servait. Le regard de Die se durcit à son tour pour toute réponse.

    - Tu comptes me refaire un truc stupide dans le genre ou bien je peux te lâcher ?!

    Le roux affermit sa prise sur le poignée, près à faire valoir ses talents de kendoka au cas où Uruha ne se décidait pas à le lâcher. Cependant, après quelques secondes de réflexion, la prise sur son col se desserra.

    Die remit en place ses vêtements, rendu légèrement maussade par l'agression dont il venait d'être victime. Est ce qu'il pouvait deviner que c'était la crise ici ? Les GazettE auraient pu les faire prévenir au moins, ça leur aurait évité de devoir se justifier devant lui...

    - Je crois qu'on va avoir besoin d'un guitariste de substitution pour ce soir... tu peux lire les partitions ?

    Die le regarda, septique. Ainsi donc c'était la chambre d'Aoi. Le second guitariste qui avait semblé si morose explosait finalement... Est ce que c'était à cause de leur chanteur ? Pas impossible vu l'ardeur qu'il mettait à le rabrouer.

    - "D'un guitariste ou d'un chanteur..." grogna t-il bougon, pas remit encore de l'attaque surprise.

    Néanmoins il leva une main en guise d'excuse, convenant bien que sa dernière remarque avait été déplacé. Ca ne le regardait sans doute pas. Et remuer le couteau dans la plaie en signalant les petits problèmes de "communication" de leur groupe n'était pas très malin. Surtout qu'en fait, il se fourvoyait peut être. Aoi n'était peut être pas à bout de nerf à cause du typhon blond qui semblait toujours lui passer dessus en détruisant tout sur son passage... Dit comme ça il avait du mal à y croire...

    - "Désolé."

    Il soupira. Comment est ce qu'il allait raconter ça au Dir lui ? Encore que visiblement les GazettE semblaient prêt à changer de guitariste le temps de cette date.

    Die eu un regard pour la porte close. Il avait bien entendu la question d'Uruha mais il préférait tenter de désamorcer la situation entre eux.

    - "Je peux faire quelque chose ? En dehors de te prouver mes talents avec une guitare j'entend..."

    Puis, puisqu'il abordait le sujet :

    - "Je connais la plus part de vos partitions. Normal puisque pour l'occasion on en reprend quelques unes avec vous."

    Pour les autres... Disons qu'il devrait pouvoir le faire. Il commençait à connaître les mélodies et avec un peu de concentration et des partitions dans un coin, Die était tout à fait capable de faire ça.

    - "Mais ce n'est pas moi que vos fan veulent voir. Je sais que ça pas l'air d'être la chose à dire mais je suis pas convaincu que ça suffise..."

    Non, Aoi allait forcément manqué au fan et plus encore, au groupe.

    - "Est ce que vous pourrez jouer normalement en le sachant... Comme ça ?"

    Sa lange avait faillit fourcher. Il ne savait pas trop ce qu'il avait bien faillit dire mais s'aurait été moins délicat probablement...
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Uruha
The GazettE - 1er Guitariste


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MessageSujet: Re: 6. Pulse   Ven 11 Déc - 15:30

    - D'un guitariste ou d'un chanteur...

    Uruha ouvrit la bouche, prêt à riposter sauvagement encore une fois. On pouvait l'attaquer directement si on voulait, il était bonne poire et assez amical en général. Mais attaquer ses amis, c'était autre chose. Et les membres de son groupe étaient, pour lui, comme ses frères. Pas question de laisser le guitariste des Dir en grey marcher sur les pieds d'Aoi même si c'était vrai que pour l'heure, c'était lui qui leur causait le plus de problèmes.

    Mais, avant qu'Uruha n'ait pu à nouveau déverser sa colère sur lui, Die leva la main, comme s'il lui intimait de garder son calme. Le guitariste eu droit à une oeillade noire, mais Uruha ferma la bouche, attendant la suite... qui le surpris agréablement, il faut le dire.


    - Désolé.

    Bien. C'était mieux comme ça. Uruha fit un signe de tête, montrant ainsi que c'était déjà oublié. Après tout, Die ne pouvait pas savoir ce qui se passait de leur côté. Même eux ne comprenaient pas. Tout ce qu'ils savaient, c'est que c'était entre Aoi et Ruki... et que hier soir, Aoi avait fort probablement passer la soirée avec Kyo. Est-ce que ça pouvait avoir un impact sur la situation d'aujourd'hui ? Rien n'était moins sûr, mais il ne fallait pas mettre cette possibilité de côté.

    Uruha observa Die commencer à chercher lui-même une solution, s'incluant dans celle-ci, comme lui-même le lui avait tout d'abord demandé. Oui, ils n'auraient probablement pas le choix : il faudrait trouver un remplaçant. Et qui de mieux que Die pour cela ? Après tout, même s'il l'avait un peu provoqué, Uruha ne doutait pas de ses talents de guitariste.

    Le guitariste de GazettE hocha la tête sans rien dire, songeur.


    - Est ce que vous pourrez jouer normalement en le sachant... Comme ça ?

    Cette fois, il poussa un soupir en posant un regard concerné sur la porte. Puis, il secoua doucement la tête de gauche à droite.

    - Non, mais on ne peut pas vous abandonner.

    Il était clair que ce n'était pas la chose à faire. Même si Aoi filait un mauvais coton et que c'était leur priorité en ce moment, ils ne pouvaient pas non plus cracher sur les fans qui s'étaient déplacer juste pour les voir. Certes, Aoi manquerait et ce ne serait pas pareil. En fait, ce serait leur premier spectacle sans le guitariste aux cheveux de jais...

    Sans un mot, Uruha se dirigea lentement vers la porte de son ami. Il posa ses mains sur le battant clos, puis, s'en approchant, il dit doucement, mais assez fortement pour qu'Aoi le comprenne :


    - Aoi-chan... je vais être dans ma chambre si tu as besoin de quoi que ce soit.

    Il n'eu pas de réponse, mais su qu'Aoi l'avait compris. Chan ? Oui, il était plus vieux que lui, mais présentement, Uruha n'avait pas cette impression. Il voyait Aoi comme un petit enfant blessé qui ne voulait pas s'ouvrir à lui de peur d'avoir encore plus mal. Il s'en occuperait plus tard... pour l'instant...

    - Viens.

    Uruha était retourné près de Die. Il lui fit signe de le suivre alors qu'il se dirigeait dans une chambre à l'opposé de celle d'Aoi. Il sortit la clé électronique de sa poche et ouvrit la porte, laissant à Die le soin d'ouvrir la marche. Ce dernier hésita un instant. Uruha arqua les sourcils. Quoi ? Il n'allait pas le manger... enfin, probablement pas.

    Finlement, le beau guitariste se décida et Uruha entra à sa suite, fermant la porte derrière lui. Il poussa un soupir, comme si un poids considérable venait de quitter ses épaules.


    - Ils vont me rendre fou !

    Avec la prestance d'une diva, Uruha se dirigea vers son lit et s'y laissa tomber, la main sur le front.

    - Alors, mon beau... Comme ça, tu es l'envoyé de service pour savoir ce qui se passe ici ? T'as perdu un pari, peut-être ?

    Un petit sourire moqueur s'étira sur les lèvres bien dessinées d'Uruha. Il se redressant, fixant l'homme à la crinière de feu. Le pauvre... ils avaient du se battre pour savoir qui viendrait ici...
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Die
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MessageSujet: Re: 6. Pulse   Ven 11 Déc - 16:21

    La situation semblait s'améliorer. Disons en tout cas qu'elle arrêtait d'empirer. Uruha avait semblé très courroucé que Die se permette une remarque à propos des membres de son groupe mais il semblait aussi assez sage pour accepter ses excuses pour ce qu'elles étaient : sincères.

    Au moins ce guitariste là était il dans de relativement bonnes dispositions. Enfin c'était peut être juste son impression compte tenu du fait qu'ils avaient quand même manqué de se mettre sur la tronche en plein milieu du couloir. Sympa comme façon de se saluer non ?

    Au sujet du concert et de la façon dont les GazettE pourraient jouer en l'absence de leur second guitariste, Uruha sembla être en lutte avec lui même avant d'admettre l'évidence :

    - Non, mais on ne peut pas vous abandonner.

    Normal. Il en aurait été exactement de même de leur côté si Kaoru ou lui s'était enfermé dans leur colère et leur dépression comme ça. C'était toujours difficile de devoir faire "comme ci" alors qu'on avait la tête ailleurs. Dans un sens, Die s'en voulait un peu de les avoir brusqué Aoi et lui. Disons qu'il avait été un peu trop impulsif peut être. En même temps il n'avait jamais été un grand psychologue non plus, c'était un grand gamin quoi...

    Uruha finit par se rapprocher de la porte close, posant ses mains dessus avec... Presque de la douceur bien qu'une certaine fermeté. C'était assez hallucinant cette façon qu'il avait de se faire terrible quand il défendait ce "territoire" qu'était la chambre d'Aoi et plus doux quand il s'y adressait.

    - Aoi-chan... je vais être dans ma chambre si tu as besoin de quoi que ce soit.

    Hey hey hey ?! Dans sa chambre ? Mais pourquoi ? Ils ne retournaient pas au concert ? Bon ok, ils ne pouvaient pas non plus tourner complètement le dos à celui qui dans sa chambre, semblait d'aussi bonne humeur qu'une porte de prison...

    - Viens.

    Se disant, Uruha venait d'ouvrir la porte de sa propre chambre avec sa clef. D'une main, il renouvela son invitation à le faire entrer et Die fronça les sourcils, hésitant. Le rouquin n'était pas convaincu que se soit l'idée du siècle.

    Ha ! Peut être Uruha décidait il de lui montrer un peu les fameuses partitions, tout en laissant à Aoi le temps de changer d'avis ? Bon, ils avaient peut être encore un peu de temps. Pas beaucoup, mais suffisamment pour que Die entre quelques minutes, ce qu'il fit finalement.

    - Ils vont me rendre fou !

    L'autre guitariste était entré à sa suite, refermant la porte derrière lui avant de lui passer devant. Ouais, fou. En même temps, si ça durait, ils allaient tous les rendre fou.

    Si cette tournée était une bonne idée, surtout d'un point de vue marketing mais aussi au niveau de l'enrichissement musical qu'ils pouvaient en tirer, fallait admettre que passer de 5 musiciens à 10, ça doublait les problèmes qui pouvaient intervenir.

    Die n'aurait pas imaginé que ça vienne si vite... Et il avait plutôt pensé à un problème entre Dir en Grey et GazettE plutôt qu'un accroc interne...

    Comme il aurait mimé un évanouissement princier, Uruha venait de s'effondrer sur son lit. Die eu un petit rire amusé.

    - Alors, mon beau... Comme ça, tu es l'envoyé de service pour savoir ce qui se passe ici ? T'as perdu un pari, peut-être ?

    Le "petit rire amusé" se mua en véritable éclat de rire. C'était peut être de mauvais goût compte tenu du dépressif qui gisait dans la chambre d'en face, mais la remarque l'avait vraiment fait rire. Fouillant sa poche, Die récupéra le bout de paille maudit et, venant s'asseoir sur un coin de lit, il le mit sous le nez d'Uruha.

    - "Courte paille en réalité."

    Triturant le petit bout de plastique, il ajouta, presque négligemment :

    - "Je pense que Kyo sait quelque chose. Tu devrais peut être lui demander après le concert, je sais pas..."

    Haussement d'épaule. En fait, il était certain que le chanteur savait un truc qui leur échappait. Preuve en est que d'habitude il aurait été le premier à plaisanter sur le sujet avec lui... Or dans les loges il avait superbement ignoré le sujet. Et chez Kyo, ce genre d'attitude voulait tout dire.

    - "Ouais enfin il te dira sans doute rien en fait."

    Non parce qu'il serait vexé si leur chanteur se livrait à Uruha alors que Die lui même ne lui avait pas soutiré la moindre information...

    - "Bref..."

    Jetant la paille sur la table -qu'il rata d'un bon mètre cinquante- Il reporta son regard sur le guitariste alanguit près de lui. Presque lascif. Un nouveau sourire germa sur ses lèvres à peine maquillée.

    - "Je pensais que tu m'invitais pour les partitions."

    Parce que là il avait l'impression de se faire inviter à beaucoup moins professionnel. Mais Die ne mangeait de ce pain là que très rarement. Il avait toujours été très difficile dans ses relations. Et s'il était prêt à admettre volontiers toute la beauté de l'homme à côté de lui, il n'allait pas rentrer dans un petit jeu de séduction comme ça. Sans doute qu'en fait ce n'était pas l'intention d'Uruha vu les tracas qui était les siens et la colère qui avait été la sienne à son encontre.

    Se relevant, Die remit ses mains dans ses poches, fouillant l'endroit du regard, ignorant avec presque flegme la présence d'Uruha, du moins le temps qu'il fasse à nouveau attention à la situation immédiate.

    Avisant la guitare du jeune homme dans un coin de la pièce, il s'en approcha.

    - "Je peux ?"

    Uruha eu un petit mouvement de tête et Die n'attendit pas qu'il change d'avis. Passant la bandoulière de l'instrument pas dessus ses épaules il la prit bien en main. Comme il le pensait, avec leur taille pour ainsi dire identique, la taille de la sangle était parfaite.

    Rapidement, il fit glisser ses doigts sur les cordes, jouant quelques accords du solo d'Aoi dans Cassis. Parce qu'il l'aimait bien cette chanson calme qui clôturait le passage des Gazette.

    Toute fois, avant d'arriver à la moitié de ce passage il posa le plat de sa main sur les cordes, les faisant arrêter net de vibrer.

    - "Ouais, ça c'est typiquement le genre de truc que je jouerais pas à sa place."

    Un solo c'était un truc perso. Lui même serait vexé qu'on lui vole l'un des siens, même pour le remplacer.

    Grattant à nouveau quelques notes il le modifia, butant et revenant plusieurs fois en arrière pour l'améliorer.

    - "Mais si on me laisse un peu bosser dessus avant le concert je dois pouvoir faire quelque chose de potable..."

    Il relève les yeux sur Uruha :

    - "Un conseil pour moi ?"

    Die avait un peu mauvaise conscience quand même tout à coup, et ça paraissait...
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Uruha
The GazettE - 1er Guitariste


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MessageSujet: Re: 6. Pulse   Ven 11 Déc - 18:26

    - Courte paille en réalité.

    Uruha laissa échapper un petit rire en voyant la paille que tenait Die. Ainsi c'était bel et bien ce qu'il croyait : ils s'étaient battus pour savoir qui aurait la lourde tâche de venir voir ce qui se passait du côté des membres de GazettE.

    - Je pense que Kyo sait quelque chose. Tu devrais peut être lui demander après le concert, je sais pas...

    L'air d'Uruha redevint instantanément grave. Oui... il s'en doutait déjà fortement, en fait. Mais le fait qu'en plus Die lui en glisse un mot le convainquait : il devrait avoir une petite discussion avec Kyo. Et si le petit chanteur refusait de lui parler, Uruha risquait fort bien de mordre. Il était peut-être d'un naturel enjoué et amical, mais quand on touchait à un des membres de son groupe, il était telle la mère chatte qui défend ses petits toutes griffes sorties... surtout quand ça concernait Aoi.

    - Je pensais que tu m'invitais pour les partitions.

    Uruha revint à la réalité. Il posa son regard sur son invité, arquant un sourcil. Un sourire amusé se déposa sur ses lèvres, mais il était très sérieux lorsqu'il ouvrit la bouche. Après tout, le ton de Die voulait tout dire. Il devait donc être prêt à assumer de la franchise. Uruha n'était pas le genre d'homme à mesurer beaucoup ses mots avant de les prononcer.

    - Malgré tout ce que les fans se plaisent à penser, je ne suis pas une « Marie couche toi là », ne t'en déplaise.

    Le sourire sur son visage montrait bien qu'il n'était pas frustré, mais tout de même très sérieux dans ses paroles. Le guitariste se redressa complètement, observant l'autre qui venait de se relever et marchant avec une désinvolture qui lui conférait, il fallait l'avouer, beaucoup de charme. Mais, de toute façon, il n'avait pas la tête à ça. Et comme il l'avait si bien dit, il ne couchait pas avec le premier venu.

    Les fans semblaient souvent fantasmer sur ce côté de sa personnalité qui, pourtant, était purement inventé. Uruha était posé lorsque venait le temps de choisir un partenaire et il ne couchait pas s'il n'y avait pas un fond de sentiments. Bien sûr, il n'était qu'un homme et savait qu'il pouvait craquer parfois... Mais il en doutait très fortement. Ça ne lui était arrivé qu'une fois et il n'avait pas du tout aimé l'expérience. Alors il préférait encore quand les sentiments s'en mêlaient.

    Uruha suivit Die du regard. Celui-ci se dirigea vers sa guitare et, tout en l'observant, lui demanda s'il pouvait en jouer. D'un signe de tête, le guitariste approuva. Il ne laissait pas n'importe qui toucher à son bébé. Mais, il savait que Die avait de l'expérience et du talent. Il ne pouvait pas le lui refuser ; c'était un guitariste lui aussi, un vrai de vrai.

    En silence, Uruha écouta ce que Die tenta de reproduire : le solo d'Aoi sur Cassis. Poussant un petit soupir, il s'approcha de l'homme, qui venait s'interrompre en plein milieu de la séance.


    - Ouais, ça c'est typiquement le genre de truc que je jouerais pas à sa place. Mais si on me laisse un peu bosser dessus avant le concert je dois pouvoir faire quelque chose de potable...

    C'était étrange, mais... ça le rendait triste de voir qu'effectivement, c'est Die qui devrait remplacer Aoi.

    - Un conseil pour moi ?

    Uruha soupira à nouveau. Il fixa Die qui, guitare à la main, semblait bien décidé de faire ce qu'il lui avait demandé. C'était gentil de sa part... Mais ça voulait aussi dire qu'ils renonçaient à faire sortir Aoi de sa chambre.

    Le guitariste s'approcha du Dir en Grey. Il l'observa un instant, puis finalement, secoua la tête.

    - Je vais demander à Kai de remplacer Cassis par une autre chanson. Il va comprendre.

    Il se comprenait, lui. Aoi avait toujours aimé cette chanson là à un point tel que lorsqu'il la jouait, ses émotions étaient palpables, presque vivantes. Savoir qu'un autre que lui l'avait interprété sur scène le plongerait encore plus dans sa déprime. Et de toute façon, aucun des quatre autres ne voulaient l'entendre jouer par quelqu'un d'autre, aussi doué soit-il et ça, Uruha le savait bien.

    Ne voulant pas vexer le guitariste qui, malgré tout, faisait de gros efforts pour eux - n'était-il pas prêt à jouer toute la soirée sans s'arrêter ? - Uruha lui fit un petit sourire.


    - Ne le prend pas personnel. Tu es un guitariste très doué, un des meilleurs. Mais, c'est la chanson d'Aoi ça.

    Puis, il lui tourna le dos, se dirigeant vers le bureau près de la fenêtre. Tout en chantonnant, d'humeur déjà plus joyeuse, il fouilla sur le dessus, dans une pile de paperasse. Où avait-il mis ces partitions ? Il n'en avait plus besoin, ayant bien enregistré toutes les modifications qu'il avait fait avec Reita, le dieu de la bass en personne !

    Il soupira d'agacement et quelques papiers tombèrent au sol. Mais, finalement, il mit la main dessus.


    - Yatta !

    Victorieux, Uruha leva le poing dans les airs. Dans cette même main se tenaient les feuilles de partition, certes légèrement chiffonnées, mais encore en parfaite condition. Uruha était à l'ordre... sauf pour son bureau de travail où là, c'était le bordel total.

    Un grand sourire au visage, il se dirigea vers Die et lui tendit les feuilles.


    - Merci, Daisuke.

    Un peu trop personnel ? Uruha s'en foutait un peu, en fait. Il appréciait bien le guitariste et encore plus maintenant qu'il avait décidé de les aider... et pas qu'un peu en plus. Un doux sourire couvrait les lèvres d'Uruha alors qu'il s'approchait de lui pour l'aider.
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Die
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MessageSujet: Re: 6. Pulse   Ven 11 Déc - 18:55

    Il y eu un moment de flottement durant lequel Die se demanda ce qui pouvait bien passer dans la tête de l'autre guitariste. Il ne lui semblait pas avoir spécialement massacré cette chanson et comme il avait l'oreille plutôt musical, Die était assez convaincu que le problème devait être ailleurs.

    - Je vais demander à Kai de remplacer Cassis par une autre chanson. Il va comprendre.

    Ha... Ok bon... Dommage, cette chanson était assez connu au Japon. C'était même le générique d'une émission réputée, ce qui aidait Die à l'avoir bien en tête bien sûr. En tout cas il n'allait pas protester. Ce n'était pas à lui de déterminer les morceaux qui seraient interprétés par les GazettE.

    - Ne le prend pas personnellement. Tu es un guitariste très doué, un des meilleurs. Mais, c'est la chanson d'Aoi ça.

    Die opina. Il ne savait pas si Uruha en avait rajouté sur ses talents juste dans le but d'essayer de le caresser dans le sens du poil pour qu'il accepte mieux la remarque, mais il prenait le partit de prendre ça comme un compliment.

    Il pouvait comprendre qu'un musicien possède une chanson qui lui était particulière. N'en avait il pas lui même finalement ? Si, bien sûr que si... Celle là, on venait de l'informer du fait qu'elle n'appartenait qu'à Aoi et on se serrait les coudes entre guitaristes non ? Il n'y toucherait donc pas.

    Ses mains passaient doucement sur les cordes, les faisant à peine vibrer sous la peau de ses doigts. Il repensait à ce qu'il était en train de faire, en train d'accepter et il se sentait mal à l'aise vis à vis des GazettE. Et même pour lui dans un sens c'était difficile à encaisser. On remplaçait si vite un musicien... Toshiya par exemple chez eux... Kai pour le groupe d'Aoi et Uruha...

    Die se perdait dans ses pensés, se rappelant l'époque où Dir en Grey avait faillit se dissoudre. C'était quand Kyo avait eu ses problèmes d'oreilles. Le chanteur ça ne se remplaçait pas aussi facilement, c'était une pièce un peu plus difficile. Et le problème présent des Gazetto ça semblait être ça. Un vrai sac de noeud.

    Pas qu'il leur aurait réellement conseillé de changer de chanteur ! Mais... Mais rien en fait, il ne savait pas quoi dire. Il y avait probablement une solution mais il ne les connaissait pas assez pour pouvoir en dire plus.

    - Yatta !

    Die sursauta en relevant les yeux vers Uruha qui, ravi, tenait un paquet de feuille dans ses mains. Avec un sourire charmant, il les lui apporta et Die jeta un regard dessus. Les partitions.

    - Merci, Daisuke.

    Un petit sourire moqueur fleurit sur ses lèvres à l'écoute de son prénom. Le vrai, celui que ses parents lui avaient donné le jour de sa naissance et pas celui qu'il avait prit pour monter sur la scène.

    Non, comme il le lui avait dit avec une troublante sérénité, Uruha n'avait pas l'air d'une Marie couche toi là. Encore une fois avait il été un peu trop impulsif sans doute. Heureusement que l'autre homme semblait avoir la patience et la sagesse de ne pas s'insulter à chaque fois qu'il ouvrait la bouche.

    - "Je dois avouer que je ne connais pas ton prénom."

    C'était vrai. Un peu idiot parce qu'il aurait pu se renseigné mais il n'avait jamais spécialement imaginé qu'il s'en servirait alors... Après tout, même pour les Dir en Grey il utilisait les surnoms. Du moins pour Kyo et Toshiya qui avaient changés leurs noms de baptême.

    Revenant aux partitions il alla s'asseoir sur un coin du lit, guitare toujours sur les cuisses, partitions sur les genoux. Ses yeux décryptaient les notes griffonnées par les mains adroites du guitariste. Une autre écriture s'y entremêlait et pendant un instant, il se demandait si c'était celle d'Aoi. Mais peu importait.

    - "Vous jouez la même partition en dehors des solo donc. C'est bien ce qu'il me semblait."

    Chez Dir en Grey, Koaru et lui jouaient rarement la même chose, se resynchronisant parfois brièvement pour un passage. C'était parfois un peu usant au niveau de la concentration, surtout avec les nouveaux morceaux, mais avec ceux dont ils avaient l'habitude ça passait tout seul.

    Bref... Il devrait pouvoir le faire. Il finirait sur les rotules, parce qu'il allait fournir des heures de show, mais il pourrait le faire. Cependant, il fallait qu'une chose soit claire :

    - "Ce sera juste pour ce soir Uruha. Pas que je ne veuille pas vous aider mais je vais être mort à la fin du concert."

    Il imaginait déjà l'état de ses doigts et nota mentalement de penser à prendre de quoi les protéger un peu.
    D'un regard sur son bracelet montre il réalisa qu'un bon moment avait passé. Retirant la guitare de sur ses épaules il alla la reposer sur son socle.

    - "Je vais les étudier. Mais en salle. Je vais me faire tuer si je rentre pas rapidement."

    Décidément, pour un type qui s'appelait "Die", voilà qu'il avait bien souvent l'occasion de parler de sa mort !

    - "Vous devriez pas tarder, faut que vous vous prépariez. Que vous installiez votre matériel, surtout la batterie qu'on avait bougé un peu pour celle de Shinya hier..."

    Il se gratta le crâne un instant avant d'ajouter, légèrement hésitant :

    - "Et que Ruki s'échauffe la voix parce que vous le remplacerez pas dans la foulée s'il la casse en deux chansons."

    D'ailleurs en parlant de donner de la voix, Die venait de sursauter en grand coup alors qu'un tapage c'était fait entendre dans le couloir, suivit de cris...
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Ruki
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MessageSujet: Re: 6. Pulse   Ven 11 Déc - 19:22

    Ruki venait de sortir de l'ascenseur, furibond. Une heure que leur autre guitariste, Uruha, était partit essayer de convaincre Aoi de sortir de sa chambre pour se préparer pour le concert. Une heure qu'aucun d'entre eux n'avait eu de nouvelle.

    Le blond avait mit plus ou moins ce temps à profit. Disons plutôt qu'il avait tenté de calmer son agacement en s'occupant. Comment ? Simple, il avait teint ses cheveux, encore. Ils étaient noirs charbon et plusieurs mèches étaient d'un rouge grenat perçant.

    Un maquillage plus noirs que d'habitude cerclait son regard aux pupilles tout aussi sombre. Sa tenue elle même était d'un noir corbeau. On aurait dit qu'il portait le deuil mais en fait, il affichait, pas vraiment consciemment, ces émotions qu'il ne parvenait pas à communiquer.

    Bref... Maintenant qu'il avait finit et qu'il avait bel et bien conscience qu'ils étaient en retard, il arrivait à bout de sa patience. Ruki avait croisé Kai qui lui avait expliqué que la situation était inchangée. Uruha n'avait pas réussi à convaincre son duo de se bouger un peu.

    De fait il était là, devant la porte d'Aoi, ses mains chaussées dans ses mitaines de dentelles se serrant et se desserrant de façon convulsive. La longue veste qu'il portait lui tombait sur les cuisses et le pantalon en satin noir retombait sur une paire de doc Marten's rouges.

    La palme de son poing vint s'abattre sur le battant de la porte.

    - "Aoi !" cria t-il

    - "Sort maintenant, tu m'agaces !"

    Il sortait littéralement de son gonds et sans mettre attendre de réponse, il donna un violent coup de pied dans la porte avant de retaper de ses poings de dessus.

    - "T'as décidé de tout faire payer à tout le monde ? Tu te crois tout seul ?!"

    Nouveau coup de pied dans la pauvre porte qui récupère toute la frustration de Ruki. Qu'on en se méprenne pas, il n'avait pas envie de frapper sur le guitariste. Du moins il ne comptait pas le faire. La gifle, ce matin là, était partit toute seule plus pour se protéger qu'attaquer.

    La porte ne lui servait que de défouloir et maintenant qu'il avait commencé il avait bien du mal à s'arrêter.

    - "Sort je te dis ! Arrêtes de te cacher tu fais pitié ! Tu veux te faire remplacer ?!"

    Ses poings lui font trop mal pour poursuivre son acharnement alors il se recule, donnant un dernier grand coup de chaussure dans la porte. Le verni de celle ci à légèrement craqué devant la colère de la petite tête bl... Ha non, plus si blonde que ça ce soir.

    - "Tu te crois où ?! Sort ! Sort ! Sort !"

    Il cri de plus en plus fort, comme si ça allait l'aider à le soulager. Pourtant ça ne marche pas. Il a besoin de quelque chose pour se calmer mais il ne sait pas quoi et cela ne fait qu'augmenter son état colérique...
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Aoi
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MessageSujet: Re: 6. Pulse   Ven 11 Déc - 19:59

    Depuis combien de temps était-il dans cette chambre à s'apitoyer sur son sort ? Aucune idée... Aoi s'y était enfermé le matin et n'en était pas encore sortit. Exit la nourriture, exit les répétitions, exit le spectacle... Il s'était barricadé à double tour et ne comptait pas sortir. Il n'avait pas vraiment de raison... Enfin, si. Il en avait une bonne. Ruki l'avait giflé, quand même. Mais, techniquement, ça n'aurait pas du l'empêcher d'aller au moins se produire sur scène ce soir.

    Cependant, sans qu'il ne sache réellement pourquoi, il se sentait incapable de sortir d'ici. Il ne voulait pas sentir le regard des autres sur lui, même s'ils ne savaient pas pourquoi il était dans cet état. Il ne voulait surtout pas croiser celui de Ruki, ni même celui de Kyo. Pourquoi ? Encore une fois, il ne savait pas. Ce qu'il avait fait avec Kyo hier ne le gênait pas, même s'il se maudissait tout de même d'avoir cédé à la tentation.

    Mais, plus la journée avançait, plus les nerfs d'Aoi étaient en boule. Pour commencer, tout le monde venait frapper à sa porte, même un imbécile de Dir en grey qu'il ne saurait identifier et qui avait eu droit à son verre d'eau. Il avait cru entendre Uruha déverser sa colère sur le mec en question et, sur le coup, il fallait avouer qu'Aoi s'en était un peu voulu. Mais, il n'était pas intervenu. Pas question de sortir d'ici.

    Ses cheveux étaient raides, mais pas aussi bien coiffés que d'habitude. Ce matin, en entrant, il s'était démaquillé. Une fois fait, il avait vu la rougeur sur sa joue - gracieuseté de Ruki - qui avait probablement disparue complètement à l'heure qu'il était. Mais, pas question de se regarder à nouveau dans le miroir... Il ne s'était pas remaquillé. Il portait un très grand t-shirt blanc, si grand que même pour sa taille, il lui arrivait à la mi-cuisse. Et... c'était tout. Seuls ses bijoux étaient restés en place, seulement parce qu'il n'avait même pas pensé à les enlever.

    Et alors qu'il pensait avoir finalement la paix, quelqu'un d'autre vint à la charge... et pas avec la finesse d'Uruha ou l'humour de Kai, cette fois...


    - Aoi ! Sort maintenant, tu m'agaces !

    Son coeur fit un bond prodigieux dans sa poitrine lorsqu'il entendit cette voix grave qui l'avait déjà tant fait rêver. Mais, cette fois, ses yeux restèrent secs. Plus question de pleurer. Cet homme le mettait dans tous ses états depuis plusieurs jours et là, c'en était assez. Aoi était gentil, bonne poire même. Il prenait beaucoup sur lui et encaissait. Mais, quand c'en était trop...eh bien c'était trop. Et cette fois, il avait atteint son maximum.

    Malheureusement, Ruki ne semblait pas le savoir, parce qu'il continuait avec encore plus d'acharnement à frapper à sa porte...


    - T'as décidé de tout faire payer à tout le monde ? Tu te crois tout seul ?!

    Aoi se crispa alors que son regard d'un noir d'encre se posa sur la porte. Son corps tremblait : il allait exploser. Mais, il laissait couler encore un peu... peut-être que Ruki allait abandonner et tourner les talons.

    - Sort je te dis ! Arrêtes de te cacher tu fais pitié ! Tu veux te faire remplacer ?!

    Les coups doublaient d'intensité. Aoi ferma les yeux, soudainement aux prises avec un mal de tête carabiné. Il allait lui dire ses quatre vérités... Il allait ouvrir cette putain de porte et lui dire ce qu'il pensait de lui une bonne fois pour toute !

    Le guitariste se leva du lit, sur lequel il était étendu depuis ce matin. Il fut pris d'un léger étourdissement, mais après une profonde inspiration, ça se calma. Ses nerfs ne se calmèrent pas, par contre.


    - Tu te crois où ?! Sort ! Sort ! Sort !

    Et c'est ce qu'il fit... à peu près.

    La porte s'ouvrir brusquement, dévoilant un Aoi comme jamais personne n'en avait vu. Même Uruha, qui venait de sortir de sa propre chambre avec la ferme intention de faire taire Ruki, peu importe le moyen employé, s'arrêta net en le voyant. Il su peut-être que les choses avaient changés pour son ami guitariste, qu'il n'allait plus se laisser crier dessus. Même si cette vision le chamboula fortement, Uruha prit le guitariste de Dir en grey par le bras et l'entraîna dans sa chambre. Pas question de rester là alors que les deux hommes réglaient leurs conflits...

    Sans maquillage, son regard noir semblait encore plus dur qu'il ne l'aurait été habituellement. Une rage qu'il n'avait jamais ressentit le foudroyait et s'imprimait dans chacun des traits de son visage.

    Le guitariste tendit la main et saisit le bras du chanteur aux cheveux nouvellement teints. Aoi était dans une telle fureur qu'il n'avait même pas été choqué de ce changement radical et imprévu. Ses doigts s'enfoncèrent dans le bras de l'homme alors qu'il le tirait vers lui. Une fois à l'intérieur, il claqua brutalement la porte et se tourna vers Ruki, les poings serrés.


    - Je t'avertis...

    Commençant sa phrase sur un ton violent et haineux, crachant presque ses mots, Aoi pointa un index accusateur en direction de Ruki. Il valait mieux mettre une petite chose au clair avant tout.

    - Si tu me frappe encore une fois, je vais te le faire amèrement regretter !

    Sa voix tremblait, prenant des tons plus aigüe à certains mots. Hystérique ? Assurément. C'était quelque chose d'assez inédit venant d'Aoi, il fallait l'avouer.

    Il bloquait la porte, empêchant ainsi Ruki de se sauver s'il le voulait. Pas question. Il voulait le voir ? Eh bien voilà ! Il l'avait et juste pour lui, en plus !


    - Tu te prends pour qui, Matsumoto ?!!

    Il fit un pas vers l'avant mais, oubliant probablement tout ce qui s'était passé depuis le début de la journée, il ne fit pas attention. Son pied nu se posa sur un petit morceau de verre. L'homme réprima un petit cri de douleur en baissant rapidement le regard sur le sol... puis le releva vers Ruki. Ce n'était rien... il avait autre chose à faire pour l'instant.

    Il lui fit un signe, histoire qu'il reste au même endroit.


    - Tu penses quoi ?! Que parce que je t'aime, ça te donne le droit de m'insulter ?! Ce que je fais ne regarde que moi ! T'es qui pour prétendre le contraire ?! Tu me repousses pour ensuite me reprocher mes aventures ?! Si tu voulais être à la place de Kyo, il fallait me le dire avant de me briser le coeur, pauvre con !!!

    Plus il parlait, plus il criait. Tout le monde entendrait, mais ça lui passait à des kilomètres au-dessus de la tête. Pas question de retenir ce qu'il avait à dire uniquement pour ça. Ruki l'avait mis dans tous ses états ; il devait maintenant assumer. Si Aoi s'en était voulu, ce n'était plus le cas présentement. Il avait plutôt l'impression que tous ses problèmes, il pouvait les reprocher à Ruki !
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Ruki
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MessageSujet: Re: 6. Pulse   Ven 11 Déc - 20:53

    La porte s'ouvrit, brutalement, laissant apparaître un Aoi comme Ruki en avait rarement vu. Non en fait, il ne l'avait jamais vu comme ça. Sans maquillage, ses yeux lançant des éclairs au milieu de son visage blafard et son corps seulement vêtu d'un trop long tee-shirt lui donnant un petit air fantomatique étrange.

    La vision suffit à bloquer les hurlements de Ruki dans le fond de sa gorge. Tant mieux parce que dix minutes de plus de cette façon et il finissait la soirée aphone. C'était juste qu'il n'arrivait plus à s'arrêter, comme si ce "sort" qu'il éjectait de sa gorge brûlante ne dépendait pas de lui.

    Un long bras s'étira vers lui et, toujours sous le choc, le chanteur ne tenta de se reculer que bien trop tard. La poigne du guitariste venait de se refermer douloureusement autours de son bras, lui arrachant une petite expression douloureuse.

    Avant de se faire happer dans la chambre, il eu le temps de voir Uruha qui sortait de la sienne et il voulu tendre une main vers lui, comme cherchant une aide quelconque alors qu'il réalisait qu'à trop appeler "au loup", celui ci venait de montrer les crocs.

    Voilà qu'il se retrouvait pourtant dans la chambre d'hôtel, toujours sans voix, plaqué contre un mur du couloir alors que la porte venait d'être claquer avec violence.

    Se retournant vers lui, le surplombant allègrement, surtout avec cette nouvelle prestance, Aoi vint lui coller son index sous le nez, menaçant.

    - Je t'avertis...

    Ruki l'observait, beaucoup moins assuré qu'au départ. Sa colère était littéralement étouffée par celle du guitariste à la chevelure ébène. Il ne lui laissait plus aucune place et pouvait se vanter d'avoir présentement toute l'attention de Ruki. Ce dernier avait d'ailleurs complètement changé d'humeur passant d'une colère bouillonnante à quelque chose de plus diffus et surtout... Avec une légère crainte au fond du regard.

    Jamais il ne se serait attendu à un tel revirement de situation.

    - Si tu me frappe encore une fois, je vais te le faire amèrement regretter !

    Ruki ouvrit la bouche avec la nette intention de se défendre, de protester ! Il n'avait pas chercher à frapper Aoi. Son geste avait été spontané, comme si son corps avait réclamé d'être protégé de lui. Il avait eu peur d'il ne savait quoi et... Sa main était partit toute seule. Il l'avait regretté aussi vite qu'elle était partit.

    Mais entendre Aoi le menacer... Ca s'était quelque chose qui le réduisait littéralement au silence. Surtout quand ce regard d'encre disait la même chose que ses lèvres.

    On lui aurait dit, il y a encore cinq minutes, qu'il devrait affronter un Aoi tempêtant et menaçant, il ne l'aurait jamais cru. Non jamais. Et pourtant, présentement, il découvrait là une nouvelle facette de cette homme qu'il pensait connaître.

    Se positionnant de façon à bloquer la porte, le guitariste empêchait toute retraite et Ruki n'eu pas beaucoup à réfléchir pour constater qu'il ne faisait pas le poids tout à coup. En pleine colère pourquoi pas mais stupidement, cette dernière avait mit les voiles dès que celle d'Aoi avait explosé.

    Sa main chercha néanmoins la poignée de la porte mais il du vite se résoudre au fait qu'il ne sortirait pas par là. Pas tant qu'Aoi ne l'aurait pas décidé en tout cas... C'était son tour. Le guitariste avait décidé de se venger pour ce que Ruki lui avait fait vivre ces derniers jours ? La panique le gagnait presque à cette idée.

    - Tu te prends pour qui, Matsumoto ?!!

    Ruki chercha à reculer mais comme il faisait déjà dos au mur, il ne pu que se ramasser un peu plus sur lui même. On lui aurait demandé à l'instant qu'il aurait juré qu'Aoi allait lui rendre sa gifle.

    Pourtant, ce pas en avant qu'il avait fait l'avait amené à marcher sur ce que Ruki identifia comme étant un bout de verre. Pendant que l'attention du brun avait été attiré brièvement au sol, le chanteur tenta de s'esquiver mais le regard habituellement si agréable mais cette fois inquiétant s'était à nouveau posé sur lui et d'un signe sans équivoque, il lui ordonnait de ne pas bouger.

    Blessé dans son orgueil mais craintif malgré lui, Ruki serra les dent et resta là où il se trouvait.

    - Tu penses quoi ?! Que parce que je t'aime, ça te donne le droit de m'insulter ?! Ce que je fais ne regarde que moi ! T'es qui pour prétendre le contraire ?! Tu me repousses pour ensuite me reprocher mes aventures ?! Si tu voulais être à la place de Kyo, il fallait me le dire avant de me briser le coeur, pauvre con !!!

    Aoi hurlait et avec stupéfaction, Ruki constatait qu'il pouvait sacrément donner de la voix. Quand aux mots prononcés ils faisaient mal. Vraiment très mal. Voilà qu'il lui disait à nouveau l'aimer avant de reparler de ses "aventures" ce qui rendait ce "je t'aime" encore plus incompréhensible qu'il ne l'avait été jusque là.

    Quand à la dernière phrase, elle finit de briser cette solide carapace qu'il s'était construit. S'il voulait être a sa place ? Il n'aurait pas été jusqu'à dire ça mais... Enfin... Il n'en savait rien. Le chanteur pataugeait complètement.

    Ruki baissa les yeux puis la tête. Aoi avait gagné, il n'avait plus rien à dire, plus de sarcasmes à lui lancer, plus de violence à lui offrir. Il ne pleurait pas mais ses yeux s'embuaient lentement.

    - "Arrêtes de dire ça..." murmura t-il la voix brisée.

    Son dos glissa le long du mur et il se retrouva bientôt assit sur ses talons.

    - "Tu le dis comme si tu voulais me forcer à l'accepter. Mais je ne comprend pas alors arrêtes de le dire. Arrêtes."

    Inspirant profondément il refoula quelques larmes avec plus ou moins de succès.

    - "Tu restes là comme si tu attendais quelque chose de ma part mais je ne sais pas quoi !"

    Sur la fin de sa phrase, son intonation avait reprit quelques tonalités plus fortes.

    Vrai, il ne savait pas que qu'Aoi attendait de lui, il ne comprenait rien à cette solution alors le guitariste avait eu droit à toute sa frustration. Et plus Aoi s'était muré dans le silence, plus Ruki avait tenté de l'en sortir brutalement.

    Pas la meilleure façon de le faire ? En même temps s'était purement émotionnel et pas réfléchit une seconde.

    - "Tu me fais du mal" gémit il "je voulais te faire aussi mal..."

    Passant ses mains au dessus de sa tête comme pour se protéger de quoi que se soit ou se recroqueviller d'avantage sur lui même il murmura, stressé :

    - "Laisse moi sortir s'il te plaît !"
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Aoi
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MessageSujet: Re: 6. Pulse   Ven 11 Déc - 21:31

    Étrangement, Aoi aurait été plus satisfait de la situation si Ruki s'était mis à crier en coeur avec lui. Ce ne fut cependant pas le cas et, il fallait l'avouer, ce soudain changement de comportement chez son cadet déstabilisa pendant un instant Aoi. Mais, il n'avait pas non plus l'intention de craquer. Plus maintenant. Il avait eu trop mal ; c'était assez ! Et apparemment, Ruki n'allait pas le réfuter sur ce point, parce qu'il ne semblait pas avoir envie de crier, maintenant.

    Le petit chanteur soutint son regard un moment... et finalement, il le baissa. La tête nouvellement teinte suivit rapidement le même parcours et finalement, il courba l'échine devant lui. Aoi aurait probablement du se sentir mal devant cette scène. Il aurait du essayer de rassurer Ruki, calmer le jeu, lui expliquer ce qu'il ressentait pour lui, même. Mais, même si aucun sourire ne se dessinait sur ses lèvres pleines, il en était plutôt fier.

    Oui, il était fier de voir celui qui l'avait insulté et rabaissé depuis plusieurs jours baisser l'échine devant lui, se plier à sa volonté. La rage qui bouillait en Aoi était trop grande pour qu'il ne puisse redevenir l'homme doux et calme qu'il était habituellement. Il avait encore un peu de venin à verser avant de retrouver son calme. Il n'allait sûrement pas garder tout ça à l'intérieur cette fois ; pas encore.


    - Arrêtes de dire ça...

    Aoi fronça les sourcils en observant l'homme se laisser glisser sur le mur. Ainsi, il paraissait encore plus petit si c'était possible. Et il n'avait pas à dire, le guitariste regardait vraiment son chanteur de haut.

    - Tu le dis comme si tu voulais me forcer à l'accepter. Mais je ne comprend pas alors arrêtes de le dire. Arrêtes. Tu restes là comme si tu attendais quelque chose de ma part mais je ne sais pas quoi !

    Aoi ne bougeait toujours pas. De quoi Ruki parlait-il ? Il avait du mal à le comprendre. Il voulait qu'il arrête de parler de ses sentiments ?! Ou bien peut-être de Kyo ? Non, décidément, il n'y comprenait rien du tout.

    L'homme eu soudainement envie de se mettre à genou devant Ruki, de prendre son visage aux traits poupons dans ses mains et d'essuyer ses larmes, mais il se retint. Non... pas encore. Ruki n'avait pas compris. Il allait recommencer encore et encore.


    - Tu me fais du mal... je voulais te faire aussi mal...

    Cette fois, un rire amer sortit des lèvres charnues du guitariste. Lançant un regard mauvais à Ruki, il cracha avec haine :

    - Eh bien toutes mes félicitations ! Tu n'as jamais aussi bien réussi quelque chose de toute ta vie !

    Il fit un pas en direction du petit chanteur alors que celui-ci protégeait sa tête de ses mains. Oh non, il n'avait pas à craindre les coups. Aoi n'était pas un violent. Fracasser ce verre contre la porte avait probablement été le geste le plus violent qu'il avait eu de toute sa vie.

    - Laisse moi sortir s'il te plaît !

    Nouveau rire amer de la part d'Aoi, qui menaça pendant un instant de se transformer en sanglot tant ses nerfs étaient sur le point de le lâcher. Mais pas question de se montrer à nouveau faible devant Ruki. Il n'allait sûrement pas s'en sortir en courbant constamment l'échine devant lui. Non. Comme le petit chanteur l'avait dit bien démontré, c'était à son tour de s'incliner.

    - Je n'ai pas fini.

    Son ton était sans réplique. Ruki allait l'écouter. Il aurait préféré le lui expliquer dans d'autres circonstances, mais apparemment, il devait le faire là, parce que Ruki n'y comprenait rien à rien.

    - Tu m'as traité de menteur. Retire tes paroles.

    Un ordre ? Rien de moins... Il n'avait rien d'un menteur, que ça soit bien clair. Il avança à nouveau vers Ruki. Son pied le faisait souffrir, mais il ne s'en formalisa pas, pas plus qu'il ne remarqua le sang qu'il perdait en petite quantité et qui souillait la moquette.

    - Je ne t'ai jamais mentis. Je t'ai caché la vérité à propos de mes sentiments, mais en voyant quel salaud tu peux être, je me demande pourquoi tu me le reprocherais !

    Sachant qu'il n'avait plus besoin d'être plus haut que lui pour avoir le contrôle sur la situation, Aoi se laissa tomber sur les genoux, devant Ruki. Il l'observa, le visage toujours aussi fermé, la colère grondant toujours en lui. Mais, il ne semblait plus sur le point d'exploser. Ça, c'était déjà fait. Il lui restait seulement à parler... à dire ce qu'il avait encore sur le coeur.

    - Je ne t'ai pas caché non plus que j'avais effectivement passé la nuit avec Kyo. Oh, je sais, c'était flagrant, mais j'aurais pu mentir. Je n'en ai jamais eu l'intention ! Si j'ai fais ça, c'était parce que je croyais que j'allais t'oublier. Mais j'ai été tellement con ! Devine quel nom j'ai gémis cette nuit ?!

    Il aurait probablement du rougir de honte, mais cette idée ne l'avait même pas traversé. Oui, après il serait gêné à en mourir quand il recroiserait le regard de Ruki, mais pas présentement.

    Aoi étira le bras vers Ruki, mais plutôt que de se faire violent, il glissa doucement sa main sous le menton de celui-ci pour qu'il relève la tête vers lui. Le regard noir s'était adoucit et à nouveau, les doux sentiments d'Aoi pour le petit chanteur y étaient facilement lisibles. Il commençait à se calmer... doucement.


    - Tu ne veux peut-être pas de moi, mais ça ne change rien à mes sentiments. Même si tu agis en vrai salaud avec moi, je ne suis pas capable de te détester. Je te conseille cependant de ne pas me pousser à bout. On ne sait jamais...

    Finalement, il lâcha le menton de son collègue et ami et se releva. Une grimace de douleur traversa son visage lorsque son pied blessé se posa à nouveau sur le sol, mais il ne bougeait toujours pas. Cette fois, s'il le voulait, Ruki pouvait partir. Mais, il était préférable qu'il n'oublie pas ce qui avait été dit...
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Ruki
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MessageSujet: Re: 6. Pulse   Ven 11 Déc - 22:14

    - Eh bien toutes mes félicitations ! Tu n'as jamais aussi bien réussi quelque chose de toute ta vie !

    Aoi ne savait pas seulement crier. Il savait aussi se montrer cruel. C'était humiliant de s'entendre dire quasiment, qu'on était bon à pas grand chose en dehors d'une bonne capacité à empoisonner les autres.

    Ruki n'était pas dupe. Il savait qu'il avait blessé le guitariste à force d'acharnement. Il savait aussi que le brun avait le droit à se revanche mais lui aussi avait souffert de la situation. Leur façon de le montrer avait juste été complètement différente.

    Quand à sa demande, sa supplique même, pour qu'il le laisse sortir, Aoi avait tranché la question, lui affirmant qu'il n'avait pas finit. Des jours entiers qu'il subissait les attaques répété du chanteur et ce dernier, après quelques toutes petites minutes, était déjà à bout de force.

    - Tu m'as traité de menteur. Retire tes paroles. Je ne t'ai jamais mentis. Je t'ai caché la vérité à propos de mes sentiments, mais en voyant quel salaud tu peux être, je me demande pourquoi tu me le reprocherais !

    Le moins qu'on puisse dire, c'est que Ruki en prenait pour son grade. Après les engueulades sévères mais polies de Kai et Reita, voilà qu'il prenait en plein visage celle d'Aoi qui ne mâchait pas ses mots.

    C'était un con, un salaud... Et dieu sait ce qui viendrait encore par la suite. En tout cas il ne se redressait toujours pas, ne bronchait pas non plus, accusant les remarques acerbes sans rien dire. Pas qu'il n'en avait pas envie mais le souffle pour parler lui manquait encore.

    Aoi n'avait pas le droit de se cacher ainsi derrière son attitude !

    - Je ne t'ai pas caché non plus que j'avais effectivement passé la nuit avec Kyo. Oh, je sais, c'était flagrant, mais j'aurais pu mentir. Je n'en ai jamais eu l'intention ! Si j'ai fais ça, c'était parce que je croyais que j'allais t'oublier. Mais j'ai été tellement con ! Devine quel nom j'ai gémis cette nuit ?!

    Ruki accueillit cette première phrase avec un gémissement douloureux. Fallait il qu'Aoi remue le couteau dans la plaie de cette façon ? Ca faisait mal ! Ne comprenait il donc pas ? Le chanteur était perdu au milieu de tout un tas de sentiments. Il y en avait tellement qu'il ne parvenait pas à en harponner un seul.

    Quand à la dernière phrase, le chanteur eu un haut le coeur. Pas de dégoût mais plutôt parce que ces sentiments indescriptibles l'avaient submergé, le rendant à nouveau nauséeux. Il fallait qu'Aoi se taise, Ruki ne voulait plus l'entendre dire ces choses qui lui mettait le coeur à l'envers tout en le faisait battre à toute vitesse.

    La jalousie le rongeait de l'intérieur.

    C'était une fausse révélation. Il le savait déjà, depuis cette gifle qu'il lui avait donné. La jalousie. C'était un fléau. Ruki n'avait jamais rien ressentit pour quelqu'un du même sexe que lui et même s'il admettait une nette attirance pour son aîné, il n'était pas prêt à parler d'amour ni même vraiment de sentiment.

    Pourtant ce vice était là, sournois, logeant profondément dans son coeur.

    Aoi était à genoux en face de lui à présent mais Ruki n'avait toujours pas bougé d'un millimètre, attendant sans doute que l'orage passe tout seul si c'était possible. Mais il avait été tant de fois touché par la foudre tout à coup qu'il doutait pouvoir jamais s'en relever.

    Une main glissa sur sa joue pour passer sous son menton, lui faisant relever la tête. Il se laissa faire, soudain docile devant la place plus imposante qu'Aoi venait de prendre entre eux.

    - Tu ne veux peut-être pas de moi, mais ça ne change rien à mes sentiments. Même si tu agis en vrai salaud avec moi, je ne suis pas capable de te détester. Je te conseille cependant de ne pas me pousser à bout. On ne sait jamais...

    Ruki l'écouta sans pourtant l'entendre. Il était encore trop préoccupé par les mots qui avaient précédé et présentement il ne pouvait pas tout enregistrer d'un seul coup.

    Aoi se releva et Ruki continua de fixer l'endroit où avait été le visage un peu plus serin du guitariste. Son regard noir tomba sur les quelques perles de sang qui avaient taché la moquette et machinalement il passa sa main blessée dans l'autre.

    Une larme orpheline glissa sur sa joue. Puis une autre. Et une autre. Il pleurait silencieusement, comme s'il ne s'en rendait même pas compte. Ses lèvres s'entre-ouvrir, tremblantes :

    - "Ce n'est pas parce que ces sentiments ne sont pas nouveau pour toi que tu dois me les imposer sans rien me dire de plus que "je t'aime" et puis plus rien."

    Il releva la tête, ses yeux débordant cette fois de larmes qu'il n'arrivait plus à contenir.

    - "Moi je n'y connais rien et tu es resté là à me regarder m'enfoncer. Tu dis que tu m'aime mais tu me laissais me noyer et j'avais beau tout faire pour que tu fasses attention à moi tu te murais dans le silence et l'indifférence."

    Ho bien sur, il n'était pas exempt de tout reproche compte tenu de la manière qu'il avait utilisé pour le "sortir de son mutisme". Cependant c'était à son tour de parler non ?

    Ruki, prenant appui sur son genou, se redressa. Sa main se déposa sur la poignée de la porte maintenant à disposition mais il se contenta de la laisser là pour le moment, comme rassurer de la sentir sous ses doigts.

    Dans un petit reniflement, Ruki stoppa le flot de larme et alla essuyer ses joues humides de son poignet.

    - "Et alors que je me débat tu vas..."

    Sa voix se brisa à nouveau, laissant percevoir que les larmes qui venaient de s'arrêter de couler n'étaient malgré tout pas très loin. Le chanteur se racla la gorge en inspirant un grand coup.

    - "Alors que je cherche une solution tout seul pour savoir où j'en suis tu décides de te tourner vers quelqu'un qui sait déjà."

    Sa main abaisse la poignet pour entre-ouvrir la porte.

    - "Tu n'es pas un menteur."

    Dit il finalement pour faire ce qu'Aoi lui avait demandé, sans rechigner.

    - "Et ce n'est pas parce que je vais vers les autres pour essayer de les rassurer que je n'ai pas besoin moi même de l'être parfois."

    Il ouvrit définitivement la porte avant de revenir dans le couloir. Il lui fallut quelques secondes pour se réhabituer à la lumière alors que dans la chambre il avait fait assez sombre.

    Le concert allait être une véritable corvée ce soir. Regardant partout dans le couloir il demande à Aoi sans se retourner :

    - "Tu seras prêt à l'heure j'imagine ? Kai et Reita vont encore m'engueuler sinon..."

    Puis allant frapper à la porte juste en face il se racla une énième fois la gorge.

    - "Uruha... Je te laisse t'occuper de tout je vais rejoindre les autres..."

    Il avait l'air bête à avoir l'air de "confier" Aoi aux bons soins d'Uruha après son comportement des derniers jours, mais cette confrontation lui avait légèrement remit les pendules à l'heure.

    Ruki ne se sentait pas réellement mieux mais la colère était enfin passé, lui laissant un peu de répit nerveusement.
    Il allait passer dans sa chambre retoucher ce maquillage qui avait du déborder et puis il ferait ce qu'il aurait du être en train de faire depuis longtemps déjà : chauffer sa voix.

    Et il ne cracherait pas sur un peu d'énergie parce que soudainement, il se sentait plutôt vidé...
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Aoi
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MessageSujet: Re: 6. Pulse   Ven 11 Déc - 22:58

    Cette fois, constater que Ruki craquait peina Aoi. Il ne pouvait plus le nier. La rage intense qui l'avait habité avait certes laissé un arrière goût amer, mais il ne pouvait plus voir que l'homme qu'il aimait en face de lui... en pleurs. De fines larmes coulaient en silence sur les joues de son cadet alors que pendant un instant, il gardait le silence, assimilant probablement tout ce que le guitariste avait bien pu lui dire sous le coup de la colère. Aoi ne regrettait pas ses paroles ; pas encore. Il le ferait peut-être, mais pas sur le champ. Il en voulait encore beaucoup à Ruki d'avoir été aussi mesquin avec lui.

    Finalement, Ruki ouvrit de nouveau sa bouche en coeur. C'était à son tour de parler ? Bien, Aoi l'écouterait donc.


    - Ce n'est pas parce que ces sentiments ne sont pas nouveau pour toi que tu dois me les imposer sans rien me dire de plus que "je t'aime" et puis plus rien.

    Aoi fronça les sourcils. Il avait du mal à comprendre où Ruki voulait en venir. Mais, sachant que le jeune homme n'en avait pas fini et, de toute façon, bien conscient qu'il risquait de s'emballer très facilement et d'éclater à nouveau en colère, il se tut.

    - Moi je n'y connais rien et tu es resté là à me regarder m'enfoncer. Tu dis que tu m'aime mais tu me laissais me noyer et j'avais beau tout faire pour que tu fasses attention à moi tu te murais dans le silence et l'indifférence.

    Le guitariste du se faire violence pour ne pas prendre Ruki dans ses bras, pour ne pas réconforter ce petit bout d'homme aux cheveux nouvellement foncés. Mais, il commençait à comprendre... et ne voulait pas voir ses tords. Mais avait-il réellement le choix ?

    - Et alors que je me débat tu vas... Alors que je cherche une solution tout seul pour savoir où j'en suis tu décides de te tourner vers quelqu'un qui sait déjà.

    Aoi posa une main sur sa bouche, recouvrant ses lèvres entrouvertes. Stupéfait ? Rien de moins, pour sûr...

    - Je croyais que tu... que tu...

    Il ne fut pas capable de terminer sa phrase, fermant plutôt les yeux comme si, par le fait même, ça empêcherait Ruki de le voir, de lire la honte qui se peignait sur son visage. Il avait cru que Ruki le détestait parce qu'il ne ressentait pas ces émotions pour lui. Il avait cru que jamais il ne pourrait tenir le petit chanteur entre ses bras. Et pourtant...

    Ce que Ruki lui expliquait là, c'était une possibilité. Non, pas une promesse, loin de là. Mais, il lui disait que peut-être... Et c'était déjà beaucoup pour Aoi. De plus, il fini par faire comme il lui avait demandé : dire qu'il n'était pas un menteur.


    - Et ce n'est pas parce que je vais vers les autres pour essayer de les rassurer que je n'ai pas besoin moi même de l'être parfois.

    Aoi étira le bras. Mais, il n'eu le temps que d'effleurer le bout des vêtements de Ruki que celui-ci sortait dans le couloir. Un coup de tête affirmatif - hésitant, mais affirmatif - assura au chanteur qu'il aurait son second guitariste pour la soirée. Oui, il le ferait... comme il l'avait toujours fait. Ce serait un peu plus difficile, mais il le ferait.

    Des larmes amères coulaient sur les joues d'Aoi lorsque Uruha entra dans la pièce. Il posa son regard sur le guitariste qui le prit dans ses bras en le conduisant rapidement à la salle de bain.

    Est-ce qu'il avait tout perdu ?
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6. Pulse

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